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d’être lancés, et qu’il ne fallait pas laisser retomlier sur ta table. Ç. D— y.
OSSELLE, vge (Doubs), arr. et à 19 kil. S. -O. de Besançon ; 500 bab. Belles grottes à stalactites.
OSSETES, peuple de l’empire russe (région caucasienne), entre le Rioni , le Térek, l'Oragva et 1 Ouroup. Ils sont à peu près indépendants, arment, dit-on, 10,000 guerriers, et protègent, moyennant un prix fixé, les convois russes contre les autres montagnards. Leur chef réside à Kazbek.
OSSIAN, célèbre barde écossais du me siècle, fils ou petit-fils de Fingal , roi de Morven, avait, dit-on, battu Caracalla. Son fils Oscar, fiancé à Malvina, périt par trahison. Malvina resta seule avec Ossian, qui devint aveugle et lui survécut. Il résidait à Glenco, dans le comté d’Argyle. Ses poésies ne furent connues qu’après les publications de Macpherson et J. Smithj elles furent publiées, avec une traduction latine littérale , à Londres, 1807, 3 vol. in-8°. Elles forment une sorte de chronique mesurée, qui n’offre ni nuages ni fantômes comme la paraphrase chevaleresque de Macpherson , mais une vigueur quelquefois brutale. Un morceau très-connu représente Ossian comme l’adversaire de S1 Patrick et du christiatianisme. L'invasion de l'Irlande par Erragon , en 60 vers, est devenue la Bataille de Lora en 600 lignes dans Macpherson. 11 n’existe en français qu’une traduction des pastiches de Macpherson , par Letourneur, Paris, 1777, 2 vol. in-8°, et 1810, avec une dissertation de Ginguené; et des imitations en vers par Baour-Lormian , Paris, 1801.
OSS1MQNT. V. Bertincourt.
(Js'îULa , arrond. de la prov. de Novare, dans le roy. d’ital.e: 33,743 hab. ; ch.-l., Domo d’Ossola.
OSSONE. V. Ossuna.
OSSONüBA, v. de Lusitanie, dans le Cunéus (Algarve), à l’embouchure du Silvès. Auj. Gibraléon.
0>SUN, ch.-l. de cant. (H. -Pyrénées), arr. et à 11 kil. S. -O. de Tarbes; 2,623 hab. Jambons estimés. Ane. château; vestiges d’un camp romain.
OSSUNA ou OSSONE (Pedro Tellez y Giron, duc d’), homme d’Etat espagnol, né à Yalladolid en 1579, m. en 1624, fit ses études à Salamanque , parut de bonne heure à la cour de Philippe II, et ne tarda pas à s’attirer la haine des courtisans et la disgrâce du monarque par la causticité de son esprit. Obligé de s’éloigner de Madrid, il voyagea en France et en Portugal , revint après la mort du roi , et s’attacha au duc de Lerme, 1er ministre de Philippe III. Ses sarcasmes l’ayant fait éloigner de nouveau , il alla combattre en Flandre à la tête d’un régiment levé à ses frais, fut rappelé en 1607, devint gentilhomme de la chambre, membre du conseil de Portugal , chevalier de la Toison-d’Or, et administra la Sicile de 1610 à 1615 en qualité de vice-roi. Envoyé à Naples avec le même titre en 1616, il gouverna avec habileté, obtint de brillants succès sur les Vénitiens, mais se fit de puissants ennemis en refusant d’établir l’Inquisition dans le royaume de Naples. Prévoyant que l’intrigue lui enlèverait le pouvoir, il trama la fameuse conspiration des Espagnols contre Venise, qui avait pour but apparent de livrer Venise à l’Espagne, mais qui semble avoir été destinée à préparer la réalisation de ses desseins d’indépendance. Dénoncé à Madrid , on le remplaça par le cardinal Borgia; puis, après la disgrâce du duc de Lerme, son protecteur, 1621, il fut enfermé au château d’Almeida, où il mourut. 3
ossuna, anc. Orso, puis Gemina Urtmnorum , v. d’Espagne (Andalousie!, prov. et à 80 kil. E. de Séville; 17,900 hab. Erigée en duché, en 1562, par Philippe II , en faveur de Pedro Tellez y Giron , qui en était déjà seigneur; ce titre subsiste encore dans la même maison. Ossuna eut une université, créée en 1549, et supprimée en 1824. Sparterie.
OSTADE (Adrien Van), peintre de l’école hollandaise, né à Lübeck en 1610, ra. eu 1685, eut pour maître François Hais. Il s’établit à Haarlem, où il eut un grand succès. Mais l'invasion de la Hollande par les Français lui ayant causé une grande terreur, il voulut retourner en Allemagne, et courut à Amsterdam , avec l’intention de s’y embarquer; mais là, un riche et intelligent amateur le détourna de son projet, et lui offrit d’habiter sa propre maison. Van Ostade y resta 23 ans, et y termina ses jours. Les sujets de ses tableaux sont presque tous des scènes de la vie commune ou de la vie rustique. Tantôt il nous montre les villageois en plein air, dansant , buvant, chantant sous les rameaux d’un vieil arbre, tantôt dans 1 intérieur du cabaret. D'autres fois ses tableaux représentent des marchés, des boutiques, un atelier de peintre.
Il a su réunir un dessin très-ferme, une grande vérité, à une couleur splendide et harmonieuse. La beauté de son exécution arrive jusqu’à la poésie. Le Louvre possède 7 tableaux de lui : une de ces toiles, le Maître d'école, est un des plus grands chefs-d’œuvre que la peinture ait produits. A. M.
ostade ( Isaac van ) , frère du précédent , né à Lubeck en 1613, m. à Amsterdam en 1671. Adrien lui servit de maître et de modèle : s’il adopta son genre, néanmoins il conserva une originalité manifeste dans la composition, le dessin, la couleur. Il a fait beaucoup de scènes d’hiver, où se meuvent de nombreux personnages bien touchés, bien caractérisés , mais moins finis que ceux d’Adrien. Il employait des teintes plus transparentes , des tons plus chauds; sa couleur papillote davantage. Le Louvre possède quatre toiles de lui; la Pinacothèque de Munich en a deux. A. M.
OSTASCHKOV, v. de la Russie d’Europe , gvt et a 253 kil. O. de Tver, sur une presqu'île du lac Séligouer; 1.000 hab. Banque. Ferronnerie, gr. fabr. de chaussures. Fonderies de suif, tanneries; comm. de bois et de salaisons.
OSTENDE, v. forte de Belgique (Flandre occidentale), à 22 kil. O. de Bruges , port sur la mer du Nord ; par 51° 13’ 47” lat. N. et 0° 35’ 3” long. E. ; 17,160 hab. Ecole de navigation, tribunal et chambre de commerce, académie de peinture, arsenal. Sun commerce maritime est trèsactif et très -important; la ville s’enrichit aussi par la pêche du hareng, de la morue, et des petites huîtres vertes dites d 'Oslende , qui sont pêchées aux rochers de Uolchester (Angleterre!. Les bains de mer, ainsi que la facilité du passage pour l’Angleterre, y attirent beaucoup d’étrangers. Des canaux la joignent à Bruges, Nieuwport, Gand, Dunkerque. On y remarque un bel hôtel-de-ville. Chantiers de construction. Raffineries de sel; fabr. de cordages, toile à voiles, tabac, savon, huiles, dentelles. — Ce port commença à être fréquenté au xie siècle. Ruiné par une irruption de la mer en 1234, il fut bientôt reconstruit. Philippe le Bon, duc de Bourgogne, entoura la ville de murailles , 1445 ; le prince d’Orange la fortifia, 1583; les Espagnols, commandés par Spinola, la prirent après un siège de 3 ans, 1601-4. L’empereur Charles VI lui accorda, en 1722, le privilège d’établir une compagnie pour le commerce des Indes; mais l’Angleterre et la Hollande obtinrent qu’on le lui retirât, 1731. Prise par Lowendahl en 1745, rendue en 1748, prise encore par les Français en 1792, reprise en 1793, réunie à la France en 1794, Bombardée par les Anglais en 1798, elle souffrit beaucoup du blocus continental. Le 19 septembre 1826, elle fut presque détruite par l’explosion d’une poudrière.
OSTERLAND, contrée du duché de Saxe-Altenbourg, entre le cercle de Naumbourg, la Misnie, le Voigtland et le duché de Saxe- Weimar; ch.-l., Altenbourg.
OSTERL1NS, nom donné pendant le moyen âge, dans les pays du N. de l'Europe, aux marchands de la Hanse teutonique.
OSTERMANN (André, comte d’), né en 1686 dans le comté de La Marck, d'un ministre luthérien, entra en 1704 dans la marine russe, se signala plus tard dans la campagne du Pruth, obtint la confiance de Pierre 1er, prit part aux négociations de la paix de Nystadt, 1721, et fut nommé baron et conseiller intime. Il fit partie du conseil sous Anne Ivanowna, et du conseil de régence pendant la minorité d'Ivan VL A l’avénement d’Elisabeth, il tut exilé en Sibérie, où il mourut en 1747. — Son fils, le comte Jean, né en 1724, m. en 1811, fut vice-chancelier de Russie sous Catherine II , puis chancelier, échoua en 1783 dans le projet de former une quadruple alliance entre les cours de Vienne, Madrid, Versailles, et Sl-Pé— tersbourg, contre l’Angleterre et la Prusse; conserva sa faveur sous Paul Ier, et fut disgracié après la mort de ce prince
(WTIRODE, v. murée de Prusse (Hanovre', dans l’anc. principauté de Grubenhagen et l’arr. actuel d’Hildesheim , à 10 kil. S.-O. de Klausthal ; 5,000 hab. Fabr. de draps, céruse, cuivre. Magasin à blé. Le château, anc. abbaye, fut, au xiv* siècle, la résidence des ducs de Brunswiek-Lunebourg-Grubenhagen.
osterode , v. des Etats prussiens (Prusse), à 110 kil. S.-O. de Kœnigsberg; 2,500 hab.
OSTERCE, une des îles Feroë; 1,200 hab.
OSTEKREICH, nom allemand de I’Autriche.
OSTERRILSOER , v. de Norvège, petit port de commerce sur les golfes Sandnâs et Sondelev, à 55 kil. N.-E. d’Arendal; 1,800 hab. Exportation de bois, fer, I poisson.
| OSTERSUND. V. Œsteksünd.
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OSTERWALD (Jean-Frédéric), théologien et prédicateur protestant, né en 1663 à Neufehâtel (Suisse|, m. en 1747, est auteur de Arguments et relierions sur la Bible, 1720, in-4°, et d’une traduction de la Bible, 1744, in-fol., la plus répandue dans les églises luthériennes françaises.
OST-FRISE. F. Frise orientale.
OSTHEIM , v. du gr. -duché de Saxe-Weimar, dans la principauté et à 66 kil. d'Eisenach ; 2,500 hab. Toiles, fil.
ostmeim, vge (Haut-Rhin), arr. et a 10 kil. N. de Colmar ; 1,900 hab. Près de là est le Champ du mensonge (F. Lugenfeld).
OSTHOFEN , brg de la Hesse-Darmstadt, à 30 kil. S. de Mayence, à 2 kil. du Rhin; 2,800 hab. Vins estimés.
OST1AKS, peuple de Sibérie, sur les rives de l’Obi et de l’iénisseï. Ils sont idolâtres. Pauvres, malpropres, ils habitent sous des yourtes ou cabanes portatives, vivent principalement de leur pêche, chassent pour obtenir les fourrures avec lesquelles ils paient leur tribut à la Russie et qui font leurs objets d’échanges.
OSTIE , Ostia, brg des Etats de l’Eglise, sur la rive g. et à 3 kil. 1/2 de l'embouchure du Tibre dans la Méditerranée, à 19 kil. S. -O. de Rome; 200 hab. Premier évêché suburbicaire de Rome. Jadis fortifiée; il ne reste plus de ses fortifications qu’une vieille tour du xve siècle. — Ostie fut fondée par Ancus Martius, à l’embouchure du Tibre, comme son nom l’indique. Les atterrissements du fleuve l’éloignèrent peu à peu de la mer ; Claude et Trajan l’en rapprochèient, et construisirent un très- beau port à 3 kil. environ au N.-E. de l’Ostie moderne, qui a été fondée au ixe siècle par Grégoire IV. Auj. Fane. Ostie avec ses monuments, est complètement ruinée; les atterrissements incessants ont rejeté le port de Trajan à 1,500 mèt. environ dans les terres.
OSTIG1.IA, ane. Ilostilia , v. du royaume d’Ital'e (Vénétie), délég. à 28 kil. S. -O. de Mantoue, sur la rive g, du Pô; 3,000 hab. Rizières. Au moyen âge, elle était fortifiée et plus importante.
OSTORIUS. F. Caractacus.
OSTPHALIE, nom donné, du temps de Charlemagne, à la partie de la Saxe située à l’E. du Wéscr, par opposition à la Wpstphaüe, située à l’O.
OSTRACISME (du grec ostracon, coquille), genre de jugement institué à Athènes par Clisthène , après l'expulsion des l’isistratides, en 509 av. J.-C., et en vertu duquel les citoyens, sans forme de procès, bannissaient pour
10 ans tout homme que ses talents, sa fortune, son crédit ou son ambition pouvaient rendre dangereux pour les libertés publiques; les votants inscrivaient le nom du personnage sur uue coquille, et, pour que l'exil fût prononcé,
11 fallait au moins 6,000 suffrages. L’ostracisme , arme
d’une démocratie ombrageuse, n'avait rien d'infamant, et n’entrainait point confiscation de biens; Miltiacie, Thémistocle, Aristide, Cimon, etc., en furent atteints. Il cessa d’être en usage, vers Tan 420, quand on l’eut prononcé contre un certain Ilyperbolus, comme si cet indigne citoyen l'eût souillé. B.
OSTRASJE. F. Austrasie.
OS TRE VANT, Oslrebanlensis pagus, petit pays de l’anc, France (Hainaut), où étaient Bouchain (Nord) et Sailly (Pas-de-Calais).
OS1KOG, v. de la Russie d’Europe (Volhynie) , à 175 kil. O.-N.-O. de Jitomir, sur la Goryn; 6,000 hab. Archevêché; foires importantes. Jadis titre d’un grand-duché de Pologne, et d’une commanderie de Malte.
OSTREA. F. Istres.
OS1 ROGOJSK, v. de la Russie d’Europe , gvt et à 94 kil. S. de Voronèje; 11,000 hab. Comin. de bétail.
OSTROGOTHIE, anc. prov. de Suède. F. Gotiiie.
OSTROGOTHS , fraction orientale de la grande nation gothique ( F. Gotiis) , après son établissement dans la Sarmatie méridionale. Ils y occupèrent différentes positions : 1° avant Hermanric , 332 , les plaines qui séparent le fanais (Don) du Borysthène (Duiéperl; alors ils étaient subordonnés aux Wisigoths; 2« à l’époque d'Hertnanric , 332-372 , les contrées comprises entre le Tanais et le Tibiscus (Theiss), le Pont-Euxin et la Baltique; ils tenaient alors sous leur joug les Wisigoths et les Gépides, et quelques peuples slaves ou wénèdes ( Hérules de la mer d’Azov, Roxolans delà Russie orientale, Estyeus de la Baltique, Wénèdes et Slaves des contrées nommées plus tard Moscovie et Pologne). Le choc des Ostrogoths et des Huns , 372 , sur les limites de l’Asie et de l’Europe , détermina les grandes invasions. L’empire ostrogothique d’Hermauric fut détruit par les Huns et les Alains de Balarair, malgré l’héroïsme du vieillard centenaire, qui se donna la mort pour ne pas survivre à la ruine de sa nation , 372 ;
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elle fut en effet, sous Widimir, refoulée à l’O. du Borysthèue, et complètement subordonnée aux Huns, qui remplacèrent ses chefs nationaux par leurs Tanjoux; les Wisigoths (F. ce mot] passèrent le Danube, et pénétrèrent dans l’empire romain. Pendant les premières invasions, les Ostrogoths suivirent la fortune des Huns. La mort d’Attila les rendit à la liberté; réunis aux Gépides, ils battirent et tuèrent Ellac, son fils ainé, en 453, et massacrèrent, dans leur retraite vers l’Asie, une partie des compagnons d’Irtnak, 455 ; ils demandèrent alors des terres à l’Empire, et obtinrent la Pannonie, à la condition de défendre le Danube contre les invasions germaniques. Là, ils formèrent 3 tribus (dont deux fort importantes, celle des Walamirs et celle des Triariens), commandées par 3 frères, Walamir, Widimir et Théodemir. Du 3e était né, Tannée même de la délivrance , 455 , Théodoric , qui , élevé à la cour d’Orient , puis reconnu pour chef par les 3 tribus , et obligé de faire la guerre à Zénon qu’il avait naguère, 477, rétabli , se laissa détourner vers l’Italie , 488 , et y entraîna les Ostrogoths, avec les Rugiens confondus dans leurs rangs. Vainqueurs des tribus gépides, slaves, bulgares, opposées par l’Hérule Odoacre , les Ostrogoths soumirent la péninsule dans l’espace de 4 ans, 489-493 , et fondèrent un royaume qu’ils firent reconnaître par l’empereur d’Orient. Ils conservèrent en Italie leur culte particulier (l’arianisme), en respectr.it celui des Italiens, prirent pour eux la plus grande partie des terres , et furent administrés par des officiers romains, que Théodoric affecta de rétablir dans leurs anciennes dignités. L’Italie parut partagée entre deux peuples : les Goths, adonnés au métier des armes; les Romains , voués aux magistratures civiles et aux occupations pacifiques; point de fusion entre eux : des mœurs, des intérêts, des tribunaux, des juges et des codes différents. Le règne de Théodoric, 493-526, marque l’époque la plus glorieuse de l’histoire des Ostrogoths ( F. Théodoric). A sa mort, le royaume ostrogothique (capitale Ravenne) , comprenait l’Italie, la Sicile, l’Hlyrie occidentale, la Pannonie, le Norique , la Rhétie méridionale, les Narbonnaises lre et IIe ; il recevait tribut des Bavarois et des peuplades alémaniques; la Vandalie et le royaume des Wisigoths étaient dans sa dépendance, et l’unité gothique semblait ainsi rétablie dans le bassin occidental de la Méditerranée. Le faisceau fut rompu en 526 : les Wisigoths et les Ostrogoths formèrent deux nations séparées. Bientôt même l’unité ostrogothique subit en Italie de menaçantes vicissitudes dans les luttes qui suivirent la mort d’A thalaric, 534 , et celle d’Amalasonthe sa mère, 535. Justinien ( F. ce nom ) intervint avec le secret espoir de rattacher l'Italie à l’empire d’Orient; les Francs Ostrasiens, pour s’enrichir aux dépens des Ostrogoths et des Grecs ( F. Théodebert, Théodebald). Mundus occupa la Dalmatie ; Bélisaire (F. ce nom), la Sicile et l’Italie du Sud, prit Rome, 536, à Vitigès, successeur de Théodat, et, plus tard, le faisant prisonnier dans Ravenne, 540, le conduisit à Constantinople. Son absence encouragea les Ostrogoths : sous deux nouveaux rois , Ildebald et Totila, ils battirent l’armée grecque prés du Pô et à Faenza, 542, reprirent Naples, 543, et, sons les yeux de Bélisaire, Rome , 546, qu’ils voulaient anéantir en punition de sa facilité à se rendre; Bélisaire y rentra en effet en 547 , mais, de nouveau rappelé sur sa demande , laissa le champ libre aux Ostrogoths : ils la reprirent encore, et y placèrent la capitale du royaume; {'Italie se soumit à Totila , et les flottes ostrogothiques conquirent la Sardaigne et la Corse, insultèrent les côtes de l'Epirc, 548. Mais Narsès ( F. ce nom ) mit fin à ces succès, pénétra en Italie par le nord à la tête des Barbares fédérés , battit et tua Totila à Lentagio (près de Nocera), 552, s’empara de Rome alors assiégée pour la 6e fois depuis 16 ans, et triompha définitivement, 553, au Draco (près de Cumes en Campanie), du dernier roi, Teïas ( F. ce nom), qui périt dans l’action. Arrivés trop tard au secours des Ostrogoths, les Ostrasiens de Leutharis et Bucelin furent vaincus à leur tour prés du lac Bénaeus et à Casilinum : les Ostrogoths succombèrent; peu de leurs chefs avaient survécu à tant de désastres; Aligern, frère de Teias, négocia avec le vainqueur la retraite des vaincus; ils purent emporter leurs richesses, en jurant de ne plus revenir , et se dispersèrent au milieu des populations germaniques , voisines du Danube supérieur. Un petit nombre seulement s’étaient fondus dans la population italienne.
ROI3 OSTROGOTIÎS.
En Pannonie : Walamir )
Widimir j 453-475
Théodemir)
Théodoric 475-488
OTC
OTH
En Italie : — Le même 193-5,6
Athalaric 526-534
Amalasonthe et Théodat... 534-535
Théodat 535-536
Vitigès 536-540
Ildebald 540-541
Erarie 541
Totila. 511-552
Teias 552-553
OSTROLENKA , v. de la Pologne russe , gvt et à 200 kil. N.-E. de Plock , sur la Narew; 3,lo0 hab. Victoire des Français sur les Russes ( 16 février 1807 ) , et des Polonais sur le même peuple , le 26 mai 1831.
OSTROW, v. de Pologne (gvt de Lublin), à 35 kil. S.-S.-E. de Radzyn ; 2,700 hab. — v. de Pologne I Plock), à 45 kil. S.-E. d’Ostrolenka; 4,000 hab. Tribunaux.
OSTROWO , v. des Etats prussiens , prov. et à 100 kil. S.-E. de Posen; 5,000 hab. Tribunaux.
OSTROWSK1 (Constantin), général polonais, fut vaincu et pris par les Russes à la bataille de la Vedrokha en 1500, refusa d’entrer au service d'Ivan 111 , défit Glinski et les Rnsses à Orja en 1514 , repoussa les incursions des Moldaves , des Turcs et des Tartares de Crimée en Pologne , et, durant cette guerre, répara le désastre de Sokol en Volhynie, 1519, par une brillante victoire à Olchenica ,
ostrowski (Thomas-Adam rawicz-), descendant du précédent, né en 1739, m. en 1817, fut chargé de diverses missions en Prusse , en France et à Rome , devint chambellan de Stanislas Poniatowski, membre de la commission du trésor, soutint la constitution de 1791, accepta le ministère des finances, tenta vainement de pousser Stanislas contre la Russie , fut destitué par les confédérés de Targowiça , et interné par les Russes à Iview. En 1809 , il reçut le titre de maréchal du grand-duché de Varsovie, et, de 1811 à 1813, présida lesénat polonais.
OSTRYKOM , nom hongrois de Gran.
0;TUN1, Ostunum, Speluncæ, v. du royaume d'Italie (Prov. de i.ecce), à 37 kil. O.-N.-O. de Brindisi, près de l’Adriatique; 14,769 hab. Jadis évêché.
OSTWALD, vge (Bas-Rhin), arr. et à 5 kil. S.-O. de Strasbourg; 913 hab. Colonie agricole de jeunes détenus.
OSYVALD (Saint), roi de Nonhumberland, embrassa le christianisme, gouverna sagement ses Etats, et fut tué en 642, dans une bataille contre Penda, roi de Mercie. — archevêque d’York, neveu de S1 Odon, élevé dans l’abbaye de Fleury-sur-Loire, m. en 922. Fête, le 29 février.
OSWEGÜ, v. des Etats-Unis (New-York), ch.-I. de comté, à l’embouchure d’une rivière de son nom dans le lac Ontario, à 182 kil. O. d'Utica; 25,000 hab. Nombreux et importants moulins à farines, scieries mécaniques; transit actif par les canaux Oswego et Welland, et chem. île fer; commerce de céréales, sel, etc.
OSWESTRY, brg et paroisse d’Angleterre, comté et à 26 kil. N.-O. de Slirewsbury; 5,414 hab. Lainages, produits agricoles. Ane. eglise de S‘-Oswald.
OSYMAND1A8, roi d’Egypte, antérieur à Sésostris, et quelquefois identifié avec Memnon, régnait à 'J bébés. Il porta ses armes jusqu’en Bactriane, fit bâtir à Thèbes un immense édifice, dans lequel on remarquait des peintures représentant ses exploits, une bibliothèque, la lre dont l’histoire fasse mention, et dont la porte offrait cette inscription ; Trésor des remèdes de l'âme ; enfin son tombeau, surmonté d’un cercle d’or de 365 coudées, probablement destiné à des usages astronomiques. Ces monuments furent détruits lors de l’invasion de Cambyse.
OTAIIITI. V. TaÏti.
Ol’ANE, un des sept seigneurs persans qui renversèrent le mage Smerdis. Ce fut lui qui découvrit la fourberie de l’usurpateur, par le moyen de sa fille Phédime (V. ce mot). Darius lui donna le gouvernement de l’Asie Mineure.
OTAVAI.O, v. de la république de l’Equateur (Equateur), à 53 kil. N.-E. de Quito; 15,00ü hab.
Ol’CHAKOW ou OCZAKOF , VAxiata des anciens, ville de la Russie méridionale , gvt et à 90 kil. O. de Kherson , à l’embouchure du Dniéper, sur la rive droite ; 1,000 hab. Autrefois place forte, elle n’a plus d’importance que comme position militaire pour défendre l’embouchure du Dniéper, dont Kilburn garde l’autre rive. — Otchakow fut fondée vers 1490 , par le khan de Crimée Menghély-Gherai 1er, passa plus tard sous la suzeraineté de la Porte. Les Russes , commandés par le maréchal Munich , la prirent en 1737 ; restituée à la Porte en 1739, Potemkin la reprit en 1788, après un siège qui lui coûta la
plus grande partie de son armée , et rasa la ville. Elle fut reconstruite, et depuis est demeurée à la Russie. L — Y.
OTFRIED, bénédictin de Weissembourg (Alsace) au IXe siècle, élève de Raban Maur, est auteur de VEvangelienbuch, traduction de l’Evangile en vers rimés tudesques un des plus anciens et des plus remarquables monument? de la littérature allemande. Il a été publié par Franco witz et Gasser, Bâle, 1571, in-8° ; par Sohilter, dans le t. Ier des Antiquités leuloniques, 1726 ; et par Graff,.Kœnigsberg , 1831, in-4°.
OTHE , petit pays de l’anc. France (Champagne) ; ch.-l. Aix-en-üllie. Compris auj. dans le N.-E. du département de l’Yonne et le S.-O. de celui de l’Aube , il a laissé son nom à une forêt.
OTHELIN1A, nom anc. du comté de Fife.
OTHER , voyageur et pêcheur norvégien du ixe siècle, doubla le cap Nord . -H navigua jusqu’à l’embouchure de la Dwina. Il vjnt ensuite demander du service au roi des Anglo-Saxons, Alfred le Grand, qui inséra ses Relations, ainsi que celles de Wulfstan, autre voyageur, dans l’Introduction à sa version anglo-saxonne de Paul Orose. Ces deux récits ont été traduits en anglais dans les recueils de Hakluyt et de Purcbas ; en latin, avec le texte d’Alfred, dans la Vie d’Alfred, par Spelman, Oxford, 1678, et dans Langebeck, tome il des Scriptores rerum Danicarum, 1773. Ils sent commentés dans V Histoire des découvertes de Forster, et dans la Littérature bibliographique des voy.iges de Beckmnnn. A. G.
OTHMAN , 3« calife , succéda à Omar en 644 , à l’âge de 80 ans. Soit faiblesse de caractère, soit partialité pour ses parents et ses amis, il changea tous les agents de son pouvoir. Il remplaça même Amrou , gouverneur de l’Egypte, par Abdallah-ben-Saàd ; mais il fut bientôt forcé de renvoyer en Egypte le fameux général, pour reprendre Alexandrie, dont les Grecs venaient de s’emparer. Othman le rappela de nouveau après ce succès, et Abdallah fut mis définitivement en possession du gouvernement de l’Egypte. Le calife, méditant la conquête de l’Afrique, réunit à Médine une année, qui vint se joindre aux troupes d’Abdallah; celui-ci, secondé par son général Abdallahben-Zobayr, s’empara de Tripoli, et envahit l’Afrique romaine. Par de nouvelles expéditions , Othman assura le complet asservissement de la Perse. Depuis que le Corân avait été réuni en un corps d’ouvrage par Abou-bekr, le livre sacré avait souffert de nombreuses altérations. Othinan, pour prévenir toute discorde, ordonna la destruction de tous les exemplaires du Corân qui différaient de celui dépisé par Abou-bekr chez Hafsa, veuve de Mahomet. La faveur dont le calife entourait ses amis avait créé beaucoup de mécontents. Des multitudes d’Arabes arrivèrent de l’Egypte, de Ivoufa, de Bassora, dans l’intention de le déposer. Ali parvint à calmer leur effervescence pendant quelque temps; mais les rebelles, outrés de la conduite d’Othman , l’attaquèrent dans son palais, et le tuèrent, 656. D.
othman 1er, dit El Bhazi (le Victorieux) , 1er sultan et fondateur de l’empire des Turcs ottomans , né à Soukout ( Bithynie) en 1259, m. en 1326, fils de Togrul, sultan du Kharizm , s'empara de plusieurs villes et provinces de l'Asie-Mineure , s’établit à Konièh en 1299 , enleva aux Grecs presque toutes les villes de la Bithynie, et assiégea la ville de Brousse ( l’ruse), que son fils Orkhan parvint à réduire. U se montra politique habile, religieux, et guerrier entreprenant. D.
othman il , 18e sultan ottoman, 1618-22, monta sur le trône à l’âge de 13 ans; il soutint Bethlem-Gabor en Hongrie contre Ferdinand II , 1619. Victorieux des Persans, il marcha contre la Pologne, dont il rêvait la conquête, 1621, mais fut battu par Sigismond à Choczim. De retour à Constantinople, les janissaires, qu’il s’était aliénés par ses principes trop rigoureux, l’étranglèrent. D.
othman in, 27e sultan ottoman, 1754-57. Aucun événement important ne se passa sous le règne de ce prince incapable, faible et cruel. D.
O'l’HON ( Marcus-Salvius), 7e empereur romain, l’an 821 de Rome, 69 ap. J.- C., né l’an 784 d’une famille étrusque. Son père avait été consul sous Tibère, à qui il ressemblait de figure; ses débauches lui avaient valu la faveur de Néron; il avait essayé de ruiner l’ambition d'Agrippine; mais, devenu rival de l’empereur pour Poppée, il avait dû accepter la questure de Lusitanie; il administra sagement ce pays pendaut 10 années. Sur la foi des astrologues, il sema l’or parmi les soldats. Proclamé empereur en Espagne, il souleva les prétoriens de Rome, et fit assassiner Galba et Pison. Scs premières démarches rassurèrent les Romains effrayés ; mais Vitcllius, à la tête do
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