‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 246 sur 864 · OS K · texte numérisé non relu

OS K

ose

est sillonné par les ramifications des Andes , et forme un plateau élevé et froid (le Cerro-d'Oruro a 4,134 met. ) ; 4 JU kil. sur 320; 112,000 hab. Mines d’or, d’argent, d etain et de plomb.

ORUS. V. Hokus. . , ,

ORV AL, Âurea Vallis , vge de Belgique (Luxembourg) , à 19 kil. S.- S.- O. de Neufchâteau. Ruines d’une abbaye bénédictine de Citeaux, détruite par les Français en 1793.

ORVIETO Urbevelwnj Urbs vêtus , Oropitum, Herbanum , v. du roy. d’Italie (Pérouse), cli.-l. d’arrond., à 95 kil.

N -N -O de Rome, sur un roc escarpé; 12,955 hab. Evêché La cathédrale, élevée en 1290, en mémoire du miracle de Bolsena {V. ce mol), est un curieux monument, qui indique les premiers pas vers le renouvellement de l’architecture. Elle renferme de nombreuses et belles peintures, dont un Jugement dernier de Luc Signorelli, peint en 1499 et qui inspira celui de Michel-Ange; des stalles des xivp et xv' siècles, merveilleuses mosaïques de bois; le reliquaire qui contient le corporal de Bolsena, précieux ouvrage d’orfèvrerie du xiv' siècle. On remarque encore à Orvieto un large puits, au fond duquel on descend par un double escalier en spirale, creusé dans le roc par A. San- Gallo. Ce fut dans cette ville que Lupi inventa la préparation médicinale dite Orviétan. — L’arrond. d Orvieto, au N. de la délégation de Yiterbe, avec laquelle elle formait jadis une province appelée Orviétan , a 167,750 hect., et 44.000 hab. Récolte d’excellent vin blanc.

ORVILLE (Jacques-Philippe d’), littérateur et antiquaire, né à Amsterdam en 1696, m. en 1751, voyagea beaucoup , et occupa, de 1732 à 1742 , la chaire d humanités à l’Athénée d’Amsterdam. Il publia, avec Burma nn , 10 vol. d 'Observationes miscellaneœ , et, continuant seul ce recueil depuis 1740, donna encore 12 vol. On lui doit aussi : un Vovage en Sicile, publié par Burmann II sous le nom de Sicula, Amst., 1764, in-fol. ; des éditions d’auteurs grecs et latins , avec notes et commentaires ; Critica vannus ininanes Corn. J. Pavonis (De Pauw) paleas , 1737 ORVILLIERS (Louis Guillodet, comte d’ ) , né à Moulins en 1708, servit d’abord dans l’infanterie, entra dans la marine en 1728, devint capitaine de vaisseau en 1754, lieutenant-général en 1777 , reçut le commandement de la flotte de Brest , battit l’amiral anglais Keppel à la hauteur d’Ouessant, 27 juillet 1778, mais tenta en vain, l’année suivante, une descente en Angleterre. Il donna sa démission, se retira au séminaire de Sl-Magloire, à Roehefort, en 1783, et quitta la France à la Révolution. On ignore l’époque de sa mort.

ORXOIS, Orcensis ou Orcisu s nagus, petit pays de l’anc. France ( Brie ) , sur les rives de L Ourcq.

OR/.F.CHOWSKI | Stanislas) . en latin Orichovius , historien polonais du xvi® siècle, a laissé : Annales de Pologne, en latin; Annales du règne de Sigismond-Augusle, en latin, 1611; Oraison funèbre du roi Sigismond- Auguste , en polonais, beau morceau oratoire.

ORZI-NUOVI, v. du royaume d’Italie, près de l’Oglio, prov. et à 26 kil. S.-O. de Brescia; 5,386 hab.

OSAGE, riv. des Etats-Unis (Missouri), affluent dr. du Missouri à Jefferson. Cours de 600 kil.

OSAGES, peuple indigène de l’Amérique du Nord, dans le groupe des Sioux. Jadis puissants, ils sont auj. réduits à 7,000 individus environ, dont la plupart habitent le district des Osages, compris en partie dans l’Etat de Kansas. Dans les guerres entre la France et l’Angleterre, ils se sont toujours déclarés pour la première.

OSAKA ou OHOSAKA, v. forte et principale place de commerce du Japon, sur la côte S.-O. de l’ile de Niphon, .à 45 kil. S. -S.-O. de Meako. Vastes faub. avec jardins, et sillonnés de canaux; palais du gouverneur, temples, arsenal, beau théâtre très-suivi; 800,000 hah. environ. C’est l’une des 5 villes impériales que possède le Koubo. Les Japonnais la surnomment le théâtre du'plaisir. Fabr. de soieries damassées et brochées, cotonnades , papier de mûrier, orfèvrerie, librairies, imprimeries, etc.

OSCA , v. d'Hispanie (Tarraconaise) , chez les Uergètes, était célèbre par ses mines d’argent. Auj. Huesca.

OSCARENSIS pagus, nom latin du pays d’OsCHERET ou Ouche.

OSCELLA, nom anc. de Domo d’ossoda.

OSCHATZ , v. du royaume de Saxe , sur la Dollnitz , à 53 kil. N. -O. de Dresde ; 5,500 hab. Draps, toiles, rubans et cuirs. Vieilles fortifications. Près de là est le château d’Hubertsbourg (F. ce mol).

OSCHERET (Pays d’). V. Ouche.

OSCHERSLEBEN , v. des Etats prussiens (Saxe) , à 35 kil. O.- S.-O. de Magdebourg, sur le Bode; 3,500 hab. OSCHIN , roi arménien de la dynastie des Roupéniens ,

’ fils de Léon III. Après l’assassinat de Léon IV, il se mit à la tête de l’armée, vengea sa mort, vainquit le meurtrier Bilarghou , général mongol, le chassa de la Cilicie, et fut proclamé roi, 1309. Il s’allia par des mariages avec le roi de Chypre, et écrivit au pape Jean XXII , à Philippe le Bel , roi de France, et à Pierre II , roi de Sicile, son parent, pour les appeler à la conquête de la Terre Sainte. Le sultan de Bagdad et d’Egypte , informé du dessein d’Oschin , en voya contre lui une armée, qrfil tailla en pièces, 1319. Il mourut l’année suivante. C — A.

OSCHOPHORIES (du grec oskè , branche de vigne, et phérô, je porte), fêtes instituées par Thésée, en reconnais sance de ce qu’il avait échappé au Minotaure. On y faisait des processions en l’honneur de Bacchus et d’Ariane, en portant des branches chargées de raisin.

OSCINES, oiseaux qui faisaient augure par leur chant (de os , bec) , chez les anc. Romains.

OSÉE , le premier des douze petits prophètes , vécut dans Samarie, et prophétisa, dit-on, sous les rois de Juda Osias , Joathan , Achaz et Ezéchias , et sous Jéroboam II , roi d’Israël. Il prédit le commencement et la fin de la captivité de Babylone.

osée, dernier roi d’Israël, usurpa le trône de Phacée, qu’il fit périr. Mais ayant refusé de payer tribut à Salmanazar, roi d’Assyrie , ce prince le prit dans Samarie, et l’emmena en captivité, 721 av. J.-C.

■ OSERO , île de l’Adriatique. V. Cherso.

OSGAU. V. Bade , Baden-Baden.

OSIANA ou SOANDA, v. de la Cappadoce , au N. ; auj. Juzghat.

OSIANDER (André Hosemann, dit), théologien protestant , né à Gunzenhausen près de Nuremberg en 1498 , m. en 1552, étudia à Wittemberg, devint pasteur à Nuremberg en 1522 , eut part à la Confession d’Augsbourg , dut résigner ses fonctions en 1548 , parce qu’il refusa de se soumettre à l’ Intérim d’Augsbourg , et fut alors appelé par le duc Albert de Prusse comme premier prédicateur et professeur à l’Université de Kœnigsberg. Il soutint que la justification avait lieu, non par l’imputation de la justice de J.-C., mais par l’intime union de Injustice substantielle de Dieu avec nos âmes. Parmi ses ouvrages, on cite : Harmoniœ evangelicœ , Bâle, 1537. E. S.

OSIAS, roi de Juda. V. Azarias.

OSILIA , nom latin d’ŒsEL.

OSILO , Ericenum de Ptolémée , v. de l’ile de Sardaigne, prov. et à 9 kil. de Sassari ; 5,000 hab. Comm. de produits agricoles. Ruines d'un château-fort.

OS1MO, Auximum, v. du roy. d’Italie, dans la province et à 16 kil. S. d’Ancône, près de l’Adriatique et sur la rive g. du Musone; 15.210 hab. Evêché; le palais épiscopal renferme une collection d’inscriptions et de vieilles statues. Fabr. de lainages. — Prise par Bélisaire sur les Ostrogoths.

OSIRIS, dieu égyptien , frère et époux d’Isis, eut pour fils Horus ; il eut aussi de Nephthys un autre fils, Anubis. Osiris et Isis sont deux divinités bienfaisantes, opposées au couple malfaisant de Typhon et de Nephthys. Osiris est le dieu du bien, tout à la fois le Soleil et le Nil ; il a enseigné aux hommes l’agriculture , les lois , le mariage. Typhon lui tendit des pièges, le fit périr, et coupa son corps en 13 morceaux; Isis les réunit, et leur donna la sépulture; les villes de Sais, de Busiris, et d’Abydos prétendaient avoir son tombeau. Le jour de sa fête, chaque Egyptien immolait un pourceau devant sa porte. A Philé, on lui offrait tous les jours 360 coupes de lait. Le bœut Apis était l’image d’Osiris. Les Grecs fabriquèrent à ce dieu une généalogie : ils en faisaient un fils de Jupiter et de Niobé, ou de Saturne et de Rhéa, et le confondaient quelquefois avec Bacchus. On représentait Osiris coiffé d’une mitre ou bucéphale; ses attributs étaient la croix ansée, le sceptre à tête de coucoupha, le van sacré, et le bâton augurai.

OSISMIENS, Osismii , peuple de la Gaule (Lyonnaise 3e), entre l’océan Britannique au N., l’Atlantique à l’O., les Corisopites au S., et les Curiosolites à l’E.; eh.-l., Vorganium ( Carhaix?). Leur nom se retrouve dans celui d’une ville du moyen âge, Osismor, auj . détruite ( près de St-Pol-de-Léon). Leur pays est compris auj. dans le département du Finistère.

OSIUS, évêque de Cordoue en 295, né en 257, confessa la foi pendant la persécution de Maximien, présida le concile de Nicée, 325, mais céda aux menaces et aux mauvais traitements de l’empereur Constance, et signa la formule de Sirmium, entachée d’arianisme. Il témoigna un vif repentir de cette laiblesse, et mourut en 358.

ÜSKOL (NQVOI-) , v. de la Russie d’Europe, sur la

oss

OSQ — 19S4 —

rive g. de l’Oskol, gvt et à 200 kil. S.-E. de Koursk;

oskol (staroï-), v. de la Russie d’Europe, au confl. de l’Oskol et de l’Oskolka, gvt et à 150 kil. S.-E. de Koursk; 6,000 hab.

OSLAWAN, vge des Etats autrichiens (Moravie), à 28 kil. O.- S.- O. de Rrünn; 1,200 hab. Houillère importante.

OSMA, ane. Oxama, Uxama, v. d’Espagne (Vieille- Castille), prov. et à 46 kil. S. -O. de Soria; 1,000 hab. Evêché suffragant de Tolède. Une des plus anciennes villes de l’ibérie, dans le pays des Arévaques, elle prit parti pour Sertorius, et fut ruinée par Pompée; relevée sous l'Empire, elle devint siège d’évêché sous les Goths, et souffrit beaucoup pendant les guerres avec les Arabes, auxquels Alphonse VI l’enleva définitivement, vers 1080.

OSMANLIS, nom donné aux Ottomans, et tiré d’Osman ou Othman, fondateur de leur empire.

OSMIANA. V. Ochmiana.

OSMOND (Saint), né en Normandie dans la première moitié du xie siècle, était fils d’un comte de Séez. Il suivit Guillaume le Bâtard à la conquête de l’Angleterre, 1066, devint son chancelier, puis comte de Dorset, évêque de Salisbury en 1078, adoucit autant que possible les maux de l’invasion normande, réforma la liturgie de son diocèse, et mourut en 1099. Il fut canonisé en 1449. Fête, îg 4 décembre.

OSNABRÜCK, v. forte de la Prusse (Hanovre), sur la Hase, ch.-l. de la régence de son nom, à 132 kil. O. de Hanovre ; par 52° 16' 35" lat. N., et 5° 42' 20" long. E.; 16,180 hab., dont 7,000 catholiques et 9,000 protestants. Évêché catholique, érigé par Charlemagne; cour d’appel, consistoire, 2 gymnases, séminaire, école luthérienne d’instituteurs primaires, bibliothèque. Cathédrale du an1 siècle; hôtel de ville, où fut signé, le 6 août 1648, un des deux traités compris dans celui de Westphalie. Fabr. de toiles, draps, tabac, papier. Antiquités romaines; quelques restes d’uu château de Witikind. Onasbriick fut le ch.-l. du départ, du Wéser dans le royaume de Westphalie, et de l’Ems-Supérieur après sa réunion au 1er empire français. — La rég. d’Osnabrück, au S. -O. du Hanovre, entre celui d’Aurich au N., de Hanovre et le grand-duché d’Oldenbourg à l’E. , la prov. de Westphalie an S., et la Hollande à 10., est formé de la principauté d’Osnabrück , des comtés de Lingen et de Bentheim, et du duché d’Arenberg-Meppen ; 262,316 hab., mi-protestants, mi-catholiques. Sol marécageux, bruyères, argent, fer, houille, marbre

OSORIO (Jérôme), écrivain portugais, né à Lisbonne en 1506, m. en 1580, embrassa l’état ecclésiastique, voyagea en France et en Italie pour étudier la philosophie et les langues orientales , enseigna les saintes lettres à Coïmbre, fut nommé archidiacre d’Evora, puis évêque de Silvès, obtint la confiance du roi Sébastien , qu’il tenta vainement de détourner de son expédition d’Afrique , et fut accusé , après la mort de ce prince , de favoriser les prétentions de l’Espagne sur le Portugal. On a de lui, entre autres ouvrages : de Rébus Emmanuelis virtute et auspicio gestis, Lisbonne, 1571. Il imite le style de Cicéron.

OSQUES ou OPIQUES, une des populations primitives de l’Italie , se donnaient le nom d’ Aborigènes. Les analogies que les critiques ont trouvées entre l’osque et les débris de l’anc. illyrien font présumer que les Osques sont d’origine illyrienne, c.-à-d. appartenaient à la race pélasgique, et qu’ils vinrent en Italie, soit en traversant l’Adriatique, soit par les Alpes Juliennes. Ce qui confirme cette identité des Osques avec les Pélasges-Illyriens, c’est la coïncidence de l’établissement des Pélasges dans l’Italie méridionale avec l’extension de la langue osque dans cette partie de la péninsule, qui porte dans quelques auteurs le nom d 'Opica ou terre des Opiques. Les invasions des Ligures, des Ombriens, des Pélasges-Tyrrhéniens, repoussèrent les premières populations pélasgiques, qui se retirèrent, les unes en Sicile, les autres dans les parties abruptes de l’Apennin central. Elles en sortirent vers l’an 1000, prétendant être autochthones et former la véritable race italienne, et s’arrêtèrent, les unes dans les montagnes du centre et sur le versant oriental de l’Apennin, sous le nom général de Sabelliens (F. ce mot), les autres dans les plaines de la côte occidentale, du Tibre au Liris, et gardèrent le nom d’Osques ou Opiques , subdivisés en Prisci- Latini ou Albains , Eques , Herniques , Volsques , Ausones ou Aurunces , tous compris plus tard par les Romains sous la dénomination de Latins. Les Osques occupèrent aussi la Campanie ; mais, à l’époque de la fondation de Rome, ils avaient été soumis par des Etrusques dans l’intérieur, par

des Grecs sur les côtes. Quelques tribus ausoniennes restèrent seules libres, comme les Sidicins de Téanum et les Aurunces de Calés. Les Osques, mélange de laboureurs, de pâtres et de brigands, fournirent à Rome sa première population, et lui donnèrent sa langue ; car on reconnaît la parenté la plus étroite entre l’osque et le latin, et les Alellanes écrites en osque étaient comprises du peuple de Rome. C’est aussi aux Osques que Rome dut une partie de ses institutions, l’autorité du chef de la famille devenue puissance politique dans le patriciat et le patronat , puis les magistratures électives; enfin Rome emprunta aux Osques sa religion primitive , si profondément empreinte du naturalisme des Pélasges, religion simple, populaire, fondée sur les nécessités de la vie, sur les travaux des champs, sur les sentiments d’admiration et d’eflroi qu’inspire la nature. C. P.

OSQU1DATES , peuple de la Gaule (Novempopulanie, au S.) ; v. princip. : Benehctrnum, Iluro. Ils habitaient le Béarn moderne.

OSROÈNE , contrée de l’Asie ancienne (Mésopotamie), entre le Taurus au N., le Chaboras au S. et à 1E., et l’Euphrate à l’O. ; ch.-l., Edesse. Elle forma un royaume, dont la plupart des souverains portèrent le nom d’Abgar. Conquise par Trajan, elle fit partie, au ive siècle, du diocèse d’Orient.

OSSA, auj. Kissovo, montagne de l’anc. Grèce, séparée de l’Olympe par le Pénée et la vallée de Tempé, occupait la partie N. de la péninsule de Magnésie (Thessalie) , au N. du Pélion ; sa hauteur est de 2,000 mèt. Son sommet, très- étroit , s’incline légèrement du côté de la plaine, et semble s’affaisser sur lui-même. Ses flancs sont coupés de ravins profonds, couverts de bois épais, et présentent des pentes abruptes , d’où tombent des cascades pittoresques. Le versant oriental est couvert de châtaigniers, de tilleuls, de platanes et de mûriers ; le versant occidental offre des rochers, avec quelques arbres rabougris. Autrefois l’Ossa formait le domaine des Magnètes ; on y voyait deux villes, Rkizus et Eurymènes, dont il ne reste pas de ruines; auj. on y remarque les villages à'Aghia au S., d 'Ambelakia au N., et, sur la montagne même, le couvent grec de St-Dimitri, qui renferme de curieux restes de l’art byzantin. L’Ossa est célèbre dans la mythologie grecque : les Titans vouluï-ent entasser le Pélion sur l’Ossa, pour escalader 1 Olympe et détrôner Jupiter. C. P.

OSSAIA, lieu de Toscane, à 5 kil. S.-E. de Cortone, 8 N.-E. du lac de Pérouse, tire son nom de la grande quantité d’ossements qu’on y a trouvés. Ce fut là sans doute que se livra la bataille de Trasimène.

OSS AT (Arnaud d’), né à La Roque-en-Magnoac, près d’Aueh, eu 1536, m. en 1604. Sans fortune , sans naissance, il dut à l’instruction et à ses talents des emplois diplomatiques, qui l’élevèrent à l’évêché de Rennes en 1596, et, en 1599, à la dignité de cardinal. Ce fut lui qui négocia la réconciliation d’Henri IV avec la cour de Rome, et son divorce avec Marguerite de Valois. Dès 1564, il avait publié en latin une défense de Ramus contre Jacques Charpentier. Il refusa le ministère après la disgrâce de Villeroi sous Henri III. NommAà l’évêché de Bayeux, en 1600, il le résigna, et mourut à Rome. Ses Lettres , qui ont perdu de leur intérêt, longtemps regardées comme classiques en diplomatie, ont été publiées en 1624, in-fol, Amelot de la Houssaye en a donné une bonne édition, 1697, 2 vol. in-4°, réimprimée en 1732, 5 vol. in-12. On a de Mme d’Arconville une Vie du cardinal d'Os sat, 1771, 2 vol. in-8°. J- T.

OSSAU (Gave d’), riv. de France ( B.-Py rénées), se joint au gave d’Aspe à Oloron, après un cours de 65 kil. — On donne quelquefois au pic du Midi le nom de pic d'Ossau, et on appelle Val d’Ossau , le pays où est Laruns.

OSSELETS , T’ait, jeu de hasard pour les grandes personnes, et d’adresse pour les enfants, chez les anc. Grecs et les anc. Romains. C’était un osselet de cabri , ou son imitation en ivoire , en bronze , ou en, agate. Dans le jeu de hasard , on en avait 4, marqués de points comme des dés, mais sur 4 faces seulement : as et 6 sur les grandes faces; 3 et 4 sur les faces étroites. Les joueurs les jetaient, avec la main ou un cornet , sur une table, et l’avantage demeurait à celui qui amenait les plus hauts points. Le plus mauvais coup était celui du chien , composé de 4 as ; le plus favorable, celui de Vénus, formé de as, 3, 4, 6, tombant à la fois. — Le jeu d'adresse se jouait avec 8 osselets sans marque. On en étalait plusieurs sur une table, on en jetait un ou deux en l’air, puis on se hâtait d’en ramasser le plus possible des autres, et de recevoir dans la même main celui ou ceux qui venaient

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