‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 255 sur 864 · OVE · texte numérisé non relu

OVE

macie et d’anatomie; école normale agricole, bibliothèque, jardin botanique, hôpitaux civil et militaire.

OUROUP, île du Grand-Océan, la principale des Kouriles russes , à la hautjnr de l’embouchure du fleuve Amour et à la sortie du détroit de La Pérouse; 110 kil. sur 25. Climat sain et tempéré. Beaucoup de bois et de mines. Principal marché d’échange entre la Russie et le Japon. — Les Anglo-Français l’ont momentanément occupée en 1855.

OURS (Lac de 1’). V. Grand-Ours.

OURTHE , en allemand Ourt, rivière de Belgique, formée de la réunion de la Haute et de la Basse-Ourthe , prés de La Roche , dans le grand-duché de Luxembourg , se jette dans la Meuse près de Liège , après un cours de 135 kil. , où elle reçoit l’Ambléve et la Wesdre. De 1801 à 1814 , elle donna son nom à un département français formé du Limbourg et d’une partie de l’évêché de Liège, et borné par ceux de la Meuse Inférieure et de la Roër au N. , de la Sarre à l’E. , des Forêts et de Sambre-et-Meuse au S. , de la Dyle à l’O. ; cii.-l. Liège ; s.-préf. , Malmédy et Huy.

OURVILLE, ch.-l. de cant. (Seine-Inférieure), arr. et à 20 kil. N.-O. d’Yvetot; 434 hab.

OUSE (GRANDE-), riv. d’Angleterre, naît dans le comté de Nottingham , arrose ceux de Buckingham , Bedford, Huntingdon, Cambridge, Norfolk, et se jette dans la mer du Nord à Lynn-Regis. Cours de 250 kil.

Ouse (petite-) , riv. d’Angleterre , naît dans le comté de Norfolk, et se joint à la Grande-Ouse. Cours de 55 kil.

ouse, riv. d’Angleterre (York), se forme par la réunion de la Swale et de l’Ure, passe à York, Selby, Goole, et tombe dans 1 Humber. Cours de 80 kil.

ouse, riv. de l’Amérique anglaise (Bas -Canada) , se jette dans le lac Erié. Cours de 180 kil.

OUSKOUB anc. Scopi , Justiniana prima, v. de la Turquie d’Europe, au centre, ch.-l. d’eyalet , à 180 kil.

N. -O. de Saloniki ; 15,000 hab. Archevêché grec. Fahr. de maroquins. — Ouskoub (Eyaletvl’). V. Supplément.

OUST, ch.-l. de cant. (Ariége), arr. et à 14 kil. S.-E. de S‘-Girons, sur le Salat; 530 hab. Forges; élève de bestiaux.

OUS 1 IOUG-JELEZEPOLSKOI, v. de la Russie d’Europe, gvt et à 450 kil. E. de Novogorod, sur la Mologa; 3,000 hab. Commerce de fer.

oustioug-s yssolsk , v. de la Russie d’Europe, gvt et à 8t>0 kil. N.-E. de Vologda, sur la Syssole; 2,000 hab.

ousTiouG-VEunci, v. de la Russie d'Europe, gvt et à 544 kil. N.-E. de Vologda, sur la Soukhona ; 10,000 hab. Bijouterie, orfèvrerie, fonderies de suif et de cire, scieries de bois.

OUSTVOLA, anc. Granique, rivière de la Turquie d’Asie (Khodawendiguiar), dans le livah de Biga.

OU l'ARVILLË, ch.-l. de cant. (Loiret), arr. et à 20 kil.

O. de Pithiviers; 369 hab.

OU-TCIIANG, v. de Chine, ch.-l. de la province de Ilou-pé, à 450 kil. O.-S.-O. de Nan-king, sur la rive dr. de l’I ang-tsé-kiang; pop. évaluée à plus de 600,000 hab. Thé, soie, cire, papier de bambou, bois de construction.

OUTCHE, v. de rHindoustan (principauté de Baha- Volpour, Radjepoutana), à 150 kil. S. de Moultan, prés du confluent du Setledje et du Trimab. On pense que c’est l’anc. ville des Oxydraques.

OUTLAWS, c.-à-d. hors la loi, Anglo-Saxons mis hors la loi , après la conquête normande , par les ordonnances royales. Réfugiés dans les forêts, ils poursuivirent à leur tour les Normands. Robin-Ilood a été un chef d’Outlaws. — Dans le droit anglais, la mise hors la loi est une espèce d’interdiction civile, qui place un individu hors de la protection des lois, de manière qu’il est incapable d’intenter aucune action, et privé de tout recours par-devant les tribunaux ; de plus, tous les magistrats sont invités à l’arrêter, et ses biens sont confisqués au profit du souverain. B.

OUTREAU, brg (Pas-de-Calais), arr. et à 4 kil. S.-E. de Boulogne-sur-Mer;, 851 hab.

OUTREFURENS, vge (Loiro) , arr. et à 1 kil. E. de S*-Etienne ; 6,770 hab. Fonderies d’acier et de suif, verrerie.

OUTSES. V. Polovtzes.

OUVÈZE, riv. de France, naît dans le département de la Drôme, arrose celui de Vaucluse, reçoit un bras de la Sorgues, et se jette dans le Rhône, vis-à-vis l’ile de Bartalasse.

OUWAROFF (Sergius), homme d’Etat etlittérateur, né à Sl-Pétersbourg vers 1773 , m. en 1855 , fut conseiller d’Etat, président de l’Académie des Sciences de sa ville natale , 1818, directeur des manufactures, des banques

d’emprunt et de commerce, curateur de rUnïversitê Cè St-Pétersbourg, enfin ministre de l’instruction publique en 1833, et associé étranger de l’Institut de France. Il a écrit plusieurs ouvrages en français , entre autres ; Essai d'une Académie asiatique , 1810, ouvrage qui contrinua aux progrès des études orientales en Russie; de l'Empereur Alexandre et de Bonaparte, Brunswick, 1815, in-8°; Essai sur les mystères d’Eleusis , Sl-Pétersbourg , 1812, in-8°; 3e édit., Paris, 1816; Esquisses politiques et littéraires, Paris, 1848, in- 8°. Nous citerons encore : Examen critique de la faible d’ Hercule commentée par Dupuis, 1820, et Mémoire sur les tragiques grecs. 1826, brochures, in-4°. En allemand, il a donné: Le poète Nonnus de Panopalis, 1817 ; Uecherchcs sur l’cpoque anté-homérique, 1821; Notice sur Goethe , 1832.

OUZBECKS. V. Uzbecks.

OUZOUER-LE-MARCHÉ, ch.-l. de cant. (Loir-et- Cher), arr. et à 45 kil. N.-E. de Blois; 610 hab.

ouzouer-sur-loire, ch.-l. de cant. (Loiret), arr. et a 14 kil. N.-O. de Gien; 436 hab.

OUZOUN-HAÇAN (Abou-Nasr-Modhaffer-Eddyn), dit vulgairement Uzum-Cassan, roi de Perse de la dynastie turcomane du Mouton-Blanc , détrôna et fit périr Géangir, fils de Tamerlan, dépouilla la dynastie du Mouton -Noir, 1467-69, épousa une sœur de David Comnène, dernier empereur de Trébizonde, et, à la sollicitation des chevaliers de Rhodes et des Vénitiens, tourna ses armes contre Mahomet IL II envahit l’Asie-Mineure en 1472, y obtint d’abord quelques succès, mais fut vaincu l’année suivante. Il conquit une grande partie de la Géorgie en 1476, et mourut en 1478.

OVANDO (Nicolas), gouverneur espagnol de l’ile de Sl-Domingue après Bovadilla, 1501-1508, employa les moyens les plus atroces pour contenir les indigènes, fit de ces malheureux un horrible massacre à Xaragua (où est auj. Léogane), et, en réduisant la population à 60,000 âmes, ne trouva plus assez d’hommes pour l’exploitation des mines. Pour combler les vides , il dépeupla les Lucayes.

OVAR, v. de Portugal (Bas-Beïra), à 90 kil. O.-N.-O. de Viseu, 28 S. de Porto ; 10,500 hab. Pêche active ; comm. avec les colonies.

OVAS, peuple de l’ile de Madagascar, dont il habite principalement les hauts plateaux , au nombre de 2 millions d’individus ; ch.-l., Tannanariva.l\s ont les cheveux unis, le teint jaune olivâtre. Les autres tribus de l’ile les regardent comme étrangers et venus de la Malaisie.

OVATES. V. Druides.

OVATION , Ovatio, triomphe d’un ordre inférieur, chez les anc. Romains. Il fallait, pour l'obtenir, être citoyen romain de naissance, revêtu d'un commandement en chef ou en second, pendant lequel on avait terminé une affaire par négociation, ou conduit à bonne fin une guerre contre des esclaves ou des pirates , ou fait fuir un ennemi sans qu’il ait osé combattre , ou enfin remporté de grands succès militaires qui n’avaient pas assuré la soumission de l’ennemi. Le sénat était le juge et le dispensateur de l’Ovation, ainsi nommée de ce que, dans le sacrifice qui suivait la cérémonie, on n’immolait qu’une brebis, oins. L’ovateur faisait son entrée dans Rome à pied , couronné de myrte, pour des succès pacifiques, de laurier, pour des exploits militaires , et, comme dans le triomphe , se rendait au Capitole. Il n’avait d’autre costume que la toge prétexte des consuls. Des flûtes et des hautbois accompagnaient sa marche, le sénat le suivait, et quelquefois l’armée. L’ovation fut inventée l’an 250 de Rome , 503 av. J.-C. Elle devint très-rare sous les premiers empereurs, et parait être tombée en désuétude du temps de Claude , l’an 795 de Rome. C. D — y.

OVERBEECK (Bonaventure Van), peintre, né à Amsterdam en 1660, m. en 1706, alla étudier l’antique à Rome, et en rapporta une riche collection de dessins. On lui doit : Beliquice antiquœ urbis Bomœ, Amst., 1709, in-fol., avec 150 planches, ouvrage très - médiocre, et qui cependant a été trad. en français, 1709 et 1763.

OVERBURY (Thomas), auteur anglais, né en 1581, m. en 1613, fut le confident de Robert Carr, comte de Somerset et favori de Jacques Ier, contraria ses projets de mariage avec la comtesse d’Essex , fut jeté à la four de Londres, et y mourut de poison. On a de lui quelques écrits en vers et en prose, dont la 15e édit, est de 1732, in-12.

OVER-YSSEL, prov. du royaume de Hollande, à l’E., entre celle de ürenthe au N., le Zuyderzée à l’O., la Gueldre au S. -O. et au S., la Prusse rhénane au S.-E. et le Hanovre à l’E. ; 334,345 heet.; 106 kil. sur 35 ; 244,541 hab. Ch.-l., Zwoll. Sol plat, marécageux et boisé, arrosé

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