‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 256 sur 864 · OWE · texte numérisé non relu

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par l’Yssel, le Zwarte-water, la llegge, le Veclit, la Havelteraa. Elève de bétail et d’abeilles; récolte de céréales, colza, pommes de terre. Comm. de toiles, fromages, beurre, laines, suif, peaux. — L’Over-Yssel , occupé par les Usipètes et les Chainaves, puis par les Franks Saliens, appartint, dès le xie siècle, aux évêques d’Utrecht, passa, en 1528, sous la domination de Charles - Quint, fut l’une des sept premières Provinces-Unies en 1579 , fut compris dans la République batave en 1798, dans le royaume de Hollande en 1808, et, de 1810 à 1815, forma le département français des Bouches-de-l’Yssel.

OVETUM , nom latin d'OviÉDO.

OVIDE ( Publius-Ovidius- Naso ) , poëte latin, né à Sulmone (Abruzzes) l’an 710 de Rome, 43 av. J.-C., m. en 18 ap. J.-C. à Tomes, près des bouches du Danube. Destiné au barreau , il étudia à Rome sous Messala ; mais il abandonna bientôt le droit pour la poésie , se lia avec Virgile, Horace, Tibulle, Properce, et obtint les bonnes grâces d’Auguste. En l’an 9 de J.-C., il fut relégué à iomes, sous le prétexte de la licence de ses ouvrages , mais pour une autre cause inconnue, sur laquelle on a fait de nombreuses conjectures, entre autres, d’avoir été l’un des amants de Julie, fille d’Auguste, ou d’avoir surpris un secret d’Etat relatif au jeune Agrippa, héritier naturel de 1 empereur. Bien qu’on ait perdu plusieurs ouvrages d Ovide (Déclamations, Epigrammes, une tragédie de Médée), ses oeuvres sont encore nombreuses. Elles comprennent d’abord des élégies de quatre espèces : les Amours , en 3 li v. , dont il est le héros, et où il décrit avec plus d’esprit que de passion les plaisirs et les peines de l’amour; les Héroides , en 2 liv. sous forme de lettres, que des héroïnes, telles que Saplio, Phèdre, Ariane, etc., adressent à leurs amants ; les passions y sont bien analysées , mais 1 abus de l’érudition mythologique et la monotonie de ces perpétuelles plaintes amoureuses lassent bientôt de cette lecture; les Tristes, en 5 liv., écrits pendant son exil, où le poëte se plaint du malheur de sa situation ; les Epitres du Pont, en 5 liv., autre ouvrage d’exil, suite de pétitions en vers à ses amis , pour obtenir leur intercession auprès d Auguste. On trouve ensuite de petits poëmes érotiques : l Art duimer, en 3 liv., remarquable par la grâce et l’esprit , et 1 élégance du style ; les Remèdes de T amour où le poëte veut enseigner à vaincre un amour malheureux par , absence , les distractions, l’étude des défauts de la personne aimée, etc. ; Medicamina faciei , fragment assez joli sur les cosmétiques des dames. Enfin Ovide a laissé des poëmes mythologiques: les Fastes, énumération des principales fêtes dans l’ordre du calendrier, en remontant a leur origine et en racontant les traditions qui s’y rattachent ; on y trouve un singulier mélange de l’esprit romain , qui respecte ces grands souvenirs de Rome, et de 1 incrédulité du philosophe, qui s’égaie aux dépens des dieux; le poëme avait autant de chants que l’année de mois; 6 chants seulement, répondant aux 6 premiers mois de l’année , sont restés ; les 6 autres sont perdus ; les Métamorphoses, chef-d’œuvre de l’auteur, présentent 246 fables, divisées en 15 liv.; ces récits, riches et brillants, sont unis avec beaucoup d’art, et animés par le tableau des passions humaines ; Ovide brûla ce poëme avant son départ, mais on en retrouva quelques copies, et alors il. se décida à le retoucher. Les principales éditions d’Ovide sont celles de : François de Pozzuolo, Bologne, 1471, in-fol.; des Aides, Venise, 1502-16, 3 vol. in-8»; de B. Cnipping, cum notis variorum , Leyde, 1670, 3 vol. in-fol ; deBurmann, Amsterd. , 1727,4 vol. in-4»; de J.-F. Fischer, Leipzig, 1758 et 1773, 2 vol. in-8«; de Mitscherlich, Gœttingue, 1796-98, et 1819, 2 vol. in-8» ; de Baumgarten Crusius, Leipzig, 1823, 3 vol. in-8»; d’Amar, dans la Bibliothèque latine de Lemaire, Paris, 1820-25 10 vol. in-8°; de Jahn, Leipzig, 1828-32, 2 vol. in-8». R existe de nombreuses traductions françaises d’Ovide; les principales sont, en prose : les Métamorphoses , par Banmer, in-4», 1732; Fontanelle, in-8», 1767 et 1802; Villenave, 1805, in -8°; 1809, in -8° et in -4°; les Fastes, par Lezeau, 1714; le P. Kervillars , 1742; Bayeux, 1783, 4 vol. in-8»; les Tristes et les Pontiques , par le P. Kervil- '^, 1724. Martignac a traduit les Œuvres complètes d Ovide, 1697, 9 vol. in-12; elles l’ont été aussi dans la Bibliothèque latine-française de Panckoucke , par Burette, taresme Chappuizy , Charpentier, Gros, Iléguin-Deguerle, Mangeart, et Vernadé, 1824-27, 10 vol. in-8°. Les traductions en vers sont : les Métamorphoses, par Th. Corv61 .io1,697 '’ S^'nt"Ange, 1780; les Héroides, par BoisgeiÔm 786 ’x— Vastes, 1804; l'Art d’aimer, Remèdes d'amour, lo™ Çar ï?ai.nt An8'e- V- Vie d'Ovide, par Villenave, Paris, 1809, 1 vol. in-8- p> s

OVIDIOPOL , v. de la Russie d’Europe, gvt et à 225 kil. O.- S. -O. de Ivherson , sur l’estuaire du Dniester, à 20 kil. de la mer Noire ; 3,000 hab. Protégée par 2 forts. Comm. de sel. — Fondée par Catherine II, et nommée ainsi , paçce qu’on crut que c’était l’emplacement de Tomes, où fut exilé Ovide.

OVIEDO , Lucus Asturum , Ovetum , v. d’Espagne (Asturies), capitale de la pi’ov. de son nom, à 390 kil., N.- N.- O. de Madrid, et à 16 kil. de la mer; 28,225hal Evêché ; Cour d’appel. Université fondée en 1604. Cette ville se forma autour d’un ermitage, que deux moines, fuyant la persécution des Maures, élevèrent au vu Ie siècle pour servir de refuge aux chrétiens; elle devint bientôt une des plus importantes des Asturies et la résidence de ses rois. Défendue par les montagnes qui l’entourent et les forteresses qui en commandaient les étroits défilés, elle ne fut jamais soumise à la puissance mauresque. Elle s’insurgea des premières en 1808, et fut prise par Ney, le 19 mai 1809, puis reprise et perdue plusieurs fois pendant cette guerre. On y remarque une magnifique cathédrale, fondée au vm1 siècle, et réédifiée au xive ; elle renferme les tombeaux de plusieurs rois et princes des Asturies. Fabr. de toiles , chapeaux , armes à feu. — La prov. d’Oviédo, formée de l’anc. royaume des Asturies, est bornée par l’océan Atlantique au N., la Galice à 10., les prov. de Léon au S., et de Santander àl’E.; £40,529 hab. Couverte de montagnes; arrosée par le Nalon, le Narcea, la Navia, etc. Sol fertile et très-varié ; récolte de maïs, blé, etc. Industrie assez active : toiles, fonderies de cuivre et de fer. Exploitation de houille ; superf., 10,595 kil.carr.

Oviedo | Royaume d’), 2e nom donné au royaume des Asturies, depuis le règne d’Alphonse II , qui fixa sa résidence dans la ville de ce nom (fin du vme siècle), jusqu’au commencement de celui d’Ordogno II, qui établit sa cour à Léon en 913. Dans cette période, qui comprend cinq règnes (Alphonse II, J 9 1-842 ; Ramire Ier, 842-50; Ordogno Ier, 850-66 ; Alphonse III le Grand, 866-910; Garde Ier, 910-13), les pays situés entre les Pyrénées océaniques et le Douro, qui jusque-là avaient été plutôt ravagées qu’occupées d’une manière durable, devinrent vraiment une conquête des rois chrétiens sur les Musulmans ; le Douro fut même dépassé, Salamanque prise par Ordtfgno, 861, Lamégo, Coimbre, Viseu, par son successeur. Mais, dès le IXe siècle, la Galice à l’O., les provinces basques à l’E., la Castille au S.-E., avaient des comtes presque indépendants des souverains d’Oviédo. R

oviédo y valdez ( Gonzalve-Ferdinand d’ ), voyageur et historien espagnol, né en 1478 dans les Asturies, fut intendant des mines d’or de la Darie, 1513-14, intendant de Sl-Domingue de 1535 à 1545, et se rendit odieux par se3 exactions. 11 publia à Tolède, en 1525, un Sommaire de l'histoire générale et naturelle des Indes ; et, en 1535, à Madrid , 20 livres de l’ouvrage entier; les 30 autres n’ont paru qu’en 1783.

OV1ENSIS pagus, nom latin du pays d’oïE.

OVILABIS , v. du Norique ; auj. Lambach.

OVILIA. V. Septa.

OWEGO , v. des Etats-Unis (New-York), à 176 kil. S.- O. d’Albany, sur la Susquehannah ; 5,500 hab.

OWEN (John), en latin Joannes Audoenus, épigrammatiste latin , né dans le pays de Galles (Carnarvon) à la fin du xvi« siècle, m. en 1628, fit ses études à Oxford (d’où il ajoute quelquefois l’épithète d 'Oxoniensis à son nom), et tint une école à Monmouth , puis à Wanvick, 1594. U était calviniste, et il attaqua violemment l'église romaine. Il mourut pauvre, et déshérité par un oncle qui était catholique. On a de cet auteur 10 livres d 'Epigrammes, Londres, 1612, Leyde, 1628, et Amst., 1647, in-12 , assez inégales, mais quelquefois nettes et le plus souvent spirituelles ; on en blâme la licence comme dans celles de Martial , qu’il avait pris pour modèle. Elles ont été en partie traduites en français par Kérivalant et d’autres imitateurs, et publiées à Lyon, 1819, in-18. C. N.

ovven (John), ministre protestant, né à Londres en 1765, m. en 1822, fut secrétaire de la Société biblique anglaise et étrangère, qu’il contribua à faire établir, curé de Felham, et chapelain à Chelsea. On a de lui : Histoire de l'origine et des dix premières années de la Société biblique britannique , 1816-20, 3 vol. in-4°, traduits en français par Peschier et d’autres pasteurs de Genève, Paris, 1819, 2 vol. in-8° ; Louage én différentes parties de l’Europe, 1796, 2 vol. in-8», etc. . C. N.

owen Cambridge (Richard), littérateur anglais, né à Londres en 1714, m. en 1802, a lai-sé : la Scribleriade, poëme, 1774, in-8°; Histoire de la Querre de l'Inde de 1 755 à 1761, entre les Anglais et les Français, sur la côte de Coro-

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OXF — 1994 —

mandel. Ses œuvres complètes ont été publiées k Londres, 1803, 2 vol. in-4°.

owen glendour , dernier rejeton des princes souverains de Galles, né en 1348, m. en 1415, fut dépouillé de ses terres par Henri IV, se révolta, soumit le comté de Glamorgan , obtint l'appui de la France en 1404, prit Carmarthen, mais, après des avantages momentanés, fut défait en 1407 sur les bords de l’Usk , mena une vie errante et misérable, et périt assassiné.

owen, v. du royaume de Wurtemberg, sur la Lauter, au pied du Teck, à 8 kil. S. de Kircheim; 1,700 bah. Marbres. Ruines du château des ducs de Teck. Eglise renfermant leurs tombeaux.

OWHYHÉE. V. Hawaii.

OXENSTIERN ou OXENSTIERNA (Axel, comte d’), homme d'Etat suédois, né à Fano |Upland| en 1583, m. en 1654, compléta ses études dans plusieurs universités d’Allemagne, fut employé par Charles IX dans des missions importantes, et, à l’avènement de Gustave-Adolphe, 1611, devint chancelier de Suède et principal ministre. Il suivit son maître dans ses campagnes contre les Russes, négocia, en 1617, la paix de Stolbova, qui fit gagner à la Suède un territoire considérable le long de la Baltique, dirigea ensuite quelques opérations de la guerre de Bologne, et fut nommé gouverneur-général de la Prusse pendant l’occupation de ce pays par les Suédois. Appelé par Gustave- Adolphe en Allemagne, il apprit en route la mort de ce prince à Lutzen , se fit reconnaître, dans la diète d'Heilbronn, chef de la ligue protestante contre l’Autriche , ne se laissa point abattre par la défaite de Nordlingen, 1634, alla conférer avec Richelieu à Paris, siégea dans le conseil de régence de la reine Christine, et gouverna réellement la Suède jusqu’à la majorité de cette princesse. Ecarté alors par les courtisans et les favoris , il perdit son influence , ne put empêcher , par ses remontrances énergiques, l’abdication de Christine, refusa d'assister à l’acte solennel où elle remit le sceptre à son cousin Charles- Gustave, et mourut peu de temps après. Oxenstiern écrivait avec la même facilité en suédois et en latin; une partie de sa Correspondance en ces deux langues a été conservée. On lui attribue le 2e vol. de YHisloria belli suecogermanici , dont le l«t est de Ph. Chemnitz. B.

oxenstiern (Benoit) , de la famille du précédent, né en 1623, m. en 1702, fut chancelier de Suède sous Charles XI , protégea les sciences et les lettres, et présenta à Charles XII un Mémoire énergique pour s’opposer à ses plans belliqueux.

oxenstiern ( Gabriel thureson , comte d’), arrièreneveu d’Axel , né à Stockholm en 1641 , m. en 1707 , fut ambassadeur au congrès de Ryswick , 1697 , et gouverneur du duché de Deux-Ponts, 1699. lia écrit, en français, des Pensées sur divers sujets, publiées par Bruzen de La Martinière.

OXFORD (du saxon oxen ford , gué des bœufs) , anc. Oxonia, v d’Angleterre, capitale du comté de son nom, à 86 kil. O. -N. -O. de Londres, au confluent de l'Isis et du Cherwell ; par 51° 45’ 36” lut. N. et 3" 36’ 8” long. O. ; 27,561 hab. Evêché. Université célèbre, fondée par Alfred le Gtand, et comprenant 24 collèges, entre autres : University-Ccllege , fondé en 1249; Baliol-College , 1269; Merton- College , 1264; Corpus- Christi- College , en 1516; Trinity — College, en 1554, etc. Indépendamment des bourses ( exhibitions), Christ- Church- College , fondé en 1525, reçoit des élèves pauvres appelés Sercitors ( Sizars à Cambridge). Comme celle de Cambridge , l’Uuiversité d’Oxford envoie 2 députés au Parlement. Elle se compose de 2 assemblées : la Congrégation , qui confère les grades , et la Convocation, qui compte tous les docteurs et maîtres ès arts inscrits sur les registres; 28 professeurs; 6,020 élèves, docteurs, etc. La bibliothèque de l’Université ou Bodléienne est très-riche, et reçoit un exemplaire de toute publication anglaise. L’université a aussi un observatoire , un muséum d'histoire naturelle ( Ashmolean Muséum ) et des beaux-arts, un jardin botanique, une typographie. Oxford est une belle ville ; on remarque le pont sur l’Isis , le théâtre de Sheldon, la cathédrale, de différents styles , et l’église Sl-Pierre, du IXe siècle. Peu d’industrie et de commerce. Prise d’assaut par Guillaume Ier, 1067, Oxford a été royaliste et jacobite. Elle est aujourd’hui dévouée aux principes torys et à l’Eglise établie. Elle a été le foyer du Puseyisme.

oxford (Comté d’ ) , au centre de l’Angleterre, entre ceux de Warwick et de Northampton au N., de Buckingham à TE. , de Berks au S. , et de Glocester à l’O. Aréa: 196,536 hect. , dont 163,000 en culture, 172,266 hab. Le3 monts Chiltern le traversent au S. Riv., Thame , Chenvell , Vindrush, Evenlode, affluent de la Tamise. V illes princip. , i

Banbury, Woodstoek, Heuley. Climat humids et froid. Sol très -fertile en céréales; beaux pâturages; élève de moutons et de porcs; comm. de beurre. Le manque de bois et de houille gêne l’essor de l'industrie manufacturière. — Les habitants primitifs de ce comté , les Dobuni, accueillirent volontiers, dit -on, la conquête romaine. Les restes romains y sont nombreux.

oxford ( Statuts ou Provisions d’), acte imposé par les barons anglais, que dirigeait Simon de Montfort, au roi Henri III, en 1258. Ce prince confirmait la Grande-Charte ; un conseil de barons , placé auprès de lui , devait nommer chaque année le grand-chancelier, le grand-trésorier, les juges et autres officiers publics, les gouverneurs des châteaux ; trois parlements devaient être annuellement convoqués, en février, juin et octobre; 4 chevaliers par comté étaient chargés de recueillir les plaintes contre les agents royaux, et d'en rendre compte au parlement. Henri abrogea les statuts d’Oxford en 1261.

oxford, v. des Etats-Unis (Ohio), à 56 kil. N.- O. de Cincinnati; 3,200 hab. Université fondée en 1809, et à laquelle appartient le territoire de la ville.

oxford, v. des Etats-Unis (New-York) , à 13 kil. S. de Norwich; 3,000 hab.

oxford, v. des Etats-Unis (Maryland), à 76 kil. S.-E. de Baltimore, sur le Treadhaven , à 12 kil. de son embouchure dans la baie de Chesapeake. Port de commerce.

oxford (harley, comte d’). V. iiarley.

OXIEN (lac ou marais), Oxiana ou Oxia Palus, lac de la Sogdiane, a été longtemps considéré comme le lac Aral actuel. Les recherches de M. de Humboldt ont démontré que l’Aral a été très-vaguement connu des anciens sous le nom de marais des Massagétes ( V. Oxus) , et que le lac Oxien de Ptolémée est le lac Karakoul actuel, situé à trèspeu de distance de l’Oxus , dans le Turkestan , et qui reçoit le Kohik, autrefois appelé Polytimetus, arrosant Samarkand. Sous le nom de lac Oxien, Pline désigne le lac où rOxus prend sa source, et qui n’est autre que le lac Sérékoul. C. P.

OX1ENS ( Monts) , chaîne de montagnes du Nord de la Sogdiane, entre l’Oxus etl’Iaxarte; auj. monts Asttigh ou Asjerah. C. P.

OXONIA, nom latin d’OxFORD.

OXUS ou OAXES, auj. Amou, Amou-Daria ou Djihoun, fleuve d’Asie, séparait la Bactriane au S. , de la Sogdiane au N. Le pays où il coule forme une dépression considérable , située à 25 mèt. au-dessous du niveau de l’Océan, et la nature du terrain a amené des modifications dans le cours du fleuve. Ainsi , d'après le témoignage des anciens, l’Oxus se rendait autrefois dans la mer Caspienne par deux embouchures assez éloignées l’une de l’autre ; ces deux lits desséchés ont été reconnus par Mourawief, 1819- 1820, et par Abbot, 1840, et venaient déboucher, le premier dans le golfe Karaboghas, le second plus au S. , en face de l’ile Tschéléken. Par le golfe Karaboghas, qui, jusqu’au xvie siècle, a pénétré fort avant dans les terres, la mer Caspienne a pu être réunie , au moyen d’un large sillon, à l'Aral, formant alors comme un bassin appendiculaire de cette mer, et recevant, avec l'Iaxarte au N., au S. le lvyzil-Deria, l’Iastos de Ptolémée, dans lequel se jetait un bras de l'Oxus près de la ville d’Ourghendj. Ainsi se faisait la bifurcation de l'Oxus, dont les Grecs et les Romains n’ont connu que la branche qui se jetait dans la mer Caspienne. La bifurcation de l'Oxus est parfaitement connue et décrite par Hamdallah , géographe arabe du xive siècle. Plus tard, le Kyzil fut interrompu dans son cours par des déplacements de terrain avant son confluent avec l’Oxus, et il se perd auj. dans les sables; le golfe Karaboghas se resserra vers l’O. , et les bras caspiens de l’Oxus, épuisés par des arrosements et des canaux, s’ensablèrent progressivement. Le courant du fleuve se porta alors de plus en plus vers l’Aral, en recevant l’ancien lit inférieur du Kyzil , et, en 1643 (d’après Aboul-Ghazi-Bahader-Khan, souverain du pays), l’Oxus cessa de se décharger dans la mer Caspienne. Auj. l’Oxus parait reprendre par la bifurcation son ancienne direction vers la mer Caspienne ; les eaux sont arrivées.à 5 journées de distance du golfe Balkhan de cette mer. G. P.

OXYDRAQUES, Oxydracœ, anc. peuple de l'Inde en deçà du Gange , au N. , au confluent de l’Acésine et de l’Hydraote, habitait le pays où est auj. Outclie. Alexandre le Grand manqua de périr dans la ville des Oxydraques , où il s’était jeté presque seul.

OXYLUS , Etolien , se joignit aux Héraclides , et , dans le partage du Péloponèse conquis , obtint l'Elide.

OXYRYNCHUS, auj. Belmécé, ancienne v. de l’Egypte-

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