‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 264 sur 864 · PAIX DES DAMES. V. CAMBRAI · texte numérisé non relu

PAIX DES DAMES. V. CAMBRAI

paix de monsieur , nom dc.nné au traité signé à Chatenoy, près de Château-Landon , le 6 mai 1576, et qui mit fin à la 5e guerre de religion. Catherine de Médicis avait surtout songé à détacher Monsieur, frère de Henri III, du parti calviniste, en lui accordant de grands avantages.

paix fourrée, nom donné par dérision à la réconciliation qui eut lieu à Chartres , le 9 mai 1409, entre les enfants du duc d’Orléans assassiné et son meurtrier Jeansans-Peur, duc de Bourgogne.

PAlXHANS (Henri-Joseph), général, né à Metz en 1783 , m. en 1854, élève de l’Ecole polytechnique, a inventé des canons -obusiers qui portent son nom, et qui s’emploient avec avantage sur les vaisseaux et dans les sièges. Il fit les guerres du 1er Empire français, et fut député du département de la Moselle sous le roi Louis-Philippe.

Il a écrit : Considérations sur l’artillerie , 1815; Nouvelle force maritime, 1821 ; Force et faiblesse de la France , 1830.

PAJOL (Claude-Pierre, comte), né à Besançon en 1772, d’un avocat au parlement, m. en 1844, entra au service dès le commencement de la Révolution , devint aide-de-camp de Kléber, et se fit remarquer à la bataille de Fleurus, au passage de la Roër, au siège de Maëstricht, à Altenkirchen , Freyberg, Neuwied, Novi, Moeskireh, Stockach, Biberach, Hochstædt, Hohenlinden , etc. Après Austerlitz, il fut nommé général de brigade, fit les guerres de Prusse et de Pologne, 1806-07, combattit à Éylau et Friedland , contribua aux victoires d’Eckmühl , d’Essling et de Wagram en 1809, et fut promu général de division au début de la campagne de Russie. 11 soutint sa réputation à Krasnoé et à la Moslcowa. L’année suivante, on le trouve à Lutzen, à Bautzen, à Dresde, à Leipzig. Napoléon 1er lui donna de grands éloges pour sa conduite en 1814, surtout à Montereau. A son retour de l’ile d’Elbe, il le nomma pair de France, et lui confia le 1er corps de la cavalerie, avec lequel Pajol battit l’ennemi à Fleurus. Mis à la retraite par la Restauration , il se dis- j tingua aux journées de Juillet 1830, dirigea les Parisiens j sur Rambouillet , et détermina par ce mouvement le départ de Charles X. A son retour, il fut nommé commandant de la lre division militaire, et, bientôt après, pair de France. Pajol était un bon général de cavalerie, et d’une rare intrépidité. J. T.

PAJOU (Augustin), statuaire, né à Paris en 1730, m. en 1809, élève de Lemoine, remporta à 18 ans le grand prix, travailla pendant 12 ans â Rome, et , de retour à Paris, présenta un groupe de Platon tenant Cerbère enchaîné, qui le fit recevoir à l’Académie de peinture et de sculpture. Plus tard, il fit partie de l'Institut. Beaucoup de ses ouvrages ont été détruits pendant la Révolution ; on a encore des statues en marbre de Descartes, Bossuet, Pascal, Turenne , üemosthene, un buste de Buffon , une Psyché abandonnée de l’Amour, la sculpture de la grande salle de spectacle du château de Versailles, les frontons de la cour du Palais-Royal , les embellissements du Palais-Bourbon et de la cathédrale d’Orléans, la façade occidentale de la fontaine des Innocents, à Paris. Son invention était vigoureuse, son exécution ferme et pure; on l’appela le Restau - j râleur de Part statuaire B. I

PAKRACZ, brg des États autrichiens (Croatie-Esclavonie), comitat et à 45 kil. O. -N. -O. de Posega ; 1,000 hab. Évêché grec orthodoxe.

PAL-DE-CHALENÇON (SAINT-), vge (IR'-Loire), arr. et à 38 kil. N.-N.-O. d’Issengeaux ; 692 hab. Dentelles et blondes.

PALADIN ( de Palatin, comte du palais), nom donné, dans les romans du moyen âge, aux compagnons de Charlemagne, et, par extension , à tous les chevaliers errants.

PALÆOCASTRO , brg de la Grèce, dans l’ile de Négrepont , sur l’emplacement de l’anc. Erétrie.

PALÆOCHÔRI , vge de Grèce (Laconie), à 7 kil. E. de Mistra, sur l’Iri , près de Fane. Sparte.

PALÆO-EPISCOPI , vge de Morée, sur l’emplacement de Fane. Tégée.

PALÆOPOLIS , c.-à-d. vieille ville , v. maritime de Campanie, près de Ncapolis, était d’origine grecque. Elle fut soumise par les Romains, Fan 326 av. J.-C.

PALÆOPOLIS. V. ELIS.

PALÆS1MUNDUM , nom anc. de Djafnapatam.

PALAFOX (Jean de), prélat espagnol, né dans l’Aragon en 1600, m. en 1659, fut nommé, en 1639, évêque d’Angélopolis ( Amérique), avec le titre de juge de l’administration des trois vice-rois des Indes-Occidentales, mit tous ses soins à adoucir la condition des Indiens, revint en Espagne à la suite de vifs démêlés avec les Jésuites, et fut fait évêque d’Osma en 1653. On a de lui , entre autres ouvrages, une Histoire de la conquête de la Chine par les Partares, trad. en français par Collé, Paris, 1678, in-8», et une Histoire du siège de Fonlarabie en 1638, Madrid , 1629, in-4°. Ses Œuvres complètes ont été publiées à Madrid , 1762, 13 vol. in-fol.

palafox ymelzi (Don José de), né en Aragon versl780, d’une famille noble, m. en 1847, était officier des gardes, quand il accompagna la famille royale à Bayonne en 1808. Voyant Ferdinand VII retenu prisonnier, il s’échappa de France, alla soulever FAragon, et s’immortalisa par l’héroïque défense de Saragosse, 1808-1809, qu’attaquèi'ent successivement Lefebvre-Desnouettes, Moncey, Mortier et Lannes. Après la capitulation , il fut emmené captif en France. Délivré en 1814, il contribua au rétablissement de Ferdinand VII , fut nommé capitaine-général de FAragon et duc de Saragosse, mais tomba en disgrâce pour s’être prononcé en faveur de la constitution de 1820, et vécut , depuis ce temps, dans la refaite.

PALA-FRUGELL, v. d’Espagne < Catalogne) ,.prov. et à 45 kil. E.-S.-E. de Girone, sur la Méditerranée ; 5,250 hab.

PALAIS, nom tiré du latin palatium, espèce d’adjectif signifiant » maison sur le Palatin.» Comme les empereurs romains, depuis Auguste, habitèrent cette colline, palatium servit à désigner leur demeure. Le moyen âge perpétua cette désignation dans nos Etats modernes.

palais (Comtes du), officiers de la cour sous la lre et la 2» race des rois de France. Du temps des Mérovingiens, le Comte du palais était inférieur au maire du palais, bien qu’il fût le juge de tous les officiers de la maison du roi et qu’il réunit plusieurs offices institués plus tard (bouteiller, chambrier, etc. ). Il grandit sous les Carlovingiens, quand la charge du maire eut disparu. Sous la 3e race, le sénéchal prit une partie de ses attributions ; le reste fut donné au grand-prévôt de l'hôtel.

PALAIS DE PARIS. On en compte 13, que nous allons décrire sommairement.

palais des beaux -arts , vers l’extrémité N. de la rue Bonaparte; c’est un grand bâtiment quadrangulaire de 74 mètres de face sur 46m,50 de côté, ayant au centre une belle cour de 48 mèt. sur 19. La façade, tournée à l’E., a 17“, 69 de hauteur; elle est élevée d’un 1er étage avec attique, et percée de 11 fenêtres, en arcades au rezde-chaussée et au 1er étage. Le rez de-chaussée est taillé en refend. Au Ie'' étage, des colonnes corinthiennes- cannelées, de 5m,80 de proportion, à demi-engagées dans les pieds-droits des arcades, supportent un riche entablement à modillons. L’attique a ses trumeaux ornés de pilastres composites cannelés. Les trois autres corps de bâtiments n’ont point d’attique , et sont d’une ordonnance trèssimple. Le palais contient , au rez-de-chaussée , un musée d'études, choix de moulages en plâtre des plus beaux restes de la plastique, de la statuaire, et de l’architecture, chez les Egyptiens, les Grecs, les Romains. Dans la galerie occidentale, est une belle salle d’assemblée, en hémicycle, où l’on voit une vaste peinture murale de Delà roche. Au 1er étage, sont des monuments en relief, une collection de médailles, des salles d’exposition pour les concours des élèves de l’Ecole des Beaux-Arts , et les envois des pensionnaires de Rome. Enfin l’attique est réservé à une bi

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bliothèque. Deux cours donnent accès au palais ; la lre, j sur la rue Bonaparte, a 48 mèt. de long sur 30 de large. [ On y voit, au fond, la façade principale, à jour, de l’anc château de Gaillon, et, à droite, un grand portique de l’anc. château d’Anet. De ce côté sont aussi des bâtiments pour l’Ecole des Beaux-Arts. — La 2' cour est immédiatement devant le Palais, et derrière la façade de Gaillon. L’une et l'autre sont ornées de fragments d’architecture. — Le Palais des Beaux-Arts, commencé en 1820, sur les plans et sous la direction de Franç. Debret, qui l’éleva à peu près au quart, a été, en 1833, continué par M. Duban, qui a fait de très-heureuses modifications au projet primitif. Il a été augmenté en 1860, sur le quai Malaquais, d’une belle galerie destinée aux expositions de peinture des pensionnaires de l’Académie de France à Rome, et des élèves de l’École.

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