‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 276 sur 864 · Cimetières. Trois cimetières sont disposés autour de · texte numérisé non relu

Cimetières. Trois cimetières sont disposés autour de

la ville , hors de l’enceinte de l’octroi , pour recevoir cette immense population à mesure que le temps la fauche : ce sont, alE. ,1e cimetière du Père La Chaise; auN. ,1e cimetière Montmartre; au S., le cimetière du Mont-Parnasse. Ils comptent , par leurs monuments, parmi les curiosités de Paris ( V. La Chaise. ( Cimetière du P.).

Consommations. L’alimentation annuelle en farines exige 16,300,000 kilogr. pour tous les usages de la vie;

la consommation de pain par jour, et par tête, est de 494 grammes; de viande, 171 grammes, fournis, annuellement, par 87 ,500 bœufs, 22,800 vaches, 78,000 veaux, et 534,000 moutons; plus, 45,000 porcs, environ, qui, avec d’autre charcuterie importée toute préparée, forment un supplément évalué à 10,300 kilog., ou 28 grammes par individu. L’alimentation pour les autres principales substances est : volaille et gibier, 10,360 k.; poisson de toute espèce, 13,444 k. ; huîtres, 72,500,000, en nombre; légumes frais et secs, 143,900,000 k. ; fruits frais, 273,300,000 k . ; fruits secs, 4,000,000 k. : beurres, 10,200,000 k. ; fromages, 5,100,000 k.; café, 3,000,000 k.; sucre, 7,500,000 k.; chocolat, 1,000,000 kil.; tabac, 1,600,000 k.; sel, 6,000,000 k. — Pour les liquides, la consommation est : vin,

2.700.000 hectol. ; bière et cidre, 420,000 hectol ; alcools à 45°, 12,730,000 litr. ; huile, 2,000,000 de litr ; vinaigre, 2,040,000 litr.; lait, 109,291 litr. — On brûle

4.000. 000 d'hectolitres de charbon de bois, 4,650,000 de houille, plus de 1,100,000 stères de bois de chauffage, et

60.000 inet, cubes environ de gaz par jour. Les consommations alimentaires seules sont évaluées aujourd’hui à plus de 506,000,000 de fr. par an, soit 480 fr. 57 c. par tête.

15. Administration et Police. La ville est administrée, pour toutes les affaires civiles et financières, par le préfet du département de la Seine, et, pour la police, par un préfet de police. Elle est divisée en 12 arrondissements et 48 quartiers. Un maire et 2 adjoints , relevant du préfet de la Seine, sont à la tête de chaque arrondissement : leur administration siège dans un hôtel dit la Mairie , où se font tous les actes de l’état civil , et qui contient aussi une justice de paix pour l’arrondissement. Les circonscriptions de police sont appelées sections depuis 1850; il y en a 48 pour toute la ville, et 3, 4, ou 5 par section ou arrondissement, suivant son étendue et sa population. Un commissaire de police est à la tête de chaque section. La surveillance est exercée par 2,876 sergents de ville, organisés eu 24 brigades qui se relèvent tour à tour; les sergents font, seuls on par 2 ou 3, des factions ambulantes sur la voie publique, surveillant un ou plusieurs îlots de maisons. Un officier de paix règle le service , qui est inspecté perpétuellement par 373 brigadiers, et par les agents du contrôle général. Tout ce personnel est sous la direction d’un chef de la police municipale. Les sergents de ville portent un uniforme militaire, sont armés d’une épée, et peuvent, au besoin, requérir l’assistance de petits corps de garde militaires répandus sur une foule de points. Il y a un surveillant environ par hectare et par 360 hab.

16. Revenus et dépenses. Les revenus de la ville de Paris se composent des contributions directes et indirectes, de la location des édifices municipaux, des droits perçus sur les marchés , et de ceux d’octroi. En l’an vu (1799) , époque où l’on commença d’avoir des comptes réguliers , mais où les droits étaient moins nombreux et moins élevés qu’auj., le revenu total de la ville ne montait qu’à 7,366,467 fr.; en l'an viii , il fut de 10,406,659 fr. ; en 1808, il atteint 22,397,480 fr. , et suit toujours une voie de progression , dont voici les principaux chiffres ; en 1819 , il est de 38,938,820 fr. ; en 1823, de 56,099,401 fr. ; de 1830 à 1836 inclusivement, de 42 à 45,000,000 fr. ; l’année 1832 fut de 61,362,581 fr, En 1854, les recettes ordinaires ont été de 55,553,290 fr. 92 c. ; et les recettes extraordinaires et exceptionnelles, de 79,596,730 fr. 59 c. , y compris un emprunt, soit en total, de 135,150,021 fr. 51 c. Les crédits ouverts ont dépassé 100,000,000 de fr. , et les dépenses faites et payées n’ont monté qu’à 88,447,123 fr. En 1856, les recettes ordinaires ont été de 69,564,645 fr.; en 1857 de 72,790,438 fr. ; en 1864, 123,945,812 fr.

Voitures. — Mouvement ae voyageurs. jue service de la ville est fait par 733 cabriolets , presque tous à 4 roues , 913 fiacres, 2,000 voitures de remise , 585 omnibus ( V. ce mot), et 386 voitures pour la banlieue. Il y a en outre 153 cabriolets et 200 fiacres supplémentaires , qui sortent tous les dimanches et les jours fériés , ainsi que pendant la dernière quinzaine de décembre, et tout le mois de janvier de chaque année. — On compte 4,200 voitures bourgeoises. — Le mouvement, à l’intérieur de la ville, est , par an , de

90.000. 000 de voyageurs, environ; les départs et les arrivées sont de 13,000,000 par les chemins de fer, et de

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