Promenades publiques. Une foule d’endroits, à com
mencer par les boulevards, servent de promenades publiques ; mais celles qui ont plus spécialement ce caractère, sont : les Tuileries, le Luxembourg, le Jardin des Plantes ( F. ces mots), la Place-Royale, le Jardin de l’Archevêché, les Champs-Elysées, et la plus vaste de toutes, le bois de Boulogne, récemment converti en un immense et superbe jardin anglais ( F. Champs - Elysées , et Boulogne — Bois de).
10. Etablissements de charité. La ville a 17 hôpitaux, 9 généraux, 7 spéciaux, où les malades sont admis et soignés gratuitement; plus, 1 hôpital particulier, dit Maison municipale de santé, où l’on traite les malades à tant par
i jour. Les principaux hôpitaux sont ceux de : l’Hôtel- I Dieu , Lariboisière, S‘-Antoine, Cochin , Necker, Beaujon ,
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•a Pitié, la Charité, S‘-Louis, la Maternité, la Salpêtrière, les Quinze- Vingts , etc. Les 16 hôpitaux gratuits contiennent 6,500 lits, environ; chaque malade a le sien.
Il y a en outre un service gratuit de traitement a domicile. En 1863, le nombre des malades traités dans les hôpitaux a été de 91,809; et les journées de malades , de 2,359,228 . —Après les hôpitaux, il y a des hospices et des maisons île retraite pour les indigents valides, qui y sont admis à perpétuité et à un certain âge. On compte 11 hospices :
5 gratuits, dont 4 pour la vieillesse hommes et femmes, et! pour les enfants trouvés; 2, dits des Ménages, et de La Rochefoucauld, où l’on paie une petite somme, inférieure à la dépense de l'individu; l,Sle-Périne, où la pension équivaut à peu près à la dépense; enfin 3 autres hors de Paris. Tous les hospices contenaient, en 1855, 10,993 individus. — 12 Bureaux de bienfaisance , 1 par arrondissement municipal , distribuent des secours en argent et en nature; ils ont, en 1863, secouru 101,000 indigents environ. — La dépense des hôpitaux, hospices, bureaux de bienfaisance, s’acquitte au moyen de revenus fixes ou casuels appartenant à l’assistance publique, et montant annuellement à 8,500,000 fr. environ; la dépense est de 12 à
13,000,000; la caisse municipale comble toujours le déficit. Enfin, il y a, pour la lre enfance, 54 salles d’asile recevant environ 7,000 enfants.
11. Industrie et commerce. Nulle ville, parmi toutes celles du continent européen, n’est plus manufacturière que Paris ; le tiers , environ, de sa population , se compose d’ouvriers; une enquête, faite pour l’année 1861, donna les résultats suivants : Nombre des industries, 325; maîtres ou patrons, 101,171; ouvriers des deux sexes, 415,000 dont plus de 112,000 femmes. Chiffre d’affaires annuelles de tous ces industriels, 3,400,000,000 de fr., qui se décompose ainsi, ennonrbres ronds : alimentation, 1,088,000,000; ameublement, 200,000,000; menus articles de Paris,
128. 500. 000 fr.; bâti ment, travaux ordinaires, 215,000,000; boissellerie, vannerie, 27,500,000 fr. ; carrosserie, sellerie, équipements militaires, en temps ordinaire, 93 ,500,000 fr.; chimie, céramique, 193,500,000 fr.; fils, tissus, 120,000,000; : imprimerie, papeterie, 95,000,000 ; mécanique , métaux, 163 500,000; métaux précieux et ouvrés, 185,000,000 ; peaux et cuirs, 100,000,000; vêtements, 455,000,000. Importation, 340 millions de fr.; exportation, 835 millions :
12. Population. Des renseignements peu sûrs la portent, dès 1292, à 215,860 hab., et, en 1553, à 260,000. On imagina , vers le commencement du xvme siècle , de calculer le chiffre de la population d’après celui des naissances multiplié par 30, et le résulta donna : 509,640 hab. en 1718; 576,630 en 1760; 610,000 en 1791; 640,000 en 1798;
672.000 en 1802. On commença de faire des recensements effectifs en 1800, et l’on trouva 547,756 hab. D’autres, faits en 1806, 1807 et 1808, donnèrent 580,609 habitants. Par le même mode , on constata les nombres suivants :
Année 1817 ,
713,966 hab.
La population des écoles des deux sexes de tous les degrés est de plus de 95,0-00 élèves, dont ceux appartenant aux familles habitant le département de la Seine sont comptés dans la population fixe.
Au point de vue des cultes, le chiffre de 1851 se divisait ainsi : catholiques, 1,025,169; calvinistes, 6,370; luthériens, 6,996; Israélites, 10,719; divers, 4,008.
es 2/3 des habitants de Paris n’y ont pas pris naissance ; la capitale est donc vraiment la ville de tous les français. La population mobile flotte, en temps ordinaire, entre 70,000 et 80,000 habitants; au moment de 1 Exposition universelle de l’industrie et des beaux-arts en a855, elle fut de plus de 100,000. Le nombre des naissances est de 54,000 environ par an et celui des décès d un peu plus de 42,000.