‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 283 sur 864 · PAUL-DE-LOANDA (SAINT-). F. LOANDA · texte numérisé non relu

PAUL-DE-LOANDA (SAINT-). F. LOANDA

PAUL- EN -JARRET OU JAKEST ( SAINT-), brg (Loire), arr. et à 18 kil. N -E. de Sl-Etienne, sur le Couzon; 1,650 hab. Nombreux moulins à soie; commerce de soie, vins, charbon de terre.

paul-lez-dax (saint-) , vge (Landes), arr. et à 2 kil. N. de Dax, sur la rive dr. del’Adour; 937 hab. Forges à fer, hauts-fourneaux, laminoirs. Belle église paroissiale, du xve siècle.

P A UL-TROI S-CHATEAUX (SAINT-), Tricaslrum, ch.-l. de

cant. (Drôme), arr. et à 29 kil. S. de Montélimart; 1,893 hab. Célèbre sous les Romains par ses fabriques de lames de cuivre poli servant de miroirs. Il devint, au me siècle, le siège d’un évêché, qui subsista jusqu’à la Révolution. Fabr. d’étoffes de laine. Comro. de vins, huile, soie. Magnifique église de style roman ; anc. et beau couvent de Dominicains.

paul | saint-), Sao-Paulo, v. du Brésil, ch.-l. de la prov. de sou nom, à 350 kil. S. -O. de llio-Janeiro ; par 23» 33' lut S., et 48» 19’ long. O.; 22,000 hab., 40,000 avec son district. Evêché. Université, école de droit. Fondée en 1552 par des Indiens sous la direction des Jésuites. — La prov. de Sl-Paul, entre celles de Goyaz et de Minas- GeraesauN., de Minas-Geraes et de Rio-Janeiro au N.-E., l’Atlantique à l’E., la nouvelle province de Parana au S. et à l’O., a 456,000 kil. carrés environ, 1,100 kil. sur 700, et 500,000 hab. Mines de diamants, rubis, or, argent, fer, houille. Culture du thé, de la canne à sucre, du café, du riz, du manioc, du tabac. Elève de chevaux , de bœufs, et de porcs.

paul (saint-) , île de l’Amérique anglaise ( Nouvelle- Ecosse |, à l’entrée du golfe du S‘-Laurent, entre Cap-Breton et Terre-Neuve. Tristement célébré par de nombreux naufrages sur ses côtes; c’est un écueil dangereux, signalé par un phare.

paul (saint-), v. sur la côte O. de l'ile de la Réunion (autrefois Bourbon), ch.-l. de l’arrond. Sous-le- Vent, à 28 kil. S.- S.- O. de S‘-Denis; 16,260 hab. Trib. de 1” instance jusqu'en 1857. Mer tranquille en été . mais mauvaise en hiver. Patrie du poète Parny.

paul (saint-) et Amsterdam, îles inhabitées de la

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mer Australe, sous le 75e degré de long. E., et le 38e de lat. S., entre le cap de Bonne-Espérance et la Nouvelle- Galles du Sud ; découvertes en 1696 par le Hollandais Van Flaming. Une pêcherie y a été fondée en 1842.

PAU LE (Sainte), née à Rome en 347, m. en 404, issue des Graeques et des Scipions, étant restée veuve, se retira au couvent de Bethléem, dont elle devint abbesse, sous la direction de S‘ Jérôme, qui lui a adressé plusieurs lettres. Fête, le 26 janvier.

PAur.E ou paola, v. du royaume d’Italie , dans la prov. et à 31 kil. O. -N. -O. de Cosenzn, près de la mer Tyrrhénienne; 9,347 hab. Patrie de S1 François de Paille.

PAULET I le chevalier) , d’origine irlandaise, ouvrit à Paris, en 1772, un établissement d’enseignement mutuel pour les fils des militaires morts ou blessés. Cette institution eut un grand succès; Louis XVI venait de la doter d'un fonds de 36,000 fr. , lorsque la Révolution la fit disparaître. Il en était sorti d’illustres élèves.

paulet (Jean-Jacques) , médecin , né en 1740 à Andèse (Gard), m. en 1826 , étudia à Montpellier, et publia en 1765 une Histoire de la variole , 2 vol., où il soutient que la petite-vérole , variété de peste suivant lui , est contagieuse et peut devenir épidémique. 11 a donné encore, entre autres ouvrages : Recherches historiques et physiques sur les maladies épizootiques , aven les moyens d'y remédier dans tous les cas , Paris, 1776, 2 vol. in-8°, qui eurent le plus grand succès; Traité des champignons , 1775 , 2 vol. in-4°, avec 247 pl. coloriées, ouvrage très-complet sur la matière. Rédacteur de la Gazette de Santé , il combattit ardemment l’introduction des poisons en médecine, et tous les systèmes exclusifs , et prit part à la polémique contre Mesmer.

PAULETTE, mesure fiscale, inspirée, en 1604, par le traitant Paulet, au gouvernement de Henri IV; dans un besoin d’argent. C’était un droit annuel d'un 60e de la valeur présumée ou reconnue des offices de judieature et de finance. A ce prix, les magistrats des cours souveraines et les officiers royaux de tout grade obtinrent la jouissance de leurs charges en propriété héréditaire; auparavant, la propriété en était perdue, si le cessionnaire mourait dans les 40 jours qui suivaient la transaction. Le premier résultat de cette innovation fut d’élever à des taux inconnus jusqu’alors la valeur vénale des offices ; le second fut d'attirer sur les fonctionnaires civils cette considération qui s’attache aux avantages de l’hérédité.

PAULflAGUET, cli.-l. de cant. (Haute-Loire), arr. et à 16 kil. S.-E. de Brioude; 1,201 hab.

PAULIAN (Aimé-Henri), Jésuite, né à Nîmes en 1722, m. en 1802 , enseigna la physique dans plusieurs collèges de son ordre. On a de lui : Dictionnaire de physique , Avignon et Paris, 3 vol. in-4°; Dictionnaire des nouvelles découvertes en physique, 1787, 2 vol. in-8°; Nouvelles conjectures sur les causes des phénomènes électriques , 1762 , in-4°; Traité de paix entre Descarteset Newton, 1764, 3 vol. in- 12 ; Système général de philosophie, 1769, 4 vol. in-12 ; Dictionnaire philosophicu- théologique , Nîmes et Paris, 1774, in-4°. Ces ouvrages, peu lus ou peu consultés auj., eurent beaucoup de succès dans le temps.

PAULlANISTES , sectateurs de Paul de Samosate.

PAULICIENS, secte de Manichéens aux xe et xie siècles, ainsi appelés de Paul , un de leurs chefs, né en Arménie en 844. Ils croyaient à l’existence de deux principes : l’un, mauvais , régissant le monde actuel ; l’autre , bon , qui régira le monde futur. Chassés de l’empire d’Orient, ils firent beaucoup de prosélytes en Arabie.

PAULIEN ( SAINT-) , Ruessium , ch.-l. de cant. (Haute- Loirej, arr et à 14 kil. N.-N.-O. du Puy ; 1,427 hab. Ainsi nommé de son 6e évêque. Fut évêché jusqu’au VI' siècle. Antiquités romaines.

PAULIN (Saint), Pontius Meropius Paulinus , né à Bordeaux en 353, m. en 431. D’une famille illustre, il se fit remarquer à Rome par son éloquence, et fut élevé au consulat en 378; quelques entretiens avec S1 Ambroise le déterminèrent à se vouer à la solitude; il se fit ordonner prêtre en 393 , et devint évêque de Noie , en 409. On lui a attribué l’invention des cloches {V. ce mot). Fête, le 21 juin. Il reste de lui des ouvrages meilleurs par le fond et par les pensées que par le style ; ce sont des Poésies pieuses, des Lettres , un Discours sur l’aumône, et V Histoire du martyre de St Geniès d'Arles, imprimés à Paris, 1645, in-4°, et à Vérone, 1736, in-fol. V. Rabanis, St Paulin de Noie, études historiques et littéraires, 1840, in-8° ; Ad. Buse, it Paulin et son temps, en allemand, 1856, 2 vol. in-18.

Paulin, surnommé le Pénitent, petit-fils d’Ausone, ruiné par l’invasion des Goths en Aquitaine, et tombé d’une grande opulence dans la dernière misère , a raconté les vicissitudes de sa vie dans un poème » Eucharislicon , ou

Action de grâce. Il y remercie Dieu des traverses qui l’ont ramené à la pénitence. Ses vers incorrects contiennent de curieuses peintures historiques.

Paulin de périgueux, Paulinus Pelricordius, Gaulois, fils d’un rhéteur de Périgueux, se convertit au christianisme, et , vers 463 , entreprit de mettre en vers latins la Vie de St Martin , dont il fit un poème en 6 livres. On conjecture qu’il mourut vers 476 ou 478. Son poème, où l’on trouve quelques pages écrites avec élégance , est précieux par les détails qu’il contient sur les usages des chrétiens de cette époque , les mœurs et les actes des Barbares. Il a été publié pour la lre fois en 1585, et plusieurs fois réimprimé depuis. La meilleure édition est celle de M. Corpet, Paris, 1849, avec trad. française, 1 vol. in-8°, dans la Bibliothèque latine-française de Panchoucke , 2' série.

Paulin (Saint) , évêque de Trêves en 349, fut déposé et exilé par l’empereur Constance, pour avoir soutenu au concile d’Arles, en 353, les décrets de celui de Nicée et l’innocence de S1 Athanase, et mourut en Phrygie, en 359. Fête , le 31 août.

Paulin ( Saint) , né dans le Frioul vers 730, m. en 804, enseignait les lettres lorsqu’il attira l’attention de Charlemagne, qui le fit monter sur le siège patriarcal d’Aquilée. Fête , le 28 janvier. Ses Œuvres ont été publiées à Venise, 1737 et 1782, in-fol.

Paulin | Jean-Philippe Werdin , dit), missionnaire, né à Hof I Basse-Autriche) en 1748, m. en 1806, prit l’habit du Mont-Carmel en 1769, s’embarqua pour le Malabar en 1774, revint en 1790, et résida à Rome jusqu’à su mort, sauf pendant l’occupation française, 1798-1800. On a de lui: Grammaire sanscrite , en latin , Rome , 1790 , in-4° ; Viagqio aile Indie nrientali , ibid. , 1796 , in-4°, trad. en français par Marchena , avec des Observations de Forster, Anquetil- Duperron et Sylvestre de Sacy , Paris, 1808, 3 vol. in-8* et atlas io-4°.

PAULINE BONAPARTE (Marie), 2e sœur de Napoléon 1er, née à Aiaccio en 1781, m. à Florence en 1825, fut mariée en 1797 au général Leclerc, chargé, en 1801, de l’expédition contre Sl-Domingue, où elle le suivit, et qui y mourut en 1802. En 1803, elle épousa le prince Camille Borghèse, dont elle ne tarda pas à se séparer, et fut reconnue duchesse de Guastalla, le 30 mars 1806. Dévouée à l’Empereur, elle se montra peu respectueuse envers l’impératrice Marie-Louise, et fut bannie de la cour. Quand Napoléon fut retiré à l’ile d’Elbe, elle vint le rejoindre, et, eu 1815, lui envoyai Paris ses diamants, que l’Empereur emporta en Belgique, et qui furent pris â Waterloo. Elle fut une des plus belles femmes de son temps. Canova a reproduit sous ses traits la Vénus de Praxitèle.

PAULINUS SUETONIUS. V. Suetonius.

PAULMIER DE GRENTEMESNIL (Jacques) , en latin Palmerius , né en 1587 dans le pays d’Ange (Normandie), m. en 1670, suivit d’abord la carrière militaire , combattit en 1620 dans les rangs des Hollandais contre l’Espagne, puis vint s’établir à Caen , où il se livra aux lettres. Ou a de lui : Exercitaliones in optimos ferè auctores grœcos , Leyde, 1668, in-4°, recueil de remarques sur des passages difficiles; Grœciœ anliquœ descriplio, ibid., 1678, in-4°, ouvrage exact et profond ; des Poésies en grec , en latin , eu français , en italien et en espagnol.

PAULMY (le marquis de). V. Argenson.

PAULO (SAO-). V. Paul (Saint-).

PAULUS , jurisconsulte romain. V. Paul.

paulus (Sergius). F.sergius paulus.

paulus (Peters) , homme d’Etat hollandais, né à Axel en 1754 , m. en 1796, fut d’abord conseiller et avocat fiscal de l'amirauté de la Meuse, releva la marine de son pays, perdit sa charge en 1787 à cause de son opposition au stathoudérat , voyagea en France jusqu’en 1795, et, de retour dans sa patrie, présida l’assemblée des représentants provisoires de la Hollande. Il fut ensuite membre du comité de marine , et négociateur du traité de paix avec la France. On a de lui : Commentaire sur l'union d'Utrecht, en hollandais, 1775, 3 vol. iu-8°, Du Stathoudérat , 1773 et 1778.

paulus (Henri-Eberhard-Gottlob), théologien protestant, ué en 1761 à Léonberg près de Stuttgard, m. en 1851, étudia à Tubingue, alla ensuite explorer les bibliothèques de Londres et d’Oxford , enseigna les langues orientales à Iéna de 1789 à 1794, puis la théologie dans la même université, occupa encore la chaire de théologie à Würzbourg de 1803 à 1808, et enfin fut professeur d’exégèse et d’histoire ecclésiastique à l’université d’Heidelberg depuis 1811. En 1814, il fut un des rédacteurs de la constitution du Wurtemberg. De 1819 à 1829, il rédigea un journal périodique, le Sophronizon , destiné à combattre le

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prosélytisme catholique en Allemagne. On lui doit , entre autres ouvrages: Commentaires philosophiques , critiques et historiques sur le Nouveau-Testament, 2e édit., Leipzig, 1804, 4 vol.; la Clef des Psaumes, 2e édit., Iéna, 1815; la Clef d'Isaie, 1793; Origine de l'ancienne littérature /iébm>q»e, Heidelberg, 1H23; Vie de Jésus, 1828, 2 vol. in-8°; Notes explicatives sur /'histoire des doqmes, des églises et de la religion , Brême, 1830; Manuel exégétique sur les trois premiers Evangiles, Heidelberg, 1830-33, 3 vol.

PAULUS-HOOIt. V. JERSEY.

PAUME iJeu de). V. Jeu de Paume.

PAUSANIAS, général Spartiate, fils du roi Cléombrote, fut régent pendant la jeunesse de Plistarque, fils de Léonidas et son cousin, gagna sur Mardonius, avec l’Athénien Aristide, la bataille de Platée, 479 av. J.-C., porta la guerre en Asie, prit Cypre et Bysance , mais, enorgueilli de ses succès , aspira à devenir le tyran de sa patrie, et écouta les propositions de Xereès, qui lui offrait, pour pi ix d'une trahison , la main de sa fille et la royauté de la (jrèce. Dénoncé au sénat de Sparte et rappelé , il échappa à une condamnation , faute de preuves ou par la vénalité des juges. Il renoua ses relations coupables avec les Perses : cette fois, convaincu et condamné à mort, il se réfugia dans un temple de Minerve , dont on mura les portes, et où il mourut de faim , 477. Sa mère avait voulu elle-même apporter la première pierre. B.

pausanias , roi de Sparte de 409 à 397 av. J.-C., petit-fils du précédent, eut pour collègue Agis II. N’ayant pas réussi , au gré de ses compatriotes, dans quelques expéditions en Attique, il se retira à Tégée, où il mourut.

pausanias , géographe-historien grec du ne siècle ap. J.-C , né en Phrygie, fut le disciple du rhéteur Hérode Atticus, visita une grande partie du monde connu alors, et vint, vers 170, se fixer à Rome, où il mourut très-âgé. On a de lui une Description de la Grèce, en 10 livres, qui, du nom des pays qu’il décrit, s’appellent Atliques, Corinthiques, Laconiques, Messéniques, Eliques (2 liv.), Aclialques, Arcadiques, Béotiques, et Phociques. A la nomenclature des contrées et des villes, il joint leur histoire mythologique et la description détaillée des œuvres d’architecture, de sculpture et de peinture, se bornant à la simple indication des monuments bien connus de ses contemporains. C’est le travail le plus important que nous possédions sur les antiquités et l’archéologie de la Grèce. Pausanias manque d’ordre dans la disposition des parties, d’imagination pour peindre les objets, de naturel, et surtout de clarté dans le style, par suite d’une maladroite imitation de celui de Thucydide; mais tous ces défauts sont amplement rachetés par de nombreuses citations de poètes et d’écrivains auj. perdus, et par l’abondance des renseignements qu’il fournit aux historiens, aux mythologues et aux amateurs des beaux-arts dans l’antiquité. Les principales éditions de Pausanias sont celles des Aide, eu grec, Venise, 1516, in-fol.; d’Amaseo, avec traduction latine, Florence, 1551 ; de Facius, Leipzig, 1794-97, 4 vol. in-8°, où le texte est pour la première fois rétabli à l’aide des manuscrits; de Clavier, Paris, 1814-21, 6 vol. in-8°, texte grec et traduction française, auj. la plus estimée; de Siebelis, Leipzig, 1822-28, 5 vol. in-8°; de Bekker, Berlin, 1826-27, 2 vol. in-8»; de Schubart et Walz, Leipzig, 1838-39, avec traduction latine, 3 vol. gr. in-8»; de M. L. Dindorf, avec traduction latine, Paris, 1845, 1 vol. gr. in -8°, dans la Bibliothèque des auteurs grecs de Didot. V. Ivœnig, De Pausaniœ fide et auclorilale, Berlin , 1832, in-8°. F. B.

PAUSIAS, peintre grec, né à Sicyonevers 360 av. J.-C., fut élève de Pamphyle, et acquit une grande réputation dans la peinture à l’encaustique.

PAUSILJPPE, montagne près et au S.- O. de Naples, traversée par une antique grotte souterraine sur le chemin de Naples à Pouzzoles, et qui a 700 mèt. de long, sur 6m,30 de large , 24 mèt. de haut du côté de Naples , et 8 mèt. environ à l’autre extrémité. Sur la côte, à l'entrée est un tombeau vide qu’on dit avoir été. celui de Virgile.

PAUVRES de la mère de dieu, congrégation, la même que celle des Piaristes ( V. ce mot).

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