PAUVRES DE LYON. V. VAUD01S
PAUVRETÉ (La), déesse allégorique des anciens. Platon la fait mère de l’Amour, et Plaute, fille de la Débauche. Quelques poètes lui attribuent l'invention des arts.
PAUW (Jean-Corneille de), philologue, né à Utrecht à la fin du xvii® siècle, m. vers 1750, a laissé des éditions à'Héphestion, Utrecht, 1727; i'Horapollon , 1727; d’ânacréon, 1732; de Quintus Calaber, 1733; d ’Aristénète, 1739; d' Eschyle , 1755. Il eut de vives querelles avec d’Orville au sujet d’Aristénète. Il niait l’authenticité des poésies d’Anacréon.
pauw (Corneille de), philologue et historien , né en 1739 à Amsterdam, m. en 1799, chanoine à Xauten dans le duché de Clèves en 1766, passa quelque temps à la cour du roi Frédéric II de Prusse, où il fut envoyé comme négociateur par le prince-évêque de Liège. Il était oncle d’Anacharsis Clootz. Parmi ses ouvrages, tous écrits en français , on cite : Recherches philosophiques sur les Américains, Berlin, 1768-69,2 vol. in-8°; Recherches philosophiques sur les Egyptiens et les Chinois, Berlin, 1772, 2 vol. in-8°; Recherches sur les Grecs, Berlin, 1787 , in-Ho : ces ouvrages ont été réunis à Paris, 7 vol. in-8», 1795. On y remarque de la sagacité, de la profondeur, et une certaine indépendance philosophique qui, dans l’origine, contribua à leur succès , quoique le style manque de naturel et de correction.
PA VIE , anc. Tieinum , Papia en latin du moyen âge, ville forte du royaume d’Italie, sur le Tessin , chef-lieu de la province de son nom , à 35 kil. S. de Milan; par 45° 11’ 6" lat. N., et 6° 49' 2" long. E. ; 26,000 liab. Evêché suffrugant de Milan. Célèbre université, fondée en 1360, avec Facultés de philosophie, de droit, et de médecine ; collèges Caccia, Borromée, etGhislieri. Bibliothèque. Beau jardin botanique et collections scientifiques. L’aspect général de la ville est triste. On remarque la cathédrale, où est un prétendu tombeau de b1 Augustin, et la lance de Roland; l’église Sl-Michel , de style lombard; le théâtre; la rue Neuve, avec de belles portes aux deux extrémités. Ruines du château des rois lombards. Fabriques de toiles, lainages, etc. Commerce de soie, riz, vin,' lin, fromages. Patrie de Jérôme Cardan, et de Lanfranc. — Pavie, anc. ville des Insubres, florissante sous les Romains, détruite de fond en comble, en 476, par Odoaere, et bientôt rebâtie, devint la résidence du roi lombard Autharis, vers 584, et de ses successeurs. Elle fut prise par Charlemagne sur Didier en 774 , s’érigea en république au moyen âge, et, généralement attachée au parti gibelin , eut de longues querelles avec Milan. Après la chute des Hohenstauffen, elle eut pour seigneurs les Languschi , se donna â Jean de Bohême en 1331, et, dès l’année suivante, aux Beccaria, qui devinrent bientôt vassaux des Visconti de Milan. En 1395 , elle fut érigée en comté par l’empereur Wenceslas. Le 24 féyrier 1525, François Ier perdit sous ses murs une célèbre bataille, où il fut fait prisonnier. Lautrec la prit et la pilla, en 1527. Pavie tomba encore au pouvoir des Espagnols en 1745, et des Français en 1796. Sous le 1er empire français, elle fit partie du département de l’Olona, dans le royaume d’Italie. Elle api artint, de 1814 à 1859, a i’autriche, qui la céda en 1859 aux États sardes.
pavie (Province de), division administrative du roy. d’Italie, entre les provinces de Milan et de Novare au N., de Crémone et de Plaisance à l’E., de Gênes au S. , et d'Alexandrie à l’O. ; 419,787 hab. Divisée en 4 arrond. : Pavie, Voghera, Lomellina et Bolbio. Sol plat, arrosé par le Tessin, le Pô et l’Olona, fertile en céréales, riz, mais, soie, vins. Élève de bétail. Peu d’industrie.
PAVILLON (Nicolas), né à Paris en 1597, d’un avocat au parlement, m. en 1677, fut d’abord associé aux travaux de S1 Vincent de Paul , se fit un nom comme prédicateur, et devint évêque d’Aleth en 1639. Plus tard , il fut janséniste, et encourut la disgrâce de Louis XIV pour avoir fait de l’opposition dans l’affaire de la régale.
pavillon (Etienne), neveu du précédent, né à Paris en 1632, m. en 1705, fut avocat-général au parlement de Metz, et se démit de cette place pour se livrer à la poésie. Il fit partie de l’Académie Française en 1691, et de celle des Inscriptions en 1699. Ses Poésies ont été imprimées à La Haye, 1715, et 1747, in-12. Elles sont trèsfaibles, et depuis longtemps on ne les lit plus.
pavillon (Jean-François du chayron du), né à Périgueux en 1730, m. en 1782, entra en 1745 comme sonslieutenant d’infanterie dans le régiment de Normandie, fut admis en 1748 dans le corps de la marine, et s’éleva jusqu’au grade de major-général sous les ordres du comte d’Orvilliers. Il perfectionna les signaux, et publia une Tactique navale, 1778 , ouvrage très-estimé des gens du métier.
pavillon, étendard de marine; arboré au mât de l’arrière , il indique la nation à laquelle appartient le navire; à d’autres mâts, le rang de l’officier qui commande ( au beaupré pour un capitaine, au mât d’artimon pour un contre-amiral, au mât de misaine pour un vice-amiral). Le pavillon a généralement les couleurs nationales. Sous Louis XIV, le pavillon de France était blanc pour le? vaisseaux de guerre, bleu avec croix blanche pour les Bâtiments de commerce.
PAY
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PAV1I.LY, ch.-l. de cant. (Seine-Inférieure), arr. et à 20 kil. N. -O. de Rouen, sur l’Austreberte; 2,258 hab. Filatures de coton.
PAVIN |Lac), lac de France (Puy-de-Dôme), formé dans un cratère volcanique du mont Dore ; en s’épanchant, il donne naissance à la petite riv. de la Couse; 2 kil. de tour.
PAVLOVG, v. de la Russie d'Europe ( Nijni-Novogorod), à 17 kil. S. de Gorbatov, sur l'Oka ; 8,000 hab., presque tous serruriers. Fabr. de savon.
PA VLOVSK, v. de la Russie d'Europe, gvt et à 150 kil. S. de Voronèje , sur le Don ; 2,500 hab. Bonneterie. — v. de la Russie d’Europe, gvt et à 33 kil. S.-S.-E. de S*-Pétersbourg; 1,000 hab. Château impérial; hôtel d’invalides; manuf. de draps pour l’armée.
PAVOIS (du vieux mot pave, couverture), boucliers longs et épais, que certains soldats du moyen âge, dits pavessiers ou pavoi fiers, plantaient dans les endroits exposés aux traits de l’ennemi , pour couvrir les combattants armés d'arcs ou d'arbalètes. C’est sur un pavois que, chez les anciens Franks, on faisait monter le chef élu; 4 guerriers le promenaient sur leurs épaules aux yeux de l’armée.
I’A WNEES ou PANIS, peuple indigène des Etats-Unis (Nébraska), sur les bords du Loup, affl. de la Platte; on eu compte 3,400 Ils adorent la planète Vénus, à laquelle ils ont longtemps sacrifié des victimes humaines.
PAX AUGUSTA, v. d'Hispauie, limitrophe de la Lusitanie; auj. Badajaz.
pax jui.ia , v. d’Hispanie (Lusitanie), chez les Celtiques; auj. Déjà.
PAXO, anc. Paxos, la plus petite des îles Ioniennes, à 13 kil. S.-S.-E. de Corfou; 07 kil. carr.; 9 kil. sur 5; 5,0.70 hab. Ch.-l. Porto-Gayo. Olives, figues, etc.
PAYE MILITAIRE chez les anciens grecs. Elle n’existait dans les premiers temps que pour les troupes mercenaires ; les soldats citoyens servaient à leurs frais. Les Arcadiens faisaient métier de vendre leurs services ; et , chez les Lacédémoniens, les mercenaires composaient la presque totalité de l’armée. — Chez les Athéniens, Périclès introduisit, vers l’an 431 av. J.-C., l’usage de payer les citoyens qui portaient les armes. La paye se composait de deux allocations distinctes : d’abord une indemnité de nourriture appelée silèresion (de aire.;, blé), et qui se payait avant tout; ensuite, le salaire de service, mistos, sur lequel le soldat devait se fournir ses armes et ses vêtements. Au temps de Démosthène, la paye d’un fantassin oplite ( V. ce mot ) était de 2 oboles ( 30 centimes ) par jour ; l’indemnité de nourriture pour lui et son valet égalait la paye. Il arrivait souvent, suivant les circonstances , que l’on donnait davantage. Les deux soldes réunies montaient à une et à 2 drachmes (92 c. et 1 fr. 83 c.). Les cavaliers recevaient le double, quelquefois le triple et le quadruple ; les officiers le double, les généraux le quadruple. La solde cessait â l’issue de la campagne.
pave militaire chez les anciens romains. Originairement, les soldats furent obligés de servir à leurs frais. L'an 349 de Rome, le sénat , reconnaissant que le service de la milice était trop onéreux pour la plupart des citoyens, institua une paye en faveur de l’infanterie; on n’en donna pas à la cavalerie, composée des chevaliers, c.-â-d. des citoyens les plus riches : cependant elle fut admise à ce bienfait l’an 352. La paye fut d’abord de 3 as par jour (30 c.) pour l’infanterie. Les centurions recevaient le double des soldats, et les tribuns le double des centurions. Le cavalier recevait le triple de la paye du fantassin, parce qu’il avait avec lui 2 esclaves â nourrir. L’an 530, on porta la paye à 5 as. qui, à cause du surhaussement des monnaies, ne valaient guère que 25 cent.; elle fut de 10 as, soit 51 c., sous César ; puis sans changer nominalement de chiffre, mais par l’effet de l'affaiblissement des monnaies , elle fut de 49® c. sous Auguste ; de 481 c. sous Tibère; de 49> c. sous Caligula; de 483 c. sous Claude; de 45s c. sous Néron; de 44sc. sous Galba; de 438 c. sous Othon; de 44 c. sous Vitellius, Vespasien et Titus; Domitien la porta à 13 as 1/3, soit 57* c.. Sévère et Caracalla l’augmentèrent considérablement, sans que les historiens en aient indiqué le taux. Dès rétablissement de la paye, on fit dessus une retenue pour les vivres, les habits, les tentes, et les armes. Sous les derniers empereurs, au moins depuis Alex. Sévère, ces fournitures furent faites gratuitement aux soldats, et cet usage durait encore sous le Bas-Empire, bien que l’on continuât toujours de distribuer une paye en argent. Dans l’origine, la paye étant une véritable indemnité de guerre, on la donnait pour toute l’année, au moment de l’entrée en campagne, ou
tout au moins pour six mois; plus tard , on l'acquitta par tiers, tous les quatre mois. C. D — y.
PAYE MILITAIRE EN FRANCE, OU SOLDE, nom qu’on lui donne plus spécialement. Quand l’invasion des Barbares eut détruit l’administration romaine, les troupes de guerre s’entretinrent par le butin , le pillage, et la vente des captifs. Les seules troupes soldées furent des mercenaires; Charlemagne en prit à son service vers 798. Sous le régime féodal , lorsque le seigneur allait à la guerre, ses vassaux devaient l’accompagner pendant 40 ou 60 jours, avec un nombre d’hommes d'armes, stipulé dans les chartes de concession, et qui s’équipaient et s’entretenaient à leurs frais. L’usage des troupes mercenaires, souvent employées pendant le XIIIe siècle, fit revivre, en quelque sorte, l'usage de la solde. Dès le commencement du xive siècle , du temps de Philippe-le-Bel , il y eut une paye royale, mais la paye ne fut régulièrement établie que vers le milieu du xve siècle, lorsque Charles VII institua une armée régulière, et ordonna une taille perpétuelle ou impôt permanent pour subvenir à la solde de cette armée. Jusqu’à Louis XIV, le recrutement n’ayant d’autre base que les engagements volontaires, il fallait, pour avoir des soldats , donner une solde assez élevée : sous Henri IV, le fantassin recevait 6 sols 8 deniers par jour, et le cavalier, 1 liv. 13 sols 4 deniers; l’un et l’autre devait s’habiller, se nourrir et s’équiper, et le cavalier fournir son cheval. En 1663, les armées étant recrutées par la milice, et très-nombreuses, Louis XIV fixa la solde du fantassin à 5 sols, et celle du cavalier à 13 sols 4 deniers, avec retenue pour prix de l’uniforme, alors mis en usage. Le cavalier recevait du fourrage, mais payait son avoine. Sous Louis XV, le fantassin reçut 5 sols 8 deniers, et le cavalier 6 sols 9 deniers; en temps de guerre, le fantassin avait 6 sols. En 1776, Louis XVI fixa la solde, de guerre ou de paix, à 6 sols 4 deniers, puis à 6 sols 10 deniers en 1788. Sous la République, le trésor étant épuisé, et le papier-monnaie sans valeur en pays étrangers, les armées ne recevaient pas de solde, et s’entretenaient comme elles pouvaient; un arrêté de 1793 assigna, en numéraire, 10 c. par jour à chaque soldat, et 8 fr. par mois à chaque officier, y compris le général en chef. Quand l’ordre fut rétabli dans l’administration , en l’an vu la solde du fantassin fut de 30 c.; en 1806, de 45 c., avec retenue pour linge et chaussure. Une ordonnance de 1830 fixa la solde de l'infanterie à 37 c., celle de la cavalerie à 42 c. Aujourd’hui (1856), la solde du fusilier est de 40 c.; celle de la cavalerie légère de 43 c.; et celle de la grosse cavalerie de 48 c. pour les cuirassiers, et de 53 c. pour les carabiniers ; de 57 c. pour l’artillerie ; de 58 c. pour le génie. Il est en outre alloué 10 c. à l’infanterie et 14 c. à la cavalerie pour l’entretien du petit équipement, et une espèce de surpaye de 5 c. par jour au soldat d’élite, et au cavalier de lre classe. Le pain est toujours fourni par l’Etat, et sans retenue. La solde est acquittée tous les 5 jours ; anciennement on la distribuait tous les mois, ou tous les 15 jours, et, sous la République, toutes les décades. Avant la Révolution, tous les mois n’étaient qupde 30 jours dans la comptabilité militaire ; il n’y avait, pour ceux de 31 jours, ni solde ni vivres pendant le 31e jour; cet abus dura jusqu’en 1790. — Les officiers n'ont point de solde proprement dite ; ils ont des appointements , avec lesquels ils s’entretiennent, s’arment, et se nourrissent; ceur des sous-lieutenants sont, dans l’infanterie, de 112 fr. 50 c. par mois de 30 jours, le 31e jour n’est jamais compté; dans la cavalerie, de 124 fr. 95 c.; dans l’artillerie et le génie, de 137 fr. 40 c. Tous les officiers sont logés ou reçoivent une indemnité de logement ; en campagne, l’Etat leur donne les vivres. Les appointements croissent avec le grade, dans une portion très-sensible. Dans les armées de l’antiquité , la paye était moins forte efleetivement que dans les armées modernes, parce qu’il y avait toujours une part de butin, ne fût -ce que le produit de la vente des prisonniers de guerre. C. D — y.
PAYEN3 (Hugues des). V. Hugues.
l’AYERNE, en allemand Peterlingen , v. de Suisse (Vaud), sur la Broyé, à 38 kil. N.-N.-E. de Lausanne, 16 O. de Fribourg; 3,000 hab. Anc. résidence des rois de Bourgogne. Ruines d’une abbaye de Bénédictins, fondéeen 961 par la reine Berthe, et supprimée à la Réformation.
PAY-HO ou PE1-HO , riv. de l’empire chinois (Mongolie et Chine), reçoit le Hoen-ho, l’Ouéi-ho, et se jette dans la mer Jaune. Cours de 450 kil.
PAYNE (Thomas). V. Paine.
payne-ganga , riv. de l’Hindoustan (Bérar), affluent de l’Ouardah ; cours de 400 kil,
PAYRAC, ch.-l. de cant. (Lot), arr. et à 16 kil.