KL A
KIZ — 1489 —
lcbre par une caverne où Buckland découvrit, en 1820, des ossements fossiles.
KIRKHAM, paroisse et brg d’Angleterre, comté et à 22kil. S. de Lancastre, sur la Ribble; 12,000 liab. Fabr. de toiles à voile et cordages.
KIRK-KILISSIA. c.-à-d. les Quaranles-Eglises, v. de ,1a Turquie d’Europe ( Andrinople ) , à 170 kil. N.-O. de Constantinople, 60 E. d’ Andrinople ; 15,000 hab. Château fort. Comm. de produits agricoles. — Prise par Amuratll, en 1436.
K1RKPATRICK-FLEEMING, vge d’Ecosse, comté et à 22 kil. O.-S.-O. de Dumfries; 1,700 hab. Sources ferrugineuses et sulfureuses renommées.
KIRKWALL, Carcoviaca, v. et port d’Ecosse, cap. du comté d’Orcades-et-Shettlands, sur la côte N.-E. de Pomona ou Mainland, la principale des Orcades ; 2,206 hab. Vieilles maisons en pierre. Cathédrale gothique de S'-Magnus , fondée au xiïe siècle ; elle contient des tombeaux de chefs Scandinaves. Ruines du château des comtes des Orcades, et du palais épiscopal où mourut, en 1263, Haquin, roi de Norvège. Fabr. de cotons et tissus de paille. Exportation de grains, peaux, salaisons, soude de varech, etc. Armements pour la pêche au hareng. Paquebots pour Leith, Aberdeen, Lerwiclc.
KJRNBERGER (Jean-Philippe), un des plus savants théoriciens de la musique, né en 1721 à Saalfeld (Thuringe), m. en 1783, a laissé, entre autres ouvrages : l’Art de la composition pure , 1771-77, 2 vol. in-4°; Instruction pour la composition du chant, 1782, in-fol.
KIRRIEMUIR, brg d’Ecosse, comté et à 6 kil. N.-O. de Forfar; 3,300 hab. Fabr. de toiles, occupant 3,000 ouvriers.
KIRWAN (Richard), chimiste irlandais, né en 1750, dans le comté de Galway, m. en 1812, a donné son nom à la société Kinoanienne, instituée à Dublin. On lui doit un grand nombre d’écrits sur la géologie, la minéralogie, la chimie, et même sur la métaphysique et la logique. Quelques-uns se trouvent dans les Transactions philosophiques d’Irlande et dans la Bibliothèque britannique. Les principaux sont : Eléments de minéralogie, 1784 ; Estimation de la température de différents degrés de latitude, trad. en frauç. par Adet, Paris, 1789, in-8°; Expériences sur une nouvelle terre (la strontiane) trouvée près de Slronlian, en Ecosse, 1794; Essai sur le phlogislique et sur la constitution des acides , 1787, ouvrage important, traduit par Mme Lavoisier, avec des notes de Lavoisier, Laplace , Monge , Guyton-Morveau, Berthollet, iu-8° ; Essai de Géologie, 1799; Logique , 1809, 2 vol. in-8°; Essai de métaphysique, 1809, in-8°. Les longs travaux de Kirwan ont fait progresser presque toutes les sciences naturelles ; le premier, il classa les minéraux d’après leur composition chimique. On lui doit aussi des recherches sur l’hydrogène phosphore, 1783. C. L.
KIS , c.-à-d. petit en hongrois, entre dans la composition de beaucoup de noms géographiques.
KISAMOS, anc. Cysamus, v. de la Turquie d’Europe, sur la côte N.-O. de l’île de Candie, à 31 kil. O. de La Canée, au fond du golfe de Kisamos.
KISCHENEV , v. de Russie. V. Kichenev.
KISCHM, île du golfe Persique. V. Keichme.
KISIL. V. Kizil.
KISLAR , v. de Russie. V. Kizliar.
KISSENBRUCH , vge du duché de Brunswick, sur l’Ocker. Les Saxons, vaincus par Charlemagne, y furentbaptisés.
KISSINGEN , vge de Bavière, près de Wurtzbourg, sur la Saale ; 2,000 hab. Bains renommés d’eaux minérales. Ruines du château de Bodenlauben.
K1SSOVO , nom actuel de l’Ossa des anciens.
KISTES, peuple de l’Empire russe, dans la région Caucasienne. Il comprend les Tchetchenzes, les Ingouches, les Touches, les Karaboukales, etc.
K1STNAH , riv. de l’Inde. V. Krisciina.
K1TZINGEN, v. forte de Bavière (Basse-Franconie), à 12 kil. S.-E. de Wurzbourg, sur le Men; 6,000 hab. Fabr. de bas, chapeaux, toiles peintes. Nombreuses imprimeries; brasseries. Comm. de vins.
KIUPERLI. V. Koproli.
KIUTAYA. V. Kutaièh.
KIVEROVA. V. Iûeverova.
KIZIL , c.-à-d. rouge en turc, entre dans la composition de beaucoup de noms.
Kjzil-arslan (Othman), souverain de l’Aderbaïdjan, 1166-71 , était de la dynastie des Atabeks. Il se souleva contre Togrul III , souverain seldjoukide de Perse , l’enferma dans une forteresse, se fit proclamer à Hamadan, et mécontenta ses olliciers, qui l’assassinèrent.
kjz.il- daria , rivière du Turkestan, sort des monts
Nourarabas, coule au N., puis au N.-O., et se jette dans la mer d’Aral. Cours de 600 kil., très-peu connu.
KiziL-ERMAK, anc. Halys , riv. de la Turquie d’Asie, se forme de deux cours d’eau qui viennent de l'Anti- Taurus à l’E. de Sivas, coule tour à tour an S. -O., à l’O., au N., au N.-E., arrose les eyalets de Sivas et de Bozoq, sépare ceux de Sivas et de Kastamouni, et se jette dans la mer Noire, après avoir passé à Sivas, Osmandjik , et Biafra. Cours de 960 kil.
kizil-ouzen, anc. Mardus, rivière de Perse, naît près de Sinna, dans le Kourdistan, coule au N. et à TE., sépare l’Irak- Adjémi de l’Aderbaïdjan, entre dans le Ghilan, et afflue à la mer Caspienne près de Recht. Cours de 500 kil.
KIZLIAR ou KISLAR, v. forte de la Russie d’Europe, gvt et à 375 kilom. S.-E. de Stavropol, 300 kilom. E. de Georgievsk, sur la rive gauche du Térek et à 70 kil. de son embouchure dans la mer Caspienne; 8,600 habit., Grecs et Arméniens pour la plupart. Fabr. de coton, tissus de coton et soieries. Le sol environnant est fertile en riz, safran, sésame, garance. Comm. actif avec la Perse.
KJERTEM1NDE , v. de Danemark, dans l’île de Fionie, à 16 kil. E. d’Odensée, sur un beau havre du Grand-Belt; 1,700 hab. Port de commerce; chantiers de construction. Distilleries d’eau-de-vie.
KJŒBENHAVN, nom danois de Copenhague.
KLAARWATER, v. de l’Afrique anglaise ( Hottentots ) , chez les Koranas, à 800 kil. N.-E. du Cap , près de l’O' range ; 1 ,200 hab.
KLAGENFURT, v. des Etats autrichiens, ch.- 1. du gouvernement de Carinthie, à 72 kil. N.-O. de Lavbach, sur le Glau et le canal émissaire du lac de Klagenfurt; par 46° 37' 36” lat. N., et 11» 58' 24" long. E.; 13,479 hab. Tribunaux. Résidence de l’évêque de Gurk. Lycée, gymnase, bibliothèque, séminaire théologique. Société d’agriculture et des arts. Les rues sont régulières; on remarque le château impérial, et une place ornée des statues de Marie-Thérèse et de Léopold 1er. Fabrique de céruse; draps fins, soieries, rubans; commerce de fer. Les Français prirent Klagenfurt en 1797 et 1809, et eu démantelèrent les fortifications. — L’ancien cercle de Klagenfurt, entre ceux de Laybach au S., de Villach à l’O., la Styrie au N. et à TE., avait 4,889 hect., et 180,000 hab. Mines d’argent, de plomb, de cuivre, de fer; eaux thermales et minérales.
KLÀPROTH ( Martin-Henri ) , célèbre chimiste , né a Vernigerode (Prusse) en 1743, m. à Berlin en 1817, exerça la pharmacie jusqu’en 1788 , époque à laquelle il professa la chimie à Berlin. Il fut membre de l’Académie des Sciences de cette ville, associé de l’Institut de France, docteur en philosophie, conseiller du comité sanitaire et médical de Prusse. Ses recherches ont porté principalement sur la minéralogie , à laquelle il fit faire de grands progrès par ses moyens particuliers d’analyse. On lui doit la découverte de l’urane et de la zircone ; il fit connaître la nature du grenat blanc, de l’argent rouge ( sulfure d’argent et d’antimoine ) , du molybdate de plomb, du sulfate de strontiane. Il a laissé un grand nombre d’écrits, insérés dans les Mémoires de la Société d'histoire naturelle et de l’Académie des Sciences de Berlin, dans la Bibliothèque physico-chimique de Hermbstædt, dans le Magasin helvétique de Læpfner, dans le Journal de physique, dans les Annales de chimie, dans les Annales de Crell, dans le Journal des mines de Kohler, et autres recueils scientifiques. Ses Mémoires de chimie , contenant des analyses de minéraux , ont été recueillis et traduits en français par Tassaërt, Paris, 1807, 2 vol. in-8°. On a encore de Klaproth : de la Connaissance chimique des minéraux , avec supplément, 7 vol. in-8°, 1790 à 1795-1825 ; Dictionnaire de chimie, fait en commun avec Wolf, 1807-1809, trad. en français par Bouillon-Lagrange et Wogel, 1810, 4 vol. in-8°. O. L.
klaproth (Henri-Jules) , orientaliste, fils du précédent, né à Berlin en 1783, m. à Paris en 1835, abandonna la chimie et la physique pour les langues orientales, accompagna, en 1805, l’ambassade russe envoyée en Chine, rapporta de ce pays, en 1807, une foule de livres chinois, mandchoux, mongols et japonais, visita le Caucase de 1808 à 1810 avec une mission de l’Académie de Sl-Pétersbourg, et fut appelé, en 1812, à la chaire de langues asiatiques de Berlin, dont les événements politiques l’empêchèrent de prendre possession. Il vint se fixer à Paris en 1815. On a de lui : Voyage au Caucase et en Géorgie , en allem., Halle, 1812-14, et en français, Paris, 1823, 2 vol. in-8° ; Tableaux historiques de l Asie depuis la monarchie de Cy rus jusqu’à nos jours, Paris, 1826, in-4°, avec atlas in-fol. ; Description géographique , statistique et historique de la Chine, eu anglais, Londres, 1825, 2 vol. in-4° ; Catalogue des
KLÊ
ICLE
livres et manuscrits chinois et mandchous de la bibliothèque de Berlin , et Dissertation sur la langue et l'origine des Oigours, Paris, 1822, en allem.; Chrestomathie mandchoue, Paris, 1828, in-8°; sur la langue et l'origine des Afghans, S*-Pétersbourg, 1810, in-4°; Vocabulaire de la langue géorgienne, Paris, 1827, in-8°; Asia polyglolta, ou Classification des peuples de l’Asie d'après leurs langues, Paris , 1823 , in-4° ; Mémoires sur l’Asie, 1824-28, 3 vol. in-4° ; Tableau historique, géographique et ethnographique du Caucase , 1827 ; Nouveau Mithridate , ou Classification de toutes les langues connues, etc.
KLAR ou CLARA , riv. de la péninsule Scandinave , naît en Norvège ( Aggerhuus), et se jette dans le lac Wener en Suède. Cours de 270 kil.
KLATTAU ou KLATOW, v. des Etats autrichiens (Bohême), à j.08 kil. S. -U. de Prague; 5,500 halo. Ane. eh.-l. de cercle. Gymnase de bénédictins. Fabr. de draps. Eaux minérales aux environs. — L’anc. cercle de Klattau, entre ceux de Pilsen au N. et àl’E., de Prachin au S.-E., et la Bavière à l'O. , avait 2,530 kil. carr., 80 kil. sur 49, et 178,000 hab. ; il est auj. réuni à celui de Pilsen.
KLAUSENBOURG, en hongrois Koloswar , Napocensis colonia des Romains, ville capit. de la Transylvanie, ch.-l. du comitat de son nom, et avant 1860 d’un cercle, sur le Szamos; par 46° 44' lat. N., et 44° 14' long. E., à 555 kil. S.-E. de Vienne; 26,006 hab., Hongrois, Allemands, Grecs, et Valaques. Place forte. Eglise bâtie en 1404 par le roi Sigismond; hôpital militaire, où naquit Mathias Corvin ; 5 écoles primaires ; 3 collèges, dont un catholique, fondé en 1581, un protestant, et un unitaire, le seul du continent. Foire aux chevaux. Fabr. de draps, faïence; brasseries. Grand incendie en 1793. — Le comitat de Klausenbourg, dit aussi Kolos ou Kolosch, entre ceux de Doboka au N. , de Weissenbourg-Supérieur à l’E., de Thorda ou Thorenbourg, et de Weissenbourg-Inférieur au S., et la Hongrie à l’O., a 4,806 kil. carr., et 15(1,000 hab. Récolte de céréales et vin ; élève de bétail; exploit, de sel.
KLAUSTHAL, v. du roy. de Prusse (Hanovre), ch.-l. du capitanat de son nom, sur le plateau occidental du Harz et près des sources de l’innerste, a 7o loi. b. -S.-E. do Hanovre; 10,000 hab. Siège de la direction des mines du Harz; hôtel des monnaies, gymnase, école des mines et des forêts. Le produit annuel moyen des mines s’élève à 24,000 marcs d’argent, et à 48,000 quintaux de plomb et de litharge; on admire les magnifiques constructions hydrauliques de la mine d’argent appelée Dorothée. Bel hôtel du directeur, bâti en. 1726. — Le capitanat dp Klausthal, entre le duché de Brunswick au N. et "à l’E., la Saxe prussienne au S. et au S.-E., et la régence prussienne d’Hililesheim à l’O., a 35 kil. sur 12, et 32,871 hab. Sol sillonné par le Harz. très-boisé et riche en mines.
KLAVEN, nom allemand de Chiayenna.
KLÉBER (Jean-Baptiste), général français, né à Strasbourg en 1753, m. le 14 juin 1800, était fils d’un ouvrier maçon. Deux gentilshommes bavarois lui donnèrent les moyens de venir à Paris étudier les mathématiques et l’architecture, et d’entrer comme élève à l’Ecole militaire de Munich. Engagé au service de l’Autriche, dans le régiment de Kaunitz, où il fut sous-lieutenant, 1776, il donna sa démission en 1783 , parce qu’il n’y avait d’avancement que pour les nobles; il rentra en France, et obtint une place d’inspecteur des bâtiments publics à Béfort. En 1792 , il partit comme volontaire, servit sous Custine, se fit remarquer par sa rare bravoure et ses connaissances militaires, défendit Mayence comme adjudant-général, et commença sa réputation militaire dans ce poste, bien qu’il n’eût pu conserver la ville. Incarcéré après la reddition de la place, puis envoyé général de brigade en Vendée, il se distingua à la rencontre de Torfou, où,avec4,000 hommes, il résista à20,000 Vendéens; il décida la victoire à Cholet, et , après une disgrâce momentanée que lui attirèrent quelques échecs, battit les Vendéens au Mans et à Savenay. Il aurait terminé la guerre civile, si on l’avait laissé maître d’administrer le pays comme il voulait; mais le Comité de salut public fit dresser les échafauds; Kléber témoigna son indignation, et fut exilé. Cependant on avait besoin de ses talents militaires; en 1794, il fut nommé général de division et envoyé à l’armée du Nord, puis à celle de Sambre-et-Meuse. Il se couvrit de gloire à Fleuras, défit les ennemis à Marchiennes, prit Mons, Louvain et Maëstricht , et dirigea le blocus de Mayence pendant l’hiver. En 1795, il fit des prodiges à la tête d’une aile de l’armée de Jourdan, força le passage du Rhin, vainquit le prince de Wurtemberg à Altenkirchen , le général Kray à Kaldieck, le général de Wartensleben à Friedberg. Ces succès allaient être couronnés par la chute de Francfort, lors-
qu’il tomba dans la disgrâce du Directoire, 1797. Retiré à Strasbourg, il y travailla à ses Mémoires. Bonaparte, chargé de l’expédition d’Egypte, et voulant avoir les plus habiles généraux avec lui, demanda Kléber, qui accepta. Il reçut un coup de feu à la tête en escaladant les murs d’Alexandrie. A peine guéri, il accompagna le général en chef en Syrie, se fit admirer à Jaffa, à Gaza, à Corsoum, au Mont-Thabor, à Aboukir. Bonaparte, quittant l’Egypte, confia l’armée à Kléber, qui consentit à la convention d’El- Arisch, pour ramener ses soldats en France; mais l’amiral anglais Keith ayant refusé de ratifier la convention, dont on avait commencé l’exécution en livrant aux Turcs tous les forts de la Haute-Egypte, et exigeant que les Français se rendissent prisonniers de guerre, Kléber, indigné, mit à l’ordre du jour de l’armée la lettre de refus de l’amiral, et la fit suivre de ces simples mots : Soldats, à de telles
insolences, on ne répond que par des victoires : Préparezvous à combattre. » La bataille d’Héliopolis fut gagnée par 10,000 Français contre 80,000 Turcs, et, en moins d'un mois, la Haute- Egypte reconquise. Le vainqueur consolidait habilement son ouvrage, lorsqu’un musulman fanatique l’assassina au Caire. L’éloge de Kléber fut prononcé en Egypte par Fourier; à Paris, par Garat, sur la place des Victoires. Strasbourg lui a élevé une statue colossale en bronze, le 14 juin 1840. Kléber fut véritablement un héros. 11 était d’une taille élevée, d’une belle figure, où respiraient la fierté de son âme et la noblesse de son caractère; il avait une bravoure à la fois audacieuse et calme, une intelligence prompte et sûre, et montra, en Egypte, qu’il savait, au besoin, joindre les talents de l’homme d’Etat et de l’administrateur à ceux du guerrier. J. T.
KLEBERGER (Jean ) , le bon Allemand, vulgairement appelé l'homme de la Boche , né à Nuremberg ( Bavière ) en 1486, m. à Lyon en 1546, prit part à la bataille de Pavie, 1525, où il sauva la vie à François 1er. Il fut le principal fondateur de l’hospice de la Charité. Sa statue en pied a été inaugurée sur la place Kléberger, le 16 sept. 1849.
KLEÈBERG , vge (Bas-Rhin), arr. et à 6 kil. S. -O. de Wissembourg, à 40 kil. S.-E. de Deux-Ponts ; 630 hab. Château qui fut le berceau des rois de Suède de la maison de Deux-Ponts (Charles-Gustave, Charles XI et Charles XII).
KLEEBRONN, vge du royaume de Wurtemnerg (Neckar) ; 1,400 hab. Très-curieux château de Magenheim, sur le mont Michelsberg. Ane. église de S'-frF'diel , autrefois but de pèlerinage.
KLEFEKER (Jean), magistrat, né à Hambourg en 1698, m. en 1775, a laissé : Bibliotheca erudilorum prœcocium, Hambourg, 1717, in-8°; Curœ geographicæ , publié par J. Busch, 1758, in-8°; Collection des lois et ordonnances de Hambourg, 1765-73, 12 vol. in-8°, en allemand, ouvrage important, continué jusqu’à la fin du xvm® siècle par Chr. Anderson, 1783-1801, 5 vol. in-8°. Un catalogue lui attribue un livre singulier, intitulé : le Fondement de la doctrine de la pierre philosophale’, ou la Table d’émeraude d'Hermès Trismégiste expliquée en allemand et vérifiée par l’expérience, par Pyrophilus, Hambourg, 1736, in-4°.
KLEIN (Jean-Théodore), naturaliste, né à Ivœnigsberg en 1685, m. en 1759 à Dantzick, où il était secrétaire du sénat , fut membre de l’Académie des Sciences de S>-Pétersbourg, de la Société royale de Londres, et de l’Institut de Bologne. On a de lui : Naturalis dispositio echinodermalum, Dantzick, 1734, et Leipzig, 1778, in-4°, trad. en français sous le titre d 'Ordre naturel des oursins de mer et fossiles, Paris, 1754, in-8°; Historia piscium naturalis, Leipz., 1802, in-4°, etc.
klein ( Ernest-Ferdinand ) , jurisconsulte, né à Breslau en 1743, m. en 1810, fut appelé à Berlin vers 1780 pour coopérer à la rédaction du code prussien, devint ensuite directeur de l’université de Halle , puis juge au tribunal suprême, enfin secrétaire d’Etat au département de la justice. Il a laissé : Annales de la législation et du droit dans les Etats prussiens, Berlin et Stettin, 1788-1807, 24 vol. in-8°; Principes du droit pénal allemand et prussien, Halle, 1799, in-8° ; Système du droit civil prussien, Halle, 1801, in-8°.
klein (Bernard), compositeur de musique, né à Cologne en 1794 , m. à Berlin en 1832 , reçut des leçons de Cherubini , dirigea la musique de la cathédrale de Cologne, et fut ensuite appelé à l’université de Berlin. 11 réussit peu dans la carrière dramatique ; mais ses oratorios de Job, 1820, de Jephté, 1828, de David, 1830, et sa musique d’église, lui ont fait un nom honorable.
KLEINHARTS, linguiste. V. Clenart.
KLEIST (Ewald Christian de ), poète allemand, né en 1715 à Zeblin (Poméranie) , m. en 1759, entra, en 1736, au service du Danemark , bientôt après à celui de Frédé-
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rie II de Prusse , arriva au rang de major, et mourut des blessures qu’il avait reçues à la bataille de Kunersdorf. Il était soldat plutôt par admiration pour le grand roi que par goût. Cette opposition entre son sort et son cœur, ainsi qu’un amour malheureux , ont probablement contribué à faire de Kleistun poète élégiaque. En 1756, il publia un premier recueil de poésies, un deuxième en 17 58. Son poème le plus célèbre est le Printemps. Il a été traduit en français par Hubert, 1766, par Nicolas Béguelin, 1788, et par Sarrazin, 1802. Après sa mort, le poète Ramier publia les Œuvres complètes de Kleist, 2 vol. in-8°, Berlin, 1760. E. S.
kleist (Henri de), poète allemand, né en 1777 à Francfort-sur-l’Oder, m. en 1811, servit, de 1793 à 1799, dans l’armée prussienne, voyagea ensuite en France et en Suisse, et fut plus tard employé au ministère des finances. En 1806, il prit son congé, et se consacra entièrement à la poésie et aux belles-lettres. A la fin, il tomba dans une profonde mélancolie, et se suicida avec Adolfine Vogel, qu’il aimait passionnément. Les poésies de Kleist se distinguent par l’originalité dans l’invention et par l’élévation du sentiment. Parmi ses drames , on cite Catherine de Heilbronn , le Prince de Hombourg , la Bataille d’Hermann, et une comédie intitulée la Cruche cassée. Il a laissé aussi des Nouvelles et des Contes, 2 vol., Berlin, 1810. E. S.
kleist de nollendorf (le comte) , général prussien, né à Berlin en 1762 , fit la campagne de 1778, servit sur le Rhin en 1795 , se distingua au siège de Mayence, combattit ensuite contre les Polonais , fit partie du corps d’armée qui agit avec les Français contre les Russes en 1812 , reçut le grade de lieutenant général après la défection du duc d’York, fit les campagnes de 1813 et 1814 contre la France, forma la principale attaque de Paris sur les villages de La Villette et de La Chapelle, fut gouverneur du gr.-duché de Berg, et mourut à Berlin eu 1823.
KLEPHTES. V. Armatoles.
KLIAZMA , riv. de la Russie d’Europe, naît à PO. de Dmitrov (Moscou), coule au S.-E., puis à l’E. , passe à Vladimir, reçoit à gauche la Tcherna , la Pekcha et le Loukh , à droite la Soudogda , et se jette dans l’Oka audessous de Gorbatov (Nijni-Novogorod). Cours de 570 kil. , navigable sur 450.
KLIN , v. de la Russie d’Europe , gvt et à 85 kil. N.-O. de Moscou, sur la Sestra; 1,200 hab. Ane. patrimoine do la famille Romanov.
KLINGENMUNSTER , vge de Bavière (Rhin ), à 7 kil. S.-O. de Landau; 1,000 hab. Ruines d’un monastère fondé par Dagobert. Beau château de Landeck.
KLINGENTHAL, hameau (Bas-Rhin) , sur l’Ehn, arr. et à 25 kil. N. -N. -O. de Schelestadt; 1,000 hab. Manufacture impériale d’armes blanches, outils pour l’artillerie et la marine ; instruments aratoires, fleurets, quincaillerie, coutellerie , cuivre rouge.
KLIPPHAUSEN , vge du royaume de Saxe, à 10 kil. O.- N.-O. de Dresdei; 400 hab. Château des princes de Reuss-Kostritz , avec très-belle bergerie de mérinos.
KLOPSTOCK ( Frédéric-Gottlieb), un des grands poètes de l’Allemagne, né àQuedlinbourg (Saxe) le 2 juillet 1724, m.le 14 mars 1803 , étudia à Iéna et à Leipsick , et s’attacha à ce cercle d’hommes éminents dont les livres et les journaux étaient dirigés contre Gottsched , défenseur infatigable des imitatious et des traductions. Cependant il se mêla peu aux disputes des écoles , et au lieu d’écrire pour démontrer que les Allemands devaient songer à produire par eux-mêmes , il se mit à l’œuvre. Quittant les routes frayées , il aborda un sujet plus difficile et plus grand que ceux des poèmes épiques en renom, le Messie, dont les trois premiers chants parurent en 1748. A cette publication l’Allemagne fut saisie d’admiration ; on plaça avec orgueil la nom de l’auteur à côté de ceux d'Homère et de Milton. Klopstock poursuivit l’achèvement de son poème avec la lenteur et le calme que réclamait la majesté du sujet. Après avoir visité la Suisse , et reçu les encouragements de Bodmer, il fit paraître les 5 premiers chants, 1751, et donna, en 1755, les 10 premiers, qui conduisent jusqu’à la mort du Christ. Il habitait alors Copenhague , où l’avait appelé le roi Frédéric V; en 1754, il avait épousé Marguerite Moler, plus connue sous le nom de Méta , et qui est chantée , sous celui de Cidli , dans la Messiade. Les 10 derniers chants de ce poème , qui célèbrent la résurrection et les prodiges dont elle fut accompagnée, ne parurent qu’en 1773. Tout l’ouvrage est écrit en vers hexamètres, à l’imitation des anciens. Klopstock a voulu, comme l’indique le nom de son épopée, chanter la venue du Christ; ce que Milton avait trouvé dans l’Ancien Testament, il le trouva dans le Nouveau, Comme Milton , il est resté fidèle à toutes les
saintes traditions , se permettant seulement, en poète , de choisir les noms, les faits et les dates qui convenaient le mieux à ses chants poétiques. Le poème du Messie est plein de puissance et d’élévation ; les épisodes sont bien amenés, et racontés avec un talent d’écrivain supérieur; mais les discours ont souvent paru trop longs et trop pompeux , les héros trop au-dessus de l’humanité , et les chants qui suivent la mort du Christ n’offrent peut-être plus assez d’intérêt. Malgré ces critiques, la Messiade est le plus beau poème épique de l’Allemagne , et occupe un rang honorable à côté des épopées antiques et modernes. — Outre ce poème , Klopstock a laissé des Odes ; pendant sa longue carrière , il en publia chaque année une série : on y rencontre tour à tour les grâces d’Horace, l’énergie un peu rude des anciens bardes , et l’enthousiasme sincère des poésies hébraïques. Klopstock a écrit aussi trois tragédies : la Mort d'Adam, Salomon, et David; un poème héroïque et patriotique, Hermann ; enfin quelques essais en prose: République des lettres allemandes , 1774; Sur l’orthographie allemande, 1778; Dialogues grammaticaux ,17 94; une correspondance volumineuse et intéressante. Les Œuvres de Klopstock ont été réunies par Gœschen, Leipz. , 1798- 1809 , 7 vol. in-4°, ou 10 vol. in-8° ; et par MM. Spindler et Back , Leipz. , 18 vol. in-8°. Les tomes xm à xxiii, publiés en 1830 , contiennent les œuvres inédites. Enfin il existe une édition en un vol. grand in-80., impr. par Cotta à Stuttgard. La Messiade a été trad. en franç. par d’Horrer, 1825 , 3 vol. in-8° ; par Mme A. de Carlowitz , 1840 , 1 vol. in-12. V. l’Eloge de Klopstock par Dacier (Magasin encyclopédique, 1805, t. il). I, — y.
KLOSTERCAMP. V. Clostercamp.
KLOSTERLE , vge des Etats autrichiens (Bohême), sur l’Eger, à 30 kil. O.-N.-O. de Saaz; 1,000 hab. Grande manufacture de porcelaine et de faïence ; fabr. de dentelles et d’ouvrages en acier.
KLOSTERNEUBOURG, v. des Etats autrichiens ( Basse- Autriche), sur la rive dr. du Danube, à 11 kil. N. deVienne ; 4,000 hab. Riche monastère d’augustins, fondé en 1114, et qui contient une bibliothèque, une école de théologie, des collections artistiques et scieptifiques. Collège mekhitariste arménien. Chantier de construction de la flottille du Danube. Vins estimés. Fabr. de maroquins, dentelles, produits chimiques, etc.
KLOSTERSEVEN. V. Closterseven.
KLUBER (Jean-Louis), publiciste allemand, né en 1762 àThann près de Fulde,m.en 1839, étudia aux universités d’Erlangen, de Giessen, et de Leipzig, obtint le grade de docteur en droit en 1785 , et débuta dans la carrière littéraire par deux dissertations de Arimanniâ , un Essai sur l’histoire de la juridiction féodale , et la publication de la Petite bibliothèque de jurisprudence , qu’il continua jusqu’en 1794. Professeur de droit à Erlangen dès 1786 , employé par le margrave d’Anspach-Baireuth et par le cabinet prussien à des négociations diplomatiques, instituteur du prince électoral de Bade en 1804, professeur à l’université d’Heidelberg en 1807 , il alla suivre en 1814 les opérations du congrès de Vienne. Les membres de ce congrès eurent plusieurs fois recours à ses lumières. Il publia successivement : Actes du congrès de Vienne dans les années 1814 et 1815, Erlangen, 1815-19, 8 vol., avec un Supplément en 1835 ; Coup d’œil sur les négociations diplomatiques du congrès de Vienne, Franef., 1816 ; leDroit public de la confédération germanique, ibid. , 1817 , ouvrage aussi remarquable par l’excellente disposition des matières que par la profondeur des commentaires; le Droit des gens de l’Europe, Stuttgard , 1819. Kluber avait été appelé à Berlin en 1817, et attaché au département des affaires étrangères ; il se retira en 1833 , à cause des entraves que l’on mettait à sa pensée et aila vivre à Francfort-sur-le-Mein. Il fit paraître encore : les Sources du droit public de la Confédération germanique, Erlangen, 3e édit. , 1830; de l'Indépendance des tribunaux et de l’autorité souveraine de leurs arrêts, Franef., 1832; Traités et observations historiques, politiques et juridiques, ibid. , 1830-34, 2 vol. Il était membre correspondant de l’Institut de France. B.
KLUIT (Adrien), historien et publiciste, né à Dordrecht en 1735, m. à Leyde eu 1807 , professa à Rotterdam , La Haye, Alkmaër et Middelbourg. Une chaire de statistique fut créée pour lui en 1806. On a de lui, entre autres ouvrages : Historia critica comitatus Hollandiœ et Zelandiœ , Middelbourg, 1777-82, 4 part. in-4°; Histoire de l'administration politique de la Hollande jusqu’en 1795, Amsterdam, 1802-1805, 5 vol. in-8°, livres très-intéressants.
KLUNDERT , v. du roy. de Hollande ( Brabant septentrional) , à 17 kil. N.-O. de Bréda; 2,200 hab. Prise par Dumouriez en 1793.
KNO