‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 30 sur 864 · K OC · texte numérisé non relu

K OC

KNARED , brg de Suède, à 33 kil. S.-E. de Holmstad. Traité entre le Danemark et la Suède , en 1613.

KNARESÎJOROUGH , paroisse et brg d’Angleterre, comté et à 26 kil. O. -N. -O. d’York (West-Riding) , sur la Nidd ; 5,404 hab. Fabr. importante de toiles. Ruines de la forteresse où Richard II fut enfermé après sa déposition. Près de là est une fontaine incrustante et pétrifiante.

KNEF, dieu égyptien, le 1er des trois Kaméfis ( V . ce mot). Emanation première de l’Etre incompréhensible, principe fécondateur et créateur, à la fois mâle et femelle, il était représenté sous la figure d’un homme au teint bleuâtre , la tête couverte de magnifiques plumes , et un sceptre à la main; de sa bouche sortait l’œuf primitif, qui a donné naissance aux autres êtres. Kuef avait des temples célèbres à Canope et à Syène.

KNELLER (Godefroi), peintre de portraits, néàLubeek en 1648 , m. en 1723 , eut pour premier maître Rembrandt, séjourna longtemps en Flandre, étudia les grands maîtres en Italie, et vint se fixer à Londres , où Charles II le nomma son premier peintre. Sans être doué d’un talent éminent , Kneller acquit une vogue et une fortune immenses. Les plus grands princes de l’Europe lui commandèrent leur portrait , et le comblèrent de distinctions flatteuses.

KNESSELAERE, brg de Belgique ( Flandre orientale) , à 26 kil. O. de Gand; 3,000 hab. Fabr. importante de toiles.

KNIPHAUSEN , anc. seigneurie souveraine et le plus petit Etat de la Confédération germanique , enclave du duché d’Oldenbourg , sur le golfe de l’Iahde ; 4,510 hect. , Ou 28 kil. carr. ; 3,100 hab. Ch.-l. , Kniphamen , vge de 50 hab. Le comte résidait à Varel. — Dans l’empire d’Allemagne , Kniphausen était une seigneurie immédiate. Réunie en 1807 à la Hollande, en 1810 au départ, français de l’Ems-Oriental , en 1813 au duché d’Oldenbourg, elle fut, sur les réclamations du comte de Bentinck qui eu était propriétaire, déclarée Etat indépendant en 1826. La maison d’Oldenbourg l'a définitivement achetée en 1854.

KNISTENAUX (les), peuple indigène de l’Amérique du Nord, répandu dans le Haut-Canada et le district du Saskatehawan , entre le lac Ouinipeg à l’E. et les monts Rocheux à l’O. ; population, 20,000 têtes.

KN1TTLINGEN , v. du royaume de Wurtemberg (Neckar), à 30 kil. O. de Heilbronn , sur la frontière de Bade; 2,250 hab.

IvNOBELSDORF ( Jean-George-Wenceslas de), architecte , né en 1697 , m. en 1753 , servit dans l’armée prussienne jusqu’en 1730, puis étudia la peinture et l’architecture, voyagea en Italie et en France, et fut nommé, par le grand Frédéric, inspecteur général des édifices royaux. Il a bâti le château de Sans-Souci, une partie de ceux de Charlottenbourg et de Dessau, et l’opéra de Berlin.

KNOLLES (Robert) , capitaine anglais, né vers 1317 dans le comté de Chester, m. vers 1406 , pénétra en 1349 dans le Berry et l’Auvergne, fut repoussé, et prit part , l’année suivante, au combat des Trente. Commandant d’une partie de l’armée qui battit Duguesclin à Auray en 1364 , il fut défait à son tour par ce connétable près de Pont-Villain en 1370. Il devint grand sénéchal de Guyenne.

KNORR DE ROSENROTH ( Christian ) , baron allemand, né à Alt-Rauten près de Liegnitz en 1636 , m. en 1689 , releva les sciences rabbiniques et cabalistiques , excella dans la jurisprudence et la chimie , et fut nommé conseiller et chancelier du comte palatin de Sulzbach. Un a de lui , entre autres ouvrages : Kabbala denudata , seu doctrina Hebrœorum transcendentalis , 4 parties en 2 tomes in-4°, Sulzbach, 1677; Kabbale b denudatæ tomus secundus , id est liber Sohar restitutus , Francfort, 1683, in-4°.

KNOUT, instrument de supplice en usage chez les Russes. C’est une courroie.'de cuir dure et épaisse, ou un assemblage de nerfs de bœuf, qu’on attache à l’extrémité d’un bâton, de manière à s’en servir comme d’un fléau. Ou en frappe le patient, qu’un petit nombre de coups peut tuer.

KNOW-NOTHINGS , parti d’origine récente aux États- Unis de l’Amérique du Nord. Ennemis déclarés de tout ce qui est émigrant ou naturalisé , ils se donnent comme les véritables représentants de la nationalité américaine , demandent la réforme radicale des lois de naturalisation , condamnent d’une manière absolue l’admission aux droits politiques et aux emplois administratifs de quiconque n’est pas né sur le sol ou d’un père américain , et , mêlant le fanatisme religieux au fanatisme politique , soutiennent l’incompatibilité do la République américaine protestante avec l’Eglise catholique romaine.

KNOX (John), un des principaux chefs de la Réforme en Ecosse , né en 1505 à Gifford (Lothian oriental) , m. en

1572 , fit ses études pour entrer dans les ordres ; mais séduit par les discours de G. Wishart, il embrassa la Réforme, et se mit bientôt lui-même à la prêcher avec ardeur. Nommé prédicateur à Sl-André, 1547 , il y fut fait prisonnier avec la garnison et emmené en France , s’échappa, se rendit à Londres , et dut à ses succès comme prédicateur d’être choisi pour chapelain par Edouard VI , 1552. L'avènement de la reine Marie le força de chercher un refuge à Genève près de Calvin , 1554. Les vœux des chefs du parti protestant le rappelèrent en Ecosse ; ses sermons irritant de plus en plus le clergé catholique , Knox fut sommé de comparaître à Edimbourg, et condamné par contumace à être brûlé; il était déjà revenu à Genève. Il y publia un virulent pamphlet, intitulé : Le premier son de la trompetle contre le monstrueux gouvernement des femmes, 1557, dirigé contre la reine Marie et la régente d’Ecosse Marie de Lorraine. A l’avénement d’Elisabeth , 1558 , Knox revint en Angleterre , d’où il dut sortir par ordre de la reine , se rendit en Écosse en 1559 , prêcha avec violence contre l’idolâtrie de la messe , et souleva dans Perth une révolte des protestants, qui détruisirent les églises et les monastères catholiques. Excité par lui, le parlement écossais adopta une confession de foi qui interdisait l’exercice de la religion catholique et lui substituait le culte presbytérien. Marie Stuart, rappelée de France par les Ecossais, trouva en lui un cruel ennemi , qui , de concert avec Elisabeth, la diffama publiquement dans ses sermons, même en sa présence, ne l’appelant jamais que la nouvelle Jézabel. Sous Jacques VI , Knox continua de diriger les réformés par ses sermons et ses ordonnances. On a de lui : Appel de Jean Knox contre le jugement du tribunal d' Edimbourg , 1558, Genève ; Lettres à la reine Marie. On publia après sa mort son Histoire de la Réforme en Ecosse.

KNOXVILLE , v. des Etats-Unis (Tennessee), sur la rive dr. de l’FIolston,à l’E. de Nashville; 5,000 hab. Université fondée en 1807.

KNUT. V. Canut.

KNUTSFORD , v. d'Angleterre , comté et à 45 kil. N.-E. de Chester; 4,200 hab. Fil à coudre et à tisser;, tanneries. Courses annuelles de chevaux. Près de là est la belle résidence de lord Tabley.

KOBAD , roi de Perse. V. Cabadès.

KOBBÈ , v. cap. du Darfour, à 580 kil. O.-N.-O. de Sennaar; 6,000 hab. Un des entrepôts du commerce de l’intérieur de l’Afrique.

KOBBI , v. de Nigritie, dans le roy. d’Haoussa, à 100 kil. N.-E. de Sakatou.

KOBI ou COBI i Désert de), partie occidentale des déserts et des steppes du plateau central de l’Asie, dans l’empire chinois; 3,300 kil. sur 730. Il y a quelques oasis, mais nulle trace d’habitations. On nomme Chamo la partie orientale des mêmes déserts; de 800 à 1,500 mèt. de haut.

K0BLEN2 , nom allemand de Ooblentz.

KOBURG , nom allemand de Cobourg.

KOBURGER (Antoine), imprimeur du xve siècle, m. en 1513, imprima à Nuremberg, et peut-être aussi à Lyon, de 1471 à 1513. Ses éditions de la Bible sont recherchées.

KOCH (Christophe-Guillaume de), historien et publiciste français, né en 1737 à Bouxwiller (Alsace), m. en 1813, étudia le droit à l’université protestante de Strasbourg, fut nommé en 1766 bibliothécaire de cette ville, en 1780 professeur de droit public, en 1791 député à l’Assemblée législative, où il s’éleva contre les excès révolutionnaires, subit un emprisonnement après le 10 août, journée fatale, contre laquelle il s’é.ait prononcé, recouvra sa liberté au 9 thermidor, et, en 1795, reprit à Strasbourg sa place de professeur. Nommé membre du Tribunat en 1802, il reçut, en 1808, une pension de retraite de 3,000 fr., et, en 1810, le titre de recteur honoraire de l’Académie de Strasbourg. Ses principaux ouvrages sont : Tableau des révolutions de l'Europe depuis le bouleversement de l’empire romain jusqu’à nos jours, 1813-1814, Paris, 4 vol. in-8°; Tables généalogiques des maisons souveraines de l'Europe, 1782, in-4° ; Sanctio-pragmalica Germanorum illuslrata, 1789 ; Histoire abrégée des traités de paix depuis la paix de Westphalie, 1796, 4 vol. in-8», et , avec augmentations de Schoell , Paris, 1817-18, 15 vol. in-8° ; Table des traités entre la France et les puissances étrangères, depuis la paix de Westphalie jusqu'à nos jours, Bâle, 1802, 2 vol. in-8°. Koch est un historien exact , judicieux et savant. Tous ses ouvrages sont utiles, et composés avec beaucoup de méthode et une grande lucidité; son Tableau des révolutions de l’Europe, publié dès 1807, 3 vol. in-8°, est un des livres qui ont le plus contribué à éclaircir l’histoire du moyen âge; il a su y renfermer, dans un cadre étroit, le récit animé de tous les événements importants de l’histoire moderne.

KOCHER, rivière du royaume de Wurtemberg, affluent dr. du Neckar, passe à Aalen et Hall; cours de 200 kil. Flottage important.

KOOHHEIM , v. des Etats prussiens ( prov. du Rhin ) , sur la Moselle, à 40 kil. S.-O. de Coblentz; 2,500 liai). Fabr. de draps, cuirs, potasse.

KOCKELBURG , en hongrois Kukullovar, brg de Transylvanie, dans le comitat de ce nom, sur le Petit-Kockel, à 50 kil. N.-E. de Carlsbourg. Beau château des comtes de Bethlen. — Le comitat de ICockelburg, au S. de ceux de Maros et de Thorda, avait 1,556 kil. carrés, 90 kil. sur 30, et 80,000 hab. Ch-1., Dieso-Szent-Marton.

KODAVENKIAR. V. Khodawendiguiar.

KUDJAK ou KADIAK ( îles 1 , groupe d’iles de l'Amélique (États-Unis), au N.-O., dans le Grand-Océan, séparé du continent par le détroit de Kenaïskoï. La plus grande et la plus fertile, appelée particulièrement Kodiak, a 200 kil. de long sur 24 à 30 de large, et 3,600 hab., occupés de chasse et de pêche; le ch.-l. est St-Paul, par 57» 46’ 50” lat. N., et 154° 33’ 39” long. O. Pêche de la baleine ; connu, de fourrures ; export, de glace en Californie. ■ — Les Russes ont vendu ces îles aux Etats-Unis, 1867.

KODJEND. V. Khodjend.

KOEBERG ER (Wenceslas), peintre, né à Anvers en 1560, m. en 1634, apprit les éléments de la peinture dans l’atelier de Martin de Vos, puis alla passer quelques années en Italie. Il était aussi très-bon architecte, ingénieur distingué et savant numismate. L’arcliiduc Albert l’attacha au service de la cour. Koeberger construisit les fontaines et dessina tous les ornements du château de Tervueren. L’église de Notre-Dame à Montaigu , celles des âugustins à Bruxelles et à Anvers, et beaucoup d’autres édifices religieux furent bâtis sur ses plans. On le regarde comme l’introducteur des monts-de-piété en Belgique. Il présida encore au dessèchement de grands lacs , entre autres, de celui qu’on voyait jadis près de Dunkerque. Comme écrivain , il a laissé un traité sur la peinture, la sculpture et l’architecture. On le regardait , à juste titre, comme le coloriste le plus habile des Pays-Bas, avec Abraham Janssens, avant que Rubens les éclipsât. A. M.

KŒCHL1N (Samuel), manufacturier, né à Mulhouse en 1719, m. en 1771, fonda dans sa ville natale, en 1746, la première manufacture d’indiennes connue.

kœchlin (Jean), fils du précédent, a fondé, sous le nom d’institut de Mulhouse , une espèce d’école de commerce, qui eut un grand succès.

kœchlin ( Jacques), fils du précédent , né à Mulhouse vers 1770, m. en 1834, a puissamment contribué au développement de l’industrie en Alsace et à la prospérité de ce pays par les grandes et belles manufactures qu’il y a exploitées. Généreux et bienfaisant, il soulagea les populations pauvres dans les temps difficiles, et sut, comme maire de Mulhouse, calmer l’agitation des esprits. Il fut député de l’Alsace de 1820 à 1830, et siégea avec l’opposition. — Son frère Nicolas, né en 1781, combattit sous le maréchal Lefebvre en 1814 contre les alliés , fut député de 1830 à 1841, et donna tous ses soins à l’exécution du chemin de fer de Strasbourg à Bâle. Il a fondé tout un quartier de Mulhouse, et donné le vaste édifice qui sert de local à la Société industrielle, à la Chambre de commerce, et à la Bourse de cette ville. Il est mort en 1852.

KŒLLIN. V. Kollin.

KŒLN, nom allemand de Cologne.

kœln-an-der-spree , jadis ville indépendante d’Allemagne, réunie, depuis le xive siècle, à Berlin , et auj. un des quartiers de cette capitale. Avant leur jonction , Kœln et Berlin eurent de fréquentes querelles, violemment réprimées par l’électeur Frédéric II , dit la Dent-de-Fer.

KŒMŒRN. V. Komorn.

KŒNIG (George-Mathias), biographe, né en 1616 à Altdorf , m. en 1699, occupa, à partir de 1647, dans l’université de sa ville natale, les chaires d’histoire, de langue grecque et de poésie, et devint en 1655 bibliothécaire. On à de lui : Bibliotheca vêtus et nova à prima mundi origine , Altdorf, 1678, in-fol., catalogue des écrivains des différentes nations.

kœnig (Samuel), mathématicien , né en 1712 à Budingen (Hesse), m. à La Haye en 1757, enseigna les mathématiques à la marquise Du Châtelet , fut nommé membre de l’Académie des Sciences de Paris en 1740, professeur de philosophie à Franeker en 1745, de philosophie et de droit naturel à La Haye en 1749, et bibliothécaire du stathouder de Hollande. Il eut avec Maupertuis une querelle fameuse au sujet d'une découverte que ce savant s’attribuait; Kœnig la rapportait à Leibnitz.

kœnig (Frédéric), inventeur de la presse mécanique

typographique, appliqua cette invention à l’impression du Times , journal anglais. On lui doit aussi les presses à vapeur de la Gazette d’Augsbourg. Il mourut en 1833 à Oberzell , où il avait fondé un établissement pour la fabrication de cgs machines.

KŒNIGGRÆTZ ou KŒNIGINGRÆTZ , en bohémien Kralowy-Hradecz, v. forte des Etats autrichiens (Bohême), sur la rive g. de l’Elbe, au confl. de l’Adler, à 102 kil. E.-N.-E. de Prague; 6,000 hab. Ch.-l. de cercle. Evêché suffragant de Prague. Tribunal criminel. Gymnase, séminaire ; haras ; fonderie de canons. — Le cercle de Ivœniggrætz, au N.-E. de la Bohême, entre ceux de Gitschin à l’O . , de Chrudim au S., les Etats prussiens (province de Silésie) à l’E. et au N., a 2,916 kil. carrés, 83 kil. sur 53, et 340,000 hab. V. Sadowa, au Supplément.

KŒNIGINNHOF ou KŒNIGSHOF, v. des Etats autrichiens (Bohême), sur la rive gauche de l’Elbe, à 24 kil. N. de Kœniggrætz; 4,600 hab. Fabr. et imprimerie de cotons.

KŒNIGSBERG , c.-à-d. Mont du roi , en latin moderne llegiomontium ou Mans regius , v. forte des Etats prussiens, cap. de la prov. de Prusse et ch.-l. de régence, la 2e résidence royale, à 650 kil. N.-E. de Berlin, et à 1,700 kil. N.-E. de Paris, sur le Pregel , qu’on y passe sur 7 ponts, à 15 kil. E. de la'Baltique, par 54° 42’ 50” lat. N. et 18° 9’ 42” long. E. ; 101,507 hab. Tribunaux. Université trèscélèbre, fondée en 1544; bibliothèque, musée, jardin botanique, observatoire, séminaire de pasteurs évangéliques ; écoles de sourds-muets , d’aveugles , d’arts et métiers , de musique ; nombreuses sociétés savantes. La ville se compose des quartiers d’ Altstadt , Lœbenieht , Kneipliof , Sackslieim , Rossgarten , et plusieurs faubourgs. Commerce maritime considérable : grains, chanvre, lin, fil, laine, denrées coloniales. Brasseries. Fabr. de faïence, ouvrages en ambre jaune, cuirs maroquinés ; fonderies de fer, raffineries de sucre. La cathédrale contient les tombeaux des grands-maîtres teutoniques. On remarque aussi le palais de Keyserling, le tombeau de Kant, l’arsenal, la statue équestre de Frédéric-Guillaume III sur le Kœnigsgarteu. Fondée en 1255, d’après le conseil du roi Ottokar II de Bohême, par l’ordre Teutonique, comme appui contre les Samlandais, Kcenigsberg, après l’établissement de la Réformation en 1523, devint la capitale du nouveau duché de Prusse. En 1701 , l’électeur Frédéric III de Brandebourg s’y fit couronner roi de Prusse. De 1806 à 1810, elle fut la résidence de la cour. En 1843, on commença de nouvelles fortifications. Chemin de fer sur Berlin, et projeté, sur Varsovie. — La régence de Kœnigsberg, bornée au N. par la Baltique et la Russie, à l’E. par la Russie et la régence de Gumbiunen, au S. par la Pologne, à l’O. par les régences de Dantzicket de Marienwerder, a 2,210,000 hect., et 938,059 hab. Sol montagneux au S., arrosé par le Pregel, le Guber, et la Passarge ; beaucoup de lacs ; sur la côte sont les lagunes dites Frische-haff et Kurische-hnff.

kœnigsberg, v. des Etats prussiens (Brandebourg), régence et à 75 kil. N. de Francfort-sur-l’Oder, à 52 kil. N.-O. de Custrin , sur la Norike ; 5,000 hab. Gymnase. Fabr. de draps, tissus de coton, cuirs, chapeaux, bonneterie.

kœnigsberg, v. des Etats autrichiens (Bohême), à 34 kil. S.-O. d'Ellenbogen , sur la rive dr. de l’Eger; 3,300 hab. Ane. château-fort. Commerce de grains et de houblon.

kœnigsberg, vge de Bavière (Bas-Mein), à 26 kil. N.-O. de Bamberg; 800 hab. Patrie de J. Millier, dit Re~ giomontanus, et du comte de Seckendorf.

kœnigsberg , en hongrois Uj-Banya, v. de Hongrie (Bars), sur le Gran, à 41 kil. N.-O. de Kremnitz; 3,800 hab. Mines d’or et d’argent autrefois importantes; pierres meulières.

KŒNIGSBRUCK ou KUNSBERG , v. du roy. de Saxe, à 26 kil. N.-E. de Dresde, sur le Plaulsnitz; 1,884 hab. Ch.-l. de seigneurie. Fabr. de rubans, faïence et poterie.

KŒNIGSHOF. V. Kœniginnhof.

KCENIGSHOFEN , v. du gr.-duché de Bade, sur la Tauber, à 20 kil. S.-E. de Wertheim; 1,500 hab. Patrie de G. Schott.

kœnigshofen-in— GRABFELDE , v. de Bavière (Bas- Mein), à 66 kil. N.-E. de Wurtzbourg, 8 S.-E. de Biscliofsheim; 1,600 hab. Château.

KŒNIGSHOVEN (Jacques Twinger, dit), chroniqueur, né à Strasbourg en 1346, m. en 1420, est auteur d’une Chronique alsacienne et strasbourgeoise, en latin, conservée en ms. à la bibliothèque de Strasbourg, mais dont un abrégé en allemand a paru en 1678, in-4°.

KŒN1GSHUTTE, vge du roy. de Prusse, à 22 kil. S. de

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