‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 290 sur 864 · PEN · texte numérisé non relu

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PENTACONTARQUE, officier ou magistrat de l’anc. Grèce, ayant 50 hommes sous ses ordres.

PENTACOSIARQUE , officier ou magistrat qui commandait à 500 hommes dans l’anc. Grèce.

PENTACOSIOMÉDIMNES , nom donné chez les Athéniens aux citoyens qui possédaient un revenu annuel équivalant à 500 médimnes (26,000 litres) tant en grains qu’en fruits. Rs formaient la lre classe dans l’Etat, d’après la constitution de Solon.

PENTAPOLE , nom donné, dans l’antiquité et au moyen âge , à des pays composés de cinq villes principales : 1° Pentapole libyenne ou CYRÉNAÏQUE ( V. ce mol ) ; 2® Pentapole du Jourdain, composée des 5 villes de Sodome, Gomorrhe, Adama, Séboïm , Zoar ou Ségor; 3° Pentapole des Philistins, ou Palestine propre, au S. de la l’erre-Sainte, entre la Méditerranée à l’O. et jles tribus de Dan et de Siméon à l’E., avec les 5 villes de Gaza, Ascalon, Azoth, Accaron, et Geth; c’est auj. le Faleslin; 4° Pentapole dorienne, union des 5 villes doriennesduS.-O. de l’Asie-Mineure,Cnide,Cos, Lindos, Jalisos et Camiros, dont les députés se rendaient, pour célébrer des jeux en l’honneur d’Apollon Triopien, au temple bâti sur le cap Triopion, près deCnide; le vainqueur recevait un trépied d'airain, mais devait le consacrer au dieu. Un Halicarnassien vainqueur ayant emporté le trépied chez lui, Halicaruasse fut exclue de la ligue dorienne, qui, d’Hexapole quelle était, devint une Pentapole; 5° Pentapole italienne, conquise sur les Lombards par Pépin le Bref, donnée par lui aux papes, et comprenant, sur la côte de l’Adriatique , les 5 villes de Rimini , Pesaro , Fano , Sinigaglia, et Ancône, c.-à-d. les provinces italiennes de Pesaro-et- tlrhino, et d’Ancône. C. P.

PENTATEUQUE (du grecque pente, cinq ; leukos, livre). Les Septante ont ainsi nommé les cinq premiers livres de l’Ancien Testament : la Genèse, VExode, le Lévilique, les Nombres, et le Deutéronome (P. ces mots). Les Juifs appellent l’ensemble de ces 5 livres Thorah (loi).

PENTATHLE, ensemble des cinq exercices Olympiques ( V . ce mol).

PEN IECOTE, c.-à-d. cinquantième (jour), fête instituée par l’Eglise en mémoire de la descente du S1 Esprit sur les Apôtres, laquelle eut lieu 50 jours après la résurrection de J.-C. — La Pentecôte des Hébreux rappelait que Dieu leur avait donné sa loi sur le montSinai, 50 jours après la sortie d’Egypte. On offrait au Seigneur les prémices de la moisson de froment , sous la forme de deux pains levés.

PENTÉL1QUE, auj. Penleli, montagne del’Attique, tirait son nom du dème de Pentélé, situé à ses pieds, et était un rameau détaché du Parnès, séparant le bassin du Céphise de celui du Charadros. Son marbre blanc était sans égal pour l’architecture, comme celui de Paros pour la sculpture. Les carrières sont loin d’être épuisées ; on y trouve encore des tambours de colonnes, que les anciens ont laissées inachevées. La cime était couronnée d’une statue de Minerve. Il y a auj. un monastère, l’un des plus riches de l’Orient avant la guerre de l’Indépendance. C. P.

PENTEYRN ou PENDRAGON, nom que portait le chef de la confédération des Bretons, dans la Grande- Bretagne.

PENTHEE , Pentheus , fils et successeur d’Echion, roi de Thébes, s’opposa à l’introduction du culte de Bacchus dans ses Etats , et fut déchiré vif par sa mère Agavé et par les Ménades.

PENTHESILEE , reine des Amazones et alliée de Priam, fut tuée pendant le siège de Troie par Achille, qui, en la dépoui, liant de ses armes, frappé de sa beauté, la pleura.

PENTHIEVRE , fort de France 1 Morbihan), à 7 kil. N. de Quiberon, sur l’isthme qui joint cette presqu’île au Continent.

penthièvre (Comté de), comprenait les terres de Guingamp, Lamballe , Moncontour , La Roche-Esnard , Loudéac, et Jugon. Il fut créé en 1034 pour Eudes ou Eudon , 2e fils de Geoffroi, comte de Rennes et duc de Bretagne. Réuni au duché en 1272, il en fut encore détaché en 1317 pour Guy, 2e fils d’Arthur IL Jeanne, fille de Guy, épousa Charles de Blois, célèbre par sa guerre contre Jean de Montfort. Jean V de Montfort reprit le comté de Penthièvre en 1420. Ce comté fut érigé en duché par Charles IX, en 1569, pour Sébastien de Luxembourg; par Louis XIV, en 1697, pour son fils naturel, le comte de Toulouse. Il passa par mariage, en 1769, dans la maison d’Orléans. Un fils du prince de Joinville, né en 1845, a reçu le titre de duc de Penthièvre.

penthièvre (Louis-Jean-Marie de bourbon, duc de), né à Rambouillet en 1725, m. en 1793, fils du comte de

Toulouse et dernier héritier des fils légitimés de Louis XIV. Il perdit son père à 12 ans, fit ses premières armes sous le maréchal de Noailles, se distingua à Dettingen, à Fontrnoy, et garantit la Bretagne d’une descente des Anglais. Retiré ensuite dans son château de Rambouillet, puis à Sceaux , il se livra aux exercices d’une piété ascétique. Une partie de ses immenses revenus était distribuée en aumônes, ou destinée à fonder des établissements d’utilité publique. La perte de sa femme, princesse de Modène, les événements du 10 août 1792, l’assassinat de la princesse de Lamballe, sa belle-fille, avancèrent sa fin. Sa popularité était telle, qu’elle le préserva de tous les excès révolutionnaires. Il fut le protecteur de Florian. V. Mémoires sur la vie de Mqr de Penthièvre , par Fortaire , 1808, in-12. Sa Vie par Mlne Guénard est un roman.

PEN LIMA, v. du royaume d’Italie, dans la province d’Aquila, à 6 kil. S. de Popoli ; 2,416 hab. Bâtie avec les ruines de l’anc. Corfinium.

PENTLAND, détroit formé par l’océan Atlantique entre la pointe N. de l’Ecosse et les îles Orcades; 38 kil. de long sur 20 de large. Navigation dangereuse par la violence des marées et des courants.

PÉXULE. T. Pænula.

PENVENAN, vge (Côtes-du-Nord), arr. et à 20 kil. N.-E. de Lannion; 302 hab.

PENZA, v. de la Russie d’Europe, ch.-l. de gouvernement, au confluent de la Penza et de la Soura, à 1,397 kil. S.-E. de S'-Pétersbonrg, 698 S.-E. de Moscou; par 53n 30' lat. N., et 43° 18' long. E. ; 24,360 hab. Evêché, tribunaux. Commerce actif de cuirs et savons. Manuf. de verrerie et cristaux Foire importante. — Le gvt de Penza, entre ceux de Nijni-Novogorod au N., de Simbirsk à TE., de Saratov au S., et de Tambov à l’O., est divisé en 10 districts ; 38,950 kil. carr. ; 233 kil. sur 226 ; 1,188,535 hab., Baskirs, Kalmouoks, Tchérémisses, Tchouvaches. Sol fertile, agriculture florissante; exportation de grains; fer, toiles, draps, etc. Fabr. de tapis en écorce de tilleul.

PENZANCE, brg et paroisse d’Angleterre (Cornouailles), port sur la Manche, à 100 kil. S.- O. de Launceston, 70 de Bodmin, 16 E. du cap Land’s-End ; 8,600 hab. Sociétés géologique, des sciences et des lettres, etc. Riches mines d’étain. Fabr. de lainages communs. Climat très-doux, qui a fait nommer cette ville le Montpellier de l’Angleterre. Patrie de Davy.

PÉON, Pœon, médecin des dieux selon la mythologie grecque, guérit Mars, blessé par Diomède, et Pluton, blessé par Hercule.

PÉONIE , Pœonia, pays de la Grèce septentrionale, borné au N. par le mont Scomius, à TE. par la Thrace vers le fleuve Nestus, au S. par la Macédoine, à l’O. par le mont Seardus ; arrosée par l’Axius et le Strymon. Les Péoniens étaient de race pélasgique; ils allèrent au secours des Troyens contre les Hellènes. Celles de leurs tribus qui habitaient à l’E. du Strymon, furent soumises par les Perses, 513, et transportées en Asie ; les tribus occidentales échappèrent à ce joug, grâce à leurs singulières habitations, qui consistaient en cabanes construites au milieu du lac Prasias, sur des pilotis très-élevés. Elles conservèrent leur indépendance, pendant que les tribus orientales passaient de la domination des Perses sous celle des Odryses. Philippe et Alexandre, laissant aux Péoniens leurs rois indigènes, firent entrer leurs troupes dans leurs armées. Ce peuple suivit dès lors les destinées de la Macédoine; et, dans le partage que firent les Romains du pays, après la défaite de Persée, la Péonie à l’E. de l’Axius fit partie du 2e district, et la Péonie à l’O. , du 3®. Lors de la division de l’Empire au iv® siècle, elle forma, avec quelques cantons voisins, la Macédoine seconde ou Salutaire. C. P.

PEPARÈTHE, Peparethus, auj. Piperi, île de la mer Egée, au N.-E. d’Halonèse; célébré par ses vins.

PKPÈ (Guillaume), général napolitain, né à Squillacs en 1782, m. en 1855, entra à l’Ecole militaire de Naples, embrassa la cause républicaine lors de l’invasion des Français , combattit à Portici les troupes du cardinal Ruffb, mais, après le retour des troupes royales à Naples, fut retenu 6 mois en prison et banni. Il entra dans la légion italienne, revint dans sa patrie en 1801, essaya d’exciter un soulèvement en Calabre, fut pris, réussit à s’échapper, et servit Joseph Bonaparte, puis Murat, dont il fut officier d’ordonnance. Nommé baron et lieutenant-général, il conserva ses titres après la restauration de Ferdinand IV. Mais, ayant pris part à la révolution de 1820, il dut s’enfuir en Espagne, et de là en Angleterre. On le vit reparaître, en 1848, dans le soulèvement de la Lombardie, et il retourna à Londres après le triomphe des

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Autrichiens. 11 a laissé une Relation des événements... de | 1820 et 1821, et des Mémoires.

PÉPIN de Landen ou le Vieux, chef Austrasien du pays de Hasbain (partie de la Tongrie ), se déclara en 613 pour Clotaire II, en haine de Brunehaut. Il réclama ensuite, 622, la séparation de l’Austrasie, obtint que Clotaire y envoyât pour roi son fils Dagobert, et fut imposé comme maire pat les leudes au jeune roi. A la mort de Clotaire, 628, il conserva la mairie; mais son pouvoir tut amoindri psr le gouvernement vigoureux de Dagobert, roi de tous les Etats frànks réunis. Aussi profita-t-il de la fuite volontaire des Austrasiens dans la bataille contre Samo, 631, pour rappeler qu'il fallait ménager ce peuple indépendant, et il obtint une nouvelle séparation de l’Austrasie, avec Sigebert II pour roi; mais Dagobert, en lui laissant encore la mairie, l’obligea à résider près de lui en Neustrie, et Pépin ne retourna à Metz qu’après la mort du prince.

11 mourut en 640, laissant un fils, Urimoald, qui fut maire après lui, et une fille, Begga, qui épousa Anségise, fils de Sl-Arnoul de Metz, et de qui descendit toute la race Carolingienne. Son surnom de Landen vient du lieu où il fut inhumé. Il avait soutenu énergiquement les prédications de S1 Arnaud sur les bords et au delà du Rhin, service qui, joint à ses vertus, lui a valu d’être canonisé. Fête, le 21 février. A- C.

pépin d’héuistal ou le Gros, fils de Begga et d An- -ségise, petit-fils de Pépin de Landen, s'associa aux leudes qui massacrèrent Dagobert II, 678, et, sans autre titre que celui de duc, exerça une influence considérable, grâce à ses immenses domaines des bords de la Meuse, dont un portait le nom d 'tlêrislal. Les leudes neustriens, fuyant la tyrannie d'Ebroïn, excitèrent Pépin et Martin à les venger; mais ils furent vaincus à Leucofao, 680. Le meurtre de Martin par Ebroïn laissa Pépin, héritier de ses terres, plus puissant encore en Austrasie : il conclut une trêve avec Waratto, successeur d’Ebroïn, 681, fut néanmoins attaqué près de Namur, 683, par LJhislemar, fils de Waratto, qui lui tua nombre de ses compagnons, et ne prit lui-même l’offensive qu'en 687, à la suite d’une guerre heureuse contre les Germains, rebelles à la domination austrasienne. Il gagna alors sur Berthaire la bataille de Testry, qui substitua la prépondérance de l’Austrasie à celle de la Neustrie dans la Gaule. Maître de Paris, il laissa à Thierry III , Clovis III , Childebert III et Dagobert III , le titre de roi , mais prit le gouvernement , les trésors royaux, et le commandement de l’armée. De 687 à 714, Pépin fut occupé surtout contre les peuples voisins du Rhin, depuis longtemps hostiles aux Franks et au christianisme. Radbod, chef des Frisons, fut battu une première fois, 689, entre les bouches de la Meuse et du Rhin, dépouillé de la Frise Citérieure, obligé de recevoir les missionnaires anglo-saxons (S1 Willibrod et ses 12 compagnons), défait une deuxième fois,

695, près de Durestadt, contraint de céder à Willibrod,

696, l’archevêché de Wiltbourg (auj. Utrecht) , enfin

soumis définitivement, 711, et forcé de marier sa fille à Grimoald , fils de Pépin. Les Alémans furent soumis à un tribut, à la suite de 3 campagnes, 709, 710, 712. Mais la famille de Pépin fut en proie aux rivalités de ses deux femmes, Plectrude et Alpaide (celle-ci , mère de Charles- Martel ). Le meurtre de l’évêque de Liège, S1 Lambert, et celui de Grimoald, son propre fils, troublèrent ses derniers jours; il mourut, en 714 , après avoir vengé le 2e, exilé Alpaïde et Charles. A. C.

pépin le bref, un des fils de Charles Martel , reçut, dans le partage des domaines de son père, la Neustrie, la Burgundie et la Provence, avee la suzeraineté de l’Aquitaine, sous la condition de la conquérir, 741. 11 aida son frère ainé Carloman , chef de l’Austrasie, à dépouiller et à faire prisonnier Grippon. En face des soulèvements des peuples naguère contenus par Charles Martel , les deux frères rétablirent, en 742, un mérovingien (Childéric III) sur le trône, resté vacant depuis 737, et prirent le titre de maires. Une réforme ecclésiastique, préparée par le concile de Ratisbonne, 742, décidée pour l’ Austrasie dans celui de Leptines, 743, fut appliquée à la Neustrie par le concile de Soissons, 744. Pépin et Carloman s’unirent pour combattre llunald d’Aquitaine; ils prirent Loches, ravagèrent l’Aquitaine, mais furent rappelés dans l’E. ^>ar une révolte des Alémans. Thibaut (Théodebald), fils du duc des Alémans, dut fuir au delà du Danube, et Godfrid, son père, se soumit. En 743, la coalition d’Hunald et d’Odilon de Bavière obligea les deux frères , victorieux d’Odilon sur le Lech, à se séparer: Carloman acheva ’t soumission de la Bavière ; Pépin courut contre Hunald, qui venait de brûler Chartres, et qu’il ne put encore rejoindre.

11 battit, l’année suivante, Thibaut, duc des Alémans, en Alsace, 744, le remplaça par un autre duc, pendant que Carloman opérait en Saxe contre le duc Thierry, 744-45, et menaça l’Aquitaine, 745, avec de telles forces, qu’Hunald s’humilia et prêta serment de vassalité, mais pour abdiquer immédiatement au profit de Waifre. En 747, Carloman s’étant fait moine au Mont-Cassin , Pépin ne tint nul compte des droits de ses neveux, poursuivit Grippon , rendu à la liberté, chez les Saxons et les Alémans, se le fit livrer, et lui donna le duché du Mans avec

12 comtés neustriens, sans en obtenir plus de fidélité. S'appuyant d’une réponse du pape Zacharie, et du consentement des leudes et des évêques, il relégua Childéric III à Sithiu (Sl-Omer), se fit couronner roi à Soissons, 752, et sacrer par S1 Boniface. — Appelé en Septimanie par Ansémond, lieutenant goth du wali arabe, il reçut la soumission de tout le pays, moins Narbonne, dont le siège fut immédiatement commencé et dura sept ans, 752-59; s’assurant de la fidélité des Septimaniens par le respect de leurs lois nationales, il courut dans la Saxe, de nouveau agitée par Grippon , poussa, 753, jusqu’au Wéser, imposa aux Saxons de l’O. un tribut de 300 chevaux et le respect des prêtres chrétiens, fit tuer son frère à Maurienne, et termina la campagne par la prise de Vannes et l’imposition d'un tribut aux Bretons. Le pape Etienne II vint alors solliciter son secours contre Astolphe, roi des Lombards, et le sacra une 2e fois, 754, ainsi que ses deux fils. Astolphe fut vaincu aux Cluses, 754, assiégé dans Pavie, obligé de payer tribut à Pépin , et de s’engager à remettre au pape les villes de l’Exarchat; loin de le faire, il assiégea Rome après le départ de Pépin. Le roi frank revint, en 755, en Italie, et, maître de l’Exarchat, le refusa aux sollicitations de l’empereur d’Orient, pour le donner au saintsiège avec la Pentapole ; donation qui a créé la puissance temporelle des papes. De retour en Gaule , il écrasa de nouveau les Saxons, 758, reçut l’hommage des Carinthiens effrayés du voisinage des Avares, et, maître enfin de Narbonne par trahisôn , 759, reconnu pour suzerain par l’émir arabe de Barcelone , il commença, en 760, la guerre d’Aquitaine , qui dura 8 ans. La lre année, il ravagea le Berry et l’Auvergne; la 2e, il punit par le sac de Bourbon-1’ Archambault et de Clermont, et par le ravage du Limousin , les dévastations commises par Waifre en Burgundie ; la 3e, il prit Bourges et Thouars ; la 4e, malgré la défection de Tassillon, duc de Bavière, qu’avait gagné Waifre, il dévasta les vallées de la Vienne, de la Vézère, de la Dordogne et du Lot , et battit Waifre près de Cahors ; après un an passé sur les bords du Rhin pour surveiller la Germanie et soumettre Tassillon, il fit écraser, en 765, un corps de Wascons devant Tours , un autre en Septimanie , et reçut la soumission de nombreux Aquitains, irrités de voir leur duc brûler ses villes pour se réfugier dans les pays montueux de la Dordogne ; enfin, dans les 3 dernières années, prenant l’Aquitaine à revers par la Septimanie,

il soumit toutes les cités du Midi, y établit des colonies ' frankes , principalement à Turenne (Torinnia) , poursuivit Waifre dans les contre-forts des monts d’Auvergne , s’empara desa famille, le traqua de nouveau dans la forêtd’Edobol ( forêt de Ver ) , et enfin apprit qu’il avait été assassiné par quelques-uns des siens. Il mourut lui-même peu de jours après, ayant admirablement préparé la grandeur de son fils Charlemagne. Son surnom de Bref (petit) ne lui a pas été donné par ses contemporains ; le moine de S*-Gall et l’Astronome sont les premiers qui en fassent mention, en rapportant l’anecdote célèbre du combat contre un taureau et un lion. A. C.

pépin le Bossu , fils naturel de Charlemagne et d’IIimil trude, fut négligé par son père, persécuté par Fastrade, flatté de l’espoir du trône par les ennemis de Charlemagne, et prit part à plusieurs complots contre sa vie. Il fut battu, rasé, et enfermé d’abord, en 792, dans le monastère de Sl-Gall, ensuite, en 794, dans celui de Prum (diocèse de Trêves). Il mourut en 811. A. C.

pépin , 2« fils de Charlemagne , fut sacré roi d’Italie à l'âge de 4 ans par le pape Adrien 1er, en 781. Après la déposition de Tassillon de Bavièie, il devait porter aussi, 796, le titre de roi de Bavière. En 788 , ses troupes avaient battu, dans le Frioul , les Avares, d’intelligence alors contre Charlemagne avec les Grecs et Adalgise ; en 791 , il les avait, avec son père, attaqués au fond de la Pannonie. De concert avec Louis, roi d’Aquitaine, il obligea, 793, Grimoald 111, duc de Bénévent, à rentrer dans le devoir, et, plus heureux encore en 796 dans sa dernière guerre contre les Avares, il força leur ring , pénétra jusqu’au confluent de la Drave et du Danube , détruisit leur empire , et revint dans Aix-la-Chapelle eu offrir les dé-

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pouilles à son père. Pendant ce temps , Adalhard de Corbie gouvernait l’Italie en son nom , et son excellente administration lui permit de trouver de nouvelles ressources pour humilier une deuxième fois Grimoald, 803. Dans le partage que Charlemagne fit de son empire à Thionville, 806 , Pépin reçut , avec le titre de roi d Italie, la Lombardie , la Bavière, sauf 2 villes, l’Alémanie du S. du Danube , tout l’E. du Rhin-Supérieur avec Coire et le Thurgau. Il augmenta ce royaume de la Corse , 806 , et des Iles Vénitiennes, 810, Rialto seule exceptée. Il mourut eu 810, laissant, entre autres enfants , Bernard, qui fut roi d’Italie. A. C.

pépin, petit-fils du précédent, et fils de Bernard, roi d'Italie, fut, par son deuxième fils Herbert 1er, sire de Péronne, la tige des comtes de Vermandois.

pépin 1er, roi d’Aquitaine, 2e fils de Louis le Débonnaire et d’Hermengarde. 11 obtint, dans le partage d’Aix-la- Chapelle , 817, l’Aquitaine , la Waseonie ou Gascogne , le Carcassez en Septimanie, le Nivernais, l’Autunois , l’Avallonais. Subordonné à son père et à Lothaire, il dépouilla, 81>1, Loup-Centule de la Waseonie Citérieure , fit marcher, 824 , Lbles et Aznar contre les Basques , qui , vainqueurs à Roncevaux , gardèrent Aznar, leur compatriote, pour en faire leur chef national, sans rompre avec l’Empire, enfin dégagea, 827 , Bernard, duc de Gothie-Orientale, bloqué dans Barcelone par le Goth rebelle Aizon et son allié l’Arabe Abou-Menvan. Irrité de la création du royaume d’Alémanie en faveur de Charles le Chauve (diète de Worms, 829 ) , quoiqu’il ne fût pas lésé, il se ligua avec ses frères et Wala , abaissa avec eux la majesté impériale àCompiègne, 830, arracha Judith du couvent de Ste-Marie de Laon , et la relégua à Sle-Radegonde de Poitiers sous la garde de ses officiers. Mais , gagné par la promesse d’une augmentation de territoire , il se rapprocha de Louis le Débonnaire, et en reçut effectivement la Bretagne et la Neustrie Occidentale (entre Seine et Loire), plus, sur la rive droite de la Seine, Chàlons , Meaux, Amiens et le Ponthieu. Il avait espéré hériter de l’autorité de Lothaire; déçu dans cet espoir, il ne comparut pas au plaid de Thionville (octobre 831), où fut accompli le rétablissement de Louis le Débonnaire, de Judith et de Bernard de Septimanie; et, quand celui-ci, accusant l’ingratitude de la cour, se fut retiré dans son gouvernement (Septimanie et Marche d’Espagne) , il reçut son hommage , et le laissa soulever contre l'Empereur le parti indépendant de l’Aquitaine. De là , on 832 , à la diète de Joac ( Limousin ) , la confiscation de la Septimanie et de la Marche d’Espagne par l’Empereur, et la captivité de Pépin , dont le royaume fut transféré à Charles le Chauve. Mais Pépin s’échappa de Trêves, souleva l’Aquitaine, opéra en Alsace , 833, sa jonction avec ses frères , prit part à la déposition de Louis le Débonnaire ( Champ du Mensonge , 30 juin 833) , et obtint de Lothaire , reconnu empereur, de nouvelles concessions de terres. Mais bientôt il contribua, avec Louis le Germanique , à la restauration de son père , 834 , et, en lui amenant ses milices à Blois , obligea Lothaire à s’humilier devant le vieil empereur ; aussi reçut-il au partage de Crémieux , en 834 , quelques nouvelles fractions de territoire. Louis le Débonnaire enleva plus tard à Pépin toute la partie de la Neustrie située à l’E. de la Basse-Seine, de l’Eure et de l’Yonne; la Waseonie s’était affranchie, avec Aznar, de sa suzeraineté. Ahruti par l’habitude de l’ivresse, Pépin supporta ce double affront, assista même , en 838 , au couronnement de Charles le Chauve à Kiersy , et mourut peu après des suites de ses débauches. Il bâtit les abbayes de Sl-Jean-d’Angély , de Sl-Cyprien de Poitiers, et de Brantôme (en Périgord). A. C.

pépin il , fils du précédent , fut , au partage de Worms , 839 , dépossédé de l’Aquitaine par Louis le Débonnaire au profit de Charles le Chauve, mais reconnu pour chef par les Aquitains. Après la mort de l’empereur, 840, il fut protégé par Lothaire , se joignit à lui contre Charles et Louis le Germanique (bataille de Fontanet, 841 ), et, battu avec lui , fut , au traité de Verdun , 843 , dépouillé une 2e fois de l’Aquitaine; il s’y maintint néanmoins, reçut l’hommage de Guillaume de Toulouse , fils de Bernard de Septimanie , battit près d’Angoulême , 844 , les troupes de Charles le Chauve , lui fit lever le siège de Toulouse , et en obtint , à titre de fief , la cession de l'Aquitaine , moins le Poitou , la Saintonge et l’Angoumois , 845. Abandonné , 848 , par ses sujets à cause de son inaction en face des Normands , il s’unit à ces pirates , reprit Toulouse avec eux, 849 , mais, après leur départ , dut se réfugier chez les Basques , dont le chef Sanche le livra, en 852, à Charles le Chauve. Il fut enfermé à Sl-Médard de Soissons, s’en échappa, 854, se forma en Aquitaine, 854-56, un parti contre Charles,

s’unit de nouveau aux Normands , 856 , les aida à prendre Poitiers et plusieurs autres villes , 857 , et obligea Charles à lui faire des concessions de territoire. Mais, en assiégeant une dernière fois Toulouse, 864, à la tête des Normands il tomba dans une embuscade, fut envoyé à Pistes, condamné à mort par les grands du royaume, et jeté par Charles le Chauve dans une étroite prison , à Scnlis ; il y mourut bientôt. Ses alliances avec les Normands encore païens l’avaient fait surnommer l 'Apostat. V. Jacobs , Pépin Il , roi d' Aquitaine , Paris , 1850. A. C.

PEPLUM. V. Panathénées.

PEPOLI (Roméo), riche citoyen de Bologne, voulut devenir le tyran de sa patrie, se forma un parti dit de l’Echiquier , fut attaqué dans sa maison en 1321, parvint à s’échapper, et mourut eu exil.

pepoli ( Taddeo), fils du précédent, fut rappelé à Bologne en 1327, chercha, en 1334, à succéder au cardinal Bertrand du Poiet chassé par une émeute, ne réussit à saisir la souveraineté qu’en 1337, et la garda jusqu’à sa mort en 1349. — Ses fils, Jean et Jacques Pepoli, vendirent Bologne aux Visconti de Milan, 1350.

PEPYS (Samuel), secrétaire de l’amirauté anglaise sous Charles II et Jacques II, et président de la Société royale de Londres, avait contribué à la restauration des Stuarts. 11 résigna ses fonctions à l’avénement de Guillaume III. On a de lui des Mémoires intéressants.

PÉQUIGNOT (Jean-Pierre), peintre de paysages, né en 1765 à Baume-les-Dames (Doubs), m. en 1806, à Naples. Ses tableaux se distinguent par la poésie, la noblesse du dessin, la beauté des lignes, et une grande délicatesse d’exécution.

PÉQU1N pour Béguin. V. Béguinages.

PERA, faubourg de Constantinople (V. ce mot).

PERACAMPS, vge d’Espagne, province et à 52 kil. de Lérida, 60 de Barcelone, au milieu de défilés célèbres par une défaite des Carlistes (février 1840 1 ; ce fut leur dernier effort en Catalogne; le général Van-Halen, qui commandait les troupes royalistes, reçut le titre de comte de Peracamps.

PÉRAK, v. de la presqu’île de Malacca, sur une rivière de même nom. Ch.-l. d'un royaume tributaire de Siam, et riche en étain et en mines d’or.

PERALTA, v. d’Espagne (Navarre), située à 45 IdL S. de Pampelune, sur la rive g. de l’Arga; 3,500 hab Patrie de Calasanzio. Vins dits de Rancio.

PÉRAN, hameau (Côtes-du-Nord), arr. et à 19 kil. S. de SGBrieuc. On y voit un camp vitrifié, peut-être celtique, mais différent des châteaux de verre d’Ecosse, de ceux de Sle-Suzanne et de Château-Gonthier. On y a trouvé une médaille de Germanicus.

PËRAY (SAINT-), ch.-l. de cant. (Ardèche), arr. et à 14 kil. S. de Tournon, au pied des Cévennes; 1,469 hab. Aux environs se trouvent les ruines du château de Beauregard, prison d’Etat , et du château de Crussol, dont les ducs furent la tige de la maison d’Uzès. Récolte d’excellents vins blancs mousseux, en particulier ceux du coteau de Hongrie, et du clos Gaillard. Exploitation de pierres calcaires.

PERCEVAL (Spencer), homme d’Etat anglais, né à Londres en 1762, m. en 1812, était le 2e fils de John Percerai, comte d’Egmont et 1er lord de l’Amirauté sous le ministère de lord Bute. Il fut avocat, entra à la Chambre des communes en 1797, se fit remarquer, parmi les soutiens du ministère, par son éloquence et ses connaissances en matière de finances, devint solliciteur, procureur-général , chancelier de l’Echiquier en 1807, 1er lord de la trésorerie en 1809, et fut assassiné à la porte du Parlement par un certain Bellingham, dont il n’avait pas, diton, accueilli les réclamations.

PERCHE, Pertica ou Decempeda, mesure de longueur chez les anc. Romains. Elle valait 10 pieds (2m,96|. — anc. mesure française agraire, en usage avant le système métrique. Elle était le centième de l’arpent, mais avait, suivant les provinces, 18, 20 ou 22 pieds ( 3un,85 ; 6m,50, ou 7-», 15).

perche (Le) Perlicum, Pertensis ou Pertisensis pagus, anc. pays de France, entre la Normandie au N., le Maine à l’O. et au S., l’Orléanais et l’Ile-de-France à l’E., était divisé en 4 parties : 1° le Haut-Perche ou Grand-Perche (auj. dans les départ. d’Eure-et-Loir et de l’Orne), v. princip. : Corbon, Mortagne, Bellesme, Nogent-le-Rotrou; 2° le Bas-Perche ou Perche-Gouel (auj . dans les départements d’Eure-et-Loir et de la Sartlie), v. princ. : Brou, Alluyes, Autho’i, Montmirail ; 3° les Terres françaises, ne comprenant que la Tour-Grise de Verneuil et l’abbaye de Tirou; 4° le Thimirais ou les Terres démembrées (auj. dans le départem.

PER

PER

d’Eure-et-Loir), v. principales: Châteauneuf, Bressoles , Bazoche, Senonches, Champron. Le Kaut-Perchc et les Terres françaises faisaient partie du grand-gouvernement de Maine-et-Perche, le Bas-Perche, de celui de l’Orléanais ; le Thimerais, de celui de l’Ile-de-France.

PERCIER (Charles), architecte, né à Paris en 1764, m. en 1838, était fils d’un ancien militaire, devenu l'un des concierges du jardin des Tuileries, et qui dirigea son éducation vers les arts. A 19 ans, il entra dans l’atelier de Peyre le jeune, qui tenait une école d’architecture alors célèbre, et passa ensuite dans l’atelier de Gisors. Un projet de jardin des plantes lui valut, en 1786, le grand prix d’architecture, et il partit pour Rome. La vue de la ville éternelle produisit sur lui un tel éblouissement, que, dans son ardeur de tout voir et de tout étudier, il ne savait d’abord comment diriger ses études. Percier retrouva à Rome Fontaine, son camarade d’atelier ; ils travaillèrent en commun, et dès lors commença entre eux une association de talents qui dura un demi-siècle ( V. Fontaine). La pension des architectes n’était alors que de trois ans; Percier envoya, en 1790, pour son travail de 3e année, une restauration de la colonne Trajane, si belle, si bien exécutée, qu’elle excita l’admiration de l’Académie d’archi-

tecture. Cependant Home était devenue pour lui comme une seconde patrie : il y prolongea son séjour d’étude pendant une 4e année, mais à ses frais, et grâce à une petite^ ressource qu’il se procura en dessinant un projet d’hôtel pour un prince pulonais. Percier et Fontaine, rentrés à Paris en 1791, habitèrent ensemble, et menèrent d’abord une vie de labeur et de privations; pendant quelque temps , ils furent occupés à faire des dessins de meubles pour l’ébéniste Jacob, et contribuèrent à sa célébrité et à sa fortune, en renouvelant les formes alors en usage, et s’inspirant, avec goût et mesure, de cc que

I antiquité avait de plus élégant en ce genre. Des projets de monuments mis au concours par le gouvernement, et jamais exécutés, des dessins de décorations pour l’Opéra, commencèrent la réputation des deux amis. Us débutèrent obscurément dans les travaux effectifs de leur art sous les ordres de Gisors, chargé de construire la salle des séances de la Convention dans le palais des Tuileries, puis celle du Conseil des Cinq-Cents au palais Bourbon. Peu api’ès le 48 brumaire, le peintre David désigna Percier au 1er consul pour des travaux qu’il voulait faire à son domaine de la Malmaison. Il fallait être présenté au maître; l’artiste modeste et timide s’en effrayait, et voulait refuser l’illustre client qu’on lui proposait : mais Fontaine s’y opposa : ils étaient déjà si inséparables, qu'il prit la proposition comme lui ayant été faite aussi , et alla avec son ami à l’audience du consul, auquel ils plurent, et qui accepta en eux un architecte en deux personnes. De cc moment, leur carrière fut assurée. Nous avons dit à l’article de Fontaine quels grands et beaux travaux ils exécutèrent; nous ajouterons ici que Percier, dans cette noble association, fut plus spécialement l’homme de cabinet. Sa vie sédentaire lui permit d’avoir des élèves , et beaucoup de nos plus brillants architectes contemporains sont sortis de son école. Percier était extrêmement simple dans ses goûts; il n’avait d’autre passion que son art, e* meme, après être arrivé à la fortune, il menait le trair le plus modeste. Recherchant peu le monde, et exemp d ambition, il disait dans sa vieillesse que les deux plu* >eaux jours de sa vie avaient été sa lr® communion et soi grand-prix de Rome. Percier entra à l’Institut en 1811

II a laissé, sur son art, divers ouvrages faits en société

avec Fontaine (F. ce nom). Le caractère distinctif de son talent est une exquise justesse de goût, secondée par une très-grande habileté dans le dessin. Ses préceptes et ses travaux ont ramené l’art dans la voie de la belle architecture grecque et romaine. C. D y

P ER C'Y , famille noble d’Angleterre, eut pour chef Guillaume Percy, venu de Normandie avec Guillaume le Conquérant en 1066, et s’éteignit en 1670.

percy ( Henri), commandantdes troupes d’Edouard III 1^46> sur Ii)avi<1 Bruce, roi d’Ecosse, la bataille de iscvill s Cross, et le fit prisonnier.

percy (Henri), créé comte de Nort-humberland par Richard II en 1377, fut ensuite desservi auprès de lui, contribua a 1 élévation d’Henri IV, de la maison de Lancastre, battit en 1402, à Ilalidon-Hill , les Ecossais coramandes par le comte de Douglas, se brouilla, l’année sui-

batahie de si6”" ^ ’ pnt.les armes co,ltre lui< Perdit >a bataille de Shrewsbury, ou son fils Hotspur (ardent au

combat) fut tue fit sa soumission, et obtint sa grâce; mais s étant revo te de nouveau, il périt en combattant dans le comté d’York, 1406.

percy (Thomas), comte de Northumberland , fut accusé d’avoir favorisé les projets du duc de Norfolk pour la délivrance de Marie-Stuart, se révolta contre la reine Elisabeth, fut pris et décapité, 1571.

percy (Thomas), érudit anglais, né à Bridgenorth (Shropshire) en 1728, évêque de Dromore (Irlande) depuis 1782, m. en 1811. Il préluda par un poème traduit du chinois, llan-Kiou-Chouun , 4 vol. in-12, 1761, des Mêlantes chinois, 2 vol. in-12, 1762, et une traduction d’après l’islandais de Cinq morceaux Je poésie runique, 1763, à ses lteliques de poésie anglaise , 1765, recueil fort inégal de ballades anciennes et modernes, qui influa sur le goût anglais, et suscita peut-être W. Scott , Coleridge et Wordstvorth. Il donna encore un Manuel du Nouveau Testament , 1774, adopté depuis par les universités, une ballade: l'Ermite de Warkivortli , 1771, et une traduction, avec notes, des Antiquités du Nord de Mallet.

percy (Pierre-François, baron), chirurgien militaire, né en 1754 à Montagney (Doubs), m. à Paris en 1825, reçut à 21 ans le grade de docteur en médecine à Besançon, vint alors perfectionner ses études à Paris, remporta pendant plusieurs années tous lès prix de l’Académie de chirurgie, et fut aussi couronné 16 fois par les principales Académies de l’Europe. Pendant les guerres de la Révolution, il remplit les fonctions de chirurgien en chef dans les armées de la (Moselle, de Sambre-et-Meuse, du Rhin, etc., et partagea avec Larrey l’honneur de l’institution des chirurgiens ambulants pour soigner les blessés au milieu même du champ de bataille. En 1814, il sauva à Paris près de 12,000 blessés des armées alliées. Député du Doubs à la Chambre des Cent-Jours, il se trouva à son poste à Waterloo, et, fut destitué par la Restauration. Il fut un des plus habiles chirurgiens militaires que la France ait eus. On a de lui : Mémoire sur les ciseaux d incision, Paris, 1785, i:i-4°- Manuel du chirurgien d'armée , ibid. , 1792, in-12; Pyrotechnie chirurgicale, ou l'Art d'appliquer le feu en chirurgie, Metz, 1794, in-8° ; des articles dans le Magasin encyclopédique, le Dictionnaire des sciences médicales. V. Ch. Laurent, Histoire de la vie et des ouvrages de Percy, composée sur les manuscrits originaux, Versailles, 1827, 1 vol. in-8°.

percy, ch.-l. de cant. (Manche), arr. et à 26 kil. S. de SVLô ; 437 hab. 11 a donné son nom à une illustre famille d’Angleterre.

PERDICCAS 1er, roi de Macédoine, 695-647 av. J.-C.

perdiccas il, roi de Macédoine, 452-429 av. J.-C., prit parti pour Sparte contre Athènes dans la guerre da Péloponèse.

perdiccas iii, roi de Macédoine, 366-360 av. J.-C., eut à défendre son trône contre deux compétiteurs, Pausanias et Ptolémée Alorités, l’emporta avec l’appui de l’Athénien Iphicrate, et fut tué dans un combat contre les lllyriens.

perdiccas, un des généraux d’Alexandre le Grand, reçut l’anneau de ce prince mourant, fut régent au nom de Philippe Arrhidée et d’Alexandre Aigus, et fit le partage des provinces, sans s’en réserver aucune. Il donna l’ordre à Pithon d’exterminer les Grecs établis en colonie dans la Haute-Asie, et qui voulaient retourner dans leur patrie. Son mariage avec Cléopâtre, sœur du conquérant, fit croire aux autres généraux qu’il voulait se donner des droits à la royauté macédonienne : menacé par une ligue de Ptolémée, d’Antigone, de Cratère et d’Antipater, il alla attaquer Ptolémée en Egypte, perdit une bataille près de Memphis, et fut tué sur les bords du Nil par quelquesuns de ses officiers, en 321.

PERDU (Mont), un des sommets des Pyrénées, sur le versant espagnol (Aragon), à 40 kil. N.-E. de Jaca ; 3351 mèt. de hauteur.

PERDUELLION, Perduellio , nom que les anc. Romains donnaient au crime de haute trahison; il venait de perduellis, qui signifia d’abord un ennemi : le crime de perduellion était donc un acte d'ennemi. Il comprenait les attentats contre la république, tels que conspiration ou rébellion; ceux contre les citoyens romains, en les faisant battre de verges ou mettre en croix, ce qui était contraire à leur inviolabilité. La perduellion ne pouvait être jugée que dans les comices par centuries. La culpabilité entraînait la peine de mort. C. D — y.

PÈRE-EN-RETZ ( SAINT-) , ch.-l. de cant. (Loire- Inférieure |, arr. et à 11 kil. S. de Paimbceuf; 885 hab.

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