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GÉNÉRAL

DE BIOGRAPHIE, D’HISTOIRE

DE GÉOGRAPHIE ANCIENNE ET MODERNE, ETC

K. Les Romains adoptèrent cette lettre, qui était le nappa des Grecs. Ils l’employèrent dans certains mots comme kalendœ , calendes, kaput , chapitre de loi , dans le nom propre Kœso pour Cœso, dans Kalumnia, calomnie. On marquait, au front, d’un K, les calomniateurs avérés, afin qu’ils ne pussent plus accuser en justice. Quelques auteurs ont employé le K comme une lettre numérale représentant 250 livres, et, avec un trait au-dessus k, 250,000 livres. — Dans ies chartes et les diplômes du moyen âge , le K est employé , suivi d’une ou de deux lettres, comme abréviation : kr , chorus; kr. c , car a civilas; krm. , carmen ; KS. , chaos ; k. t. , capile lorisus.

ICA AB , poète arabe. V. Caab.

ICAABA (la). V. Caba.

ICAADEN , en bohémien Kadanie , v. de Bohême , à 25 kil. N.-N.-O. de Saaz, sur la rive g. de l’F.ger; 3,500 hab. Mines de houille; manuf. de draps et indiennes; fabr. de fil de fer ; commerce de blé.

KAAFJORD, vge de Norvège (Finmark) , sur le golfe d’Alten. Riche mine de cuivre avec fonderie, exploitée par des Anglais depuis 1822.

KAARTA, roy. indigène de l’Afrique occidentale (Sénégambie), au pays des Mandingues, entre le Bambara à l’E., le Ludamar au N., le Kassou à l’O., et le Fouladou au S. ; v. princip. ; Elimané, Kemmou, et Nioro, capitale actuelle. On en tire de la poudre d’or et de l’ivoire.

KA AW BOERHAAVE f. Abraham ), médecin, né en 1715 à Gravenhaaes , près de Leyde, m. en 1758 , neveu et élève du célèbre Boërhaave , fut médecin de l’empereur de Russie. Parmi ses ouvrages , il en est un assez remarquable , où l’auteur établit l’existence d’un principe vital : Impelum faciens diclum Hippocratis, etc., Leyde, 1746, in-8°. D — G.

KABAILS. V. Kabyles.

ICABAN-KOULAK ou BEILE-KOUL , lac de l’Asie centrale , un des plus considérables de l’Asie , dans le pays des Kirghiz. Il reçoit le Tchouï.

kaban-maaden, v. de la Turquie d’Asie, eyalet et à 44 kil. N.-O. de ICharbout, prés de la rive gauche de l’Euphrate. Aux environs, exploit, d’argent, cuivre et fer.

KABARDAH ou CABARDIE, pays de la Russie d’Europe,(région Caucasienne, territ. du ICouban et du Térek), est divisé en Grande-Kabardah , dans le bassin du Kouban , et Pelite-Kabardah , dans la partie moyenne du bassin du Térek. Climat doux , sol fertile. Les habitants, qui forment 6 hordes , cultivent peu la terre , mènent la vie nomade ou pastorale , et se livrent au brigandage.

KABBALE (la). V. Cabale.

KABËS, v. de la régence de Tunis. V. Cabès.

KAB1NDA, v. de Guinée. V. Cabinda.

KABOU , pays de l’Afrique occidentale (Sénégambie) , entre le Rio- Grande et le cours supérieur de la Gambie. Climat chaud , humide et malsain. Sol arrosé par le Geba, et fertile en céréales, riz , coton , indigo. On en tire de la poudre d’or et de l’ivoire.

KABOUCKAN, v. de la Perse (Khoraçau), à 110 kil. N.-O. de Meschehed. Résidence d’un chef indépendant.

KABOUL, anc. Cophès (F. ce mot); rivière d’Asie, naît dans l’Hindou-Kho, arrose dans l’Afghanistan la prov. de Kaboul , passe à Kaboul, Djelalabad , et se jette" dans le Sind au N. d’Attock. Cours de 350 kil. , trop rapide pour que la navigation soit possible.

kaboul, eu anglais Caubul, v. d’Asie, cap. de la prov. de Kaboul et de tout l’Afghanistan, à 320 kil. N.-E. de Kandahar, sur le Kaboul, par 34° 10’ lat. N. et 66° 55’ long. E.; 60,000 hab. Citadelle dite Bala-liissar, renfermant un palais royal. Riches bazars. La douceur du climat et la fertilité du territoire en font une des villes les plus délicieuses de l’Asie. Fabr. de soieries, cotonnades, tapis, châles. Grand marché aux chevaux. — Prise par Nadir-Chah en 1739, elle devint, sous Timour-Chah, en 1774, la capitale de tout l’Afghanistan. Les Anglais l’ont saccagée en 1842.

kaboul (Province de), partie de l’Afghanistan, entre le Tocharistan au N. et au N.-O., le royaume d’Hérat à l’O., les prov. de Kandahar et de Siwistau au S., le Pendj jab à l’E.; 200 kil. sur 80; ch.-l., Kaboul, bol montueux, mais arrosé, peu fertile. Quelques mines inexploitées d’or, d’argent et de fer. Peu de commerce et d'industrie : cuirs, tapis, tissus de coton.

kaboul ( royaume de). V. Afghanistan.

KABR-IBRAHIM ou KHATIL, petite v. de la Turquie d’Asie (Syrie), anc. Cariath-Arbé ou Hébron, à 35 kil. S. de Jérusalem; 5,000 hab. On y montre, dans une mosquée, anc. église bâtie par l’impératrice Hélène, les tombeaux d’ Abraham et de Sara, et, dans une église gothique, ceux d’Isaac , de Rebeoca, de Jacob , de Rachel et de Joseph. Verrerie, la seule que possède la Syrie.

KABYLES ou KABAILS, peuple indigène de l’Afrique septentrionale, dans les parties montueuses de la chaîne de l’Atlas (Algérie et Maroc). De race berbère, ils ont été primitivement nomades; les invasions des divers conquérants de l’Afrique les ayant chassés des plaines et refoulés vers les lieux d’accès difficile, ils ont modifié leurs habitudes, pris une vie sédentaire, cultivé les champs, bâti des villages, exploité plusieurs genres d’industrie. Ils sont forgerons, maçons, taillandiers, armuriers, fabricants de monnaie, construisent des pressoirs à huile, dressent des ruches à abeilles, connaissent la cuisson des tuiles, la fabrication du savon et de la poudre. D’un esprit pratique et positif, simples et rudes, ils sont doués du don de l’imitation et de l’aptitude des doigts et des mains. On a retrouvé en eux les mœurs et les qualités des Auvergnats et des Savoyards, la sobriété à toute épreuve, le labeur infatigable, la plus sévère épargne, l’honnêteté, la franchise, mais en même temps la violence de caractère, l’opiniâtreté dans les ressentiments. Les Kabyles opposent à la domination française une grande résistance, 1 qui parait avoir, en partie, pour cause principale l’appré-

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