‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 4 sur 864 · hectares. Pop., 435,000 hab. La Kabylie estdivi · texte numérisé non relu

hectares. Pop., 435,000 hab. La Kabylie estdivi

6ée en tribus, indépendantes les unes des autres, se gouvernant elles-mêmes, et dont la fédération n’a pas de caractère permanent ni d’institutions centrales. Les chefs de tribu sont nommés, par tous les membres de la tribu, pour 6 mois ou pour un an. — Les deys d’Alger n’exerçaient aucune autorité sur la Kabylie, et Abd-el-Kader essaya vainement d’y faire accepter la sienne. L’occupation de Bougie par les Français, en 1833, n’amena même pas la soumission des tribus les plus voisines. Ce fut seulement en 1844 que la vallée de Sebaou fut conquise. Après des expéditions sans résultats décisifs en 1844, 1845 et 1846, une grande partie du territoire Kabyle a été soumise en 1847, et, trois ans après, le général Leroy de Saint- Arnaud a subjugué le reste. V. Supplément. B.

KACHAN, v. de Perse. V. Kaschax.

KACHAU, v. de Hongrie. V. Kaschau.

KACIIEMYR. V. Cachemire.

KACHENAH, v. de Nigritie. V. Kaschna.

KACHGAR, v. et riv. du Turkestan chinois. V. Kaschgar.

KACHIN, v. de Russie. V. Kaschin

KACHIRA, v. de Russie. V. Kaschira.

KACHM1R. V. Cachemire.

KADANIE. V. Kaaden.

KADDALOR ou GONDELOUR, en anglais Cuidalore, v. de l’Hindoustan anglais (Madras), à 20 kil. S. -O. de Pondichéry, entre deux bras du Palaour.

KADDAPA, CODDAPA ouCUDDAPA, v. de l’Hindoustan anglais , présid. et au N.-O. de Madras, sur le Panaar. Autrefois résidence d’un radjah, vassal du souverain de Golconde. Prise en 1800 par les Anglais, qui y ont bâti une prison pour les condamnés aux travaux forcés. —Le district de Kaddapa a été formé d’une partie de l’ancienne prov. de Balaghat.

KADER-BILLAH, petit-fils de Moctadir, 25e calife abbasside, 991-1031. Il régna sous la tutelle des Bouïdes, et n'exerça qu’une autorité spirituelle. Sous son règne, Mahmoud le Ghaznévide fonda en Perse le vaste empire des Ghaznévides. D.

K ADI. V. Oadi.

KADIAK (lies). V. Kcdiak.

KADICHAH, 1» femme de Mahomet, née en 564, m. en 628, riche marchande de la tribu des Koraïchites, avait eu déjà deux maris, lorsqu’à l’âge de 40 ans elle épousa le prophète qui n’en avait que 25, et qu’elle avait employé comme facteur ou intendant. Elle eut de lui 4 fils et 4 filles, entre autres Fatime.

KADI-KEUI, anc. Chalcédoine, vge de la Turquie d’Asie, sur la mer de Marmara, vis-à-vis de Constantinople, à 3 kil. S.-E. de Scutari. Dévasté par un incendie, en 1855.

KADJAAGA ou KAYAGA. V. Gaeam.

IvADJARS (Dynastie des), dynastie turcomane, originaire du Khoraçan. Son chef, Mohammed-Hassan, fils d’un gouverneur du Mazendéran , se rendit indépendant vers 1748, à la faveur des troubles qui suivirent la mort de Thamas-Khouli-Khan. Maître de Mazendéran, du Ghilan et d’Asterabad, il les transmit à son fils Aga-Mohammed. En 1794, les Kadjars montèrent sur le trône de Perse, qu’ils occupent encore maintenant.

kadjars on gadjars (Monts), chaîne de montagnes de l’Asie, au N. du plateau de Ivobi, fait partie du système des monts Célestes, et se rattache vers l’E., du côté de la Mongolie, aux cimes du Ta-Hang.

KADLUBEK ou KADLUBKO (Vincent), historien polonais, né à Kariwow près d’Opatow (Gallicie), fut prévôt de Sandomir, puis évêque de Cracovie en 1208, résilia sa dignité en 1218, et mourut dans une maison de l’ordre de Citeaux en 1223. On a de lui : Historia Polonica, cum commentant) Anonymi , Dobromisl, 1612; 2e édit., Leipzig, 1712, à la suite de l’histoire de Dlugosz. Cette histoire s’étend depuis les premiers rois de Pologne jusqu’en 1202.

KADNIKOV, v. de la Russie d’Europe, ch.-l. de district, dans le gvt et à 42 kil. N.-N.-E. de Vologda;

2.000 hab. Commerce de goudron et de poix tirés des forêts voisines.

KADOM, v. de la Russie d’Europe, gvt et à 258 kil. N. de Tambov; 6,500 hab. Victoire des Russes sur les Bulgares, en 1209.

KADSAND ou CASSANDRLA, ile du roy. de Hollande

(Zélande), entre la mer du Nord au N., l’Escaut occidental au N.- E., et divers canaux au S. et au S.-O.; 16 kil. sur 7. Ch.-l., Kadsand, à 20 kil. S.-O. de Middelbourg, 4 N. de l’Ecluse; 700 hab. Beaux pâturages; fromages renommés. — Autrefois rattachée à la Flandre hollandaise, cette île reçut, au xvi» siècle, beaucoup de protestants chassés de France, fut prise par les Provinces-Unies en 1604, parles Français en 1794, et, sous l’Empire, fit partie du dép. de l’Escaut.

K.EMPFF.R (Engelbert), médecin et voyageur, né en 1651 à Lemgo (Westphalie), m. en 1716, étudia les sciences naturelles et la médecine à Kœnigsberg, alla en Suède , accompagna comme secrétaire l'ambassade de Suède à la cour de Perse, 1683, fut attaché comme médecin à la Compagnie hollandaise des Indes, 1688, visita Siam, la Chine et le Japon, revint à Amsterdam en 1693, fut reçu docteur à Leyde, et pratiqua la médecine, avec le titre de médecin du comte de Lippe. Il a introduit l’acuponcture en Europe. Parmi ses ouvrages, on remarque : Amœnilatum exoticarum...fasciculi, Lemgo, 1712, in-4°, contenant beaucoup de détails sur les pays qu’il avait visités; The history of Japon and Siam, Londres, 1727, 2 vol. in-fol., trad. en français par Desmaizeaux, La Haye, 1729, 2 vol. in-fol. D — g.

KÆSMARKT ou KAISERSMARKT, v. forte des Etats autrichiens (Hongrie), dans le comitat de Zips, sur la Poprad, à 17 kil. N.-O. de Leutschau; 4,000 hab. Gymnase luthérien. Fahr. importantes de toiles et de flanelle. — Peuplée par des Saxons que les rois de Hongrie avaient attirés, elle fut fortifiée contre les Hussites par l’empereui Sigismond, en 1433.

KÆSTNER ( Abraham-Gotthelf), savant allemand, né à Leipzig en 1719, m. en 1800, cultiva de bonne heure avec succès les sciences et même la poésie, se passionna pour l’astronomie, et devint directeur de l’Observatoire df Goettingue. Nommé professeur extraordinaire de mathématiques dans cette ville, il s’y acquit une immense réputation par ses cours. Il possédait 12 langues , et était auss> célèbre par son esprit que par son savoir. Ses ouvrage? s’élèvent à plus de 200 ; on y remarque : Histoire des mathématiques, depuis le renouvellement des sciences jusqu’à la fin du xviii® siècle, 1796-1800, 4 vol. in-8°, ouvrage qui n’est pas une histoire de la science, mais une histoire ou revue des livres écrits sur cette science ; Nouvelle démonstration de l'immortalité de l'âme, 1767, in-4° ; Eléments d'arithmétique, de yéométric, de trigonométrie et de perspective, 1758, in-8°, etc.

KAFÉRISTAN ( de l’arabe Aa/îr, infidèle), région asiatique, voisine de l’Hindou-Kosch, daus le bassin supérieur de l’Oxus et celui du Kamèh, entre Peschaouer, Koundouz, Badakschan et le Petit-Thibet ; habitée par 40,000 familles longtemps idolâtres, qui ont récemment embrassé le mahométisme et font partie de la secte des Chiytes. Sol montueux et boisé. Elève de bestiaux.

KAFER-NIHAN, riv. de la Tartarie (Etat d’Hissar), sort de la chaîne du Fan-Tau, coule au S.-O., et se jette dans le Djihoun. Cours de 450 kil.

KAFFA, v. de la Russie d’Europe. V. Caffa.

KAFFER, riv. de Perse, prend sa source dans le mont Kobil, à l’O. de Schiraz, coule au S.-E., et se perd dans une vallée, après un cours de 200 kil.

KAFOUR, un des eunuques noirs du sultan d’Egypte Aboubekr-Mohammed-al-Ikchid, gagna par ses talents la confiance de son maître, qui lui laissa la tutelle de son fils Aboul-Cacem, en 946. Il conserva l’autorité sous Aboul- Haçan, frère d’ Aboul-Cacem, et régna lui-même de 966 à 968. A sa mort, l’Egypte passa sous la domination des Fatimites.

KAFSA, v. de la régence de Tunis. V. Cafsa.

KAGOUL, petite v. forte des Principautés-Unies (Moldavie), district d’Ismaïl, à 198 kil. S.-E. d’Iassy.

KAHER-BILLAH , 19° calife abbasside, succéda à son frère Moctadir, en 932. Sa cruauté et son avarice le firent détester. Saisi dans son palais par la milice turque, il fut privé de la vue et de la liberté, 934. Ayant recouvré la liberté, il vécut simple particulier, et sa misère fut si grande, qu’il allait tous les vendredis demander l’aumône à la porte de la grande mosquée. Sous son règne , les Bouïdes formèrent un empire dans la Mésopotamie , et Mohammed-Ikehid se rendit indépendant en Egypte. D.

KAIIIREH (El-), nom arabe du Caire.

KAHLE (Louis-Martin), jurisconsulte, né à Magdebourg en 1712, m. en 1775, enseigna le droit à Gœttingue et à Marbourg. On a de lui une édition augmentée de la Bibliotlieca philosophica de Struvius , Gœttingue, 1748, 2 vol. in-8°; un Examen du livre intitulé Métaphysique de

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