PEZ
autrefois un port, à 16 kil. O.- S.- O. d’Hastings; station de chemin de fer ; 323 hab. Ruines d’un château-fort. Guillaume le Conquérant y débarqua en 1066.
PEYCHAWER V. Peschaouer.
PEYRAC. V. Patrac.
PEYRARD (François), mathématicien, né en 1730 à St-Victor-Malescourt (Haute-Loire) , m. en 1822 , professeur au lycée 3onaparte, et bibliothécaire de l'Ecole polytechnique, a laissé, outre plusieurs éditions du Cours de mathématiques de Bezout : Eléments de géomélrie d'Euclide , traduits littéralement, suivis d’un Traité du cercle, du cylindre, etc., 1804, in-8° ; OEuvres d’Archimède , 1807, in-4°, 2e édit., revue par Delambre, 1808, 2 vol. iri-8°; Statique géométrique démontrée à la manière d' Archimède, 1812, in-8°; OEuvres d' Euclide , en grec, latin et français, 1814, 3 vol. in -4°; Principes fondamentaux de l'arithmétique , 3e édit., 1822, in-8°, etc. Il avait aussi traduit les Coniques d’Apollonius de l’erge.
PEYRAT -LE -CHATEAU, vge (Haute-Vienne), arr. et à 45, kil. E. de Limoges; 613 hab. Mine de mercure vierge liquide.
PEYRE (Marie- Joseph), architecte, né à Paris en 1730, m. en 1785, membre de l’Académie d’architecture, contrôleur des bâtiments de la couronne, bâtit, avec de Wailly, la belle salle du Théâtre-Français (auj. Odéon). Il publia, en 1765, des OEuvres d'architecture, recueil de projets, rééditées par son fils en 1795, in-fol. On y remarque un style élevé et ferme, des conceptions hardies, une grande habileté dans la disposition des plans, beaucoup de pureté dans l’emploi des différents ordres. B.
peyre (Antoine-François) , frère du précédent, né à Paris en 1739 , m. en 1823, étudia d’abord la peinture , puis l’architecture, obtint le grand prix de Rome en 1763, acquit, pendant son séjour en Italie, une connaissance profonde de la perspective, fut nommé contrôleur des bâtiments du roi à Fontainebleau et à Sl-Germain, et entra à l’Académie d’architecture en 1777. Pendant la Révolution, il s’efforça d’arracher au vandalisme les objets d’art du château de Fontainebleau; la Terreur le fit emprisonner. Plus tard, il fut membre de l’Institut, et du conseil des bâtiments civils. Fontaine et Percier furent ses élèves. Il a construit à Coblentz le palais de l’électeur de Trêves. On lui doit, outre des Mémoires dans le recueil de l’Institut : Restauration du Panthéon français, 1791, in-4° ; OEuvres d'architecture , 1819-20, in-fol. B.
PEYKEHORADE, ch.-l. de cant. (Landes), arr. et à 22 kil. S. de Dax, sur le Gave de Pau; 1,833 hab. Ane. château. Exploit, de pierres de taille et de bois.
PEYRELEAU, ch.-l. de cant. (Aveyron), arr. et à 24 kil. N.-E. deMilhau; 323 hab.
PEYRESG. V. Peiresc.
PEYRIAC-M1NERVOIS, ch.-l. de cant. (Aude), arr. et à 22 kil. N.-E. de CaTcassonne; 1,158 hab.
PEYRILHE (Bernard), médecin, né à Perpignan ea 1735, m. en 1804, étudia la médecine à Toulouse, devint membre de l’Académie des Sciences de cette ville, agrégé au Collège et à l’Académie de chirurgie de Paris en 1769, et professeur de matière médicale à la Faculté en 1794. Il a le mérite d’avoir cherché autant que possible à remplacer les médicaments exotiques par des substances indigènes ; mais son imagination l’entraîna souvent à des idées théoriques bizarres. On a de lui , entre autres ouvrages : Histoire de la chirurgie (avec Dujardin), 1774-80, 2 vol. in-4° ; Tableau d'histoire naturelle des médicaments , Paris, 1800, 1 vol. in-8<> ; 2“ édit., 1818, 2 vol. in-8°. D— g.
PEYRINS. brg (Drôme), arr. et à 24 kil. N.-E. de Valence; 956 hab. Exportation de plants de mûriers.
PEYROLLES, ch.-l. de cant. ( Bouches-du-Rhône I, arr. et à 20 kil. N.-E. d’Aix, sur la rive g. de la Durance; 1,106 hab. Murailles flanquées de tours. Grotte curieuse par ses congélations.
PEYRON ( Jean-François-Pierre), peintre, né à Aix en 1744, m. en 1815, élève de Lagrenée aîné et de Dandré- Bardon , étudia les ouvrages du Poussin , remporta le grand-prix en 1773 par un tableau de la Mort de Sénèque, entra à l’Académie de peinture en 1783, fut nommé directeur des Gobelins en 1785, mais perdit toutes ses fonctions à la Révolution. Sa manière rappelle, par ses défauts et ses qualités, la réforme à laquelle il contribua, et qui , commencée par Vien , aboutit à David. On a de lui : Cimon se dévouant à la mort pour faire inhumer le corps de son père; Persée aux pieds de Paul-Emile ; la Mort de Socrate ; Curius et les Suvinites. B.
PEYRONIE (La). V. La Peyronie.
PEYRONNET (Charles-Ignace, comte de), né â Bordeaux en 1775, m. en 1853, vit son père mourir sur l’écha-
faud pendant la Terreur, entra au barreau où il brilla ; par sa facilité et son éloquence un peu fougueuse, devint, i sous la Restauration , président du tribunal de lre instance de Bordeaux, puis procureur-général à Bourges, député de la Gironde en 1820, et ministre de la justice de 1821 à 1828. 11 attacha son nom à toutes les mesures absolutistes (loi sur la presse, loi du sacrilège, rétablissement de la censure, licenciement de la garde nationale de Paris, modification du jury). Il fut nommé pair en sortant du ministère, puis ministre de l’intérieur en mai 1830. Les ordonnances de juillet 1830, qu’il signa, le firent mettre en accusation. Condamné, avec ses collègues de Polignac, Chantelauze, Guernon-Ranville, par la Cour des pairs, il fut détenu jusqu’en 1836 au fort de Ham, où il publia les Pensées d’un prisonnier , 1834, 2 vol. in-8°, et une Histoire des h’rancs, 1835, 4 vol. in-8ù. Depuis sa mise en liberté, il vécut dans une obscurité complète. B.
PEYRUIS, ch.-l. de canton (Basses-Alpes), arr. et à 22 kil. N.-E. de Foroalquier, sur la rive droite de la Durance; 687 hab.
PEYSSONNEL (Charles de), né à Marseille en 1700, m. en 1757, fut avocat dans sa ville natale, contribua à y faire établir une Académie, accepta en 1735 le poste de secrétaire d’ambassade à Constantinople, prit part au congrès de Belgrade, employa ses loisirs à visiter l’Asie-Mineure, et devint consul à Smyrne en 1747. Il fut associé de l’Académie des Inscriptions. Il a laissé plusieurs Mémoires estimés, une Relation de ses voyages au Levant, un Eloge du maréchal de Villars.
peyssonnel (N. de), fils du précédent, né à Marseille en 1727, m. en 1790, fut consul-général à Smyrne. On a de lui : Observations géographiques et historiques sur les peuples barbares qui ont habité les bords du Danube et du Ponl-Euxin , Paris, 1765, in-4°; Traité sur le commerce de la mer Noire, 1787, 2 vol. in-8°, etc.
PEZ (Bernard), bénédictin, né en 1683 à Ips (Basse- Autriche), m. en 1735, bibliothécaire de l’abbaye de Mœlck, a laissé : de Irruptione in Tyrolim anno 1703 à Gallis et Bavaris facta , Vienne, 1709, in-12; Thésaurus anecdotorum , Augsbourg, 1721-29, 6 vol. in-fol.; Bibliotheca ascetica antiquo-nova, Ratisbonne, 1723-40, 12 vol. in-4°.
pez (Jérôme), frère du précédent, né en 1685, m. en 1762, fut aussi bénédictin à Mœlck, et publia : Scriptores rerum Austriacarum, Leipzig, 1721-25, et Ratisbonne, 1745, 3 vol. in-fol.; Tlistoria Sancli Leopoldi , Austriœ marchionis , Yienne, 1747, in-fol.
PEZAY (Alexandre-Frédéric-Jacques Masson, marquis de), né à Versailles en 1741, m. en 1777, entra dans les mousquetaires, et n’avait encore fait que des vers dans le genre de ceux de Dorât, quand il fut placé auprès du Dauphin, pour lui donner des leçons de tactique. Sou élève, devenu roi sous le nom de Louis XVI, entretint une correspondance avec lui. Pezay fit part au monarque de divers plans pour le soulagement du peuple et la diminution des impôts, et contribua, dit-on , à l’élévation de Neeker. Il se crut dès lors un personnage important , et s'attira de nombreux ennemis par sa hauteur. Une nomination d’inspecteur-général des côtes l’éloigna de la cour ; mais dans son inspection il blessa un intendant en crédit, qui le fit exiler dans sa terre île Pezay, près de Blois. Voltaire fut en correspondance avec lui, et J. -J. Rousseau lui donna lecture de ses Conjessions. Dans ses poésies, auj. presque oubliées, il a moins de facilité que Dorât, mais plus de naturel. Ses œuvres ont été recueillies sous le titre d 'OEuvres agréables et morales, ou Variétés littéraires, Liège, 1791, 2 voL in-16. On y distingue : la Rosière de Salency, pastorale en trois actes, dont Grétry fit la musique, 1774; les Soirées lielvéliennes, alsaciennes et franc-comtoises, 1771, qui renferment des descriptions intéressantes, entremêlées de questions économiques; V Histoire des campagnes de Maillebois en Italie, 1745-46, 3 vol. in-4°. F. B.
PËZENAS, Piscennœ, ch.-l. de cant. (Hérault), arr. et à 24 kil. N.-E. de Béziers, près de la rive dr. de l’Hérault; 6,609 hab. Trib. de commerce; collège. Ane. cité des Volces Tectosages, achetée par Louis IX en 1261, elle fut érigée en comté par le roi Jean en 1361, en faveur de Charles d’Artois, passa plus tard à la maison de Montmorency, puis à celle de Condé et Conti. Pézénas est assez bien bâti; on y remarque un vieux château, l’église paroissiale, et la salle de spectacle, dans l’anc. église des Pénitents noirs. Fabr. de vert-de-gris, produits chimiques, toiles et cadis; distilleries. Important commerce de vins, eaux-de-vie. fruits secs, huiles, bois, etc Son marché | pour les eaux-de-vie et les esprits donne le prix régulateur pour toute l’Europe.
I'Ézénas (Esprit), savant jésuite, né à Avignon en
PFE
PHA
1692, m. en 1776, a laissé : Eléments du pilotage, 1733 et 1754, in-H<>; Pratique du pilotage, 1741 et 1749, in-12; Théorie et pratique du jaugeage des tonneaux, des navires et leurs segments, 1749 et 1773, in-8°; Astronomie des marins, 1766, in-8°. Il a aussi traduit en français le Traité des fluxions et l 'Algèbre de Maclaurin, le Microscope de Backer, l'Optique de Smith , etc.
PEZRON (Paul ), chronologiste et philologue, de l’ordre des Bernardins, né à Hennebont en 1639, m. en 1706, a écrit : l’Antiquité des temps rétablie et défendue, Paris, 1637, in -4°, où il soutient qu’il s’est écoulé plus de 5,000 ans jusqu’à J.-C.; Essai d’un commentaire littéral et historique sur les Prophètes, 1693, in-12; /' Histoire évangélique confirmée par la judaïque et la romaine, 1696, 2 vol. in-12, avec une Dissertation tendant à prouver que J.-C. est mort l’an 29 et non l’an 33 de l’ère chrétienne; Antiquité de la nation et de la langue des Celtes, 1703, in-12.
PEZZO-DA-REGOA, v. de Portugal ( Tras-os-Montes), sur la rive dr. du Douro, à 16 kil. S. -O. de Villa-Real; 1,600 hab. Célèbre foire aux vins.
PFAKF ( Christophe-Mathieu |, théologien protestant, né à Stuttgard en 1638, in. en 1760, montra les dispositions les plus précoces, que développèrent de fortes études et des voyages en Allemagne , en Hollande , en Angleterre, en Italie et en France, obtint une chaire de théologie à Tubingue , devint chancelier de l’université de cette ville, comte palatin, abbé de Lorch, et membre des Etats de Wurtemberg. On a de lui, entre autres ouvrages : Dissertaliones anli-bœlianœ (contre Bayle), Tubingue, 1719, 1720, in-4°; Inslilutiones lheologicœ, dogmaticce et morales, 1719, in-8°; Inslilutiones historiée ecclesiasticœ, 1727, in-8°. C’est sous la direction de Pfaff qu’a été publiée la Bible connue chez les protestants d’Allemagne sous le nom de Bible de Tubingue, 1729, 1 vol. in-fol.
pfaff (Charles-Henri), physicien et chimiste, né à Stuttgard en 1773, m. en 1852, professeur de chimie à Kicd depuis 1805, a laissé : de T Electricité et de l’irritabilité animales; Manuel de chimie analytique ; Théorie des couleurs ; Système de la matière médicale d'après les principes de la chimie, etc.
PFAFFENDORF, vge des Etats prussiens (Silésie), à 2 kil. N. de Lieguitz ; 300 hab. Victoire de Frédéric II sur les Autrichiens, en 1760.
PFAFFENHAUSEN, brg de Bavière (cercle de Souabe), à 9 kil. N. de Mindelheim, sur la Mindel ; 3,000 hab. Château.
PFAFFENHOFEN , v. de Bavière (H. -Bavière), sui l’Inn, à 60 kil. N.-N.-O. de Munich; 2,000 hab. Combats entre les Français et les Autrichiens, en 1715 et en 1809.
PFAFFIKON, brg de Suisse (Zurich), à 10 kil. S. de Kyburg, sur un lac de son nom; 3,000 hab. Pêcheries. Filatures de coton.
PFAEZ, nom allemand du Palatinat.
PFAEZBURG. V. Phaesboitrg.
PFEFFEL (Christian-Frédéric), jurisconsulte et publiciste, né à Colmar en 1726, m. en 1807, remplit des missions diplomatiques pour les cours de Saxe, de France et de Deux-Ponts. On a de lui : Abrégé chronologique de l'histoire et du droit public d’ Allemagne, 1754 et 1776, 2 vol. in-4°, ouvrage estimé; Recherches historiques concernant les droits du pape sur la ville et l'Etat d’Avignon, 1768, in-8°; Etat de la Pologne, avec un abrégé de son droit public et ses nouvelles constitutions , 1770, in-12.
pe efff.l ( Amédée-Conrad), littérateur, frère du précédent, né àColmaren 1736, m. en 1809. Quoique aveugle dès l’âge de 21 ans, il devint conseiller de Ilesse-Darmstadt, président du consistoire de Colmar, secrétaire-interprète de la préfecture du Haut-Rhin, fonda à Colmar, sous le nom d’Académie militaire, en 1773, une école pour les protestants, et écrivit beaucoup en prose et en vers. On a de lui : te Trésor, pastorale, 1761 ; l’Ermite, tragédie, 1762; Philêmon et Raucis, drame, 1763; les Amusements dramatiques, imitations de pièces françaises, en 5 collections, Francfort, 1765-66-67-70-74; Essais poétiques, Bâle, 1789, in-8° ; Principes de droit naturel, Colmar, 1781, etc. Tous ces ouvrages, sauf le dernier, sont en allemand. Les OEuvres poétiques ont été recueillies à Tubingue, 1802-10, 10 vol. in-8°; on y trouve un esprit judicieux, une imagination riante, et de la sensibilité. Les Contes et Nouvelles ont été trad. en français par le fils de l’auteur, Paris, 1825, 7 vol. in-12; les Fables, en vers français, par Paul Lehr, Strasbourg, 1840, in-8».
PFEFFERS, vge de Suisse (S*-Gall), à 10 kil. S.-E. de Sargans; 1,250 hab. Ane. abbaye, fondée en 720 par Charles - Martel , et dissoute en 1838 ; on y a établi un asile d’aliénés. Sources thermales aux environs.
PFEIFFER (Auguste), orientaliste, né à Lauenbouvg (Basse-Saxe) en 1640, m. en 1698, a laissé : Hermcneutica sacra, Leipzig, 1694, in-8° ; Anliquilates liebrateœ selectœ, 1687, in-12; Critica sacra, Dresde, 1680, in-8°, etc. Ses ouvrages ont été recueillis sous le titre d’Opera philologica, Utrecht, 1704, 2 vol. in-4°.
pfeiffer (Jean-Frédéric), économiste, né à Berlin en 1718, m. en 1787, professeur à Mayence, a laissé : Précis de toutes les sciences économiques, Manhcim, 1770-78, 4 vol. in-4° ; Principes de la science forestière , 1781, in-8°; — de la science financière, 1781 ; — de l’Economie générale , 1782-83, 2 vol. in-8«, etc.
PFENNING , monnaie de compte d’Allemagne, est le quart du kreuzer et vaut 1 centime.
PFIFFER (Louis), colonel suisse au service de la France, né à Lucerne en 1530, m. en 1594, combattit en Piémont et en Picardie jusqu’à la paix de Cateau-Cambrésis. Il commandait, en 1567, le corps de Suisses qui assura la retraite de Charles IX, menacé dans Meaux par les calvinistes. Plus tard, il s’engagea dans la Ligue.
pfiffeu (François-Louis de), de la famille du précédent, né à Lucerne en 1716, m. en 1802, servit dans les troupes françaises, et se distingua aux sièges de Menin, Ypres et Fribourg, aux batailles de Raucoux et de Lawfeld. Il eut le grade de lieutenant-général. De retour dans sa patrie, il exécuta un beau plan-relief de la Suisse, de 7 mèt. 50 sur 4 mèt , que l’on conserve à Lucerne.
Pr .NTZlNG (Mclchior), poète allemand, né à Nuremberg en 1481, m. à Mayence en 1535, est auteur du poème célèbre de Theuerdanck , chevalier dont l'histoire romanesque n’est autre que celle de l’empereur Maximilien Ier. Cet ouvrage a été imprimé à Nuremberg, 1517 et 1519, in-fol.
PFINZ, riv. du gr. -duché de Bade, naît dans le Wurtemberg ( Forêt-Noire), et se jette dans le Rhin, à 8 kil. F. de Graben. Elle donna son nom an cercle de Murg-et- Pfinz, depuis partie de celui du Rhin-Moyen.
PF1RT, nom allemand de h errette.
PF1STER (Jean-Chrétien), historien, né dans le Wurtemberg en 1772, m. en 1836, a laissé : Histoire de la Souabe, Heilbronn, 1803-27, 6 vol. in-8»; Histoire générale de T Allemagne, Hambourg, 1830-35, 5 vol. in-8°, trad. en franç. par Paquis, 1835 et suiv., 11 vol. in-8°.
PFLUG (Jules), en latin Plilugius, évêque de Naumbourg, né en 1510, m. en 1594, fut choisi par Charles- Quint pour dresser le projet de l'Intérim de 1548, et présida en son nom aux diètes de llatisbonne.
PFORTEN, vge des Etats prussiens (Brandebourg), a 60 kil. S. de Francfort-sur-Oder ; 1,300 hab. Restes d’un château des comtes de Brühl, démoli par Frédéric II en 1758.
PFORZHEIM, v. du gr.-duché de Bade (Rhin-Moyen), à 30 kil. S.-E. de Carlsruhe, au confluent de l’Enz, de la Wirm, et de la Nagold; 13,250 hab. Fabriques de bijouterie, produits chimiques, cuirs fins, maroquins, draps, papier ; fonderie de fer. Comrn. considérable de bois. Chapitre de dames nobles. Dépôt de mendicité et maison de travail; hospice d’aliénés. — Victoire du maréchal de Lorges sur le duc de Wurtemberg, en 1692. Patrie de Reuchlin.
PFUNGSTADT, brg de la Hesse-Darmstadt, à 13 kil. de Bensheim ; 2,800 hab. Exploit, de tourbe.
PHACÉE, roi d’Israël, 753-726, détrôna et fit mourir Phacéia, dont il commandait les armées. Il fut vainqueur d'Achaz, roi de Juda; mais Salmanazar, roi d Assyrie, ravagea son royaume, et le soumit à un tribut. 11 mourut assassiné par Osée, qui lui succéda.
PHACEIA, roi d’Israël, 754-753, successeur de Manahem, fut massacré dans le palais de Samarie par Phacéc, un de ses officiers.
PHAÉTON, c.-à-d. le Brillant, fils du dieu du Soleil, et de Climène, fille de Jupiter. Epaphus lui ayant soutenu qu’il n’était pas fils d’Apollon, il alla demander à ce dieu la permission d’éclairer le monde pendant un jour seulement, en conduisant son char. Vainement Apollon essaya de le détourner d’une entreprise aussi difficile. Phaéton persista , dirigea mal les chevaux du Soleil , et , s étant trop approché de la terre, commença à l incendier. Jupiter irrité, prévint un embrasement général , en le foudroyant, et le précipitant dans le Pô , qui fut appelé Eridan , de l'un des noms de Phaéton. Les trois sœurs de Phaéton, les Héliades , furent changées en peupliers , soit à cause de leur chagrin , soit pour avoir attelé les chevaux au char de leur frère.
PIIALÆ ou FALÆ , tours de bois, élevées temporairement dans les cirques des anc, Romains, entre les bornes