KOL
Klausthal , et près de Lauterberg. La plus importante des u-ines à fer du Hanovre, établie en 1732.
KŒNIGSLUTTER, v. du duché de Brunswick, à 22 kil. E. de Brunswick; 3,000 hab. Brasseries, tanneries; fabr. de tabac, bougie, rouets. Ane. abbaye de Sl-Pierre et Sl-Paul , dont l’église renferme les tombeaux de l’empereur Loti aire II et du duc Henri de Bavière.
KŒNIGSMARK (Jean-Christophe, comte de), célèbre général , ne le 25 févr. 1600 à Koetzlin (Brandebourg) , m. à Stockholm le 20 février 1663, fut page du duc Frédéric- Ulrik de Brunswick-Lunebotirg, servit dès 1630 sous les drapeaux suédois, devint feld-maréchal, comte, conseiller, gouverneur de Brême et de Verden. Il contribua beaucoup à la victoire des Français à Wolfenbiittel, battit 1,800 hommes à Schweidnitz , commanda l’aile gauche à la 2e bataille de Leipzig, ruina Gallas à Leipzig en 1644, réduisit Brême et Verden, et planta l’étendard suédois sur les murs de Prague, d’où il rapporta dans sa patrie d’adoption la Bible d’Ulphilas,le célèbre rubis qui est conservé dans le trésor royal , 80 canons, et un lion vivant qu’il envoya à la reine Christine. Il reçut de cette princesse le vieux comté -des Stures, Westerwik et Stegeborg, avec Rothenbourg en fief. Quand il dut suivre Charles X Gustave dans sa guerre de Pologne, il eut le malheur de faire naufrage, fut prisonnier à Dantzig, et enfermé dans le fort de V'eixelmünde, d’où il ne fut délivré que par la paix d’Oliva. A. G.
kœnigsmark (Othon-Guillaume ) , fils du précédent, né à Minden (Westphalie) le 3 janv. 1639, m. en 1688. Son éducation fut de bonne heure profonde; il entendit promptement l’hébreu et parla le grec ; il se montrait ami des arts et de la science. Envoyé à 22 ans par le gouvernement en Angleterre, il y déploya un luxe inouï; il acquit tous les grades militaires, jusqu’à celui de colonel , et il alla, en 1665, comme ambassadeur en France. Il resta quelques années au service de cette puissance, fut maréchal de camp, et mérita les éloges du prince de Condé et de Louis XIV. En 1676, il devint feld-maréchal , remporta une victoire à Rugen contre les Brandebourgeois , défendit trois ans Stralsund, fut, après la paix de Nimègue, gouverneur général de la Poméranie, de Rugen et Wismar, et en même temps chancelier de l’Académie de Greifswald. En 1685, la république de Venise l’appela pour être son général; il accepta avec la permission du roi , se rendit à Venise avec la comtesse sa femme, fille de Magnus-Gabriel de La Gardie, qu’il avait épousée en 1682, commanda les armées vénitiennes en Morée, défit les Turcs, prit Navarin et Napoli , mais mourut d’une fièvre au siège de Négrepont. A. G.
kœnigsmark ( Charles- Jean de), neveu du précédent, né en 1659 à Nienbourg en Fionie, m. en 1686, entra à 18 ans dans l’ordre des chevaliers de Malte, se mit ensuite au service de l’Angleterre, se distingua à l’assaut de Tanger et dans beaucoup d’autres occasions, où il acquit une telle réputation , qu’il fut mis hors d’accusation quand il fut, en 1682, incriminé à Londres pour participation dans un meurtre dont il n’était probablement pas innocent. Il passa alors en France, et fit la guerre d’Espagne; mais il refusa de combattre les Français réformés ; il préféra aller combattre les Turcs en Morée, où il fut enlevé par une fièvre chaude. A. G.
kœnisgmark ( Maria- Aurora , comtesse de) , née vers 1673, m. en 1728, maîtresse du roi Auguste de Pologne, eut de lui un fils, qui devint le célèbre Maurice de Saxe. Loin de chercher à exciter, chez son royal amant, de la froideur et du mauvais vouloir contre son épouse , elle l’engagea à ne jamais oublier ses devoirs envers elle, et jouit du sort, inaccoutumé pour une femme de sa position , d’être bien vue de la reine, et de ne voir contre elle aucune inimitié de femme à la cour. Elle avait de remarquables dons d’esprit, écrivait et parlait le suédois, le français, l’italien, l’allemand, et le latin. Elle a composé des poésies en plusieurs de ces langues, une comédie en français, un opéra allemand, et elle était aussi fort habile en politique, et quand Charles XII était avec son armée en Saxe , Auguste l’envoya près du vainqueur pour tâcher d’en obtenir des conditions de paix raisonnables. Cette mission ne réussit pas, parce que le roi de Suède refusa de la recevoir. Auguste lui avait donné, avec de grands revenus, le titre de chanoinesse ou prieure de Quedlinbonrg, et comme sa mauvaise santé l’empêcha , dans ses dernières années , de mener son luxe habituel , elle put léguer à son fils une fertune importante. A. G.
KŒN1GSTEIN , v. du royaume de Saxe IMisnie) , sur la rive g. de IJHlbe, à son confluent avec la Biela, à 26 kil. S -E. de Dresde; 2,654 hab. Citadelle au sommet d’un ro-
cher escarpé ; puits de 190 mèt. de profondeur; tonneau contenant 220,000 litres.
kœnigstein , ancien Castellum Drusi el Germanici , v. du duché de Nassau, dans un vallon du Taunus, à 19 kil. N.-E. de Wiesbaden; 1,200 hab. Ruines d’un château fort, détruit par les Français en 1796.
KŒPENICK , v. des Etats prussiens ( Brandebourg) , à 10 kil. S.- E. de Berlin , sur une île de la Sprée ; 2,300 hab. Château royal, servant de dépôt d’effets militaires.
KŒPING ( prononcez Tcheuping ) , finale de beaucoup de noms de villes Scandinaves, vient de Kopa, acheter, et signifie : rendez-vous de marchands.
KŒRNER (Théodore), poete , surnommé le Tyrtée de V Allemagne , né en 1788 à Dresde, m. en 1813 à la bataille de Leipzig, a laissé quelques pièces de théâtre, et des poésies belliqueuses, justement estimées pour l’énergie et le patriotisme que l’on y trouve. On a publié ces poésies à Vienne, en 1814, sous le titre de la Lyre et l'Epée, et les OEnv res complètes à Carlsruhe, 1821. 4 vol. in-8°.
KGEROES. V. Konos.
KOESFLLD, v. des États prussiens (Westphalie), sur le Berkel, à 35 kil. S -O. de Munster, 5,600 habit. Gymnase catholique. Château des princes de Saint llorstmar. Fabr. de toiles et lainages. — Jadis ville lianséatique.
KOKSLI1N, v. des Etats prussiens. V. Coesi.in.
KOESTRITZ, v. de la principauté de Reuss sur l’Elster, à 5 kil. N. de Géra; 1,500 hab. Résidence d’une branche de la maison de Reuss.
KOETHEN , v. d’Allemagne. V. Coethen.
KOETVORDEN, v. du roy. de Hollande (Drenthe), à 35 kil. S. d’Assen ; 3,000 hab. Ses fortifications, œuvre de Cohorn , ont été abattues en 1854.
KŒUR-LA-PETITE , vge (Meuse), arr. et à 13 kil. N.-O. de Commercy; 503 hab. Château qui servit de résidence à René d’Anjou, puis à sa fille Marguerite, chassée d’Angleterre, 1464-70.
KOHISI’AN, prov. du Beloutchistan. V. Kouhistan.
KOIMBETOUR. V. Coimbetour.
KOLA, v. de la Russie d’Europe, gvt et à 520 kil. N.-O. d’Arkhangel, à l’embouch. de la Kola dans l’océan Glacial arctique ; par 68° 52’ 48” lat. N. et 30° 40’ 17” long. E. ; 2,000 hab. Port de commerce : fourrures , poisson salé et fumé.
KOLAPOUR, v. de l’Hindoustan. V. Colapour.
KOLAR, v. de l’Hindoustan anglais, dans les possessions médiates. Ch.- 1. d’une principauté de même nom, comprise dans le royaume de Maissour.
KOLAU , plaine à 4 kil. de Varsovie, où la noblesse polonaise se rassemblait pour l’élection des rois.
KOEBERG , v. des Etats prussiens. V. Colberg.
KOLDING , v. forte de Danemark , dans le stift et à 50 kil. E.-N.-E. de Ribe, sur le golfe de sod nom, formé par le Petit-Belt; 3,978 hab. Petit port de commerce.
KOLDITZ , v. du royaume de Saxe , à 40 kil. S.- E. de Leipzig, sur la rive dr. de la Mulde; 3,300 hab. Hospice d’aliénés et d’incurables. Fabr. de passementerie , bonneterie, feutres, toiles, poterie.
KOLÈAH , v. d’Algérie. V. Coleah.
KOLIMA , KOL YM A ou KOVIMA , riv. de la Russie d’Asie (Iakoutsk), naît dans les monts Iablonoï , coule au N. , et se jette dans l’océan Glacial arctique. Cours de 1,300 kil.
KOLIMA DE L’OUEST. V. INDIGHIRKA.
KOL-KO-KRO, lac de Sibérie (Kamtchatka) , joint à l’Océan par une rivière de même nom ; 200 kil. de tour. Pêche de veaux marins.
KOLLIN, v. des Etats autrichiens (Bohême ), sur l’Elbe, à 55 kil. E. de Prague , 15 N.-E. de Kaurzim ; 5,800 hab. Toiles peintes, orfèvrerie, bijouterie. — Victoire de l’Autrichien Daun sur Frédéric II, roi de Prusse, le 18 juin 1757.
KOLN. V. Kœln.
IvOLOCSA. V. Colocsa.
KOLOKOTRONIS. V. Colocotronis.
KOLOKYTHIA, nom actuel de l’anc. golfe de Laconie
KOLOMEA ou KOLOMIA, v. des Etats autrichiens (Galicie), sur la rive g. du Pruth , à 180 kil. S.-E. de Lemberg; 9,000 hab. Ch.-l. de cercle. Salines. — Le cercle de Kolomea, entre ceux de Czortkow, de Stanislawow, la Bukowine et la Hongrie, a 4,482 kil. carrés, et 285,872 hab., dont 19,000 Juifs.
KOEOMNA, v. de la Russie d’Europe, gvt et à 140 kil. S.-E. de Moscou, sur la Moskowaet la Kolomenka; 16,000 hab. Fabr. de toiles, de tissus de soie et de coton, de velours, de maroquins. — Ville ancienne, qui dépendait an xue siècle de la principauté de Riazan ; elle fut saccagée en 1237