‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 314 sur 864 · PIG · texte numérisé non relu

PIG

pour gants , sucre de betterave, chapeaux; raffineries de sel, brasseries, distilleries de genièvre, fonderies de fer et de cuivre, construction de machines.

pierre d’oléron (s vint-), ch.-l. de cant. (Charente- Infér.), au centre de file d’OIéron, à 25 kil. N.-ü. de Mareunes; 1,556 hab. Trib. de commerce. Comm. d’eauxde-vie, vinaigres, sels blancs, etc.

pierre-ue-semilly (saint-), vge (Manche), arr. et à 7 kil. E. de Sl-Lô; 397 hab. Ruines considérables d’un château-fort du moyen âge; quelques vestiges romains; église curieuse.

P1EUUEFI l'TE, Petra fixa, ch.-l. de cant. (Meuse), sur l’Aire, arr. et à 30 kil. N. -O. de Cominercy; 594 hab. Truites excellentes. Commerce de grains, laines, navette, huile. — Beaucoup d’autres localités en France portent ce nom, qu’elles doivent à des pierres druidiques.

PIERREFUN DS, Petrœ fontes, vge |Oise), arr. et à 16 kil. S.-E. de Compïègne, à l'extrémité E. de la forêt de Compiègne ; 1,726 hab. Une forteresse très-importante y fut élevée au moyeu âge, et reconstruite en 1390 par l.ouis d Orléans, bous Henri IV, le capitaine des Rieux y soutint un long siège. Louis XIII la fit démanteler et détruire en partie. Il en reste encore des ruines imposantes qui couronnent un rocher escarpé, et que l'empereur Napoléon 111 a commencé à faire restaurer. Bains d’eaux sulfureuses froides.

P1ERREFONTAINE, ch.-l. de cant. (Doubs), arr. et à 26 kil. S.-E. de Baume-les-Dames, sur la Rivcrotte, qui y forme une cascade remarquable et près de laquelle se trouvent une grotte et une glacière naturelle ; 584 hab.

P1ERREFORT, ch.-l. de cant. (Cantal), arr. et à 33 kil. S.- O. de Sl-Flour; 544 hab.

PIERRELATTE, brg (Drôme), arr. et à 24 kil. S. de Montélimart, sur la Berre et près du Rhône, au pied d’un rocher couronné par un ancien château-fort; 2,190 hab. — On donnait aussi autrefois le nom de Pierrelatte aune seigneurie de la Marche d’Espagne , ch.-l. Ampurias.

PIERRE NOIRE (La). V. Caba.

P1EI1RF.S LEVÉES. V. Dolmen.

PIERRES MILLIAIRES. V. Milliairf.s.

PIERREV1LLE (SAINT-), ch.-l. de cant. (Ardèche), arr. et à 24 kil. N. -O. de Privas; 852 hab. Eglise calviniste. Moulineries et commerce de soie.

PIERROT, eu italien Pedrolino, l’un des personnages de la comédie italienne, est un valet niais, ingénu, amoureux de Colombine ( V. ce mol). Il a le visage enfariné. Son costume est une veste blanche à manches longues et larges, fermée devant par une rangée de gros boutons, un rabat, et un chapeau pointu, en feutre gris, placé sur l'oreille.

PI ÈRES (Mont). V. Piérie.

PIETAS JULIA, nom anc. de Pola,

P1ETERS (Bonaventure), habile peintre de marines, né à Anvers en 1614, m. en 1652. Ses tableaux représentent toujours les scènes les plus terribles de la mer, et avec une grande vérité. Ils sont d'un fini précieux. 11 y en a beaucoup en Flandre. Il cultiva aussi la poésie.

pieters, peintre d’histoire, né à Anvers en 1648, fut détourné de son genre par la misère, qui le força de se mettre aux gages de Kneller, dans les tableaux duquel il fit les draperies des figures. On lui doit de bonnes copies de Rubens. Son dessin est correct , et sa touche a de la franchise et de la facilité.

PIETISTES, secte de luthériens, fondée en 1689 à Leipzig par Spencr ( V. ce mot), dans des réunions dites Collegia pietalis, et qui s’est rapidement propagée à Berlin, Augsbourg, Halle, dans le Wurtemberg, et en Alsace. Comme les Quakers, les Piétistes affectent une morale austère, une extrême piété; comme les Méthodistes, ils n’admettent d autre autorité , dans l’interprétation des Saintes-Ecritures, que celle de l'inspiration individuelle. Aux cérémonies publiques de religion ils préfèrent les exercices isolés de piété.

FIETOLA, anc. Andes, vge du royaume d’Italie (Vénétie , dans la prov. et à 3 kil. S.-E. de Mantoue, près du Mincio; 1,000 hab. Ancien palais des ducs de Mantoue, dit ta Virtjiliann , auj. abandonné.

PIHTRA-DE-VERDE, ch.-l. de cant. (Corse), arr. et à 35 kil. E. de Corte ; 945 hab. Bains thermaux sulfureux à Pietrn-Pola.

F1RTRAFESA, v. du royaume d’Italie province et à 17 kil S.-O de l’otenza; 3,000 hab.

PIF.TRA-MALA, vge de Toscane, dans les Apennins, à 6 kil. N -N -O. de Firenzuola. On voit aux environs le Fuoco tli Leqno, jet continuel d’un gaz qui s’enflamme au sortir de la terre, et la source de Buta, dont l'eau est inflammable comme l’alcool.

PIETRA -SANTA, v. du royaume d’Italie, prov. et à 26 kil. N.-O. de Lucques; 11,100 hab. Palais ducal. Belle église du Duomo. Mine de plomb.

PIETRO (SAN-), anc. Arcipilrum ou Hieracum insula, île de la Méditerranée, près de la côte S.-O. de la Sardaigne, dont elle dépend; 43 kil. carrés; 3,405 hab. Ch.-l. Curlo-l'oi le. Pêche de corail, sardines, etc. Des Génois là colonisèrent en 1743.

PIETRO (SAN-), montagne de Corse, sur la limite desarrond. de Bastia et de Corte; 1,700 mèt. de hauteur. Le Fiumalto en descend.

pietro-ad -sep il im (san-), v. du royaume d'Italie, située dans la province et à 6 kilomét. N.-O. de Saierne.-. 2,756 hab.

pietro-in-calatina (san-), v. du royaume d'Italiî (Prov. de Leone), à 26 kil. N.-O. d’Otrante; 8,000 hab. Elle fut érigee en duché par Ferdinand d’Aragon eu faveur de Scanderbeg.

pietiio— di trnda (santo-), ch.-l. de canton (Corse), arr. et à 25 kil. S.-O. de Bastia; 1,257 hab.

PIEUX (Les), ch.-l. de canton (Manche), arr. et à 21 kil. S.-O. de Cherbourg; 535 hab. Exploitation de kaolin. Monuments druidiques. Foires importantes.

P1EVE-D1 GADOUE. V. Gadoue, pie ve-di-sacco, v. du royaume d'Italie (Vénétie), dans l i province et à 17 kil. S.-E. de Padoue, sur le Pô ; 6,000 hab. Soie et draps.

riKVE-PORi o-morone, v. du royaume d'Italie (province de Ravie), à 9 kil. S.-E. de Corte-Olona, sur la rive gauche du l’ô; 3,095 hab.

pieve-san-stefano, v. du royaume d’Italie, province et à 25 kil. N.-E. d’Arezzo, sur le Tibre; 4,255 hab.

PIGAFETTA (Antonio), né à Vicence vers la fin du xv® siècle, prit part volontairement au voyagp de Magellan autour du monde, 1519-22, et se fit chevalier de Rhodes en 1524. La relation de son voyage, retrouvée par Amoretti à la bibliothèque Ambroisienne de Milan, a été publiée en français, sous le titre de : Premier voyage autour du monde pendant les années 1519 à 1522, Paris, an x, in-8°, cartes et fig. C’est le seul ouvrage qui fasse connaître les détails du voyage de Magellan.

PIG ALLE (, Jean -Baptiste) , célèbre sculpteur, né â Paris en 17 14, m. en 1785, était fils d’un menuisier-entrepreneur des bâtiments du roi. 11 étudia sous Lelorrain etLemoyne, concourut vainement pour le grand prix de l'Académie, partit presque découragé pour l'Italie, dont il étudia pendant trois ans les chefs-d’œuvre, et, de retour en France, se livra à des travaux continuels, qui le firent connaître, mais le laissèrent dans la gène. Mme de Pompadour l’en tira, et, depuis ce moment, il eut la fortune et la gloire. Il entra à l’Académie des beaux-arts, en 1744, et en devint chancelier. Parmi ses ouvrages, on distingue : la statue du Silence, et le groupe de l’Amour et l’Amitié, que lui commanda Mme de Pompadour; une Vénus et un Mercure, envoyés par Louis XV en présent au roi de Prusse en 1748 ; le Tombeau du maréchal de Saxe , à l'église S*-Thomas de Strasbourg. Pigalle copie la nature avec une grande finesse; maison lui reproche, surtout dans ses derniers ouvrages, de sentir et d’aimer le vrai plus que le beau, et de manquer d’idéal ; il a fait preuve de peu de goût dans la statue de Voltaire ( à la bibliothèque de l'Institut), qu’il a représenté entièrement nu, avec son extrême maigreur. Pigalle a fait de beaux bustes, tels que ceux de Diderot, de Raynal, et de Perronet. V. Tarbé, Pigalle sculpteur, sa vie et ses œuvres, Paris, 1859, in-8°. B.

PIGANIUL DE LA FORCÉ (Jean-Aymar de), historien et géographe, né à Aurillac en 1673, m. à Paris en 1753, a laissé : Description historique et géographique de la France, Paris, 1715, 5 vol. in- 12, et 1752-53, 15 vol. in— 12 ; Description de la ville de Paris et de ses environs, 2e édit., 1765, 10 vol. in-12; Nouveau Voyage en France, 1724, 1755, 1770, 2 vol. in-12. etc. Ces ouvrages, exacts, en général, n’ont aucune valeur littéraire.

PIGAULT-LEBRUN (Guill.-Charles-Ant.) , romancier et poète dramatique, né à Calais en 1753, m. en 1835, après avoir mené une vie fort dissipée, et servi quelque temps comme officier dans la gendarmerie d’élite, avant la Révolution, se fit comédien, puis auteur dramatique et romancier. Il avait beaucoup d’esprit, de la verve, île l’entrain, et obtint plusieurs grands succès au théâtre avec des ouvrages presque tous oubliés auj., mais où l'on remarque une habile entente de la scène. Les meilleurs sont : le Pessimiste, comédie en un acte en vers, 1789, contre partie de l'Optimiste, de Collin-d’Harleville ; T Amour et la liaison, 1791 ; les Rivaux d’eux-mémes, 1798, comédies en 1 acte eu prose; le Major Palmer, opéra-comique en 3

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