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les roues du Plaustrum étaient ordinairement pleines et en bois de pin. C. D — y.
PLAUTE, Marcus Accius Plautus, poète comique latin, né à Sarsine (Umbrie), en 227 av. J.-C., m. en 183, l’an de Rome, 570. Directeur de troupe, acteur jouant ses propres pièces, et fournissant ainsi tout un spectacle aux donneurs de jeux, il s’enrichit dans cette triple profession. Cependant il s’en dégoûta, ou du moins lui préféra le négoce, se ruina complètement , et tomba dans une telle détresse, qu’il fut réduit à tourner la meule dans une pistrine. Cependant son génie n’était pas perdu; la muse comique répara ses imprudences passées, et il retrouva cette aisance qu’il avait si follement mise aux hasards de la mer, peut-être. Il est vrai qu’il fut un poète très-laborieux : les anciens lui attribuaient 120 comédies ; 23 seulement étaient regardées par Varron comme authentiques, mais de savants grammairiens en comptaient davantage. 11 nous en reste 20, toutes varroniennes, à ce qu’on croit. Les principales sont : Amphitryon , et 1 ’Anlulaire (sujet de l’Avare ), la lre presque traduite, la 2e, imitée par Molière ; les Ménechmes , imitée par Regnard; la Casina et la Mostellaire, imitées par Destouches (le Retour imprévu, le Tambour nocturne), la Cistellaire, le Curculio (Charançon), le Carthaginois, le Soldat fanfaron, le Trinummus , imité par Andrieux (le Trésor), etc. Plaute est par excellence le poète du peuple ; de là des grossièretés qui ont choqué Horace et beaucoup de modernes; mais il est plein de gaieté et de verve ; ses intrigues sont vives et piquantes, ses dialogues animés , ses personnages infiniment variés dans leurs nuances, bien observés et bien saisis. 11 tombe de temps en temps dans un comique grossier, parce qu’il voulait plaire à la foule ; mais à part ces excès d’un goût peu contenu, il est poète comique dans toute l’étendue du terme, et les anciens, venus longtemps après lui, dans le bel âge de la littérature romaine, admiraient généralement la pureté de sa langue. Il a imité les Grecs, Epicharme, Diphile, Philémon, DémophileC etc.; mais il parait s’être écarté beaucoup de ses modèles, et sa physionomie est toute romaine, même jusque dans des détails et des anachronismes volontaires. Les principales éditions de Plaute sont celles de Lambin, Paris, 1576; de Taubmann, Francfort, 1605, 1612, 1621; Ad usum Delphini, Paris, 1679; de Gronovius, Amsterdam, 1684; de J. -P. Miller, Berlin, 1755, 3 vol. in-8°; de J. -A. Ernesti, Leipzig, 1760, 2 vol. in-8°; de Brunck, Deux-Ponts, 1788, 3 vol. in-8»; de Spon, Vienne, 1792-1802, 7 vol. in-8°; de Schneider, Goettingue, 1804; de Bothe, Berlin, 1809- 11,4 vol. in-8°; de M. Naudet dans la Bibliothèque latine de Lemaire, 1830-32 ; de Weise, Quedlimbourg, 1847-48, 2 vol. in-8° ; de Ritsehl, Bonn, 1848-52. — II a été traduit en français par Gueudeville et par Limiers, 1719; par Levée, dans le Théâtre des Latins, 1820-21, 8 vol. in-8° ; par M. J. Naudet, dans la Bibliothèque latine- française de Panckoucke, 1831-38, 9 vol. in-8°; par M. A. François, dans la collection Nisard, 1844. Mme Daeier avait traduit l'Amphitryon, l’Lpidicus , et le Budens. V. Andresen, de Vita Plauti , Altona, 1843; Vissering, Quæstiones Plautinæ, Amst., 1842; Brix, de Plauti et Terentii prosodia, Breslau, 1841; Sehmitz, de Actuum in Plautinis fabulis descriptions, Bonn, 1852. D — it.
PLAUT1EN, Fulvius Plautianus, ministre de l'empereur Septime Sévère, et africain comme lui. Homme de basse extraction, il n’usa de l’influence qu’il exerçait que pour conseiller des cruautés, et fut le principal instigateur de la persécution .contre les chrétiens, 199. Il était préfet de Rome en 202, et parvint à faire fiancer sa fille Plautilla à Caracalla, fils ainé de l’empereur, 203 ; mais le jeune prince, qui le détestait, l'accusa de conspirer contre son père, et le fit mettre à mort. Il fut remplacé par le jurisconsulte Papinien. O.
PLAYFA1R (John), mathématicien et géologue écossais, né près de Dundee en 1749, m. en 1819, fut ministre presbytérien, professeur de mathématiques à Edimbourg, et l'un des rédacteurs de YEdinburg Reriew. On a de lui : Eléments de géométrie, 1796 ; Eclaircissements sur la théorie delà terre de llulton, 1812, in-8°; Esquisse de philosophie natuielle, 1812, iu-8°; Système complet de géographie ancienne et moderne, 1813, 5 vol. in-4°.
PLEAUX, ch.-l. de cant. (Cantal), arr. et à 20 kil. S. -O. de Mauriac; 1,508 hab. Commerce de cire, bestiaux , bois.
PLÉBÉIENS, Plebeii ou Plebs, troisième ordre du peuple chez h-s anc. Romains; il se composait de tous les cite., eus qui n’étaient ni patriciens, ni chevaliers, c.-à-d. de l’immense majorité du peuple. Ce fut Romulus qui étauht la classe des plébéiens, et, jusqu à l’expulsion des rois, elle fut tenue dans une grande infériorité vis-à-vis
des deux ordres : mais plus tard, la distinction ne fut plus guère que nominale, parce qu’il y eut, pour tous les ordres du peuple, égalité de droits, soit pour les mariages, soit pour les honneurs. Les plébéiens furent admis aux comices par centuries sous le roi Serviûs Tullius , au tribunat consulaire en 444 av. J.-C., à la questure en 420, au consulat en 366, à la dictature en 357, à la censure en 339, à la préture en 337, au pontificat et à l’augurat en 300. Le mariage entre patriciens et plébéiens avait été autorisé dès 444. C. D — y.
plébéiens (Jeux), jeux du cirque, dans l’anc. Rome, célébrés annuellement, le 17 des calendes de décembre (15 novembre), par les édiles plébéiens, et qui duraient 2 ou 3 jours, et, par occasion, jusqu’à 7 jours. Ils furent institués vers l’an 256 de Rome, à la suite d’un vœu fait par le dictateur A. Posthumius, marchant contre les Latins qui voulaient rétablir Tarquin le Superbe sur le trône. Suivant une autre tradition, ces jeux auraient dû leur origine à la réconciliation du Sénat et des plébéiens, après la retraite de ces derniers sur le mont Aventin. C. D — y.
PLÉBISCITE, Plebiscilum, c’était, chez les anc. Romains, une loi rendue dans les comices par tribus, sur la proposition des tribuns du peuple, par les plébéiens, et non par le peuple, qui, au sens antique, embrassait toutes les classes delà nation indistinctement. Une loid’Horatiuset deValérius, 449 av. J.-C., confirmée par Publilius Philo, en 339 , rendit les plébiscites obligatoires pour tous les citoyens. — En France , depuis la lte République, on a donné le nom de Plébiscites aux résolutions soumises à l’approbation du peuple. C. D — y.
PLÉCHATEL, vge (Ille-et-Vilaine), arr. et à 44 kil. N.-E. de Redon, prés de la rive g. de la Vilaine; 322 hab. Haut-fourneau.
PLECTRUDE, femme de Pépin d’Héristal, gouverna, après la mort de son mari, 714, au nom de son fils Tliéodoald. Les Neustriens se soulevèrent, et donnèrent la mairie à Rainfroi ; les Ostrasiens prirent pour chef Charles Martel, qu'elle avait fait enfermer à Cologne. On ignore ce qu’elle devint depuis cette époque.
PLECTRUM, espèce de petite corne d’ivoire ou de bois poli, longue de 20 centimèt. environ, et dont, chez les anc. Grecs et les anc. Romains, les joueurs de lyre se servaient pour attaquer les cordes de leur instrument. Elle avait un côté un peu crochu qu’on appelait le peigne : c’était celui qui tirait la corde. C. D — y.
PLÉDRAN, brg (Côtes-du-Nord), arr. et à 7 kil. S.-E. de Sl-Brieuc ; 183 hab.
PLEIADE, nom donné par éloge à une réunion de sept poètes grecs renommés du temps de Ptolémée Philadelphe, et dont les plus illustres sont Théocrite, Aratus, Apollonius de Rhodes, Callimaque et Lycophron. Quelques anciens ont compté 13 poètes dans cette pléiade. — Au xvie siècle, sous Henri III, ou fit une pléiade de poètes français; c’étaient Ronsard, Joachim Du Bellay, Remi Belléau, Jodelle, Dorât, Baïf, et Pontus de Thiard. — Sous Louis XIII , une autre pléiade fut composée de Rapin, Larue, Commire, Dupérier, Santeuil, Petit, et Ménage.
PLEIADES. V. Atlantides.
PLEINE-FOUGÉRES, ch.-l. de cant. (Ille-et-Vilaine), arr. et à 43 kil. E.-S.-E. Je S'-Malo; 431 hab.
PLEISSE, riv. d’Allemagne, naît dans le royaume de Saxe, qu’elle arrose, traverse le duché de Saxe-Hildburgliausen, et se jette dans l’Elster-Blanc, à 4 kil. au-dessus de Leipzig; cours de 100 kil.
PLÉLAN-LE-GRAND, ch.-l. de cant. (Ille-et-Vilaine), arr. et à 20 kil. S. -O. de Montfort-sur-Meu ; 1,100 hab. Fabr. de fil. Près de là est Maiant, anc. prieuré, aveu abside, crypte et vitraux remarquables.
plÉlan-le-petit, ch.-l. de cant. (Côtes-du-Nord), arr. et à 20 kil. O. de Dinan ; 103 hab.
PLÉLO ( Louis-Robert-Hippolyte De Bkéiian, comte de), diplomate français, né en 1699, d’une anc. famille de Bretagne, m. en 1734, était ambassadeur en Danemark, quand Stanislas Leczinski, élu pour la 2e fois roi de Pologne en 1733, fut assiégé par 30,000 Russes dans Dantzick. Il alla à son secours avec 1,500 Français, força trois retranchements, mais fut accablé par le nombre. On a de lui quelques poésies légères.
plélo, brg (Côtes-du-Nord), arr. et à 20 kil. O.-N.-O. de Sl-Brieuc ; 402 hab.
PLÉMET , vge (Côtes-du-Nord), arr. et à 15 kil. E. de Loudéac; 481 hab. Forges.
PLÉMY , vge (Côtes-du-Nord), arr. et à 25 kil. N. de Loudéac ; 260 hab.
PLÉNÈE-JUGON, brg (Côtes-du-Nord), arr. et à 34