‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 321 sur 864 · FLESSIS-MORNAY (DU). V. MORNAY · texte numérisé non relu

FLESSIS-MORNAY (DU). V. MORNAY

PLESSIS-PRASLIN (du). V. CHOISEUL et PRASLIN. PLESSIS-RICHELIEU (DU). V. RICHELIEU.

plessis (College du), anc. collège de Paris, érigé près du collège de Clermont, depuis Louis-le-Grand, en 1317, par Geoffroi du Plessis, notaire apostolique et secrétaire du roi Philippe V le Long. 11 fut augmenté au xvne siècle par une fondation de Richelieu. Supprimé en 1790, il devint propriété nationale. Ensuite on y plaça l'Ecole normale lors de sa création. En 1820, les Facultés de théologie , des lettres et des sciences l'occupèrent , et il servit aussi de succursale à l’Ecole de droit.

PLEST1N, ch.-l. de cant. (Côtes-du-Nord) , arr. et à 18 kil. S.-O. de Lannion; 1,038 hab.

PLF.THON (Gémiste). V. Gémiste.

PLÈTHRE, mesure athénienne de longueur, valant 100 pieds ( 30“, 864 ). Six plèthres faisaient un stade olympique. Un plèthre carré (9 ares 53 cent.) était une mesure agraire.

PLETTENBERG , vge des Etats prussiens ( Westphalie), à 24 kil. S. d’Arensberg, sur l’Else; 1,700 hab. Forges et quincaillerie. i

plettenberg (Walter ou Gautier de), d’abord général de l'Ordre Teutonique en Livonie en 1495, chassa les Russes de la Livonie en 1501, racheta à Albert de Brandebourg, en 1525, les droits de suzeraineté qu’il possédait sur ce pays, et fut grand-maître de l’ordre des Porte- \ Glaive jusqu’en 1535.

PLEL’BIAN, brg (Côtes-du-Nord), arr. et à 35 kil. N.-E. de Lannion; 1,201 hab.

PLEUDANIEL, vge ( Côtes-du-Nord), arr. et à 30 kil. E.-N.-E. de Lannion; 363 hab.

PLEUD1HEN, brg (Côtes-du-Nord), arr. et à 10 kil. N. E.de Dinan; 474 hab.

PLEUMART1N ou PLUMARTIN, ch.-l. de canton (Viennel , arr. et à 21 kil. S.-E. de Châtellerault ; 555 hab.

PLEUMEUR-BODOU , vge (Côtes-du-Nord), arr. et à 10 kil. N.-O. de Lannion; 441 hab.

Pleumeur-gautier , vge (Côtes-du-Nord), arr. et à 30 kil. E.-N.-E. de Lannion; 381 hab.

PLEUREUSE, Prœfica, femme à gages , qui , chez les anc. Romains, conduisait la pompe funéraire des personnes opulentes. Son office était de chanter, devant la maison mortuaire, où le corps était exposé, des néuies , poèmes tristes à la louange du défunt, et, pendant la marche, de pleurer en jetant des cris perçants, et en s’agitant avec

tous les signes extérieurs de la douleur la plus désespérée. La pleureuse était suivie d’autres femmes, pleureuses de profession, comme elle, qui répétaient tout ce qu’elle faisait, auxquelles elle donnait le ton des pleurs et des gémissements, de manière à former comme un concert émouvant de douleur. Les pleureuses étaient vêtues d’une palla ou mante brun foncé. C. D — y.

PLEURON , nom de deux villes de l’Etolie méridionale, l’une à 10. de Calydon et à peu de distance de l’Evénus et de la mer, l’autre au N.-O. de Calydon.

PLEURTU1T, ch.-l. de cant. (Ille-et-Vilaine), arr. et à 8 kil. S. -S. -O. de Sl-MaIo; 497 hab. Construction de navires.

PLEYBEN, ch.-l. de cant. (Finistère), arr. et à 11 kil. E.-N.-E. deChâteaulin; 1,008 hab. Belle église gothique, avec ossuaire et calvaire três-cuneux.

PLEYBER-CHRIST, vge (Finistère) , arr. et à 12 kil. S. de Morlaix; 690 hab. Fabr. de toiles.

PLEYEL (Ignaoe), compositeur de musique, né à Ruppersthal , près de Vienne, en 1757 , m. eu 1831 , eut pour maître Haydn. Il se lia en Italie avec Cimarosa, Guglielmi, Paisiello et Pugnani. Nommé maître de chapelle de la cathédrale de Strasbourg, 1787, il perdit cet emploi pendant la Révolution. Plus tard, il établit à Paris une maison de commerce de musique , à laquelle il ajouta bientôt une fabrique de pianos. Il a écrit des trios, des quatuors et des sonates qui eurent une vogue dont il y a peu d’exemples. B.

pleyel (Joseph -Etienne -Camille) , fils du précédent, né en 1788, m. en 1855, étudia le piano sous son père et Dussek, et acquit une pureté de style, une élégance, une expression que peu d’artistes possédaient alors. Il composa un grand nombre de fantaisies, nocturnes, mélanges, rondos, sur des motifs de Rossini et d’Auber, ainsi que des quatuors et des trios originaux. En 1825 , il abandonna l’art pour l’industrie, et fonda à Paris, avec Kalkbrenner, une maison, devenue célèbre, pour la fabrication des pianos, particulièrement des pianos à queue. B.

PLIENINGEN, brg du royaume de Wurtemberg, à 7 kil. S. -S.-E. de Stuttgard; 2,250 hab. Fabr. de coton et de toiles. Aux environs est l’Institut national agricole de Hohenheim.

PLINE , Caïus Plinius Secundus , surnommé l’Ancien ou le Naturaliste, né à Côme sous le règne de Tibère, l’an 775 de Rome, 23 de J.-C., m. souslerègne de Titus, l'an 831 de Rome, 79 de J.-C-, vint à Rome, à l’âge de 11 ans, suivre les leçons du grammairien Apion. A 22 ans, il commanda en Germanie un corps de cavalerie sous les ordres de L. Pomponius Secundus , écrivit une Vie de ce général en 2 liv., et un traité sur l'art de lancer le javelot â cheval. De retour à Rome en 51 , il s'adonna à la jurisprudence, et plaida plusieurs causes , et en même temps commença une Histoire des yuerres des Romains en Germanie, en 20 liv., à laquelle il travailla pendant quatre ans. Il entreprit, en 55, une Histoire contemporaine, en 31 liv., continuation de celle d’Aufidius Bassus. Puis il composa un traité intitulé Studiosus (l'Etudiant), en 3 liv., destiné probablement à l’éducation de son neveu Pline le Jeune , et où il prenait l’orateur au berceau et le conduisait jusqu’à la perfection de son art. Il publia, en 67 , un Traité des ejjiressions douteuses, en 8 liv., qui roulait sur les difficultés de la langue latine. La même année, à l’âge de 45 ans, il commença sa carrière administrative : Néron le nomma procurateur dans l'Espagne citéricure , où il séjourna quatre ans. En revenant à Rome, il visita le midi de la Gaule, fut nommé, en 74, préfet de la Hotte de Misène. En 71, il avait commencé la rédaction du seul ouvrage qui nous soit parvenu de lui , une Histoire naturelle, en 37 liv., dédiée à Titus. Il l’acheva dans un espace de six ans ; mais depuis longtemps il en amassait les matériaux, car Pline était un travailleur infatigable, qui ne perdait jamais un instant, et ne lisait rien sans en faire des extraits. 11 périt victime de son amour pour l’étude, en voulant aller observer de trop près la grande éruption du Vésuve de l’an 79, qui engloutit Herculanum et Pompéia. Il entrait dans sa 57e année. L'ouvrage de Pline, auquel l’habitude a fait donner le nom d 'Histoire naturelle , ne répond pas à ce titre dans le sens moderne : c’est une exposition historique de l’ensemble de la nature, une sorte d’encyclopédie, qui embrasse l’ Astronomie, la Physique, la Géographie, l'Agriculture, le Commerce, la Médecine et les Arts, aussi bien que l’Histoire naturelle proprement dite, avec des traits relatifs à la connaissance morale de l’homme et à l'histoire des peuples. Le premier livre contient une espèce de table des matures, et le catalogue des auteurs dont Pline s’est servi. Les 1 suivants renferment la cosmographie et la géographie; les livres

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