‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 327 sur 864 · POLO (MARCO-). V. MARCO-POLO · texte numérisé non relu

POLO (MARCO-). V. MARCO-POLO

POLOGNE, anc. Etat de l’Europe orientale, dont les limites ont beaucoup varié, et qui, dans sa plus grande étendue, embrassa le pays compris entre l’Oder à l’O., le Dniéper à l’E., la Baltique au N. , et la mer Noire au S., de 47° à 58° lat. N. et de 13° à 30° long. E.; 1,200 kil. sur 1,000 environ. C’est une plaine immense, coupée de collines sablonneuses dans plusieurs parties, et abondamment arrosée par la Vistule, grossie de la Wieprz et du Boug, le Niémen, le Dniester, le Dniéper, grossi de la Bérézina et du Pripetz, et une foule de petites rivières. Climat tempéré, assez analogue à celui des régions septentrionales de la F- rance. Le sol est, en général, très-fertile, et pourrait nourrir aisément le quadruple de la population actuelle. Les contrées du S.-E. produisent des grains en abondance. Les plateaux de la Podolie et de l’Ukraine donnent, sans aucun engrais, deux moissons dans l'année. Les céréales inférieures croissent en abondance dans la Lithuanie, le lin et le chanvre dans la Samogitie. D'immenses forêts couvrent la Lithuanie, et renferment beaucoup de gros gibier : élans, daims, ours, sangliers, loups, castors, etc. La forêt de Bialowicz, au centre de la Pologne, renferme quelques centaines de bisons, uniques en Europe Les richesses minérales y sont, y ont été surtout très-considérables : les mines d’argent d’Olkusz rendaient autrefois 2 millions de florins polonais par an; mais les Suédois les ont inondées en y déversant une rivière; celles de Slawkow ont été détruites également. On trouve encore du cuivre à Miédzianagora, à Miédzanka, des pyrites de cuivre à Chenciny; du zinc, du plomb, du fer limoneux, presque partout et à quelques pieds sous le sol. Les mines de sel gemme de Wieliczka, sur la Vistule, les plus grandes du monde entier, n’ont pas moins de 2 kil. de développement et de 300 mèt. de profondeur : elles produisent annuellement jusqu’à 10 millions de kilog. de sel. La Pologne renferme en outre des carrières de marbre et de granit, du gypse et de l’albâtre. La population était de 15 millions d’habitants environ. La capitale était Varsovie. Avant les partages, le pays était divisé en trots grandes régions (Grande-Pologne, Petite-Pologne, Lithuanie), subdivisées elles-mêmes en provinces, palatiuats, terres et districts.

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Provinces . Palalinats .

jPosnanie.

IKaliscz.

G. Pologne propremh dite. . iGnesne (bient. suppvi.)

iSieradz.

(Lencyka ou Lenchits.

IBrzesc.

G niewkow , Inovvroclaw Dobrzin.

(Mazovie ou Varsovie.

Plotsk.

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, Poméranie.

Prusse occidentale Kulm.

IMarienbourg.

(Cracovie.

P. Pologne proprem1 dite. .(Sandomir.

(Lublin.

Podlaquie Podlaquie ou Bielsk.

Ruthénie ouRussie Rouge. . j K*e Irii *

IPodolie.

Wolhynie.

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Lithuanie proprement dite. . j ‘

I Minsk.

Polotsk.

Witebsk.

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Ruthénie ouRussie Noire. . • j jjv^ese 1

Samogitie (duché-starostie de]

^jGoldingen.

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Districts Poméramens de JLaueilbourg. ,lu roi de

(Prusse.

Agricole et guerrière avant tout , l’ancienne Pologne fut peu industrielle : quelques grandes fabriques (fabriques de draps surtout, Zgierz, Ozorkow , Tomaszow, Rawa | , furent fondées durant la courte période d’indépendance restreinte de 1815 à 1830 : elles sont auj. pour la plupart tombées ou anéanties par la dépopulation. L’industrie et le commerce y sont donc à peu près nuis. Les arts n’y ont jamais été Hérissants : pourtant un pays qui , de nos jours, a produit Miekiewicz dans la poésie, Chopin dans la musique, et Michalowski dans la peinture, n’est certes pas dépourvu du sens artistique; mais les circonstances favorables ont toujours manqué à son développement. — La population de la Pologne était divisée en 3 classes : la noblesse, la bourgeoisie, et les paysans. Les nobles seuls étaient admis à exercer les droits politiques. Grâce à leur puissance et à leur nombre , ils accaparèrent peu à peu toute l’autorité , et se réservèrent exclusivement le droit de propriété foncière. L’industrie et le commerce restèrent aux bourgeois, qui conservèrent aussi leurs privilèges municipaux. Mais les paysans étaient réduits à l’état de servitude, et leurs maîtres avaient sur eux droit de vie et de mort, La forme du gouvernement varia beaucoup dans les derniers siècles. Le trône, d’abord héréditaire, devint électif en 1572, et accessible aux étrangers. Le pouvoir du roi était presque nul. La guerre, la paix, les alliances dépendaient des diètes, qui votaient aussi les lois et l’impôt. Mais , au xvie siècle , l’autorité passa aux mains de la noblesse, qui dut alors , tout entière et sans distinction, participer directement à l’élection du roi. Elle se réunissait pour cela dans une plaine , à cheval et en armes, sous les murs de Varsovie. En 1609 s’organisèrent les confédérations, assemblées qui différaient des diètes en ce qu’elles étaient rarement convoquées par le roi, et que, le plus souvent même , leur but était d’agir contre les intérêts du monarque. En même temps on introduisait dans les diètes le fameux liberum veto , qui , pour l’adoption de toute mesure , exigeait l’unanimité des votes ; mais, dans les confédérations, la majorité des voix suffisait. Il y avait 4 espèces de confédérations : 1® celles formées par le consentement du sénat et de l’ordre équestre : c’était comme le Grand- Conseil de la nation ; 2° celles formées par la noblesse do quelques districts, regardées comme illégales jusqu’à ce

qu’elles eussent forcé la nation et le roi lui-même à se réunir à elles ; la confédération choisissait un maréchal , espèce de dictateur armé d’un pouvoir discrétionnaire;, souvent il se formait plusieurs confédérations à la fois : elles se déclaraient mutuellement rebelles , et se livraient des combats quelquefois sanglants; 3» celles de l’armée,, c.-à-d. des soldats révoltés contre leurs chefs ; 4® le rokosz ; c’était la plus dangereuse; les peines les plus sévères menaçaient ceux qui ne se rendaient pas au lieu indiqué par le rokosz; ce nom seul inspirait la terreur; les assemblées étaient souvent tumultueuses, et il n’était pas rare d’y voir couler le sang. — La religion dominante dans la Pologne était le catholicisme ; il y eut aussi des luthériens, des sectateurs de l’Eglise grecque, et surtout des Juifs, et la tolérance avec laquelle on traitait ces derniers fit appeler la Pologne le Paradis des Juifs.

Histoire. La Pologne ne date dans l’histoire que du VIe siècle. Encore les annales de la dynastie des Lech , 550- 860, sont-elles plutôt du domaine de la fable que de celui de l’histoire. Au ix« siècle, la Pologne était à peine connue. Erigée en duché par Piast , 842 , chef d’une dynastie nouvelle, et en royaume par Boleslas Ier, vers l’an 1000, elle fut convertie au christianisme par Miéeislas, 966. Elle ne comprenait alors que la Grande-Pologne, la Cujavie et la Mazovie. Redoutés des Allemands et des Russes sous les Boleslas, les Polonais furent, pendant plus d’un siècle, en proie à l’anarchie et aux invasions des Mongols et des chevaliers Teutoniques. L’ensemble du domaine des Piasts présentait alors 6 parties : la Poméranie , la Silésie, la Grande-Pologne, la Cujavie, la Mazovie, et la Petite-Pologne. Casimir III , 1333-1370 , conclut avec les chevaliers Teutoniques une paix glorieuse , et recula les limites de son royaume jusqu’au Borysthène. 11 leur cédait la Poméranie, mais acquérait la Russie-Rouge. Avec lui s’éteignit la lignée masculine des Piasts. Son gendre, Louis d'Anjou, roi de Hongrie, lui succéda, et réunit les deux couronnes, qui furent séparées à sa mort. Sa fille aînée, Hedvvige, à qui échut la Pologne, donna sa main, 1386, à Jagellon , grand-duc de Lithuanie, qui se convertit , et, sous le nom de Wladislas II , fonda la dynastie des Jagellons; la Lithuanie fut réunie à la Pologne, dont le territoire se trouva ainsi doublé. La réunion de ces deux Etats , la victoire de Ladislas-Jagellon , à Tanueberg , sur les chevaliers Teutoniques, 1410, jt le traité de Thorn que leur imposa Casimir IV, 1466 , firent de la Prusse la vassale de la Pologne , et de la Pologne la puissance prépondérante du Nord. En 1467 , Casimir, dont les guerres avaient épuisé le trésor, fit un appel à la nation , et , pour la première fois , en convoqua les députés. Mais la fierté de la noblesse, seule représentée dans les diètes, y maintint les formes des temps barbares, et la nécessité du consentement unanime , regardée comme loi fondamentale de l'Etat, fit souvent du lieu des délibérations une arène sanglante. A cette cause de ruine , que la faiblesse du pouvoir et l’aveuglement de la noblesse conspiraient à maintenir, il faut ajouter la jalousie réciproque des Lithuaniens et des Polonais, des guerres meurtrières contre les Russes et les Tartares , enfin l’introduction de la Réforrnation , malgré les efforts contraires de Sigismond Pr, 1506-1548. La Réformation, qui ne pénétrait en Pologne que pour la désunir, et qui y occasionna d’abord quelques désordres, la fit pourtant suzeraine de la Prusse et de la Livonie. Albert de Brandebourg, grand-maitre de l’ordre Teutonique, ayant embrassé le luthéranisme et sécularisé la Prusse, s’engagea ( paix de Cracovie, 1525) à prêter hommage à la couronne de Pologne pour la Prusse Teutonique , que Sigismond érigea en duché héréditaire. De même , pour échapper aux Russes , Gothard Kettler, nouveau grand-maitre , transmit aux Polonais la souveraineté de la Livonie , et , pour prix de cet abandon , il se fit assurer, par le traité de Wilna, 1561, la Scmigalle et la Courlande , à titre de duché héréditaire relevant de la Pologne. En 1563, la diète de Wilua décréta la tolérance religieuse : ce décret, violé sous les Wasa, fut aboli sous Wisniowiecki. — Avec-Sigismond-Auguste s’éteignit la dynastie des Jagellons 1572 ; ce fut le signal des troubles qui dès lors ne cassèrent d’agiter la Pologne. Le trône devint électif. Henri de Valois n’y monta que pour signer les premiers Parta concerna , restrictions apportées au pouvoir royal, 1573-1574. Etienne Bathori , 1575, dicta à lwan IV la paix de Kieverowa-Horka , 1582, et reconquit la Livonie envahie depuis quelques années par les Moscovites. Sigismond III, petit fils de Gustave Wasa, roi de Pologne par élection , en 1587 , et de Suède par droit d’héritage, en 1593, se trouva dans une position difficile : la Suède était protestante , la Pologne catho-

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lique; toutes deux réclamaient la Livonie. L’oncle de Sigismond, Charles IX , chef du parti luthérien en Suède, prévalut sur lui , et le supplanta , lti04. De là une longue guerre entre les deux peuples, et où la Russie se trouva mêlée. La Pologne se soutint encore quelque temps au rang glorieux qu’elle avait occupé. Son intervention dans les trouldes de la Russie fut suivie de la prise de Moscou, 1611. Elle imposa au tzar Michel Romanow la trêve de Divilino , 1618, et la paix de Viazma, 1634, par lesquelles la Russie abandonnait non-seulement la Livonie, mais les provinces récemment conquises de Smolensk, de Tchernigow et de Novgorod-Séverskoï. Mais le traité de Wilna , 1656, les rendit à Alexis Miehailowitch. Dès lors la puissance de la Pologne ne fait plus que décroître. En 1657 , elle reconnaît l'indépendance de la Prusse ducale. La paix d’Oliva, 1660 , met fin à la guerre de Suède : Jean -Casimir renonce formellement à la couronne de Suède, à la Livonie, à l’Esthonie. Le traité d’Androussof, 1667, enlève à la Pologne les palatinats de Smolensk, de Tchernigow, l’Ukraine occidentale, et la ville de Kiev. La Pologne reprend un éclat momentané sous Sobieski ( V. ce mol) , qui perd néanmoins la Podolie par le traité de Moscou, 1686. A sa mort, 1696, Frédéric- Auguste II, électeur de Saxe , se fait élire au prix d'énormes sacrifices d’argent. En 1699 , les Turcs rendent à la Pologne tout ce qu’ils avaient jadis envahi en Podolie et en Ukraine. Mutih e par tant de pertes successives, la Pologne comptait encore cependant environ 78,000 myriarn. carr. de superf., et 14 millions d’habitants. Les frontières ne subirent plus île changement jusqu’au premier partage. La lutte de la Suède contre la Russie, qui commença en 1700, amena l'expédition de Charles XII en Pologne, la chute d’Auguste II, et l’élection de Stanislas Leczynslci. Rétabli en 1709, Auguste mourut en 1733. Stanislas fut réélu; mais la Russie et l’Autriche réussirent à faire annuler l’élection, et firent donner la couronne à Auguste III , qui la porta misérablement jusqu’à sa mort, 1763. La Pologne était définitivement tombée sous la dépendance de la Russie et de l’Autriche. Catherine II fit occuper le pays par ses troupes, et lui imposa pour roi Stanislas Poniatowski, 1764. Cette tyrannie étrangère souleva les Polonais , qui formèrent la confédération de bar, 1768. Malgré leur héroïsme, et une faible assistance de la France et de la Turquie, les patriotes furent vaincus, et la Pologne subit, 5 août 1772, un premier partage entre la Russie, la Pr usse, et l’Autriche. La Russie s’empara des palatinats de Livonie, Polotsk, Witebsk, Mscislaw, et de Minsk, et en fit autant de gouvernements. L’Autriche, devenue maîtresse des pays situés entre la Vistule, le Zbrucz, et les Karpathes , en forma le royaume de Gallicie et de Lodomirie. Une partie de la Grande-Pologne, de la Poméranie et la Warmie échut à la Prusse, qui en forma des arrondissements. Ce qui resta garda le titre de royaume de Pologne, mais fut de fait province russe. La guerre des- Turcs contre les Russes permit aux Polonais d’introduire quelques réformes dans le gouvernement. Le 3 mai 1791 , une nouvelle constitution parutà Varsovie sous lesauspices du roi : elle abolissait le t’«(o , et fortifiait la royauté rendue héréditaire; mais un an s’était à peine écoulé , que la Russie suscitait la confédération de Targowice , 1792, qui prit les armes au nom de l'ancienne constitution ; et, après une guerre où Joseph Poniatowski, Thadée Kosciuskzo, et Michel Zabiello se couvrirent de gloire, mais où les trahisons du roi ruinèrent tout, un 2e partage de la Pologne eut lieu entre la Russie et la Prusse, 9 avril 1793. La Russie, traçant une ligne qui, de l’extrême frontière de la Courlande sur la Dvina, aboutissait aux limites E. de la Gallicie, s’empara de la moitié du grand-duché de Lithuanie et de la moitié des terres russiennes. La Prusse prit le reste de la Grande-Pologne , Thorn , et Dantzick. Les insurrections nationales de Varsovie, de Wilna, de Samogitie , et de Courlande, au priutemps de 1794 , amenèrent une nouvelle lutte, dans laquelle Kosciuszko fit vainement des prodiges de valeur, et un 3e partage s’effectua, le 3 janvier 1795. La Russie eut la Courlande , la Semigalle, la Samogitie , les restes de la Lithuanie et des terres russiennes. La Prusse prit la Mazovie , la Podlaquie, et des fractions de la Lithuanie et de la Samogitie , dont elle forma la Prusse méridionale, et la Prusse orientale. L’Autriche , admise cette fois au partage, reçut la Petite- Pologne , dont elle fit la province de la Nouvelle-GalUcie. Ainsi les rives de la Pilitzn, de la Vistule, du Boug et du Niémen marquèrent les nouvelles frontières de la Russie , de la Prusse , et de l'Autriche. Les angles de ces limites se touchèrent près de Niemizow. Le nom de Pologne fut remplacé sur la carte par les noms vagues que nous ve-

nons d’indiquer. La population que la Pologne comptait dans ses limites de 1772, subit des répartitions successives, et alla toujours en diminuant

Pologne.... 10,000,000 6,000,000

Prusse 800,000 1,800,000 2,500,000

Russie 1,500,000 3,000,000 4,500,000

Autriche . . . 2,500,000 4,000,000

Total... 14,800,000 13,800,000' 11,000,000'

Après l’anéantissement politique de la Pologne, commence une grande émigration, qui cherche en France, en Italie et en Turquie , à relever une patrie tombée , mais non soumise. Diverses tentatives, faites sous la direction de Dombrowski, sont arrêtées par les préliminaires de Léoben et le traité de Campo-Formio , 1797. Formés en légions depuis 1796, sous les auspices du général Bonaparte, les Polonais combattent avec l’armée française en Italie et sur le Danube jusqu’en 1806; ils suivent Napoléon Ier dans la campagne de Prusse; à Tilsitt, Napoléon fait des provinces polonaises de la Prusse le grand-duché de Varsovie. Ce simulacre de pays, comprenant à peine les deux cinquièmes de l’anc. royaume de Pologne, et renfermant 2 millions d’hab., est donné au roi de Saxe, Frédéric-Auguste. En 1809 , Poniatowski et Dombrowski battent les Autrichiens, et reprennent tout ce que l’Autriche avait envahi depuis 1772 ; 4 nouveaux départements, SiedJce, Lublin, Radom, et Cracovie, sont ajoutés au duché ; et 1 Autriche cède à la Russie une partie de l’anc. (îallicie. Le congrès de Vienne, 1815, coupe en deux le grandduché de Varsovie; Posen, Bromberg, Thorn, sont rendus à la Prusse, qui en fait le grand-duché de Posen; l’Autriche s'empare de Tarnopol, et l'unit à la Gallicie; la Russie s’adjuge les restes du grand-duché de Varsovie, qu’elle transforme en tzarat, dit royaume constitutionnel de Pologne (V. l'art, suie.). On créa, en outre, la république libre de Cracovie, comptant 140,000 hab. Ainsi le pays qui, eu 1772, appartenait à l'ancienne Pologne, forma, en 1815, cinq parties ; royaume de Pologne, possessions immédiates de la Russie, possessions de la Prusse, possessions de l’Autriche,' et territoire de Cracovie, qui, en 1846, fut incorporé à l’Autriche.

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