POG
POI
S.-E. de Nimbourg; 2,R00 hab. Château servant d’hôtel d’officiers invalides. Patrie de Georges Podiébrad.
PODIUM, soubassement intérieur des théâtres , des amphithéâtres et des cirques , chez les anc. Romains. Dans les théâtres, il se profilait avec le Pulpitum , entourait l’orchestre, et, dans les amphithéâtres et les cirques, l’arène : les gradins commençaient sur le Podium. Il avait, environ , lnl,50 c. de hauteur dans les théâtres , et 5” dans les amphithéâtres et les cirques. C. D — Y.
PODIUM , nom latin du PuY.
PUDDACH1E ou PODLAQUIE, un des 8 anc. gvts de la Russie d'Europe (Pologne), entre ceux de Plock au N., de Mazovie et de Sandomir à 10., de Lublin au S.; 18,860 Ici), carr. ; 200 Icil. sur 160; 350,000 hab. Ch.-l., Siedlec; v. principales, Iiadzin, Biala , Lukov. Il forme auj. le Nord du gouvernement de Dublin.
PODüLlE, Kamenetz-Podolsk , gvtde la Russie d’Europe, à PO., entre ceux de Volhynie au N., de Kiew à l’E., de Kherson au S.-E., la Bes.-arabie au S., et la Gallieie autrichienne à PO.; 40,645 kilom. carr.; 400 kil. sur 180; 1,730,547 hab. Ch.-l., Kaminiec. Son territoire, limité au S. -O. par le Dniester, est fertile en céréales, lin, chanvre, tabac, houblon, légumes, fruits, etc. Beaucoup de marais salants et de forêts. Elève de beau bétail. Exploit, de fer, albâtre, salpêtre, etc. — La Podolie, comprise d’abord dans la principauté de Kiev, puis, 1240-1331, dans l’empire du Kaptchak, fut enlevée aux Mongols par Olgierd, et unie au grand-duché de Lithuanie. En 1444, elle passa à la Pologne, forma en 1569 une waivodie ou palatinat de la Petite-Pologne, fut cédée aux Turcs par la paix de Zuravno, 1676, restituée par celle de Carlovvitz, 1699, et, lors du 1er démembrement de la Pologne, 1772, fut saisie par la Russie.
PODOR, vge de Sénégambie (Foutatoro) , dans Pile de l’Eléphant et sur le Sénégal, à 160 kil. N.-E. de Sl-Louis. Etablissement français. Près de là est l’escale du Coq, où se fait une partie de la traite des gommes; 916 hab.
POE (Edgar-Allan), poète et romancier-nouvelliste, né à Bal i more en 1813, m. en 1849, était fils de comédiens, qui le laissèrent orphelin dans la misère. Un volume de poésies qui obtint un certain succès lui valut la direction du Southern Lilernry Messenger, où il fit paraître ses premiers contes; il la per lit par ses habitudes d’ivrognerie. Son oeuvre se compose de poèmes, nouvelles, articles publiés dans divers recueils ; on y remarque un talent bizarre, fiévreux, mais original et distingué. Un choix de Nouvelles a été traduit en français par M. Ch. Baudelaire, sous le titre d’Histoires extraordinaires, Paris, 1856, in-18. F — T.
PŒCILE. V. Pécule.
PCELENBURG (Corneille), peintre, né à Utrecht en 1586, m. en 1660, fut élève d’ Abraham Bloemaert et d’Elzheimer, puis, ayant visité l’Italie, s’éprit particulièrement de Raphaël. 11 dessina de préférence des paysages romains, avec des ruines et des figures pastorales ou mythologiques. Ses tableaux ont souvent un caractère de décoration. Sa couleur est agréable, q'uoique un peu sèche; ses compositions ont de la grâce; mais aussitôt qu’il veut élargir ses toiles, il trahit une fâcheuse ignorance du dessin. Le musée d’Amsterdam possède de lui quatre tableaux ; on en voit deux au musée de La Haye, et huit au Louvre. Il a aussi gravé à l'eau-forte quelques paysages. A. M.
PŒLITZ (Charles-Henri-Louis) , historien et économiste, né en 1772 à Ernsthal , m. en 1842, enseigna aux universités de Dresde, de Wittemberg et de Leipzig. On lui doit : Manuel d'histoire naturelle, 6e édit., Leipz g, 1830, 4 vol. ; Histoire et statistique du royaume de Saxe et du duché de Varsovie, ibid. , 1808-10, 3 vol.; Histoire de la Saxe, 1817 ; — de l’empire d’Autriche, 1817; — de la Prusse, 1818; les Sciences politiques éclairées des lumières de l’époque actuelle, 2e édit., 1833-34, 3 vol.; Constitutions européennes depuis 1789, Leipzig, 2« édit., 1833-34, 3 vol.
PŒLTEN. V. Polten.
PŒSSNECK. V. Possneck.
POESTE (Homme de). V. Homme.
POGGE iLe). V. Poggio.
POGGIANI (Julio), né en 1522 à Suna, sur le lac Majeur, m. en 1568, fut précepteur d’un neveu du pape Jules III, secrétaire du cardinal Ch. Borromée, révisa le texte du catéchisme dit ad Parochos, dont on admire la belle latinité, donna l’édition du Bréviaire publié sous le nom de Pie Y, Rome, 1568, in -fol., et traduisit une harangue et 4 lettres inédites d’Eschine.
POGGIO BRACCIOLINI, dit le Pogge, savant italien, né en ) <80 à Terranuova, petite ville près de Florence, m. en i45y, fut élève d’Emmanuel Chrysoloras, puis secrétaire apostolique sous Boniface IX et les sept papes sui-
vants. Pendant le concile de Constance, il fut envoyé dans cette ville pour y chercher d’anciens manuscrits, et passa ensuite en Angleterre, où il continua ses recherches, puis revint à Florence, où il mourut, secrétaire de cette république. On doit au Pogge la découverte de 8 discours de Cicéron, des ouvrages de Quintilien , de Columelle, d'une partie de Lucrèce, de 3 livres de Valérius Flaccus, de Silius Italicus, d’ Ammien Marcellin , de Tertullien , de Vilruve , de Manilius, de Végèce , de Frontin; enfin 12 comédies do Plaute furent également retrouvées en Allemagne d'après ses instructions. Il fut très-savant pour son époque ; comme écrivain surtout, il a fait preuve de beaucoup de jugement, et sa touche est vigoureuse, mais son style manque d'élégance et de correction. On a de lui une Histoire de Florence (en latin), de 1350 à 1455, publiée pour la lre fois en 1715 par Recanati; un traité de Fortunes varieliite urbis Itomæ, Paris, 1723,in-4°, réimprimé dans Sallengre, t. 1er; Facetiæ, recueil d'historiettes plaisantes ou licencieuses, Strasbourg, 1510, et Bâle, 1538; des traductions latines, entre autres, celle des 5 premiers livres de Diodore de Sicile, etc. — Poggio eut 5 fils : l'un Gian Francesco, fut secrétaire de Léon X ; un autre, Giacomo, traduisit en italien V Histoire de Florence de son père, dès 1476, Venise, in-fol., et fut, en 1478, impliqué dans la conspiration des Pazzi, et pendu. V. Vie du Pogge, par Shepherd, Londres , 1802, in-8°, trad. en français, Paris, 1819,in-8°; J. Lenfaut, Poygiana, 1720. C. N.
POILLY (François de), graveur au burin, né à Abbeville en 1622, m. en 1693, fut graveur ordinaire de Louis XIV. Il se distingue par la correction du dessin et le brillant du burin. Son œuvre comprend plus de 400 planches d’histoire, d'après Raphaël, le Guide, Mignard, Le Brun, etc. — Son frère et élève, Nicolas, né en 1626, m. en 1696, s’est fait aussi un nom comme graveur en portraits. — Jean-Baptiste, neveu de François, m. en 1728, a gravé la Madeleine chez le Pharisien, d’après Lebrun; l' Adoration du veau d'or , d’après le Poussin ; et le Martyre de Ste Cécile , d’après le Dominiquin. Il a un dessin correct et une touche moelleuse.
POINSINET (Antoine-Alexandre-Henri), poète comique, né à Fontainebleau en 1735. m. en 1769, se fit une sorte de célébrité par sa crédulité et sa présomption, qui l’avaient rendu le jouet des salons. Parmi ses ouvrages dramatiques, on ne peut plus citer que . le Cercle ou la Soirée à la mode, comédie en un acte, en prose, 1764, tableau vrai de la plupart des salons de Paris d’alors.
POiNStNET de sivry (Louis), poète dramatique et traducteur, cousin du précédent, né à Versailles en 1733, m. en 1804, a laissé : une traduction en vers d’Anacréon, de bion et de Moschus, 1758; trois tragédies, presque oubliées : Briséis, 1759; Ajax, 1762; et Caton d'Utique, 1789; une traduction médiocre, mais avec beaucoup de notes, de l’ Histoire naturelle de Pline, 1771-82, 12 vol. in-4°; une autre du théâtre d’Arislojihane, partie en vers, partie en prose , avec les Fragments de Ménandre et de Philémon , 1784, 4 vol. in-8°; Traité de la politique privée, tuée de Tacite et de divers auteurs, 1768, in-12; Origine des premières sociétés des peuples, des sciences , des arts, et des idiomes anciens et modernes, 1769, in-8°; l'Emulation, poème, 1756; une édition latine d’Horace, avec commentaire français, ce qui était alors une innovation, 1778, in-8°. F. B.
POINT-DE-GALLE , v. de l’ile de Ceylan , par 6° 2’ 30" lat. N., 78» 30’ 31" long. E., à 110 kil. S.-E. de Colombo. Port très-commerçant, défendu par une citadelle. Point de relâche des navires à vapeur allant aux Indes. Colonie de Chinois. Forêt de canneltiers aux environs.
POINTE-A-PITRE (La), v. de la Guadeloupe, sur la côte S. -O. de la Grande-Terre, à l’embouchure de la Rivière-Salée, à 61 k l. de la Basse-Terre ; par 16° 14’ 12" lat. N., et 63° 51’ 32" long. O.; 14,800 hab. Belle rade, quais magnifiques, mouillage très-sûr. Tribunal de lre in.-tance. Justice de paix. Banque coloniale. Chambres de commerce et d’agriculture. Forges. Fabrique de sucre. Commerce avec l’Europe, l'Amérique et les des du groupe. Avant le tremblement de terre de 1843, la Pointe-à-Pitre était une des plus belles villes des Antilles. Elle ne date que de 1763.
POINTIS (Jean-Bernard Desjeans, baron de), célèbre marin français, né en 1635, m. on 1707, se fit remarquer pour la lr# fois dans les expéditions contre les Barbaresques, 1681-86, commandait un vaisseau au combat de 1690, où Tourville défit les Anglais entre l'ile de Wight et le cap Frehel , bombarda Carthagéne d’Amérique à la tête d’une escadre en 1697, perça une Hotte anglaise de 27 vaisseaux à son retour, et échoua en 1705
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contre Gibraltar. On a de lui une Relation de l'eipcdition de Carthaqène, Amsterdam, 1698, in-12.
POUIÉ | Le), ch.-l. de cant. (Vendée), arr. et à 12 kil, N.- O. de Napoléon-Vendée; 577 hab. Coinm. de grains, bétail.
POIRET (Pierre), écrivain mystique protestant, né à Metz en 1646, ni. en 1719, fut pasteur à Heidelberg, Anweill et Hambourg, et se lia avec Mlle Bourignon. Après avoir été partisan de Descartes, il l’attaqua dans un traité de Eruditione triplici : solidâ , superficiali et falsâ , Amst., 1707, 2 vol. in-4°. Il a encore laissé, entre autres ouvrages : Principes de religion, ou Eléments de la vie chrétienne appliqués à l'éducation des enfants, in-12; la Théologie du cœur, 2 vol. in-12; Economie divine , ou Système universel des œuvres et des desseins de Dieu envers les hommes, Amst., 1687, 7 vol. in-8°, etc. Selon Poiret, le mysticisme a pour fondement , d’une part l’impuissance de la raison , de l’autre la corruption de la volonté ; de là la nécessité de tout recevoir de Dieu , la vérité par la foi et la révélation , la vertu par la grâce. La perfection pratique consiste à être un pur instrument de l’activité divine, pâli Deum Deique actus.
poiret | Jean-Louis-Marie), naturaliste, né à Sl-Quentin en 1755, m. en 1834, voyagea dans le nord de l’Afrique ; il a publié ce voyage sous le titre : Voyage en Barbarie, ou Lettres écrites de l'ancienne Numiiie pendant les années 1785-86, sur la religion, les coutumes, les mœurs des Maures et des Arabes, avec un essai de l'histoire naturelle du pays, 1789,
2 vol. in-8°. Cette relation est encore estimée. Poiret a publié aussi : Leçons de Flore, cours de botanique, 1819-21,
3 vol. in-8°, fig. ; Histoire philosophique, littéraire, économique des plantes usuelles de l'Europe, 1825-29, 7 vol. in-8°, etc. Il a rédigé avec Lamarelc le Dictionnaire de botanique de l’Encyclopédie méthodique.
POIRIER ( Dom Germain), bénédictin, né à Paris en 1724, m. en 1803, entra dans la congrégation de Sl-Maur avant l’âge de 15 ans, fut choisi en 1762 pour travailler au Recueil des historiens de France, dont il publia le XIe vol. avec Dom Précieux, et fut admis à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. On a de lui plusieurs Mémoires dans le recueil de cette compagnie. C’était un homme fort savant, qui n’avait d’autre passion que la science, et qui conserva dans le monde les vertus et la simplicité de mœurs d’un anachorète.
POIKSON (J. -B.), cartographe, né en 1761 à Yrécourt (Vosges), m. en 1831, élève et collaborateur de Mentelle, a laissé : Atlas mathématique, physique et politique de toutes les parties du monde (avec Mentelle |, 1804 ; les cartes pour la Statistique générale de la France, d'Herbin. et pour les ouvrages de Hnmboldt; l’atlas du Précis de géographie universelle de Malte-Brun, etc. Il est l’auteur du globe manuscrit qui orne la galerie d’Apollon au Louvre.
POIS (SAINT-), ch.-l. de cant. (Manche), arr. et à 18 kil. N.- O. de Mortain; 316 hab.
POISONS (Cour des). V. Cour.
P015SEN0T (Philibert), moine de Cluny, né à Jouhe près de Dole, m. en 1556, fut principal du collège de Dole, et vice-chancelier de l’université de cette ville. Il a publié, le premier, V Histoire de Guillaume deTyr,Bâle, 1549, in-fol.
POISSON (Nicolas-Joseph), oratorien, né à Paris en 1637, m. en 1710, a laissé : Traité de la mécanique de Descartes, 1668, in-4°; Commentaire ou Remarques sur la Méthode, du même, 1671, in-8°; Delcclus auclorum ecclesiaslicorum universatis, seu nova Summa conciliorum, Lyon, 1706,
2 vol. in-fol., abrégé judicieusement fait.
poisson (Raymond), poète et acteur comique, né à Paris, m. en 1690, excellait à jouer les rôles de Crispin , mais n'en fut point l’inventeur, comme on l’a prétendu. Son Théâtre, dont il n’est rien resté au répertoire, a été publié à Paris, 1743, 2 vol. in-12. On y trouve une comédie en 1 acte , Lubin ou le Sot vengé, petite curiosité littéraire, parce qu’elle est écrite en vers de 8 syllabes.
poisson (Philippe), petit-fils du précédent, né à Paris en 1682, m. en 1743, fut aussi poète et acteur comique et tragique. Il a laissé 10 comédies, entre autres, le Procureur arbitre, et T Impromptu de campagne, l’une etl'autre en 1 acte, en vers, où il y a de la gaieté et du naturel; elles ont été publiées à Taris, 1741, 2 vol. in-8° ; on en a fait une collection avec celles de son aïeul, 1743, 4 vol. in-12.
poisson (Siméon-Denis), savant géomètre, né en 1781 à. Tithiviers, m. en 1810. Destiné à la chirurgie, et placé près d'un oncle qui exerçait cet art à Fontainebleau, il trouva sa véritable vocation par le succès qu’il obtint dans la résolution de quelques questions de mathématiques. Il travailla pour l’Ecole polytechnique, où il entra à 17 ans, le premier de sa promotion. A sa sortie, il fut nommé répétiteur, professeur-adjoint deux ans plus tard , et , en
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1806, professeur titulaire à la place de Fourier. Le premieT travail important de Poisson est un Mémoire sur l’élimination (11e cahier du Journal de l’Ecole polytechnique) ; il y détermine, plus simplement que Bezout , le maximum du degré de l’équation finale. Ses Mémoires se succèdent ensuite rapidement, et le nombre de ses écrits a dépassé 300, embrassant toutes les branches des mathématiques pures et appliquées; parmi ces Mémoires, plus de 60 ont une importance capitale. En 1808 , Poisson présenta à 1 Académie des Sciences un Mémoire sur l'invariabilité des grands axes des orbites planétaires. Professeur à la Sorbonne en 1809, à l’Ecole normale en 1811, il remplaça Malus à 1 Institut en 1812. Poisson a appliqué les ressources de l’analyse à la physique. Dans la Nouvelle théorie de l action capillaire, 1831, il introduit un élément dont Laplace n avait pas tenu compte, les variations de densité aux différents points de la masse liquide. Dans l'électricité, il a repris l'hypothèse des deux fluides, et s’est occupé de leur distribution à la surface des corps conducteurs. Dans le traité qui a pour titre : Théorie mathématique de la chaleur , 1835, 2 vol. in-4°, il reprend les calculs de Fourier sur la propagation de la chaleur, mais il s’en écarte dans plusieurs questions importantes. En 1811, Poisson publia un Traité de Mécanique, réédité en 1833, 2 vol. in-8°; cette dernière édition renferme les principes de la physique mathématique. C’est l’ouvrage le plus considérable de Poisson, et il est aussi remarquable par l’exécution que par la conception , la méthode, la clarté et le style. Depuis 1820, Poisson a fait partie du Conseil royal de l’Instruction publique; il dirigeait l’enseignement des mathématiques. En 1838, il donna une Théorie du calcul des probabilités. Une statue lui a été érigée à Pithiviers en 1851. V. son Eloge par Arago. V.
POISSON D’AVRIL, plaisanterie fort inoffensive qui consiste à faire faire à quelqu'un une démarche inutile , pour le railler ensuite. On l’appelle ainsi de ce qu’on ne la pratique que le 1er avril, jour où le soleil entre dans le signe des Poissons. Parmi plusieurs origines bizarres ou ridicules qu’on donne à cette plaisanterie, une des moins tirées est celle-ci : un prince de Lorraine était détenu dans le château de Nancy, par ordre de Louis XIII; il parvint à s’évader le 1er avril, ce qui fit dire aux railleurs que les Français avaient gardé un poisson.
POISSONS, ch - 1. de cant. (Haute-Marne), arr. et à 25 kil. E.-S.-E. de Vassy; 1,401 hab. Forge, haut-fourneau.
poissons (Les), 12e signe du zodiaque. Selon la Fable, c’est Véuus et l’Amour, poursuivis en Syrie par Typhon, qui se précipitèrent dans l’Euphrate , métamorphosés en poissons. Selon d’autres , ce sout les dauphins qui amenèrent Amphitrite à Neptune.
POISSY, Pinciacum, ch.-l. de cant. (Seine-et-Oise), arr. et à 19 kil. N.- O. de Versailles, sur le chemin de fer de Paris à Rouen, et sur la rive g. de la Seine , qu’on y traverse sur un beau pont; 3,161 hab. Belle église paroissiale, fondée par le roi Philippe le Hardi. Les rois de France y eurent un château, où naquit Louis IX. Dans cette ville se tint une assemblée célèbre, dite Colloque de Poissy ( V. l’art, suiv.). Maison centrale de correction pour hommes, occupant un ancien couvent de Dominicaines. Marché très -important de bestiaux pour l’approvisionnement de Paris (le jeudi ) ; il s’y vend annuellement 80,000 bœufs, 20,000 vaches, 350,000 moutons, 45,000 veaux. Exploitation de pierres et de moellons. Près de là sont les ruines d’une anc. forteresse, et des grottes curieuses par leurs congélations. Poissy était la capitale du Pincerais.
Il eut une charte de commune eu 1216. Il fut pris par les Anglais en 1346 et 1419, par Biron en 1589. B.
poissy (Colloque de), conférence tenue, en 1561 , à Poissy, entre les théologiens catholiques et les protestants, pour entendre l’exposition des croyances religieuses de ces derniers, particulièrement sur la transsubstantiation, les discuter, et tâcher d’éclairer les novateurs par la persuasion. Catherine de Médicis et le chancelier de L’Hôpital provoquèrent ce colloque. Il s’ouvrit le 9 septembre, en présence du roi , de la reine-mère, et de toute la cour. Six cardinaux, 36 évêques, et un grand nombre de docteurs en théologie, représentaient l’Eglise catholique; les protestants avaient appelé Théodore de Béze, ami de Calvin, et, après lui, chef de l’Eglise de Genève, et Pierre-Martyr Vermiglio, chef de l’Eglise de Zurich, qui furent leurs principaux orateurs. Après plusieurs séances, la controverse dégénéra en aigreur. Alors Catherine de Médicis essaya, comme dernier moyen de conciliation, de faire dresser, par cinq théologiens les plus modérés parmi les catholiques, une confession de foi relative à la sainte Cène, qui, par une rédaction ambiguë, concilia les deux
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parties. En effet , l’assemblée et les docteurs protestants la signèrent, dans une séance tenue le 20 septembre; mais la Sorbonne, l’ayant condamnée comme hérétique, captieuse, et incomplète, l’annula. Ce colloque ne fut plus repris, et il n’eut d'autre résultat que d’envenimer des haines malheureusement déjà très-violentes.
POITIERS, Limonum, puis Pictavi, ch.-l. du département de la Vienne, à 337 kil. S. -S. -O. de Paris, sur le chemin de fer de Bordeaux, au confluent du Clain et de la Boivre ; par 46° 34’ 55” lat. N., et 1«59’51” long. O.; 31,034 hab. Cour iinpérnle; tribunaux de lre instance et de commerce ; évêché suffragant de Bordeaux. Académie universitaire. Facultés de droit, des lettres, et des sciences; école préparatoire de médecine et de pharmacie : ly cée ; école normale primaire. Bibliothèq., cabinet de médailles, musée d’histoire naturelle et d’antiquités, jardin botanique. École de dessin et d’architecture. Sociétés d’agriculture, belles-lettres, sciences et arts, des antiquaires de l’Ouest. Cette ville a de vieilles murailles, flanquées de tours et periées de sept portes; vaste, mal bâtie, percée de rues étroites, escarpées et tortueuses, elle possède de curieux monuments. On y remarque : quelques ruines romaines (amphithéâtre, aqueducs); la magnifique cathédrale de Saint-Pierre, fondée, dit-on , eu 1152, par Henri II d'Angleterre, et consacrée en 1379; l’église de Moutier-Neuf, dédiée en 1096; les églises Ste-Radegonde, commencée au vie siècle; Notre-Dame, du Xe siècle, dont ^extérieur est admirable; Sl-Jean, ancien baptistère, bâti avec des fragments romains disparates; S*-Hilaire, restaurée, ainsi que la précédente, en 1856; le Palais de justice, dont la façade latérale est due à Jean, duc de Berry (Xiv« siècle); le quartier de cavalerie; la magnifique promenade de Blossae. Comm. de pois cassés, graines «le trèfle, luzerne et sainfoin, fromages, miel, chanvre, vin, blé, cuirs, peaux de mouton, plumes d’oie. Fabr. de gros lainages, faïence, liqueurs, couleurs, etc. Succursale de la Banque de France. — Poitiers, capitale des Piclones, fut embellie par les Romains. S1 Hilaire fut son évêque vers 350. Alarie 11, roi des Wisigoths, en fit sa résidence habituelle; Clovis l’occupa après la bataille de Vouillé, 507. Vers 550, Ste Radegonde, femme de Clotaire 1er, y fonda le célèbre monastère de Sl'-Croix, où elle vint s’enfermer, et dont le poète Forlunat devint le directeur. En 732, entre Tours et Poitiers, Charles-Martel gagna une grande bataille sur les Sarrasins. Les Normands ravagèrent plusieurs fois Poitiers; au ixc siècle, cette ville, qui faisait partie du royaume d’Aquitaine, devint la capitale d’un vaste comté (F. Poitou). Le 17 sept. 1356, Jean II le Bon perdit contre les Anglais, au vge de Maupertuis , la célèbre bataille dite de Poitiers. Le traité de Brétigny livra la ville aux Anglais, 1360;DuGuesclin la reprit en 1372. En 1418, le Dauphin (Charles VII ) fugitif y établit sa cour; il y transporta le parlement, 1418-1436, et y fonda une université, 1432. Jeanne d'Arc y fut éprouvée sur sa mission, 1429. Les protestants assiégèrent en vain Poitiers pendant 7 semaines, 1569. Il s’y est tenu 8 conciles. Un tribunal des Grands-Jours y siégea à diverses reprises, notamment en 1395, 1579, et 1634. B.
Poitiers (Diane de). V. diane.
Poitiers (Edit de), édit de pacification religieuse rendu par Henri III, le 17 septembre 1577. Il assurait aux protestants l’exercice public de leur culte , des juges spéciaux dans chaque parlement , neuf places de sûreté et des troupes, à condition qu’ils paieraient les dîmes, restitueraient les biens d’église usurpés , et chômeraient extérieurement les jours des fêtes catholiques. En vertu d’articles secrets , accordés en même temps dans la ville de Bergerac , S'-Jean-d’Angely était donné comme place de sûreté au prince de Coudé ; les prêtres et religieux qui avaient contracté mariage ne devaient être ni recherchés ni inquiétés, etc.
POITOU, province et grand -gouvernement de l’auc. France, capitale, Poitiers ; bornée au N. par la Bretagne, l’Anjou, le Saumurois, et la Touraine ; àl'E.,par le Berry, la Marche , et le Limousin; au S., par l’Angoumois, la Saintonge , et l'Aunis; à l’O., par l’Atlantique, où elle comprenait les îles Dieu et Noirmoutier. Avant César, elle était habitée par les Pictavi ouPictones; ville Limonum, plus tard Pictavi (Poitiers). Auguste la comprit dans l’Aquitaine, et Constantin dans l’Aquitaine 2e. On distingua le Haut-Poitou , à 1 E.; villes : Poitiers, Melle , Sl-Maixent, Rochechouart , Châtellerault , Richelieu, Niort, Civray, Montmorillon , Loudun, Thouars, Parthenay; et le Bus- Poitou, à 1 O. ; villes : Mortagne, La Roche-sur-Yon, Luçon, Fontenay-le Comte, Talmont, Les Sables-d’Olonne. Le Poitou eut un sénéchal dès 1204; il ressortissait au
parlement de Paris. Poitiers reçut, en 1577 , une généralité, comprenant 9 élections; il avait une université depuis Charles VIL En 1790, la province forma les départements des Deux-Sèvres, de la Vendée, et de la Vienne.
Histoire. Les Pictavi appartenaient, avant Auguste, à la Gaule celtique. Les Vandales pillèrent Poitiers en 410; les Visigoths prirent le pays aux Romains à une époque dont la date n’est pas précise; la victoire de Vouillé, en 507, le livra à Clovis. Eudes, duc d’Aquitaine, le posséda. Le Poitou , conquis sur Hunald et Waifer, 742-768, par Pépin le Bref, reçut, en 778, un comte, Abbon, dont un des successeurs, Aldebert, prit, en 990, le titre de duc d’Aquitaine. Le duché, transmis à Louis VII en 1137, passa par mariage à Henri II d’Angleterre avec Eléonore, en 1152 En 1204, Philippe - Auguste confisqua et conquit le Poitou sur Jean- sans- Terre , et le traité d’Abbeville, 1259, confirma cette conquête. Louis IX l’a\ait donné à son frère Alphonse, à la mort duquel Philippe le Hardi le réunit à la couronne, 1271. Repris par les Anglais, en 1356, après la bataille de Poitiers, il leur fut cédé au traité de Brétigny, 1360. Charles V le prit à son tour, 1369, et le donna à son frère Jean, duc de Berry. A la mort de Jean, fils de celui-ci, le Poitou fut réuni définitivement. Cette province souffrit beaucoup des guerres de religion; les soldats catholiques du maréchal de Saint- André égorgèrent dans Poitiers tous les calvinistes, et Coligny ne put pas reprendre la ville. En 1793, 1794, 1795, une longue guerre civile, renouvelée en 1814, puis en 1830 et 1832, désola tout l’O. de la province. Le sol du Poitou est fertile en blé, vins, fruits et pâturages ; on y exploite des marais salants. Ses habitants sont remarquables par leur simplicité, par leur attachement à la religion et aux préjugés comme aux traditions de leurs pères. J.
POITRINAL ou PÉTRINAL, arme à feu, à mèche ou à rouet, intermédiaire entre le mousquet et le pistolet, et en usage aux xvie et xviie siècles. On l’appuyait sur la poitrine pour faire feu.
POITRON VILLE. V. Bei.leville.
POIVRE ( Pierre), célèbre voyageur, né à Lyon en 1719, m. en 1786, visita la Chine, 1740-42, en apprit la langue, recueillit partout des renseignements sur la géographie du pays, les ressources qu’il offrait, et, à son retour en France, après une traversée périlleuse pendant laquelle il perdit un bras dans un combat où les Anglais attaquèrent le vaisseau qu’il montait, il indiqua à la compagnie des Indes le moyen d’ouvrir un commerce direct de la France avec la Coehinchine, et de doter les îles de France et de Bourbon de la culture des épices. Ses vues furent goûtées, et on le chargea de les exécuter en l’envoyant, comme ministre du roi de France, près du vice-roi de Cochinchine, dont il gagna la faveur ; il obtint la fondation d’un comptoir français à Faï-fo. La décadence et la ruine de la compagnie des Indes empêcha cette mission d’avoir tous les résultats heureux qui devaient en résulter. Poivre, rentré en France en 1757 , y resta inactif pendant neuf ans; en 1767, il accepta les fonctions d’intendant des îles de France et de Bourbon , que son administration habile et dévouée vendit florissantes; il parvint à ravir aux Indes et aux îles Moluques des graines et des plants d’épices fines, malgré les précautions cruelles dont s’entouraient les Hollandais pour conserver le monopole de cette culture, et les naturalisa à l'ile de France et à Bourbon. Il rentra dans la vie privée en 1773, et vécut aux environs de Lyon. Il a lu des Mémoires très-intéressants à l’Académie de cette ville ; mais, par modestie, il n'a jamais voulu rien imprimer. On a publié sous son nom, et à son insu, les Voyages d'un philosophe, qui sont un choix de fragments tirés de ses manuscrits, plusieurs fois réimprimés; la meilleure édition est celle de 1797, avec une notice par Dupont de Nemours.
POIX, ch.-l. de cant. (Somme), arr. et à 28 kil. S.- O. d’Amiens; 1,118 hab. Jadis titre d’une principauté, qui appartint aux Créqui, puis aux Noailles. L’église offre de curieux bas-reliefs.
POL! ou EDEPOL! c.-à-d. par Polluxl serment ou jurement familier des femmes, chez les anc. Romains, et quelquefois des hommes.
POL-DE-I.ÉON (SAINT-), ch.-l. de cant. (Finistère), arr. et à 25 kil. N. -O. de Morlaix; 3,030 hab. Petit port sur la Manche. Collège. Tanneries; comm. de chanvre, lin, fil, toiles, cire, miel, chevaux, bestiaux. On remarque la cathédrale, et surtout l’église de Ivreisker, avec un magnifique clocher. — Autrefois siège d’évêché et ch.-l. du Léonais.
pol-en-ternois (saint-), s.-préf. ( Pas - de - Calais ) , à 34 kil. O.-N.-O. d’Arras, et non loin des sources de la
POL
POL
VT
Ternoise; 3,258 hab. Erigé en comté en 918, il eut parmi ses seigneurs le célèbre connétable de Saint-Pol, décapité sous Louis XI; il fut réuni à la France par le traité des Pyrénées, 1659. Tribunal de lre instance, collège, bibliothèque, musée, sociétés d’agriculture et des antiquaires. Eaux minérales ferrugineuses. Fabr. de basins. Comm. de laine, huile, tabac, porcs, moutons, œufs et volailles. Quelques ruines de deux anc. châteaux. Patrie de Bâcler d’Albe.
POLA , anc. Pola et Pietas Julia, v. forte des Etats autrichiens (Littoral), beau port sur l’Adriatique, à 110 kil. S. de Trieste; 11,000 hab. Evêché. Ruines d’anc. temples d’Auguste et de Diane, de bains, d’un arc-de-triomphe dit Porta Aurea, et d'un vaste amphithéâtre romain. Pêche du thon. On trouve aux environs le sable qui sert à la fabrication des glaces de Venise. — Fondée, dit-on, par les Colchi, envoyés à la poursuite des Argonautes, Pola devint, par sa position et la sûreté de son port, la ville la plus grande et la plus florissante de l’Istrie. Une flotte vénitienne y fut battue par celle des Génois, en 1379.
POLABES. V. "Vendes.
POLAIRE (Mer), la même que l’océan Glacial arctique. V. Arctiques (Régions).
POLAIRES ( Cercles) , nom de deux cercles, l’un arctique , l’autre antarctique , parallèles à l’équateur, et distants du pôle de 28 degrés.
POLDERS , nom donné dans les Pays-Bas à des terres d’alluvion formées par la mer, protégées par des digues, et rendues susceptibles de culture.
POLE (le cardinal). V. Polus.
POLEGANUROS. V. Policandro.
POLÉMARQUE , Athénien, frère de l’orateur Lysias, et l'un des personnages de la République de Platon. Arrêté, comme suspect, sous la tyrannie des Trente, il mourut en prison, par la ciguë. V. le Discours de Lysias contre Eratostliène.
polémarque (Archonte). V. archontes.
POLÉMON, philosophe grec, né à Athènes vers 340 av. J.-C., m. vers 272, eut une jeunesse déréglée. Un jour qu’il était ivre, il entra par hasard dans l’école de Xénoerate, qui parlait de la tempérance et le fit rougir de ses excès. Il devint son disciple, lui succéda dans l’enseignement de l’Académie, et eut pour élèves Arcésilas, Cratès, et Zénon.
polémon le Périégète , né vers la fin du me siècle av. J.-C. , dans un bourg du territoire de la Nouvelle-llion , consacra presque toute sa vie à des voyages. Il avait écrit un Voyage autour du monde depuis l’Asie-Mineure et le Pont jusqu’à Carthage , des livres de polémique contre Timée et Eratosthéne , des Lettres , etc. 11 nous reste de lui des fragments publiés par L. Preller, Leipzig, 1838, in-8®.
polémon , Antonius Polemo , célèbre sophiste , né à Laodicée dans le 1er siècle de l’ère chrétienne, ouvrit une école à Sinyrne au temps de Trajan et d’Adrien. Il avait plus de jactance que de talent. On a de lui 2 Déclamations, publiées par le P. Poussines, avec une version latine, Toulouse, 1637, in -8°, et par J.-C. Orelli, Leipzig, 1819, in-8°
polémon, écrivain athénien du IIe siècle ap. J.-C. , a laissé un Traité de physiognomonie , publié, avec une version latine de Nie. Pétreius, dans les Scriplores physiognomonies veteres , Altenbourg , 1780, in-8°.
polémon ier, roi de Pont , était originaire de Carie ou de Phrygie, et fils du rhéteur Zénon. Ayant rendu de grands services à Antoine, il reçut de ce triumvir, en 37, avec le titre de roi , la partie du Pont comprise entre l'Iris à l’O. et le Phase à l’E. Trois ans après , Antoine y ajouta la Petite-Arménie. Confirmé par Auguste dans ces possessions , Polémon obtint encore de ce prince, en 14, le royaume de Bosphore, mais fut tué, l’an 1 ou 2 de J.-C., dans une guerre contre les peuples barbares qui envahissaient ce pays. C. P.
polémon il, roi de Pont, ne commença à régner qu’en 38, à la mort de sa mère, Pythodoris, qui, veuve de Polémon Ier, avait épousé le roi de Cappadoee, Arehelaiis. Il abdiqua sous le règne de Néron, et le pays fut réduit en province romaine , en 63. C. P.
POLEMONIAQUE (Pont). V. Pont.
POLÉMONIUM , nom que prit la ville de Side sur la côte du Pont-Euxin, à partir du règne de Polémon lor, quand ce prince en eut fait sa capitale. Auj. Pouleman. C. P.
POLENI (Giovanni), antiquaire, physicien et mathématicien , né à Venise en 1683 , m. en 1761. A 26 ans , il occupa la chaire d'astronomie de l’Université de Padoue. Il s’acquit aussi une solide réputation dans la science de
l’architecture. Il a laissé , entre autres ouvrages : De Molu aquee mixto libri n, Leipz., 1717, in-4°, traité fort estimé ; une bonne édition, avec pl. , de Frontin, de Aquæductibus urbis Romæ , 1722, in-4°; Exercilationes Vitruviarœ, se u commenlarius crilicus de Vilruvii Architeclurâ, Venise, 1739, in-4®, ouvrage qui a rendu des services au texte de Vitruve; des Sup]>léments aux deux recueils de Grævius et de Gronovius, ibid. , 1735, 5 vol. in-fol. , etc.
POLENTA (Les) , famille qui régna à Ravenne de 1275 à 1441, commence avec Guido Novello da Polenta, père de la célèbre Françoise de Rimini , et qui mourut en 1322.
— Ostasio Polenta, fils du précédent , 1322-46, poignarda son neveu Renaud , fils de Rambert , pour régner seul.
— Bernardino Polenta, fils d’Ostasio, 1346-59, fut emprisonné par ses frères Pandolfe et Lambert , parvint à ressaisir le pouvoir, et les fit mourir. — Guido II, fils de Bernardino , 1359-82, chercha à faire oublier les cruautés de son père, embrassa en 1382 le parti de Louis Ier d’Anjou , et fut dépossédé par ses trois fils , Obizzo , Ostasio II et Pierre, qui régnèrent simultanément.— Ostasio 111 , fils d'Obizzo , 1431-41 , fut dépossédé par les Vénitiens, et mis à mort, avec sa femme et ses enfants, dans l’ile de Candie, où ils avaient été transportés.
polenta , espèce de gruau d’orge , chez les anc. Romains, mais mêlé de farine. Ordinairement l’orge était rôtie, ensuite pilée dans un mortier ou moulue. On ajoutait d’abord à ce produit 3 liv. de graine de lin , 1/2 liv. de graine de coriandre, et 3 onces de sel par 20 liv. La Polenta servait de nourriture à la plèbe et aux soldats.
POLENZA, anc. PoUenlia, brg du roy. d’Italie, près du Tanaro, à 5 kil. N. de Cheraseo; 600 hab.
POLES, points de la surface terrestre que rencontre, à ses extrémités, l’axe perpendiculaire à l'équateur, et autour duquel on suppose que la terre tourne. On les nomme pôle arctique, septentrional, boréal ou pôle nord , et pôle an— tarclique, méridional, austral ou pôle sud. Us sont l’un et l’autre à 90° de l’équateur.
POLÉSIE, ancien palatinat du royaume de Pologne (Lithuanie) ; auj. compris dans le gouvernement russe de Minsk.
POLFSINE. V. Rovigo.
POLÈTES (du grec pôlein, vendre), anc. magistrats d’Athènes, chargés d’administrer les revenus provenant de choses que la république vendait.
POLI (Joseph-Xavier), illustre physicien et naturaliste, né à Molfetta (Fouille) en 1746, m. en 1825. Il est surtout connu par un très -bel ouvrage sur les testacés des Deux-Siciles : Testacea ulriusque Siciliœ, avec fig., Parme, 1790-95, 2 vol. in-fol.
POLI, POL, dérivés du grec polis, ville, sont conservés dans plusieurs dénominations helléniques , russes et turques : A’fcopoh, ville de la victoire, etc. On doit reconnaître une altération de polis dans les finales de Si-
zeboli, etc.
POLiADE, c.-à-d. patronne de la ville, surnom de Minerve, comme protectrice d’Athènes. On conservait à Tégée, dans le temple de Minerve Poliade, la chevelure de Méduse. Minerve avait aussi un temple à Erythres, où elle était représentée tenant une quenouille.
POLICANDRO, anc. Poleyandros, une des Cyclades, a
’E. de Milo; 13 kil. sur 10; 200 hab.
POl.lCASTUO, anc. Buxentum ou Pyxus, v. du royaume l’Italie (Province de Salerne), petit port sur le golfe de son nom, à 49 kil. S.-S.-E. deCotrona; 1,780 hab. Eveche suffragaut de Salerne. Elle était dans l’ancienne Lucanie, ;t encore au moyen âge, une ville importante ; mais les 3oths, les Sarrasins, les Normands, et les lurcs, 1544, 'ont ruinée complètement.
policastro , anc. Pètilie, ville du royaume d Italie. Province de Catanzaro), à 8 kil. O. de Santa-Severina; 5,150 hab. Résidence de l’archevêque de Santa-Severina. POLICE (Lieutenant-général de). V. Lieutenant, police (Préfet de). V. préfet, police (Ministère de la). V. ministère.
POLICEMAN, homme de police ou surveillant à Lon- Ires. Chaque policeman a sous son inspection un îlot de liaisons, et peut donner à qui l’interroge le nom des rues,, l’adresse des habitants, l’indication de leur profession, etc., l’est une espèce de ciceronc municipal. 11 parcourt sans lesse l’étroit espace soumis à sa surveillance. La nuit, il porte à sa ceinture une lanterne sourde, dont la lumière »st tournée du côté de son corps, et qui n’éclaire la voue publique qu’en cas d’accident. Il est muni d’un petit bâton avec bout d’ivoire, symbole respecté de la loi anglaise, qui, en touchant un individu, le place sous la surveillance de l’autorité. Pour avertir ses voisins, il porte une creeclie.
POL
POL
POLICHINELLE , acteur de beaucoup de farces napolitaines, rôle de paysan calabrais très-fin sous l’apparence de la balourdise. Il a un demi -masque brunâtre, avec un grand nez en bec de poulet, pnlcino, qui lui a valu son nom napolitain de la Pvlcinella, dont la prononciation nous a conduits à faire Polichinelle. Son costume est une casaque et une longue culotte blanches, un grand chapeau de feutre gris, carré par le haut et sans bords, et il parle une sorte de patois. Son origine date du xvile siècle. — Chez nous, Polichinelle est une marionnette, à face rubiconde, à grand nez en bec de poulet, au corps démesurément bossu par devant et par derrière, habillé d’une casaque rouge et d’une culotte courte, avec des oripeaux, chaussé de bas blancs avec des sabots, et coiffé d’un haut tricorne plus ou moins riche. Dans les petites farces où il figure, il n’a d’autre langage qu’une sorte de murmure aigre produit avec une pratique que celui qui le fait agir a dans la bouche. Les théâtres de marionnettes ont fait quelquefois des polichinelles sauteurs et danseurs, très-ingénieusement agencés. On croit que le Polichinelle napolitain est une tradition du Mncchus, parasite à grand nez busqué, poltron et gourmand, l'un des personnages des Atellanes.
POI.lCORO, anc. Il évadée de Lucanie, v. du royaume d’Italie (Potenza), à 80 kil. E. de Lagonegro.
POLICZKA, v. des Etats autrichiens (Bohême), à 38 kil. S.-E. de Chrndim; 3,600 hab. Ecole pour les enfants de militaires; culture du lin et fabr. de toiles.
POL1ER (Antoine-Louis-Henri de), colonel suisse, né à Lausanne en 1741, m. en 1795, servit dans l’Inde sous Hastings, éiudia à fond la langue et la religion des Hindous. De retour en Europe, 1792, il se fixa dans une propriété qu’il avait achetée près d’Avignon ; il y fut assassiné par des brigands. Une collection de peintures indiennes qu’il avait formée est à la Bibliothèque impériale de Paris. Le British Muséum possède de lui une copie complète des Védas. Un a publié, d’après les manuscrits rapportés par lui : Mythologie des Hindous, Paris, 1809, 2 vol. in 8”.
POLI EUS, c.-à-d. qui protège la ville, surnom de Jupiter à Athènes.
PÛL1GNAC, Apolliniacum, brg (Haute-Loire), arr. et à 4 kil. N. -O. du Puy, au pied d’une montagne que couronnent les ruines d’un château; 634 hab. Jadis titre de vicomté, de comté, de marquisat, et de duché. Fabr. de dentelles. Comm. de grains et bestiaux.
tolignac (Famille des), très-ancienne famille du Vélay. Sidoine Apollinaire dit que son grand-père fut le Ier de la" race des Polignac qui embrassa le christianisme, vers 400.
polignac (Melchior de), cardinal, né au château de Lavoûte, à 12 kil. du Puy, en 1661, m. en 1741, achevait sa théologie quand le cardinal de Bouillon l’emmena au conclave où fut élu Alexandre V 111, 1689, fut alors chargé de prendre part à la négociation touchant la Véclaruhon du clergé de 1682: envoyé en 1693 ambassadeur en Pologne, il y fit élire roi le prince de Conti, 1696. Mais cette élection n’ayant pas eu son effet, le roi le disgracia, et l’exila pendant 4 ans dans son abbaye de Bon-Port. Rappelé en 1702, nommé auditeur de Rote en 1706, il fut plénipotentiaire en Hollande de 1710 à 1713 , et reçut, à son retour, le chapeau de cardinal et le titre de maitre de la chapelle du roi. Exilé de nouveau pendant la Régence, pour s’être compromis dans la conspiration des princes légitimés, il ne fut rappelé à la cour qu’en 1721 , alla à Rome en 1724 pour l'élection de Benoit XIII , y resta pendant huit ans chargé des affaires de France, et termina les différends suscités par la bulle Unigenitus. 11 remplaça Bossuet à l’Académie Française, 1704, et fut aussi de l'Académie des Sciences, 1711 , et de celle des Inscriptions, 1717. Il avait été nommé archevêque d’Auch en 1726. Le cardinal de Polignac fut un diplomate très-adroit , conciliant et ferme tout à la fois , et d infiniment d’esprit. Il était brillant orateur dans les langues française et latine , et entreprit de réfuter le poëme de la Nature, de Lucrèce, dans un autre poëme latin qu’il intitula : Anti-Lucrelius (l’Anti-Lucrècel , Si ce de Deo et natura , libri ix. Cet ouvrage, un peu diffus, mais renfermant beaucoup de morceaux très-bien écrits, n’ayant pu recevoir la dernière main , fut revu par Lebeau et par l’abbé de Rothelin, et publié en 1745, 2 vol. in-8°; il a été traduit en prose française par Bougainville, 1749, 2 vol. in-8» ; par.Bérardier , 1786,2 vol. in-12; et en vers, par Jeanty-Laurans , 1813. B.
poi.ignac (le comte Jules de) était simple colonel quand Louis XVI le nomma 1er écuyer de la Reine. Duc en 1780, surintendant des postes en 1783, il émigra à la Révolution, serv.t dans l’armée de Coudé, reçut de l’impératrice Catherine 11 une terre dans l’Ukraine, et mourut à Sl-
Pétersbourg en 1817. Il avait épousé en 1767 Yolande- Martine-Gabrielle de PolaStkon, née vers 1749, qui fut intime amie de la reine Marie-Antoinette, gouvernante des enfants de France en 1782, et mourut à Vienne pendant l’émigration, en 1793. B.
polignac I Armand- Jules-Marie-H éraclius , comte de) , fils aîné du précédent, né en 1771 , m. en 1847, était officier de hussards en 1789. Il émigra avec ses parents , épousa en Italie la fille d’un baron hollandais , fit la campagne des princes sur le Rhin , puis alla rejoindre en Angleterre le comte d’Artois (Charles X). Complice de la conspiration de Cadoudal et de Pichegru contre le premier consul Bonaparte, 1804, il fut condamné à mort, obtint sa grâce par l’intercession de Joséphine, fut seulement reclus dans une maison de santé, réussit à s’échapper en 1814 , et alla rejoindre le comte d’Artois à Vesoul. Nommé aide de camp du prince et maréchal de camp , il fit partie de la Chambre des Députés en 1815, hérita du titre de duc à la mort de son père , 1817 , entra à la Chambre des Pairs , puis reçut le titre de 1er écuyer du roi. En 1830, il refusa de prêter serment au roi Louis-Philippe , et fut exclu de la Chambre. B.
polignac (Jules-Auguste-Armand-Marie, prince de), frère du précédent, né à Versailles en 1780, m. en 1847, fut emmené en émigration par sa famille, et, jeune encore, fut placé auprès du comte d’Artois, qui le prit en affection. Arrêté avec son frère lors du complot de Cadoudal, 1804, et condamné à deux ans de prison seulement, mais détenu ensuite par mesure de sûreté, il s’échappa en 1814, pénétra l’un des premiers dans Paris avec les alliés, y arbora le drapeau blanc , fut chargé par les Bourbons d’une mission auprès du pape, qui lui conféra le titre de Prince romain, et reçut la pairie en 1816. Ambassadeur à Vienne, et, depuis 1823 , à Londres, il y signa le traité qui décidait l’expédition de Morée, fut appelé par Charles X au ministère des affaires étrangères, le 8 août 1829 , et ne tarda point à être nommé président du conseil. Il contresigna les ordonnances de juillet 1830, refusa obstinément toute transaction avec les Parisiens soulevés , s’enfuit sous un déguisement après le triomphe de l’insurrection , fut reconnu et arrêté à Granville, au moment où il allait s'embarquer pour l’Angleterre; ramené à Paris, on le traduisit avec plusieurs de ses collègues devant la Cour des Pairs, où Martignac, son ancien adversaire, le défendit. Condamné à la perte de ses titres et ordres, à la mort civile, et à une prison perpétuelle, il subit sa sentence au fort de Ham, recouvra la liberté en 1836, vécut quelque temps en Angleterre, et vint finir ses jours à Sl-Germain-en- Laye. Les préjugés de naissance et d'éducation , une foi aveugle dans les idées de l’ancien régime, une ignorance absolue de la marche des esprits et des besoins nouveaux, expliquent son opiniâtreté politique; car ce fut un homme de sentiments pieux et de bon caractère. B.
POL1GNANO, v. du royaume d’Italie, dans la prov. et à 35 kil. S.-E. de Bari, près de l’Adriatique, et au sommet d’un roc élevé qui renferme de curieuses cavernes; 7,179 hab. Evêché. Belle abbaye de San-Vito.
POLJGNY, Poliniacum, s.-préfecture (Jura), à 28 kil. N.-N.-E. de Lons-le-Saulnier, au pied d’un chaînon du Jura, près des sources de la Glantine; 5,049 hab. Le tribunal de lrc instance est à Arbois; collège. Faïenceries, tonnelleries, huileries, teintureries, tanneries, scieries hydrauliques, etc. On remarque l’hôtel-de-vi lie et les boucheries. Commerce de vins, grains, chevaux et fromages. Près de là sont les restes d’une voie romaine dite le Che- ' min pavé, une grotte curieuse, et une belle carrière de marbre et d’albâtre. — C’était, sous les Romains, la résidence du gouverneur de la béquanaise, et, au moyen âge, une des habitations des comtes et ducs de Bourgogne. Poligny fut érigé en commune en 1288; pris par Henri IV en 1595, par le duc de Longueville, qui l’incendia, en 1638, et par Coudé en 1674. Patrie de J. Coythier, médecin de I nuis XI. B.
POLISTINA, v. du royaume d’Italie (Province do Reggio), à 26 kil. E.-N.-E. de Palmi ; 9,591 hab. — Victoire de Gonsalve de Cordoue sur d’Aubiguy, 1503.
POL1T1EN ( Ange Amukogim, dit), célèbre littérateur et poète, né d'une famille pauvre, en 1454, à Monte- Pulciano , d’où son nom italien de Poliziano, m. en 1494, étudia à Florence, et fit de si rapides progrès, qu'il entreprit, bien jeune encore, une traduction d’Homère en vers latins. En 1468, à l'âge de 14 ans , il composa des Slanze sur un tournoi où Julien de Médicis avait brillé; c’est un poëme de près de 1 ,200 vers en octaves , et qui est demeuré l’un des chefs-d'œuvre de la langue italienne. Cet ouvrage obtint un tres-graud succès, et valut â Politien
POL
POL
la faveur des chefs de la république. Il reçut un riche canonicat à Florence, et devint l’instituteur des deux fils de Laurent de Médieis , dont l’un fut plus tard le pape Léon X. A 29 ans , il fit des cours de littérature grecque et latine, et, plus tard, de philosophie, et, dans ce triple enseignement , il réunit toujours un grand nombre d'auditeurs avides de l’entendre. Politien a donné encore une Histoire Je la conjuration des Pazzi , en latin, Florence, 1479, relation fort instructive; la Fable d'Orphée, pièce représentée à Mantoue , 1483 , et remarquable par l’élégance du style; 4 poëmes Bucoliques latins; des Commentaires sur les Pandectes; une traduction laline d'Hérodien ; des Fpigrammes grecques ; et un recueil de morceaux choisis de littérature ancienne, sous le titre de Miscellanea. Ses Stanze ont été imprimées en 1537 , in-12. On a aussi de lui un recueil de Lettres, en 12 livres, précieuses par l’instruction dont elles sont pleines , et par les détails historiques qu’on y trouve sur la 2e moitié du xve siècle. V. Mencke, Hisloria vitæ inque lilleras mcritnrum A. Politiani, Leipzig, 1736, in-4°; Bonafous, de A. Politiani vitâ et operibus, Paris, 1846, in-8°.
POLITIQUES (Les) ou les MALCONTENTS, parti qui se forma en France, dans les dernières années du rrgne de Charles IX. Il était composé des mécontents des doux partis catholique et protestant, et se proposait de rétablir la paix par une transaction équitable entre les deux communions religieuses. Ses chefs étaient : François d’Alençon, frcre du roi; le roi de Navarre, Henri de Bourbon ; le prince de Condé, les Montmorency , etc. Mais la plupart des Politiques étaient de jeunes seigneurs frivoles et ambitieux , qui ne songèrent qu’aux intérêts de leur grandeur, et s’amusèrent de la guerre civile. Ils formèrent une conspiration contre Charles IX , et deux d’entre eux, La Mole et Coconas, favoris du duc d’Alençon, furent décapités , 1574. Cet exemple de sévérité n’empêcha pas les Politiques de courir aux armes, et, après la mort du roi , leur armée fut battue à Dormans par Henri de Guise, 1575. Henri III gagna les principaux chefs, en leur accordant les conditions les plus avantageuses au traité de Beaulieu, 1576, et le parti sembla dissous. Il reparut quelques années plus tard , épuré et instruit par l’expérience, et il devint cette grande majorité nationale qui, ne voulant pas d’un roi hérétique, et moins encore d’un roi étranger, repoussa les prétentions du roi d’Espagne Philippe II à la couronne de France, et se rallia à Henri IV , converti au catholicisme. G.
POLIZZI, v. de Sicile, prov. et à 79 kil. S.-E. de Païenne; 6,161 hab.
POLK ( James-Knox), homme d’Etat américain, né en 1795 dans la Caroline du S., m. en 1849, fut d’abord ouvrier sellier, puis avocat dans le Tennessee. Député au Congrès en 1825, président de la Chambre des représentants , il fut nommé gouverneur du Tennessee par l’inliuenee du général Jackson, et arriva à la présidence de l’Union en 1845. Pendant son administration, il annexa le Texas aux Etats-Unis, 1845, termina le différend qui s’était élevé avec l’Angleterre au sujet de l'Orégon, 1846, et, après une courte guerre contre le Mexique, assura à sa patrie le Nouveau-Mexique et la Californie, 1847. L’excès du travail hâta sa fin.
POLL, vote écrit auquel on a recours, en Angleterre, dans les élections pour la Chambre des Communes, quand le scrutin à main levée n’a pas été décisif.
POL1.A (LA), v. du royaume d’Ital’e (Province de Salerne), sur le Negro, à 15 kil. N.-O. de Sal i ; 6,046 hab. Pu inée par un tremblement de terre en 1857.
POLLENTIA, auj . Polenza, v. de l’anc. Ligurie, chez les Statiellates, au S. -O. d’Asta etd’Alba Pompeia, était célèbre par ses laines noires. Stilicon y battit Alaric, en 403.
POLLENZA (La), anc. Pollenlia , v. forte d’Espagne (Baléares), dans le N.-E. de l’tle Majorque, à 45 kil. N.-E. de Palrna, avec un bon port à 4 kil. dans la baie de son nom. Vins renommés. Pop. de la commune : 6,276 hab.
POLLINCTEURS, Pollinclores, agents libitinaires, chez les anc. Romains; ils embaumaient les corps des morts, paraient le cadavre, et, comme on portait les morts au bû.Tier la face découverte, ils arrangeaient la figure de manière à dissimuler les ravages du trépas. Ils employaient -surtout une sophistication composée d e pollen, fleur de farine, d’où leur vint le nom de pollincteurs. C. D — y.
POLLION | Caius-Asinius), orateur, poète, et historien romain, né vers l’an 670. m. l’an 756 de Rome, 3 de J.-C., s’attacha d’abord à Pompée, puis à César, qu’il suivit à Pharsale, et servit plus tard Antoine, qui lui donna le commandement des légions campées près de Mantoue. Ce fuï
là qu’il sauva la fortune et les jours de Virgile, dont il fui le premier protecteur. Consul l’an 713 de Rome, 40 av. J.-C., il enleva Salone aux Dalmates révoltés, et obtint le triomphe. Rebuté par l’orgueil d’Antoine, il se retira des affaires publiques. Il entreprit alors d’écrire Y Histoire des guerres civiles, en 27 liv. , projet dont Horace tenta de le détourner (Odes, i, 1). Il reparut au barreau sous Auguste, et ouvrit une école de déclamation. Il est le Ier qui ait établi dans Rome une bibliothèque publique. U avait laissé des discours, des tragédies, et un livre contre Salluste, écrits d’un style sec, dur et heurté; tout est perdu; il ne reste de lui que 3 Lettres , parmi celles de Cicéron. Virgile lui a adressé sa 4e églogue. V. Hartwig, de Asinio Pollione..., etc., Elbing, 1798; Thorbecke , Comment, de C. Asinii Pollionis vita et studiis doctrinæ, Leyde, 1820. B.
pollion (Trébellius). V. trébellius.
POLLUX, frère de Castor. V. Dioscures.
pollux (Julius), rhéteur et sophiste grec, né à Naucratis en Egypte, vers la fin du règne d’Adrien, fut précepteur de Commode. Son élève, devenu empereur, le nomma à la chaire d’éloquence d’Athènes, ville où il mou rut à l’âge de 58 ans. Il avait composé un assez grand nombre d’ouvrages ; on n’a plus de lui, sous le titre d’Onomasticon, qu’une espèce de vocabulaire, en 10 liv., de tous les mots de la langue grecque, rangés, non pas dans l’ordre alphabétique, mais par séries d’idées analogues. 11 cite quelquetois les auteurs classiques à l’appui de ses assertions relatives au sens des mots et à leur synonymie vraie ou prétendue. Un très-grand nombre des mots contenus dans cette compilation ne se retrouvent auj. dans aucun des auteurs conservés. Pollux ne manque ni de clarté, ni de précision, ni quelquefois même de grâce dans l’indication des nuances délicates qui séparent les synonymes. C’était d’ailleurs un parleur aussi spirituel que disert. L’Onomasticon a été imprimé pour la lre fois à Venise, en 1502; les meilleures éditions sont celles de Lederlin et Hemsterlmys, Amsterdam, 1706, 2 vol. in-fol. ; de G. Dindorf, Leipzig, 1824; de Bekker, Berlin, 1846. P — t.
pollux (Julius), historien grec du ive ou du ve siècle ap. J.-C., est auteur d’une Chronique depuis l’origine du monde jusqu’à Valens, imprimée en 1792, avec une version latine de Hardt, Munich, in-8°. Il était chrétien.
POLNA, v. des Etats autrichiens (Bohême), à 45 kil. S.-E. deCzaslau; 4,300 hab. Fabr. de draps grossiers.
POLO (GIL-). V. Gil-Polo.