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à Marbourg en 1834, a laissé : Palæoqraphia critica, Manheim, 1817-29, 4 vol. in-4°; Anciennes écritures, 1819-21, 2 vol. in-4®. Une édition de Martianus Capella, qu’il avait préparée, a été publiée par G. Hermann, 1836.

KOPPERVENDJE, v. de l’Hindoustan anglais (Bombay], dans l’anc. prov. de Goudjerate, à 80 kil. N.- O. de Baroda, 45 E. d’Ahmedabad ; 10,000 hab. Comm. de savon.

KOPREINITZ, en croate Iéaproncza , v. des Etats autrichiens (Croatie), à 26 kil. N.-E. de Kreutz, sur une riv. de son nom; 3,500 hab. Ane. château fort et vieilles murailles bien conservées.

KOPROLI ou KIUPERLI (Méhémet), grand-vizir, régent pendant la minorité de Mahomet IV, gouverna l’empire ottoman, de 1655 à 1661, avec une sagesse et une sévérité qui l’ont fait comparer au cardinal de Richelieu, rétablit les finances , dirigea habilement les relations extérieures , frappa sans pitié les ennemis de l’Etat et les siens, et, avant de mourir, désigna au sultan son fils Achmet comme le plus capable de remplir dignement sa place.

koproli (Achmet), fils du précédent, lui succéda dans son titre et dans la confiance du sultan Mahomet IV, à l’âge de 32 ans. Aussi habile que son père, il fut plus généreux et plus grand. Ayant fait déclarer la guerre à l’Autriche, il entra en Hongrie, perdit la bataille de SMjothard contre Montecuculli, et signa la paix de Temeswar, 1664, glorieuse néanmoins pour les Turcs. En 1669, il s’empara de Candie, dont le siège durait depuis 24 ans, et traita généreusement les vaincus. Le siège et la prise de Kaminièh en 1672 fut son dernier exploit ; il mourut en 1675.

koproli (Mustapha), fils d’Achmet, grand-vizir sous Soliman III, 1689, opéra les réformes les plus utiles à l’Empire, le rendit florissant au dedans, et respecté au dehors par la prise de Nissa, de Widdin, de Belgrade, et la victoire d’Eszek. Soliman UI étant mort, 1691, il fit élire Achmet II, entra immédiatement en campagne contre le prince Louis de Bade, et lui livra la bataille de Salankémen, où il fut tué, 1691.

koproli ( Niuhman), fils de Mustapha, grand vizir sous Achmet HI, 1710, fut disgracié au bout de 2 mois, pour s’être opposé aux injustices du sultan, et à la guerre qu’il voulait déclarer aux Russes en faveur de Charles XH, roi de Suède. Ses vertus le firent respecter dans sa disgrâce , après laquelle il se retira dans l'ile de Négrepont.

KOPTES (Les). K. Coptes.

KOR, riv. de Perse. V. Kour.

KORAH on DJIHAN-ABAD, v. forte de l’Hindoustan anglais (provinces Nord-Ouest), à 167 kil. N. -O. d’Allahabad, sur le Rinde, par 26» 6' lat. N. , et 78® 20' long. E. Commerce de grains et de coton. Autrefois ch.-l. d’un district, conquis par les Anglais en 1763 et 1801.

KORAICHITES ou KOREICHITES, tribu arabe, la principale de la Mecque et de tout l’Hedjaz au temps de Mahomet, se disait issue d'Israaël, fils du patriarche Abraham, et avait la garde de la Caaba. Le prophète et sa femme Kadichah en faisaient partie.

IvORAN (Le). V. Coran.

KORANAS, peuple hottentot qui habite sur les bords de l’Orange supérieure et moyenne; ch.-l., Klaarwater.

IvORASSAN ou KORAÇAN. V. Kiioraçan.

KORATCHY ou KOURATCHY, anc. Crocala, en anglais Kuracliee, v. de l’Indoustan anglais (Bombay), au N. de l’embouchure de la branche la plus occidentale du Sind, avec un bon port, par 24° 45' lat. N., et 65» 20' long. E. ; 18,000 hab. Comm. actif; gr. foire annuelle. Export, de laines-, graines oléagineuses, indigo, soie grégt-, etc. La citadelle fut occupée par les Anglais en 1839; la ville et le Sindhy ont été conquis eu 1843.

KORBACH. V. Corbach.

KORBOUGIlAou KERBOGATH. V. Barkiarok.

KORDOFAN, contrée de l’Afrique orientale (Nigritie), entre la Nubie au N., le Darfour à l’O., l’Abyssinie et le Sennaar au S. et à l’E., par 10°-15» lat. N. et 24°-30» long. E. Cap., Obéid. Sol peu fertile, excepté dans quelques oasis et sur les bords du Bahr-el-Abiad, qui arrose le S. et l’E. Les habitants sont noirs, ma’nométans, parlent arabe, et font quelque commerce ; ils travaillent le fer, et fabriquent des étoffes de coton. — Soumis successivement au Sennaar et au Darfour, le Kordofan a été annexé à l’Egypte par Méhémet-Ali , en 1820.

KOREFF (David-Frédéric), médecin, né à Breslau en 1783, m. à Paris le 15 mai 1851, vécut à Paris de 1804 à 1814, puis à Vienne, et fut nommé professeur à l’université de Berlin, et médecin en titre des princes. En même temps, secrétaire du prince de Hardenberg , il inspira ou dicta la plupart de ses mesures utiles et libérales. Il revint

en France, où Cuvier lui fit assurer le droit d’exercer la médecine. Partout il se fit rechercher pour son esprit intarissable, et exerça une infatigable charité envers les pauvres et ceux qui souffraient.

KOREICHITES. V. Koraïciiites.

KOREN (Moïse de). F. Moïse.

KORENNAIA, vge de la Russie d’Europe, gvt et à 27 ltil.deKoursk. Couvent, but de pèlerinage très-fréquenté. Foire importante à Pâques : on y a vendu pour 3,395,000 roubles argent, en 1851.

KORIAKS, peuple de la Russie d’Asie, dans le N. du Kamtchatka. Ils sont nomades, à peu près indépendants, se livrent au brigandage et à la chasse, et possèdent de nombreux troupeaux de rennes.

KORIBUTH WISNIOW1ECKI (Michel), roi de Pologne, 1669-73, n’accepta qu’à regret la couronne, eut à dissoudre une ligue formée contre lui par Sobieski, recourut à l’Autriche pour se maintenir, n’en vit pas moins ses Etats ravagés par les Cosaques et les Turcs, et signa avec ces derniers le traité de Buczacz, 1672.

KORNA, anc. Apamea , v. forte de la Turquie d’Asie (eyalet de Bagdad), à 57 kil. N.-O. de Bassora, au coufl. du Tigre et de l’Euphrate; 5,000 hab.

KORNEUBURG, v. des Etats autrichiens (Basse-Autriche), près de la rive g. du Danube, à 15 kilom. N. de Vienne; 2,000 hab. Traité de paix entre l’empereur Frédéric III et Mathias Corvin, en 1477.

KOROLEVETZ ou KROLEVETZ, v. de la Russie d’Europe, gvt et à 158 kil. E. de Tchernigov; 8,000 hab.

KORORARIKA , établissement anglais de l’Océanie , dans la Nouvelle-Zélande, sur la baie des lies; 2,000 hab.

KOROS ou KCERŒS, riv. de Hongrie et de Transylvanie, formée de trois branches que l’on nomme Sebes (rapide), Fejer (blanc) et Fehete (noir), et qui se réunissent à Békes; elle coule à l’O. , et se jette dans laTheiss, vis-àvis de Csongrad.

Koiios (kis-), v. de Hongrie, comitat et à 57 kil. S.- S.-E. dePesth; 8,000 hab. Industrie agricole.

koros (nagy-), v. de Hongrie, comitat et à 74 kil. N.-E. de Pesth; 16,000 hab. Gymnase. Elève de bétail Comm. de laines.

poros-banya ou ALTENBURG, ville de Hongrie sur le Fejer-Koros, ch.-l. du comitat de Zarand, à 112 kil. E. d’Arad. Mine d’or.

koros, v. de Croatie. V. kreutz.

KOROTCIIA, v. de la Russie d’Europe, gvt et à 146 kil. S.-S.-E. de Koursk, sur une rivière de son nom; 10,000 hab. Fabr. de salpêtre.

KORRAII, en anglais Kurrah , v. forte de l’Hindoustan anglais (province Nord-Ouest) , dans l’anc. prov. et à 53 kil. N.-O. d’Allahabad, 60 S.-E. de Djounyr, sur la rive droite du Gange, par 25° 7' lat. N., et 78° 50' long. E. — Prise par les Anglais eu 1802.

KORSOER, v. forte de Danemark, sur la côte S. -O. de Seeland, à 100 kil. S. -O. de Copenhague ; 2,957 hab. Port de commerce sur le Grand-Belt. Communications directes avec Nyborg et Copenhague par chemin de fer.

KORTHOLT (Christian), théologien protestant, né en 1633 à Burg (Holstein), m. en 1694, soutint dans plusieurs universités des thèses publiques avec éclat, et fut professeur de théologie à l’université de Kiel, dont il devint vice-chancelier perpétuel. Il a composé, entre autres ouvrages : de Tribus impostoribus mar/nis liber, Ed. Herbert, Th. Hobbes et fi. Spinosœ oppositus, Kiel, 1680, in-8°, et Hambourg, 1701, in-4», livre curieux et recherché, dirigé contre les matérialistes.

kortholt (Sébastien), fils du précédent, né à Kiel en 1670, m. en 1740, fut professeur de poésie et bibliothécaire dans sa ville natale. On a de lui : de Enthusiasmo poetico , 1696; de Poelis episcopis, 1699, in-4°; de Puellis poetis, 1700; de Studio senili, 1701; de Bibliolhecâ academiœ Kiloniensis, 1705, in-4». Il fut en correspondance avec Bayle et Leibnitz.

kortholt (Christian), fils de Sébastien, ne à Kiel en 1709, m. en 1751, visita la Hollande et l’Angleterre, fut recteur du collège de Leipzig, puis professeur de théologie à Gœttingue. On a de lui : Commenlatio hislorico-ecclesiastica de Ecclesiis suburbicariis , Leipzig, 1731, in-4»; de Sociétale antiquarid Londinensi, 1735, in-4°, lettre remplie de détails curieux sur cette société peu connue alors; Dissertatio de Math. Tindalio, 1734, in-4®. Il a publié une collection des Lettres de Leibnitz, Leipz., 1734-42, et un recueil de pièces du même auteur, Hambourg, 1734.

KORTRYK, nom flamand de Courtrai.

KORVEY. V. Corvey.

KOSAKS. V. Cosaques.

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