KOT
KOSCHMIN, en polonais Kozmin, v. des Etats prussiens, prov. et à 70 kil. S.-S.-E. de Posen, sur l’Orla
3,500 hab. , , , , . ,
KOSCIUSZKO (Thaddee), général polonais, né en 174b à Siehniewicze (Lithuanie), de parents nobles, mais pauvres, m. à Soleure en 1817. Elevé à l’école des Cadets de Varsovie, il fut envoyé en France pour y compléter ses études. De retour en Pologne, il entra au service, et était déjà capitaine, quand une intrigue d’amour le contraignit de s’expatrier. Il se rendit en Amérique , se présenta à Washington, fut nommé ingénieur de l’armée de l’Union avec le grade de colonel, puis général-major, et ne revint en Europe qu’après la conclusion de la paix, 1783. Il vécut dans la retraite pendant quelques années. Placé par la diete polonaise sous les ordres du prince Poniatowski, il soutint le principal effort des Russes à la bataille de Zielence (Volhynie) en 1792. Mais le roiStanislas-Auguste ayant accepté une convention qui livrait la Pologne à ses ennemis, il se retira, avec plus de 500 officiers, à Leipzig. Ce fut alors que l’Assemblée législative lui donna le titre de citoyen français. Quand le général Madalinski eut de nouveau insurgé le pays, Kosciuszko fut rappelé par les Polonais, et nommé général en chef, 1794. Il battit les Russes à Raclawice, près de Cracovie, perdit ensuite la bataille de Maciejowice, fut blessé, pris par les Russes, et conduit à S'-Pétersbourg, où il demeura 2 ans en prison. Mis en liberté à l’avénement de Paul Ier, 1796, il voyagea en Angleterre et en Amérique, vint à Paris en 1798 , et contribua, par ses démarches auprès du Directoire, à opérer un rapprochement entre la France et les Etats-Unis. Il vécut obscurément, soit à Paris, soit dans une maison de campagne près de Fontainebleau, jusqu’en 1814. Voyant, en 1815, que l’empereur Alexandre 1er ne voulait rien faire pour l’ancienne Pologne, il retourna en Suisse, où il mourut. Après sa mort, son corps fut transporté à Cracovie, et inhumé dans la cathédrale, entre Jean Sobieski et Joseph Poniatowski. Kosciuszko créa par testament une école pour l’instruction des noirs en Amérique ; Jefferson l’a ouverte à Newark.
KOSEL, en polonais Kosie, v. forte des Etats prussiens ( Silésie ), sur la rive g. de l’Oder, à 40 kil. S.-E. d’Oppeln ; 2,900 bab. Arsenal. — Prise par les Français en 1807.
KOSFELD, v. des Etats prussiens. V. Kœsfei.d.
KOSI , Cossoanus d’Arrien? riv. de l’Hindoustan , naît dans le Népaul , et se jette dans le Gange, rive g. Cours de 450 kil.
KOSIE, Etat de la Guinée septentrionale, sur la rive g. et à l’embouchure du Lagos ; ch.-l. Kosie.
KOSLIN , v. des Etats prussiens. V. Coeslin.
KOSLOV, v. de la Russie d’Europe, gvt et à 82 kil. N.- O. de Tambov; 20,336 hab.
KOSLOV. V. ETJPATORIA et CHERSON.
KOSMO-DEMIANSK, v. de la Russie d’Europe, gvt et à 205 kil. N. -O. de Kazan, sur la rive dr. du Volga, visà-vis l’embouchure de la Vetlouga; 6,000 bab.
KOSSEIR, v. d’Egypte. V. Cosséir.
KOSSOVO. V. Cassovie.
KOSSTANITZ , v. des Etats autrichiens (Confins militaires), sur l'Unna, à 80 kil. S.-E. d’Àgram; 3,200 hab. Commerce actif de transit.
KOSTEND1L. V. Kustkndji.
KOSTROMA, v. de la Russie d'Europe, cb.-l. du gvt de son nom, au confl. de la Kostroma et du Volga, à 825 kil. E.-S.-E. de S'-Pétersbourg, 320 N.-E. de Moscou, par 57°45' 52" lat. N. et 38° 36’ 2" long. E. ; 14,000 hab. Evêché grec. Tribunaux, gymnase. Fonderie de cloches; fabr. de toiles de lin, savon, chandelles; tanneries, eonstruct. de machines. — Le gvt de Kostroma, entre ceux de Vologda au N., d’Iaroslaf à l’O. , de Vladimir et de Nijni-Novogorod au S., et de Yiatka à l’E., a 78,354 kil. carr., 450 kil. sur 200, et 1,076,000 hab. Sol généralement plat, marécageux au N., sablonneux et argileux au S. Récolte insuffisante de grains, très - abondante de chanvre'et de lin. Vastes forêts. Fabr. de tapis en écorce de tilleul. Emigration de maçons et de charpentiers.
kostroma, riv. de la Russie d’Europe, naît dans le gvt de Vologda, entre dans celui de Kostroma, et se jette dans le Volga, près de Kostroma. Cours de 250 kil.
KOSl’NITZ , nom allemand de la ville de Constance.
KOSWIG , ville du duché d’Anhalt , située sur la rive dr. de l’Elbe, à 14 kil. E.-N.-E. de Dessau; 2,800 hab. Tabac, draps, bois. Château ducal.
KOTAK , v. forte de l’Hindoustan anglais (Possessions médiates), dans le S.-E. du Radjepoutauah, sur le Tchoumboul , à 35 kil. S.- E. de Boundy, Ch.-l. d’un Etat de même nom , qui a 11,500 kil, carrés.
KOTAIBAH , général arabe sous le calife Walid Ier, fut chargé du gouvernement du Khoraçan , et étendit jusqu’à la Chine la domination des Ommiades par deux grandes victoires sur les Turks de la Transoxiane et la prise do Samarkand. A la mort de Walid , il se révolta contre Soliman , et fut mis à mort , en 716.
KOTATIS, KHOTAIS ou ROUTAIS, v. de l’empire russe (Région caucasienne), ch.-l. du gvt (É. Supplément) de son nom et de l’Iméréthie, sur le Rioni, à 200 kil. N.- O. de Tiflis, par 42» 10’ lat. N., et 40® 13’ long. E.; 4,000 hab. Anciennes fortifications; belle cathédrale. Elle est sur l’emplacement de Cotalis , capitale de l’ancienne Colchide.
KOTCH. V. Katcii.
KOTCLIIN , v. de l’ILindoustan. V. Cochin.
KOTELNOI , île de la Russie d’Asie, dans l’océan Glacial arctique, la plus grande de l’archipel Liaikhov ; 195 kil. sur 105. Inhabitée.
KOTHB-EDDYN. V. Cothe-Eddyn.
KOTHEN, v. d’ Allemagne. V. Ccethen.
KOTTBUS, v. des Etats prussiens (Brandebourg), sur la rive dr. de la Sprée, à 105 kil. S.-E. de Berlin, 66 S. de Franefort-sur-l’Oder; 8,000 hab. Ch.-l. de cercle; tribunaux; gymnase évangélique; maison d’orphelins. Fabr. de draps , lainages , toiles , bonneterie , tabac ; distilleries. Château royal.
KOTZEBUE (Auguste-Frédéric-Ferdinand de), littérateur allemand, né à Weimar en 1761, m. en 1819. Secrétaire, à 20 ans, d’un général du génie russe, il fut recommandé par lui à Catherine II , qui le nomma gouverneur civil de la prov. de Revel. Il quitta cette place en 1795, fut quelque temps directeur du théâtre de Vienne, revint en Russie en 1800, subit une année d’exil en Sibérie pour avoir écrit, disait-on, un pamphlet contre Paul Ier, dirigea le théâtre allemand de SGPétersbourg , se rendit à Weimar, d’où ses querelles avec Goethe l’obligèrent de partir, voyagea en France et en Italie, alla rédiger à Berlin un journal hostile à la France, et enfin fut attaché comme secrétaire ou écrivain politique, de 1811 à 1814, à l'empereur Alexandre Ier, dont il rédigea les manifestes, les proclamations et les notes diplomatiques. Au rétablissement de la paix, il reçut la charge de consul général de Russie à Kœnigsherg. Ayant obtenu une pension de retraite, 1817, il retourna en Allemagne; ses écrits, peu favorables à la liberté, irritaient contre lui les étudiants; l’un d’eux, Sand, le poignarda à Manheim. Kotzebue s’est exercé dans presque tous les genres, roman , histoire, voyages, drame, etc. Sa réputation est surtout fondée sur ses ouvrages dramatiques, dont on compte près de 300, et où il a montré une grande entente de la scène. On distingue principalement Misanthropie et Repentir, la Réconciliation ou les Deux frères, Gustave Vasa, les Hussites, Hugo Grotius, Oclavie, Rolla, etc. Les meilleures pièces de Kotzebue ont été traduites en français par Weiss et L.-F. Jauffret, 1799, 2 vol. in-8°, et dans la Collection des théâtres étrangers : Misanthropie et les Deux frères ont été arrangés pour la scène française, et joués avec succès, la lre en 1799, la 2e en 1801 . Il y a aussi des traductions des ouvra ^ es suivants : les Malheurs de la famille d'Ortemberg, par Goffaux, 1801, 3 vol. in-12; Aventures de mon père, par Muller, 1799, in-12; l'Année la plus remarquable de ma vie, 2 vol. in-8®, 1802 ; les Bijoux dangereux, 1802 ; Souvenirs de Paris en 1804, par Guilbert de Pixérécourt, 1805, 2 vol. in-12; Souvenirs d'un voyage en Livonie, à Rome et à Naples, par le même, 1806 , 4 vol. in-12. Dans le genre historique, Kotzebue a laissé une Histoire des premiers siècles de la Prusse, Riga, 1808-9, 4 vol., et une Histoire de l'Empire germanique, 1814-15, 2 vol., continuée par Ruder, 1832, 2 vol. Les Œuvres complètes de Kotzebue pour le théâtre ont été publiées à Leipzig, 1827 et suiv., 44 vol. in-12. B.
kotzebue (Otto de), fils du précédent, né à Revel en 1787, m. en 1846, s’est distingué dans la marine russe, et a découvert en 1816 le golfe qui porte son nom. Ses Voyages ont été publiés à Weimar en 1821 et 1830.
kotzebue (Golfe de), golfe formé par l’océan Glacial arctique, sur la côte N.-O de l’Amérique russe, au S.-E. de celui de Behring. Découvert par le capitaine Kotzebue en 1816.
KOUA-HAN , v. de Cochinchine. V. Touron.
KOUANG-NAN, v. de Chine (Yun-nan), à 230 kil. S.-E. d’Yun-nan, par 24® 9’ lat. N., et 102“ 45’ long. E. Les habitants sont regardés comme barbares par les autres Chinois.
KOUANG-SI , en anglais Kwang-si, prov. de l’empire chinois, une des 18 de la Chine propre, au S.; ch.-l., Kouéï-lin ; entre les prov. de Hou-nan et de Kouéi-tchéou ■ au N., de Yun-nan à l’O., de Kouang-toung au S. et à