POMPADOUR (ARNAC-). V. ARNAC
POMREDIUS SILO , de la nation des Marses, fut un des promoteurs de la gnerre Sociale, Tan 663 de Rome, 90 av. J.-C., tailla en pièces l’armée de Servilius Cépion, prit Bovianum, mais fut tué dans une nouvelle bataille. Il avait fait envoyer une ambassade à Mithridate, roi de Pont, pour l’engager à envahir l'Italie.
POMPÉE ue grand, Cneius Pompeius Magnus, célèbre romain, né Tau 646 de Rome, 107 av. J.-C., m. Tan 705 de Rome, 48 av. J.-C., était fils de Pompéius Strabo, sous lequel il fit ses premières armes. A 16 ans, il contint par sa fermeté une révolte que Cinna avait excitée dans le camp de son père, dont, 4 ans plus tard, il défendit la mémoire avec un succès tel , que le juge Antistius lui donna
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sa fille eu mariage. Quand Svlla revint de la guerre contre Mitliridate, Pompée, qui, dans les discordes civiles, avait embrassé son parti, leva 3 légions, de son autorité privée, partit pour le rejoindre , et battit 3 années qui voulaient l’arrêter. Sylla, averti, marchait pour le secourir, et fut tout étonné de le trouver vainqueur. 11 descendit de cheval en le recevant, et salua hnperator ce jeune homme de 23 ans. 11 lui fit répudier Antistia, lui donna pour femme Æmilia, sa belle-fille, puis l'envoya dans la Cisalpine au secours de Métcllus, en Sicile contre Perpenna, en Afrique contre Domitius : partout il obtint les succès les plus rapides et les plus décidés. Le dictateur en prit de l’ombrage, et lui ordonna de licencier son armée. Les soldats ne voulaient point obéir; mais Pompée les apaisa, et revint seul à Rome. Sylla, satisfait, sortit avec tout le peuple à sa rencontre , et le salua du surnom de Grand. Pompée demanda le triomphe , menaça Sylla qui le lui refusait, et l’obtint, en 81. Malgré Sylla encore, il fit donner le consulat à Lépidus ; quand ce dernier, après la mort du dictateur, voulut renverser ses lois, il se déclara contre lui, et le battit, eu 77. Maitre d’une armée, il demanda alors la direction de la guerre contre Sertorius, dernier chef du parti de Marius. 11 enleva en quelques jours la Gaule Narbonnaise ; mais maltraité au siège deLaurona, battu près de Sucro, où l’arrivée de Métellus sauva seule son armée, il semblait déconcerté, lorsque l’assassinat de Sertorius ( V. ce mot | le délivra fort à propos de son adversaire , 73. En revenant d’Espagne, il détruisit en Lucanie quelques milliers d’esclaves échappés à Crassus, et s’attribua tout l’honneur de la guerre de Spartacus. A son arrivée à Rome, il reçut le consulat et le triomphe, 70. Il avait alors 37 ans, et songeait à se perpétuer dans le pouvoir; afin de s’assurer l’appui du peuple, il proposa l’abrogation de la loi de Sylla qui avait enlevé aux tribuns, avec le veto et l’inviolabilité, le droit d’initiative ou de proposition des lois. A cette époque , Rome se vit menacée d’être affamée par les pirates , maîtres de la Méditerranée. Il fallait les détruire , et le tribun du peuple Gabinius fit donner cette commission à Pompée, eu 67, avec des pouvoirs comme nul général n’en avait encore eu : le proconsulat des mers pour 3 ans , 500 navires, 120,000 hommes, le droit de puiser dans le trésor. En 40 jours, il purgea la Méditerranée des pirates, et, en 50 autres jours, força leurs ports et leurs châteaux de Cili— cie , les amena à se soumettre, les établit à Cyme en Achaïe , à Pompéiopolis , etc. Pompée devint l’idole de Rome. Un autre tribun du peuple, Manilius, proposa de lui confier l'achèvement de la guerre contre Mitliridate. Aux immenses pouvoirs dont il était déjà investi, Pompée joignit alors le commandement des armées de Lucullus, de Glabrio, et de toutes les provinces d’Asie. La bataille de l’Acilisène (mont, de la Hte-Arménie) , où il enveloppa et détruisit les restes de l’armée de Mitliridate, fut suivie de la soumission deTigrane, qui paya 6,000 talents (13,300,000 francs) et livra son fils comme otage. Après avoir châtié les tribus albanaises et ibériennes du Caucase, il descendit vers la Syrie, dont il fit une province romaine, en 64, et, intervenant dans les querelles de la Judée, prit Jérusalem, et remplaça Aristobule par Hyrcan IL La mort de Mithridate le rappela vers le Bosphore, et ce fut lui qui fit enterrer le vieux roi. Avant de quitter l’Asie, il organisa en province, sous le nom de Bithynie, les 3 pays que Mitliridate avait longtemps remplis de son nom , la Bithynie, la Paphlagonie et le Pont. De retour en Italie, il licencia son armée sous les murs de Rome, et obtint le triomphe pour ses 2 campagnes contre les pirates et contre Mitliridate. La pompe en fut admirable et dura 3 jours. Ici commence une 2e phase dans la vie de Pompée, celle des fautes et des revers. Son ambition secrète du pouvoir souverain le brouilla avec le Sénat, qui n’avait pas voulu ratifier les actes de son proccnsulat d’Asie, et le jeta entièrement dans le parti populaire , dont il avait déjà tant obtenu. Crassus était son rival et son ennemi ; César, qui avait aussi ses vues, voulut s'appuyer sur l’un et sur l’autre , et les réconcilia. Ils formèrent une alliance d’ambition qu’on a appelée le Premier Triumvirat , 61. César donna en mariage sa fille Julia à Pompée. Dans le partage que les triumvirs firent entre eux des provinces , Pompée obtint l’Afrique et l’Espagne; mais il les fit administrer par des lieutenants, et, resté seul à Rome pendant les campagnes de César dans les Gaules, et l’expédition de Crassus contre les Parthes, chercha à regagner le peuple en lui donnant des jeux magnifiques. Il parvint à se faire nommer seul consul, 52. La mort de Julia acheva de rompre ses liens avec César, dont il fit décréter le rappel. Quand on lui demandait comment il arrêterait son
rival , si celui-ci franchissait les monts avec son armée !
« Je n’ai, disait-il, qu’à frapper du pied la terre, pour en faire sortir des légions. » Mais lorsque César eut passé le Rubicon , il reconnut son impuissance , s'enfuit à Capoue, et de là passa à Bi'indes, puis en Epire, où, pendant un an , il rassembla des troupes et de l’argent. César, maître de l’Italie , court en Espagne , défait les Pompéiens, puis marche sur son rival, 48, qui lui fait éprouver un échec à Dyrrachium. César s’étant retiré en Thessalie , Pompée l’y suivit, avec le dessein de le ruiner par une suite de petits combats; mais il se laissa entraîner à une grande bataille près de Pharsale , la perdit , n’essaya pas même de défendre son camp , et s’enfuit presque seul sur un vaisseau à Lesbos, où l’attendait sa nouvelle épouse, Cornélie. De là, il partit pour aller, en Egypte , demander un asile au jeune roi Ptolémée XII , qui était son pupille et lui devait le trône ; mais les ministres de ce prince firent assassiner Pompée en mer, sous les yeux de sa femme et de son fils Sextus. — Pompée ne fut jamais qu’un homme médiocre, imprévoyant par impuissance, par défaut de portée dans l’esprit. Après avoir été l’enfant gâté de la Fortune, quand il fallut mériter ses faveurs, il ne le sut pas. Vieux guerrier de 58 ans, ayant pour lui le Sénat, l’ordre équestre et le peuple , représentant en sa personne la légalité, il s’enfuit sans combattre, et donna ainsi la mesure de son infériorité morale devant celui qui venait lui disputer le pouvoir souverain. F — t„
pompée (Cnéius), l’aîné des fils du grand Pompée, rallia en Espagne, avec son frère Sextus, les débris du parti pompéien après les défaites de Pharsale et de Thapsus, battit plusieurs lieutenants de César, mais il fut vaincu par celui-ci sous les murs de Manda, et tué dans sa fuite, l’an 708 de Rome, 45 av. J.-C.
pompée (Sextus), dit le Jeune, frère du précédent, passa en Espagne après la bataille de Thapsus, et, quand ceux de son parti eurent été défaits à Manda, l’an 708 de Rome, 45 av. J.-C., se réfugia dans les Pyrénées, où il commença, à la mort de César, la guerre contre le gouverneur de l’Espagne , Asinius Pollion. Un décret du sénat, qu’il avait sollicité par lettre, lui ayant rendu ses biens et le proconsulat des mers, il réunit des vaisseaux à Marseille, pour voir venir les événements. Les Triumvirs, maîtres de Rome, l’ayant porté sur leurs tables de proscription , il partit pour la Sicile, s’en empara, ainsi que de la Sardaigne et de la Corse, se fit le protecteur des proscrits, qui cherchaient un refuge auprès de lui, et affama Rome en interceptant les convois de blé. Octave essaya vainement de le combattre ; Sextus était plus puissant que jamais, et le peuple de Rome, affamé, demandait à grands cris que les Triumvirs fissent la paix avee lui. Ils eurent à Misène, l’an 715 de Rome, 38 av. -J.-C., une entrevue avec Sextus, auquel ils reconnurent la possession de la Sicile, de la Corse, de la Sardaigne et de l’Aehaïe; de plus, une indemnité de 70,000,000 de sesterces (14,000,000 de fr.), à valoir sur les biens de son père : enfin Sextus exigea aussi que les proscrits réfugiés près de lui auraient la vie sauve. Cette paix ne fut qu’une trêve : Octave, dès l’année suivante , se fit livrer par le traître Ménas la Corse et la Sardaigne; on reprit les armes, et Sextus conserva l’avantage jusqu’à l’arrivée d’Agrippa; mais, vaincu par ce grand général, dans une bataille navale entre Myles et Nauloque, 723, il s’enfuit en Orient avec quelques vaisseaux, et s’empara de plusieurs villes de l’Asie-Mineure. Mais ses négociations avec le roi de Font et les Parthes l’ayant fait abandonner de ses derniers amis, il se livra lui-même, et fut tué à Milet par un officier d’Antoine, l’an 718 de Rome, 35 av. J.-C., plus digne, par ses talents militaires et son humanité, de l’empire du monde, que celui sous la fortune duquel il succomba. O.
pompée (trogue-), Troçjus Pompeius, historien latin, né en Gaule au 1er siècle de l’ère chrétienne, écrivit une espèce d’Histoire universelle, en 44 liv., depuis la fondation de la monarchie des Assyriens sous Ninus, jusqu’à Auguste ; il l’intitula : Histoires philippiques, parce que les affaires de la Macédoine, du temps de Philippe, y occupaient une très-grande place. Cet ouvrage, que les anciens reconnaissaient comme très-exact et très - éloquent , est perdu : on n’en a plus qu’un abrégé sous le nom de Justin ( V . ce mot). V. Heeren , de Trogi Pompeii ejusque epitoma » toris fontibus et auctorilale, dans les Mémoires de l’AeadémiS de Gœtliugue, t. xv.
POMPEIA , auj. Pompe!', v. forte de l’Italie ancienne, à 24 kil. S.-E. de Naples, 10 S.-S.-E. du Vésuve, au fond du golfe Crater (golfede Naples), à l’embouchure du Saruus (F. Sakko), sur un monticule de lave, et néanmoins
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descendant jusqu’à la mer, où elle avait un port. Sa fondation était attribuée à Hercule, et remontait à l’époque de la ruine de Troie. Pompeia prit part à la guerre Sociale, et fut assiégée par Sylia. Municipe jusqu’au temps d’Auguste, elle devint ensuite colonie romaine. Là finit son histoire politique; mais l'éruption du Vésuve du 29 août 79, qui l’engloutit sous une pluie de cendres et de pierres, l’a rendue célèbre. A la suite de cette catastrophe, la contrée étant devenue déserte , la ville fut oubliée, le temps acheva de l’effacer du sol, et, pendant plus de 17 siècles, elle resta ensevelie dans son linceul de cendres. En 1689, quelques débris, ramenés au jour par des laboureurs , donnèrent les premiers indices de cette ville, dont on avait oublié la situation. Les recherches ne commencèrent qu’en 1755. Les fouilles, conduites d’abord trèslentement, ne prirent de l’activité que sous les rois Joseph Bonaparte, et surtout Joachim Murat. Ce dernier fit, de 1812 à 1814, déblayer les murs de la ville. On reconnut alors que ce n’était qu’une cité de 3e classe. Elle a 4 kil. de tour environ , et se trouve auj. à 2 kil. de la mer, par suite de l’éruption de 79. Ses maisons sont encore debout jusqu’à la hauteur du 1er étage, car la pluie de cendres ne s’éleva pas plus haut que 5 ou 6 mèt., de sorte que le bas des édifices a été conservé dans tout ce que les cendres brûlantes ne pouvaient détruire. On a trouvé là une ville romaine dans le sommeil de la mort, et son aspect a révélé sur les usages, les coutumes, la vie publique et privée des anciens, sur leur architecture, sur ce qui tient aux arts du dessin , une foule de choses que l’on avait toujours ignorées. Cette découverte a produit dans les arts de la décoration, de l’ameublement et de l'orfèvrerie, une révolution de bon goût et de progrès. Auj. ( 1856) un tiers environ de la ville est découvert; on y a déjà trouvé une basilique, 2 théâtres, 1 amphithéâtre, 3 forums, plusieurs temples, des bains, et, aux abords des portes, divers tombeaux. Parmi les ouvrages français publiés sur Pompeia, il faut citer surtout celui de Mazois ( V. Mazois). M. E. Breton a donné aussi un agréable volume intitulé Pompeia, Paris, 1854, fig. , gr. in-8°. C. D — Y.
POMPEIOPOLIS , noms que portèrent anciennement les villes d’AMisus , Soles , Pampelune et Eupatoria.
POMPEIUS STRABON ( Cn. ) , père du grand Pompée, et consul l’an 664 de Rome, 89 av. J.-C., fut un des généraux romains dans la guerre Sociale. Forcé de s’enfermer dans Firmum après avoir été battu sous les murs d’Asculum , il défit bientôt après les Latins, s'empara de cette dernière ville, et obtint le triomphe la même année. Pour tenir en respect les alliés qu’il avait soumis, il conserva ses troupes après son consulat , et fut peut-être l’instigateur du meurtre du consul Pompéius Rufus, son parent , que Sylla avait envoyé pour le remplacer. Quand la guerre civile éclata, craignant que les Syllaniens ne voulussent venger sur lui la mort de Pompéius Rufus, il s’approchait de Rome encore irrésolu, lorsqu’il fut attaqué par Sertorius et Cinna : la bataille fut indécise. Pompéius mourut peu de temps après, tué, dans son camp, par un coup de tonnerre, l’an 666 de Rome, 87 av. J.-C. O.
POMPELO, v. d’Hispanie (Tarraconaise), dans le pays des Vascons. Auj. Pampelune.
POMPIERS (SAPEURS-). V. Sapeurs.
POMPIGNAN (Jean-Jacques Le Franc, marquis de), poète, né en 1709 à Montauban , m. en 1784, était fils d’un premier président de la cour des Aides de cette ville, fit ses ^ humanités au collège Louis-le-Grand, sous le P. Porée, puis étudia le droit, et fut nommé avocat-général à la cour des Aides de Montauban , où il s’éleva avec tant de vigueur contre les abus touchant l’assiette et la perception des impôts, qu'il se fit exiler. Il reçut, en 1745 , par héritage, la charge de premier président, qu’avait occupée son père; plusieurs fois encore, il rédigea des remontrances au roi ; mais dégoûté de ses fonctions judiciaires, il les résigna, en ne conservant que son titre de premier président. Voulant se livrer tout entier à l’étude et aux lettres, il vint à Paris, s’occupa de traductions et de recherches savantes, et entra à l’Académie Français* en 1760. Pompignan était économiste, et avait des principes religieux; profondément affecté des doctrines philosophiques du siècle, et peut-être prévoyant quelles en seraient les conséquences, il saisit l’occasion de les attaquer dans son discours de réception à l’Académie. Son entreprise , loyale et courageuse, fut maladroitement conduite , en ce qu’il y mêla des personnalités sous un voile très-transparent. Tout le parti des philosophes, et Voltaire à leur tête, lui fit une guerre de satires, d’épigrammes, de facéties, qui mit, sinon la raison, au moins les rieurs de leur côté. Le poète céda à cette tour-
mente , et se retira dans sa terre de Pompignan , où il se distingua par sa bienfaisance, et se livra avec ardeur à l’étude et à la composition jusqu’à la fin de ses jours. En 1734, avant d’être président, il avait donné au Théâtre- Français Enêe et Didon , tragédie médiocre , -empruntée à Virgile et à Métastase, mais où l’on trouve »<n reflet de l’antiquité dans le caractère de Didon, et une sauvage énergie dans celui d’Iarbe, dont il a tout l’honneur. Puis vint Zoralde , autre tragédie, qu’il ne fit pas jouer, parce que les acteurs voulaient lui imposer des changements. Après avoir fait représenter encore quelques pièces au Théâtre-Italien, et publié en 1740 un Voyage de Languedoc et de Provence , petit badinage agréable en prose mêlée de vers, il quitta le théâtre pour s’occuper de Poésies sacrées, donna, en 1751, une traduction des Psaumes de David, sous forme d’odes françaises, et , en 1755, une autre des Prophéties et des Cantiques. 11 avait étudié l’hébreu pour mieux se pénétrer des beautés de son modèle , et on ne peut nier que parfois il n’en ait rapporté une véritable inspiration lyrique. Le style de ces poésies est trésinégal : tour à tour âpre, emphatique ou d’une élégance monotone , terne , puis très-coloré , il révèle néanmoins un poète par des qualités vraimeût supérieures. Pompig-nau a composé aussi des Odes, des Eptlres et des Poésies familières , où l’on trouve plus de bon sens que de verve poétique, et une très-belle pièce, l’ode sur la mort de J. -B. Rousseau. On lui doit encore une traduction d’Eschyle, 1770, la première qui ait paru en français. On a publié sa Correspondance, qui est un vaste répertoire de littérature, de jurisprudence et d’histoire. Le recueil de ses OEuvres a paru en 1784, 6 vol. in-8°. On croit qu’il le prépara lui-même, car plusieurs de ses ouvrages en sont exclus, entre autres son fameux Discours de réception à l’Académie Française. F. B.
pompignan (Jean-George LEFit ANC de), frère du précédent, né à Montauban en 1715, m. en 1790, fut archevêque de Vienne, député du Dauphiné aux Etats-Généraux de 1789, et se mit à la tête de la partie nombreuse du clergé qui, le 25 juin, se réunit au Tiers-Etat. Il fut, après Bailly, président de l’Assemblée nationale, et devint ministre d’Etat ayant la feuille des bénéfices. Il a laissé des mandements, des livres de piété et de controverse. Ses Œuvres complètes ont été pour la lre fois réunies, et publiées avec celles de son frère, par M. l’abbé Emery, Paris, 1856, 2 vol. gr. in-8°.
pompignan-lkfranc, vge (Tarn-et-Garonne), arr. et à 33 kil. S.-E. de Castel-Sarrazin ; 693 hab. Château du marquis de Pompignan.
POMPON , riv. des Etats-Unis. V. Edisto.
POMPONACE (Pietro Pomponazzi , dit), en latin Pomponatius, philosophe et médecin, né à Mantoue en 1462, m. en 1526, professa la philosophie à Padoue, Ferrare, et Bologne. Malgré l’attachement qu’il avait pour les doctrines d’Aristote, il discerna les côtés faibles du système péripatéticien , et répandit une foule d’idées neuves. Dans un traité de Immorlalilate animæ , Bologne, 1516 , in-8° , il soutint qu’Aristote n’a point reconnu le dogme de l’immortalité de l’âme , que la raison seule ne peut le prouver, mais que la révélation ne permet pas qu’on le rejette. Un autre traité, de Incanlationibus, Bâle, 1556, in-8°, le fit accuser d’hérésie, et fut mis à l’index. Les Œuvres philosophiques de Pomponace ont été réunies à Venise, 1525 et 1567, in-fol.
POMPONE. V. Pomponne.
POMPONIANA , nom anc. de la presqu’île de Gusns.
POMPONIUS , nom d’une famille qui faisait remonter son origine à un fils du roi Numa. Titus Pomponius Atticus, l’ami de Cicéron, appartenait à cette famille.
pomponius (Sextus), jurisconsulte romain, contemporain d’Adrien et de Marc-Aurèle. Il ne reste de ses livres que quelques fragments insérés dans le Digeste. Ils ont été publiés séparément par H.-T. Pagensteeher, Hanau, 1723, et Lemgo, 1750, in-4°. V. Osann, Pomponii de origine juris fragmenlum , Giessen , 1848, in-8°.
pomponius de Bologne (Lucius), auteur d’Atcllanes (F. ce mot) , florissait du temps de Sylla. Le premier, à ce qu'on croit, il écrivit ces farces qui jusque-là s’improvisaient, et il en fit un genre littéraire. Il obtint beaucoup de succès, et rivalisait avec Novius. Ses ouvrages sont perdus , et l’on n’en trouve plus que quelques courts fragments dans le grammairien Nonius Marcellus. V. Muuk, De L. Pomponio , etc., Glogau, 1827 , in-8°.