‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 336 sur 864 · FONT-DÜ-GARD. V. GARD · texte numérisé non relu

FONT-DÜ-GARD. V. GARD

pont-en-royans, ch.-l. de cant. (Isère), arr. et à 15 kil. S. de Sl-Marceliin, sur la Bourne; 1,089 hab. Fabr. de draps pour les troupes. Récolte de noix.

pont-euxin, Pontus Euxinus , c.-à-d. mer hospitalière , nom que les anciens Grecs do inaient par antiphrase à la mer Noire actuelle, soit à cause de ses aspects brumeux et de ses orages, et pour conjurer les tempêtes par un nom de bon augure , soit parce que les peuplades qui habitaient ses bords accueillaient mal les étrangers.

Pont-gibaud, ch.-l. de cant. (Puy-de-Dôme), arr. et à 25 kil. O.-S.-ü. de Riom, sur la Sioule; 1,087 hab. Ane. château des Dauphins d’Auvergne. Plomb argentifère ; sources minérales. Près de là mine importante de la fontaine tVUule, dont les eaux sont gelées pendant l’été.

pont l’abbé, ch.-l. de cant. (Finistère), arr. et à 18 kil. S. -O. deQunnper, à 7 kil. de l’embouchure de la rivière de son nom dans l’anse de Benodet; 3,200 hab. Petit port de commerce. Elève d’abeilles. Récolte de grains et de pommes de terre.

pont-l’évêque, nommé Pont- Challier pendant la Révolution, s.-préf. (Calvados), à 44 kil. N.-E. de Caen, sur la Touques; 2,526 hab. L’expédition en Angleterre de Guillaume le Conquérant y fut résolue par les Etats de Normandie. Tribunal de lre instance, hôpital, prison. Comm. de bestiaux, bois, cidre, fromage, beurre. Patrie de Thouret.

poxt-levoy, vge (Loir-eLCher), arr. et à 24 kil. S.-O. de Blois; 1,529 hab. Ferme-école. Exploit, de pierres. Ane. abbaye de Bénédictins, qui y tenaient un collège, transformé en école militaire pendant la Révolution, et devenu depuis 1815 un collège de plein exercice qui soutient son anc. réputation.

pont-saint-esprit, ch.-l. de cant. (Gard), arr. et à 39 kil. N.-E. d’Uzès; 4,081 hab. Pont sur le Rhône, d’une hardiesse remarquable (23 arches et 918 mèt. de long), construit avec le produit des aumônes recueillies par des moines, commencé en 1265 et fini en 1309. Les fortifications ont été déclassées en 1867. Comm. de vins, huile, soie. Les environs de Pont-S‘- Esprit sont très-pittoresques ; on y remarque le rocher Bidon et les landes de Ruoms.

FONT-SA1NTE-MAXENCE, Litanobriga , ch.-l. de cant. (Oise), arr. et à 12 kil. N. de Senlis, sur la rive g. de l’Oise et le chemin de fer de S'-Quentin; 2,449 hab. Beau pont sur l’Oise, ouvrage de l’ingénieur Perronet. Comm. important de blé pour Paris, vins, laines, cuirs. Près de là sont les ruines de l’abbaye du Moncel.

pont-saint-pierre, vge ( Eure | , arr. et à 17 kil. N.-O. des Andelys; 872 hab. Autrefois fortifié et titre de baronnie. Filatures de coton et de laine, moulins à foulon et à blé.

pont-scorff, ch.-l. de cant. (Morbihan), arr. et à 16 kil. N.-O. de Lorient, sur le Scorff ; 619 hab. Tanneries.

PONT-SUR-SEINE ou pont-le-roi, vge (Aube), arr. et à 10 kil. E.-S.-E. de Nogent-sur-Seine, sur la rive g. de la Seine ; 884 hab. Important sous les Romains, il devint le ch.-l. d’une seigneurie. Il y eut un château élevé au xviie siècle, possédé par Mme Lætitia Bonaparte, et détruit par les Russes en 1814.

pont-s un- yonne, ch.-l. de cant. (Yonne), arr. et à 12 kil. N. -N. -O. de Sens, sur le chemin de fer de Paris à Lyon ; 1,693 hab. Ravagé par une trombe en 1816. Tuileries, taillanderies; vins.

pont -val ain, ch.-l. de cant. (Sarthe), arr. et à 23 kil. E.-N.-E. de La Flèche; 758 hab. Duguesclin y défit Robert Knolles en 1370; un obélisque, élevé en 1828, rappelle cet événement.

PONTACQ, ch.-l. de cant. (B. -Pyrénées), arr. et à 28 kil. S.-E. de Pau ; 2,420 hab. Laines, cuirs, salaisons. Patrie du général Barbanègre.

PONTA- DELGADA, v. capitale de l’ile Sl-Michel (Açores), par 27° 43’ lat. N. et 22° 43’ long. O.; 16,000 hab. Port peu commode. Fabr. de soieries, draps, chapeaux. Comm. d’oranges. Ch.-l. du dép. des Açores orient.

PON 1 AILLER, ch.-l. de cant. (Côte-d’Or), arr. et à 32 kil. E. de Dijon, près de la rive dr. de la Saône ; 1,243 hab. On y a trouvé des antiquités romaines. Il possédait un château-fort, réédifié sous Philippe le Hardi, et dont il reste quelques vestiges. Comm. de grains, vins, bois; élève d’abeilles.

PONTANUS ( Jean-Jovien ), en italien Pontano, né en 1426 dans l’Ombrie, m. en 150.3, s’établit à Naples, devint secrétaire du roi Ferdinand Ier, précepteur du prince Alphonse, duc de Calabre, et, après avoir rempli plusieurs missions diplomatiques, 1er ministre du royaume. A l’arrivée de Charles VIII, roi de France, il trahit Ferdinand II, petit-fils de son bienfaiteur, et livra la ville de Naples, 1495. Il a fondé l’Académie napolitaine, et découvert les écrits de Donat et de Rhemnius Palémon. Ses Œuvres ont été publiées à Naples, 1505-12, 6 vol. in-fol., et à Bâle, 1556, 4 vol. in-8». Elles contiennent des Poésies, une Histoire des guerres de Ferdinand II de Naples avec Pierre d'Anjou, en latin, etc.

pontanus (Pierre), ou DA ponte, né en 1480 à Bruges ( Drugge en flamand veut dire pont), perdit la vue, d'où le surnom à’ Aveugle de Bruges qui lui fut donné. Il s’appliqua néanmoins à l’étude, enseigna la grammaire dans plusieurs villes de Flandre, puis vint à Paris, où il ouvrit une école très-fréquentée. On a de lui ; Grammalicce artit pars I et II, 1528-29, 2 vol.; Ars v ersificatoria, 1506, etc.

pontanus (Jacques), philologue, né en 1542 à Bruck (Bohême), m. en 1626 à Augsbourg, se fit jésuite en 1653, et professa les langues classiques avec distinction. Il traduisit de l’allemand en latin V Histoire de la guerre des IIussites, par Zacharie Théobald, Francfort, 1621, in-fol.; et, du grecen latin, les Chroniques de J.Cantacuzène, deThéophylacte Simocatta, et de Phrantzès. 11 a écrit : Progymnasmata latinitatis, Venise, 1590, 4 vol. in-8»; Floridorum lib. vm,4eédit.,Ingolstadt, 1602,in-8°; Colloquiorumsacrorum libri iv, Augsbourg, 1609, in-8°; Attica bellaria, ibid., 1615-20 , 3 part. ; Philocalia, sive Excerpta e sacris et projetais auctoribus, ibid., 1626, in-fol., etc.

pontanus (Jean-Isaac), historien et philologue, né à Elseneur en 1571, m. en 1639, fut un des disciples d# Tycho-Brahé, alla se faire recevoir docteur en médecine à Bâle en 1601, visita la France et la Hollande, enseigna la physique et les mathématiques au collège de Harderwick, et eut le titre d’historiographe du roi de Danemark et des Etats de GueMre. On a de lui ; Analectorum lib. m, Rostock, 1599, in-4°- llinerarium Galliæ Narbonensis, Leyde, 1606, in-12; Historia urbis et rerum Amstelodamensium , Ainst,., 1611, in-fol.; Disceptaliones chorogrophicœ de Rlieni divortiis et osliis, ibid., 1614, in-8°; Originum francicarum lib. vi, Harderwick, 1616, in-4°; De Pygmœis lheoremala , ibid., 1629, in-4° ; Rerum Danicarum historia, Amst., 1631, in-fol.; Poematum lib. vi, ibid., 1634, in-12; Discussionum historicarum libri il, Harderwick, 1637, in-8° ; Historia Geldricæ lib. xiv, ibid., 16.39, in-4°, etc.

PONTARION, ch.-l. de cant. (Creuse), arr. et à 10 kil. N.-E. de Bourganeuf; 372 hab.

PONTARLIER, PonsÆlii, Pontarlum, Arciola ou Ariolica, s.-préf. (Doubs), à 58 kil. S.-E. de Besançon, sur le Doubs, et au milieu des montagnes du Jura, sur le chemin de fer de Dole à Neufchâtel , passage très-fréquenté de France en Suisse, et défendue pur le fort de Joux ; 4,474 habitants. L’une des villes importantes de la

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Franche-Comté, elle se gouvernait librement sous la protection des ducs de Bourgogne et des sires de Salins ou de Joux. Les Suédois la prirent en 1637. Tribunal de lre instance; collège, bibliothèque. Comm. de grains, vins, absinthe , eau de cerises , bois de construction , fromages, chevaux de trait, et bestiaux. Forges, boissellerie, cuirs travaillés, horlogerie, papeteries.

PONTAUMUR, ch.-l. de cant. (Puy-de-Dôme), arr. et à 45 kil. O. de Riom, sur le Sioulet ; 836 hab.

PONTCHARTRA1N, vge (Seine-et-Oise), arr. et k 16 kil. N.-E. de Rambouillet; 1,209 hab. Beau château des comtes de Pontchartrain.

pontchartrain (Lac), aux Etats-Unis (Louisiane), à 8 kil. N. de la Nouvelle-Orléans; 50 kil. sur 40. Beaucoup de coquillages.

pontchartrain (Comtes de), magistrats de bonne noblesse de robe, qui ont donné plusieurs secrétaires d’Etat à la France : d’abord, Paul phéeypeaux, seigneur de pontchartrain, né à Blois en 1569, m. en 1621, fait secrétaire d’Etat en 1610 par Marie de Médicis , et dont on a des Mémoires, avec un Journal des Conférences de Loudun , La Haye, 1720,2 vol. in-8°; — ensuite Louis phelypeaux, comte de pontchartrain, petit-fils du précédent, né en 1643, m. en 1727 à l’Oratoire, conseiller au parlement de Paris en 1660, premier président du parlement de Bretagne en 1667, contrôleur-général des finances après la retraite de Le Pelletier de 1689 à 1699, ministre de la marine pendant la même époque après la mort de Seignelay, de 1690 à 1699, chancelier de 1699 à 1714, estimé dans ces diverses charges pour ses vertus, et aimé pour sa douceur; — Jérôme phelypeaux, comte de pontciiartrain, fils du précédent, secrétaire d’Etat de la marine quand son père fut nommé chancelier, 1699-1715, exclu par le duc d'Orléans à la mort de Louis XIV. G.

PONTE, v. du royaume d'Italie (Turin), à 24 kil. S.-O. d’Ivrée ; 4,588 hab. Aux environs, carrière de marbre blanc.

ponte Ida). V. bassan et pontanus.

PONTECORVO, anc. capitale d’une petite principauté appartenant jadis au Saint-Siège , et enclavée dans le royaume de Naples (Terre de Labour), à 130 kil. S. de Rome, 30 S.-E. de Frosinone; 7,800 hab. Evêché. Napoléon 1er donna cette principauté à Bernadette, qui la posséda jusqu’en 1810; depuis 1860, elle appartient au roy. d’Italie. A peu de distance est l’anc. Fregellœ.

PONTÉCOULANT (Louis-Gustave Le Doülcet, comte de) , né à Caen en 1764, m. en 1853, fils d’un majorgénéral des gardes-du-corps , en fut lui-même nommé sous-lieutenant en 1785 , embrassa néanmoins la cause de la Révolution, et fonda le club de Vire'. Député du Calvados à la Convention en 1792, il fut envoyé comme commissaire à l’armée du Nord lors du siège de Lille, vota le bannissement de Louis XVI, protesta contre la journée du 31 mai, et fut mis hors la loi. Réfugié à Zurich, où il dut se faire menuisier, il rentra à la Convention en 1794 , y défendit Robert Lindet, et s’opposa, en général, aux mesures de réaction ; membre du comité de gouvernement, et spécialement chargé des opérations militaires, il distingua et sut s'attacher le capitaine d’artillerie Bonaparte. Membre du conseil des Cinq-Cents, menacé par le coup d’Etat du 18 fructidor, il se retira jusqu’au 18 brumaire, fut préfet de la Dyle sous le Consulat , et sénateur en 1805. Il vota la déchéance de Napoléon I«r en 1814, fut nommé pair de France par Louis XVIII, garda ce titre pendant les Cent-Jours , et , après Waterloo , fut un des négociateurs envoyés au-devant des alliés. L’ordonnance de 1819 lui rouvrit la Chambre des Pairs , dont il avait été exclu par la 2« Restauration , et il se rangea dans l’opposition libérale. g

PONTE-DE-LIMA , anc. Forum Limiorum , brg de Portugal (Minho) , à 80 kil. N. de Porto, sur la Lima; 1,800 hab. Beau pont de 24 arches.

ponte-d’era , v. de Toscane, à 17 kil. E. de Pise sur l’Era , à son confluent avec l’Arno ; 9,633 hab. Manuf! de toiles.

PONTEDERA (Jules), botaniste, né à Vicence enl688, m. en 1757 , professeur de botanique et directeur du jardin des plantes de Padouc, a laissé, entre autres ouvrages : Compendium tabularum botanicarum, Padoue , 1718, où il décrit 272 plantas nouvelles; Anlhologia , sive de j loris nalurâ lib. ni, ib.J. , 1720. Il combattit vivement le système sexuel de Linné , qui lui a néanmoins consacré un genre de la famille des narcissoides.

PONTEFRACT , v. d'Angleterre, comté et 33 kil. S.-O. d ùork ( West-Riding) ; 11,678 hab. Siège des Quarters- Sessions. Ruines d un château-fort où fut enfermé Ri-

chard II. Jardins, pépinières; fabr. de liqueurs. — Cette ville, appelée d’abord Lucjeolum , reçut son nom actuel, qui signifie pont brisé , lorsque son pont se rompit au moment où l’archevêque d’York, frère du roi Etienne, y passait.

PONTENAGE , droit autrefois perçu pour la réparation des ponts, ou pour le passage sur les bacs et ponts.

PONTEVEDRA, v. d’Espagne (Galice), capitale de la prov. de son nom, petit port à l’embouchure du Lerez dans l'Atlantique , à 354 kil. N.- O. de Madrid , agréablement située et bien bâtie; pêche active. Pop. de la commune : 4,141 hab. — La prov. de Pontevedra est baignée à l'O. par l’Atlantique , et limitée au N. par celle de la Corogne , à l’E. par celle d’Orense, au S. par le Portugal: 428,886 hab. en 1857; superf., 4,446 kil. carrés.

PONTHIAMAS, Etat de l’Inde Transgangétique, sur la côte N.-E. du golfe de Siam , et au S.-O. de Camboge; 600 kil. sur 50; capitale Ponlhiamas , à l’embouchure d’une riv. de même nom.

PONTHIEU, Pontivus pagus , Ponlicum , anc. pays de France ( Basse-Picardie ) , depuis la Canche jusqu'à la Somme ; ch.-l. , Abbeville. On y distinguait le Ponthieu proprement dit; v. prineip. : Abbeville, Montreuil, Sl-l’ol , SVRiquier; et le Vimeux, v. prineip. : Saint-Valéry, Crécy, Oisemont, Gamaches. — Le Ponthieu eut des comtes particuliers dès le ixe siècle , et passa , au commencement du xii®, dans la maison d’Alençon. Guillaume, 3e comte de cette maison, épousa en 1195 Alix de France, soeur de Philippe-Auguste, et en eut Marie, qui fut mariée en 1208 à Simon de Dammartin , comte d’Aumale , puis, en 1240, à Mathieu de Montmorency. Jeanne , fille de Marie, épousa Ferdinand III, roi de Castille, qui mourut en 1279, laissant une fille , Eléonore , qui devint femme d’Edouard Ier, roi d’Angleterre. Philippe VI de Valois confisqua le Ponthieu sur Edouard III en 1336; mais ce pays fut rendu à l’Angleterre en vertu du traité de Brétigny, 1360. Charles V le fit occuper en 1369; les Anglais le reprirent en 1417. Réuni de nouveau au domaine royal par Charles VII , il fut encore cédé , par le traité d’Arras , 1435 , au duc de Bourgogne, mais revint à la France à la mort de Charles le Téméraire , en 1477. Le Ponthieu fut encore donné , en 1583 , à Diane , sœur naturelle de Henri III , et , en 1619, à Charles de Valois, fils naturel de Charles IX , dont la petite-fille, Marie-Françoise , veuve de Louis de Lorraine, duc de Joyeuse , le laissa à la couronne, en 1690. B.

PONTIA , nom anc. de Ponza.

PONTIANAK, v. capitale de l’Etat de son nom , sur la côte O. de Pile de Bornéo , sur le Pontianak , près de son embouchure, qui est à 0° 0’ 30” lat. N. et 106° 59’ 45” long. E. Elle est aussi le ch.-l. des établissements hollandais sur cette côte. Commerce important avec la Chine. —L’Etat de Pontianak, qui occupe le milieu de la côte O. de Pile de Bornéo, est gouverné par un sultan tributaire des Hollandais , qui s’y introduisirent en 1818 sous prétexte d’y réprimer une sédition.

PONTICUM, nom latin du Ponthieu.

PONTIEN (Saint), pape de 230 à 235, fut persécuté sous l’empereur Maximin , et relégué en Sardaigne , où il mourut.

PONTIFES, Pontifices , ministres généraux du culte chez les anciens Romains ; ils avaient la direction de toutes les cérémonies religieuses, le soin de veiller à l’observation des lois sacrées, d’indiquer les fêtes, le jour des ides dans chaque mois, de répondre à tous sur les us et coutumes religieuses, de juger et de punir toute rébellion aux prescriptions émanées d’eux. On attribuait à Numa l’institution des pontifes , qui en aurait formé un collège de 4 membres, patriciens. L’an 452, ce nombre fut porté à 8, par l’adjonction de 4 plébéiens ; Sylla l’éleva à 16 , dont moitié patriciens et moitié plébéiens : les premiers furent appelés pontifes majeurs, et les seconds pontifes mineurs, bien qu’ils fussent égaux dans toutes leurs fonctions. Leur costume était la toge prétexte. Ils avaient un chef sous le titre de Pontife maxime { V. plus bas). Tous les magistrats leur cédaient le pas; ils assistaient aux jeux publics dans des places réservées. Originairement le collège élisait ses membres et son chef; plus tard l’élection fut faite par une fraction des comices par tribus. Le nom de pontife veuait de l'une des fonctions de ces prêtres, chargés d’entretenir le pont Sublicius, par où l’on allait au mont Janicule. On croit que ce fut sous Ancus Martius, époque de la construction de ce pont, qu’ils reçurent le nom de pontifes, et que Numa les avait appelés princes des prêtres. C. D — Y.

pontifes (Frères) ou pontifices , ordre de religieux hospitaliers , appelés aussi faiseurs de ponts , qui avaient des établissements au bord des fleuves et des rivières, pour

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passer gratuitement les voyageurs et les secourir au besoin. C’est en Toscane, au xile siècle, sur les rives de l’Arno , qu’on trouve la première origine de cette institution, qui rendit de grands services à une époque où les communications étaient si difficiles. Bientôt l'ordre s’occupa de construire partout des ponts, et, en France, il s’illustra surtout par deux monuments admirables en ce genre : le premier fut le pont d’Avignon, de 18 arches, bâti en 1177 , par S‘ Bénézet, sur une longueur de 447 mètres, et le second, celui de Pont -S1 -Esprit, construit aussi sur le Rhône , de 1265 à 1309 , et qui, soutenu par 22 arches, a 400 mètr. de longueur. Les frères Pontifes , que la couleur de leurs vêtements avait fait nommer Prêtres blancs, furent sécularisés en 1519, par suite des abus introduits dans leur ordre. — Les Hospitaliers de S1 Jacques du Haut- Pas ou de Lueques se vouaient aussi à la construction des ponts, et se distinguaient par un grelet ou marteau de maçon qu'ils portaient sur leurs manteaux. Ils furent supprimés par le pape Pie II ; on retrouve cependant encore plus tard des traces de cet ordre en France. D — T — it.

pontife maxime, Pontifex maximus, chef du collège pontifical chez les ane. Romains, régulateur et consevateur des rites sacrés, sacrificateur dans les sacrifices publics les plus importants, appréciateur souverain de tous les vœux religieux concernant la république ; charge d’inaugurer à tous les sacerdoces, de choisir les vestales et de les diriger; enfin, pendant les premiers siècles , de rédiger les Annales du peuple romain (F. Annales Grandes). Le Pontife maxime était dispensé de la milice, était logé dans une maison publique dite Regia (maison royale), recevait du Trésor de l’Etat un traitement pécuniaire considérable , enfin pouvait cumuler une magistrature avec le pontificat : d’abord on mit à ce dernier privilège la condition que ce serait une magistrature en Italie; mais, vers la fin de la république, cette interdiction fut levée, et le Poutife maxime put être magistrat dans les pays d’outre-mer. Numa , en instituant le collège des prêtres, s’en déclara le chef, et les rois firent sans doute de même. Après l’abolition de la royauté, le collège pontifical dut prendre le droit d’élire son chef. Un plébiscite de l’an 649 lui ravit ce droit, et le conféra, par une élection à trois degrés, aux comices par tribus ; 17 tribus, tirées au sort parmi les 35, élisaient le Pontife maxime , et l’élection qu’elles avaient faite devait être ratifiée par 2 pontifes au moins. Sylla rendit au collège son ancien droit; un nouveau plébiscite le lui reprit, l’an 690 ; le collège le ressaisit pendant les discordes civiles ; César, dictateur, le rendit au peuple , auquel il demeura , jusqu’à ce que Tibère, ayant transporté les comices dans le sénat, le Pontife maxime fut alors naturellement élu par les sénateurs. Le souverain pontificat ne se conférait ordinairement qu’à des citoyens qui avaient passé par les magistratures curules, ce qui en excluait les jeunes gens. Il était à vie, et donnait entrée au sénat. Quand Lépide, qui fut le dernier Pontife maxime élu sous la république , mourut , Auguste, empereur, se fit conférer cette charge , et, depuis lui, le sénat s’empressa toujours de la décerner aux empereurs. L’an 375 ap. J.-C., Gratien la refusa comme incompatible avec la foi d’un chrétien, qui était la sienne. C. D — y.

PONTIGNY, vge (Yonne), arr. et à 20 kil. N.-E. d’Auxerre, dans une île formée par le Serain; 770 hab. Il y eut une célèbre abbaye, à la naissance de laquelle S1 Bernard présida ; elle était la 2e fille de Citeaux. Thomas Beeket et Etienne Langton y cherchèrent un refuge. Son sanctuaire expose à la vénération des fidèles les restes de S1 Edmond , archevêque de Cantorbéry. V. Chaillou des Barres, ï Abbaye de Ponligny , Paris, 1845, in -8°, figures.

PONTINS (Marais), Palus Pomptina, ou Pornptinæ Paludes, vaste plaine basse, située à l’extrémité S.- O. des Etats de l'Eglise (délégation de Frosinone), entre la Méditerranée an S.-O. et à l’O., les plaines sèches de Sermonetta et de Cisterna au N.-E., et les monts Lepini au N. -O. Le nom de Pomtin ou Pontin vient, ou de l’ometia, ville principale des Volsques, dans le voisinage, auj. Sezze ; ou de P on tus , la mer, car c’est un ancien golfe, comblé par des alluvions, et qui n’est devenu marais que par l’incurie des hommes. 11 forme un bassin de 130,000 hectares de superficie, dont la partie habituellement submersible a 42 kil. de long du N.-E. au S.-O., et 18 de large. Des eaux abondantes, fournies par des sources, de petites rivières, (les torrents, et dont le volume annuel est évalué à plus de 2,350,000 mèt. cubes, courent dans cette plaine, et tendent incessamment à la changer en marais : le bassin devient plaine quand on leur procure un facile écoulement vers la mer; lorsqu’on les abandonne à elles-

mêmes, la plaine devient marais. L'antiquité parvint, pendant longtemps, à maintenir le premier état, et le pays était si salubre, que 23 villes florissaient dans ce canton, auj. désert, et foyer de fièvres intermittentes de juin à septembre. L’an 311 av. J.-C., Appius put faire passer sa célèbre voie tout à travers ce bassin. Quand les Romains, vers la fin de la République, abandonnèrent le labourage pour les herbages, l’invasion des eaux commença. Il fallut, l'an 159, faire des travaux de dessèchement. La même nécessité se reproduisit du temps d’Auguste, qui ouvrit, le long de la voie Appia , au S., un canal dont Horace parle dans sa 5e satire. Théodoric exécuta un 3e dessèchement. Après lui, et pendant tout le moyen âge, la plaine redevint marais. Plusieurs papes s’occupèrent de l’assaiuir, surtout Martin V, au xve siècle, en ouvrant, à ce que l’on croit, en travers, un large canal, qui existe encore sous le nom de Rio Martino, et Sixte-Quint, en créant, dans toute la longueur du marais, une sorte de canal collecteur dit Fiume Sisto, au S. de la voie Appia. Plus tard le mal reprit tout son empire, et en 1766, la voie Appia était entièrement sous les eaux Pie VI voulut rendre les Marais Pontins à la culture : il exécuta, de 1778 à 1794, les plus beaux travaux qui aient jamais été faits dans ce but, creusa de nouveaux canaux, en fit plusieurs par endiguement, et entre autres la Linea Pia , canal dont le côté N. a pour digue la voie Appia, qu’il fit reparaîtreau jour dans toute sa longueur et rendit à la circulation. La partie submergée qui, avant lui, était de 20,000 hectares, fut réduite à 2,000. L'administration française travailla aussi, de 1810 à 1814, aux Marais Pontins, dont les canaux promptement obstrués par une puissante végétation aquatique, par plusieurs affluents torrentueux et bourbeux, ont besoin d'un entretien perpétuel. L’ingénieur de Prony fit une étude générale pour compléter la belle entreprise de Pie VI, et déjà le gouvernement avait dépensé 500,000 fr. pour ces travaux, quand les événements politiques vinrent tout interrompre. V. de Prony, Dessèchement des Marais Pontins , Paris, 1823, in-fol.; de Tournon. Eludes statistiques sur Rome et la partie occidentale des Etals Romains, Paris, 1831, 2 vol. in-8°. C. D — y.

PONTIS (Louis de), gentilhomme provençal, né en 1583 au château de Pontis, m. en 1670, suivit pendant 54 ans la carrière des armes, devint maréchal de bataille, et finit ses jours dans la maison de Port-Royal. Il a laissé des Mémoires fort intéressants, mais plus romanesques que véridiques, publiés en 1676, 2 vol. in-12, et insérés dans la collection Petitot et Monmerqué. Voltaire 'es attribue à Thomas Du Fossé.

PONT1SARA, nom latin de Pontoise.

PONTIUS (Paul Dit Pont ou), graveur, né à Anvers dans les premières années du xviic siècle, élève de Lucas Vosterman, reçut les conseils de Rubens, dont il était l’ami. Peu d’artistes ont serré d’aussi près leurs modèles; il sut réunir la justesse du dessin au caractère, à la force de l’expression, et à tous les effets du clair-obscur. Dans son œuvre, qui est très-considérable, on estime beaucoup les gravures historiques ; mais il n’a pas moins bien réussi dans le portrait, comme le prouvent les figures qu’il a reproduites d’après Van-Dyck. A. M.

pontius cominius , Romain qui , lors du siège de Rome par les Gaulois, l’an 363 de la ville, 390 av. J.-C., s’introduisit dans la cité en descendant le Tibre , soutenu sur des écorces de liège, et escalada le Capitole, pour venir demander au sénat la confirmation de la dictature que les Romains réfugiés à Ardée venaient de décerner à Camille exilé.

PONTIUS IIERENNIUS. V. HERENNIUS.

PONTIVUS pagus, nom latin du Pontiiieu.

PONT1VY. V. Napoléonville.

PONTOISE, Driva Isarœ, Pons Parce , Pontisara, s.-préf. (Seine-et-Oise), à 35 kil. N. de Versailles, près du chemin de fer du Nord, au confl. de la Viosne et de l’Oise; 5,498 hab. Tribunal de lre instance, collège, bibliothèque. La ville est bâtie en amphithéâtre, au sommet d’une colline rocailleuse, et descend jusque sur la rive dr. de l’Oise. On y remarque l’église S*-Maclou, le pont sur l'Oise, et un bel hospice moderne. Nombreux moulins à farine. Comm. de grains, bestiaux, veaux renommés. Patrie de Philippe le Hardi, de J. Lemercier, de l’orientaliste de Guignes, de Plantade, de Tronçon-Ducoudray, du général Leclerc, de l’architecte Fontaine. — Ane. capitale du Vcxin Français, Pontoise était fortifiée, et fut souvent la résidence des rois Capétiens; Louis XI malade y fit vœu d’entreprendre une cnisade. Les Anglais s’en emparèrent en 1419 et 1437 ; Charles VU la reprit sur Talbot en 1441;. Heuri III et Henri IV l’assiégèrent en 1589 ; les Etats-

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