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Généraux y tinrent séance en 1561 ; Louis XIV s’y réfugia pendant la Fronde, 1652, et le parlement de Paris, exilé, y siégea en 1720 et 1753.

PONTORMO ( Jacopo Carhucci, dit il), peintre, ne à Pontormo (Toscane), en 1493, m. en 1558, élève d’André del Sarto, acquit à Florence une grande réputation, et ses ouvrages furent admirés par Raphaël et Michel-Ange. Ou cite surtout la Visitation, qu’il peignit dans le cloître des Servîtes. Le musée du Louyre a de lui une Sainte Camille et un portrait.

PONTQlSSON, Pons Ursonis, ch.-l. de cant. (Manche), arr. et à 22 kil. S.-O. d'Avrnnclies, petit port sur le Couesnon. à son embouchure dans la niera la baie'de Canctile; 1,276 hab. Autrefois fortifié. Fabr. de blondes et broderies. Hospice d’aliénés. Une route sur les sables conduit au Mont S*-Michel. Ancienne église. Commerce d’œufs avec l’Angleterre.

PONTREMOLI, anc. Aptta, v. forte du roy. d’Italie, au confluent de la Verde et de la Magra, prov. et à 43 kil. N.-O. de Massa; 12,180 hab. Evêché; belle cathédrale. Cette ville appartint à la Toscane de 1650 à 1815. Toiles.

PONTRIE1 X, ch.-l. de cant. (Côtes-du-Nord), arr. et à 20 kil. N. de Guingamp, sur le Trieux; 2,258 hab. Petit port de commerce.

PONTS-DE-CÉ (Les), PonsSaii , ch.-l. de cant. (Maineet-Loire), arr. et à 6 kil. S. d’Angers; 2,257 hab. Ce sont deux communes bâties sur deux îles de la Loire, et communiquant entre elles et avec les rives par une suite de ponts et de chaussées que soutiennent 109 arches, et qui furent construits en 1849 à peu de distance des anciens ponts. L’armée de Marie de Médicis y fut défaite par Créqui en 1620.

Eox rs-ET-CHAUSSÉES, administration qui dirige les travaux publics en France. Elle ne remonte pas au delà de 1740 ; à cette époque, le contrôleur des finances, dans les attributions duquel elle se trouvait, en chargea l’intendant Trudaine, qui, avec l’ingénieur Perronet, l’organisa. Une école des Ponts et-chaussées fut créée (F. Ecole). En 1790, les l’onts-et-chaussées furent attribués au ministre de l’intérieur, et un décret du 29 décembre 1799 en donna la direction à un conseiller d’Etat. En 1815, on joignit la direction des Mines à celle des Ponts-et-chaussées; lors de la création du ministère les travaux publics, en 1839, l’une et l’autre furent remises à un sous-secrétaire d’Etat relevant de ce ministère. V. Conseil. Auj. cette administration a pour chef un X recteur général.

PONTUS DE LA GA RDI E. V. La Gakdie.

PONT US DE T11IAKD. V. ThIAIU).

PONZA (Iles), anc. Pontiœ Insulœ, groupe de 6 petites iles de la Méditerranée, appartenant au royaume d’Italie (Terre de Labour), à 52 kil. de ses côtes. Ponza, Vendotena, et Palmarola sont les principales et les seules habitées; c’était u i lieu d’exil (les anciens Romains. Ponza, anc. Ponlia , a 7 kil. sur 2, un bon port sur la côte E., et 3,590 hab., qui s’occupent de pêche.

PONZ1U. V. Ponce.

POOL, brg d’Angleterre (Galles), comté et à 13 kil. N. de Montgomery, près de la Severn ; 3,600 hab. Marchés pour les grains et les flanelles. Château, ancien palais des princes de Povvis. Près de là Caractacus fut défait par les Romains, en 50.

POULE, cité-comté d’Angleterre (Dorset), à 32 kil. E. de Dorchester, 60 S.-O. de Winchester, 165 de Londres, sur une baie de la Manche ; 11,678 hab. Bon port. Pêche d’huîtres ; armements pour la pêche de la morue.

POO 1 ( Hubert ) , pocte hollandais , né en 1699 près de Delft , m. en 1733 , se forma par la lecture de Vondel et de Hooft , et par l’étude des anciens , qu’il ne put malheureusement lire que dans des traductions. La meilleure édition de ses poésies, justement estimées, est celle de Delft, 1726-35, 3 vol. in-4°. On lui doit aussi le Grand Théâtre physique et nio al , ou Vocabulaire d'anciens emblèmes et allégories, Delft 1743, 3 vol. in-fol.

POPA YAN, v. delà république de la Nouvelle-Grenade, apitale de l'Etat de Oauca et ch.-l. de la province de son nom, sur un plateau élevé , au pied des volcans de Sotara et de Puraoé, à 368 kil. S.-O. de Bogota; par 2» 26’ 18” lat. N. et 79o o’ 9” long. O. ; 8,000 hab. Evêché ; uni versite , collège. Ville bâtie régulièrement et dans une belle position, (.'était, avant la. guerre de l'Indépendance , l’entrepôt d un grand commerce qui a encore quelque importance , entre Quito et Bogota. Fondée en 1537 par les Espagnols, elle tut, en 1827 , dévastée par une triple catastrophe , un tremblement de terre , une éruption du Puracé, et le débordement de la Cauca. — La province de Popayan, au S. de celle de Neyba, sur un plateau des

Andes, a 50,000 hab. Climat tempéré; sol très-fertile; mines d'or presque épuisées.

POPE (Alexandre), célèbre poëte anglais, néàLondres en 1688, m. en 1744, était d'une famille fort attachée aux Stuarts. Après la révolution de 1688, son père, ancien banquier ou commerçant, se retira à Benfield , dans la forêt de Windsor, et c’est là que Pope fut élevé. D’une constitution délicate, il eut un esprit très-précoce. Un prêtre catholique l’initia de bonne heure aux langues de l’antiquité. Il compléta son éducation par des lectures , et s’essaya dans la carrière poétique par une Ode sur la solitude, adressée à Dryden, 1700, et par une autre pièce, la Forêt de Windsor, 1703 , chef-d’œuvre d'élégante description. A 16 ans, il écrivait des traductions d’auteurs anciens, des imitations de vieux poètes anglais, et quatre pastorales qui ne furent publiées que plus tard. En 1709, il donna l’Essai sur la critique, poème qui rappelle de loin l 'Art poétique de Boileau. L’églogue sacrée du Messie, imitation brillante du Pollion de Virgile, le poeme de la Boucle de cheveux enlevée, en 5 chants, et Vlipitre d' lléloïse à Abeilard , montrent que Pope, à 25 ans, possédait tous les secrets de son art. La peinture naïve de la passion et la mélancolie mystique de cette dernière pièce en font une des plus heureuses créations de la poésie moderne. Pope entreprit ensuite la traduction de V Iliade , et, après 5 ans de travail , en 1718, dota sa patrie du chef-d'œuvre peutêtre de la versification anglaise. La gloire et la fortune lui vinrent tout à la fois : il put acheter cette maison de campagne de Tvvickenham, près de Richmond, où il conversa si souvent avec Bolingbroke, et qu'il a chantée dans ses vers; les Anglais y montrent encore avec orgueil la grotte de Pope. Il fut moins heureux dans la traduction de l’ Odyssée , dont il confia la moitié à des poètes subalternes , Fenton et Broome. Pour se venger de nombreuses critiques, dues autant à son caractère irascible et chagrin qu’à ses œuvres , il composa la Dunciade , ou la Guerre des sols, 1729 , poème en 4 chants , plein de verve satirique et de mauvaise humeur, qui souleva une foule de haines contre lui. En 1733, il donna l’Essai sur l’homme, série de belles épitres philosophiques, fruit de ses entretiens avec Bolingbroke; le caractère élevé, le tour des pensées, l’application Heureuse et neuve de la poésie à la métaphysique, donnent une grande valeur à cet ouvrage. De 1733 à 1740, il fit paraître 5 Epitres morales , qui devaient embrasser, dans leur série restée incomplète , les plus hautes questions de la morale. Pope a conservé un rang très-élevé dans la poésie anglaise, surtout parmi les modèles de style et de goût; la sensibilité de son caractère le rendait irascible, mais il avait l’âme noble et délicate. Il s’est peint dans les paroles suivantes, qu’il prononça à son lit de mort : Il n’y a de méritoire que la vertu et l’amitié ; et,

en vérité, l’amitié est elle-même une partie de la vertu. >• — Les Œuvres complètes de Pope ont été publiées par Bowles, Lond. , 1806 , 10 vol. in-8°, et par Roscoe, 1846. Elles ont été traduites en prose française par Laporte , 1779, 8 vol. in-8°. Marmontel a donné une traduction en vers de la Boucle de cheveux enlevée , et Colardeau une pâle imitation de VEpitre d'Héloïse à Abeilard. Delille a traduit VEpitreatt docteur Arbutlqnot, et de Fontaues l’Essai sur l’homme. On a aussi de Du Resnel des traductions assez faibles, en vers, de l’Essai sur la critique et de l’Essai sur l’homme. F. B.

pope, Popa , ministre subalterne des sacrifices chez les anc. Romains. Il conduisait les victimes à l’autel , les assommait d’un grand coup de maillet appliqué sur la tempe, puis tendait leur cou à un victimaire qui les égorgeait. Une part des victimes lui était attribuée. Les Popes étaient grands, robustes, et n’avaient, dans les sacrifices, d’autre vêtement qu'un limus, espèce de cotte tombant de la ceinture jusqu’à mi-jambes : la partie supérieure du corps était entièrement nue. C. D — x,

pope. V. PAPA.

POPELINIERE (La). V. La Popelinière.

POPER1NGHE ou POPERINGEN , v. de Belgique (Flandre occident.), à 10 kil. O. d’Ypres ; 10,900 hab. Filatures, blanchisseries, tanneries; étoffes, tabac; comm. de grains, houblon.

PUPHAM (sir Home Riggs), amiral anglais, né en 1762 à Gibraltar, d’une famille irlandaise, m. en 1820, étudia à Cambridge, entra au service comme simple matelot, eut un commandement sous le duc d’York au début de la Révolution française, reçut en 1800 la direction des forces maritimes de la Compagnie des Indes, prit aux Hollandais la colonie du Cap en 1804, contribua, sous les ordres de Beresford, à une expédition malheureuse contre les Espagnols sur le Rio de la Plata, et, sous ceux de Gambier, à la destruction de la flotte danoise, fut nommé

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contre-amiral en 1009, eut part à l'infructueuse attaque contre Flessingue et à la guerre d’Espagne, commanda la station de la Jamaïque en 1819, puis celle des Indes occidentales , tenta vainement d’accommoder Christophe et Boyer, et mourut peu de temps après son retour en Angleterre. On lui doit des perfectionnements dans le système télégraphique, et les écrits suivants : Description de l’ile du prince de Galles, 1805, in-8°; Règlements et préceptes à observer sur les vaisseaux, 1805, in-8°.

POP1LIUS LÆNAS (Caïus), consul l’an 581 de Rome, 172 av. J.-C., fut député en 170 par le sénat vers Antiochus Epiphane,roi de Syrie, qui avait attaqué Ptolémée VI, roi d’Egypte , et allié du peuple romain. 11 rencontra Antiochus sur les bords de la mer, et lui transmit des tablettes officielles qui portaient simplement ces mots : “ Antiochus, tu t’abstiendras de faire la guerre aux Ptolémées. » Le roi demanda à réfléchir; mais Popilius, avec une baguette qu’il tenait, traçant aussitôt sur le sable un cercle autour du prince : « Avant de sortir de ces limites, dit-il , rends-moi la réponse que je dois rapporter au sénat.» Antiochus, intimidé, répliqua, après un instant d’hésitation : •< Je ferai ce qu’exige le sénat. »

popilius lænas, tribun militaire, tua Cicéron, et apporta sa tête à Antoine, l’an 710 de Rome, 43 av. J.-C.

POPMA (Ausone de), jurisconsulte et philologue, né à Alst (Frise) vers 15(53, m. en 1613, a laissé, entre autres travaux estimables: Terentii Varronis fragmenta, adjecto conjectaneorum libro, Franeker, 1589, in-8»; de Di/ferentiis vei borum lib. iv, Idarbourg, 1635, in-8°, espèce de dictionnaire des synonymes; de Usu antiquarum locutionum lib. il, Leyde, 1608, in-8°; de Ordine cl usu judiciorum libri iii, Arnheim, 1617 ; Fragmenta velerum hisloricorum lalinorum emendata et scholiis illustrata, Amst. , 1620, in-8°. — Un de ses frères, Tite de Popma, est auteur de corrections sur les Epitres familières de Cicéron, Anvers, 1572; de Notes sur Asconius Pediatms, Cologne, 1578, etc.

POPOCATEPETL ou LA PUERLA, volcan du Mexique (La Puebla), à l’O. de Cholula ; 5,420 mèt. de hauteur.

POPOLI , v. du royaume d’Ital’e, dans la province. d’Aquili , à 13 k l. N.-N.-O. de Solmona; 6,079 hab.

POPPEE, Poppæa Augusla, Romaine célèbre par sa beauté et par son ambition; mariée successivement à Rnfus Crispinus, préfet des cohortes prétoriennes, et à Othon, favori de Néron et depuis empereur, elle séduisit Néron, devint sa maîtresse, fit éloigner Othon, et, ambitionnant de se faire épouser, mittouten œuvre pour perdre Agrippine, dont elle redoutait le pouvoir sur son fils. Ayant réussi, ses vœux furent comblés : Néron l’épousa, après avoir répudié Octavie. Poppée était enceinte, quand un jour elle osa railler Néron ; il lui donna dans le ventre un coup de pied, dont elle mourut peu de jours après, en 65.

POPPI, v. de Toscane, surl’Arno, prov. et à 27 kil. N. d’Arczzo ; 6,178 hab. Palais, bibliothèque.

POl’RAD , POl' PA RT ou PO PER, riv. des Etats autrichiens, naît dans les Karpathes, sur les confins de la Gallicie et de la Hongrie, sépare les comitats de Liptau et de Zips, arrose celui de Sarosch, et se jette dans la Dunajetz; cours de 150 kil.

POPULIFUGIUM , fête annuelle établie chez les anc. Romains en commémoration de la disparition de Romulus, au marais de la chèvre (P. Marais), événement qui causa tant de désordre et d’effroi , que le peuple prit la fuite. Elle revenait le 3 des Nones de juillet (5 juillet). Suivant une autre tradition, cette fête était la même que les Nones Caprotines. ( V. Caprotine). C. D — y.

POPULON1A ou POPULON1UM, une des 12 Luoumonies étrusques. Aujourd’hui Piombino.

PORAS ou PORATAS, nom anc. du Pruth.

PORCACCllI (Thomas), littérateur, né vers 1530 à Castiglione-Aretino (Toscane|, m. en 1585, surveilla à Venise l’impression d’une collection des historiens grecs et latins, traduits en italien, fit lui-même les traductions de Dictys, Datés, Quinte-Curce, Justin , Pomponius Mêla, et écrivit encore, entre autres ouvrages : le Isole piü famose del mundo, Venise, 1572 et 1604, in-fol., et fig.; le Attioni d’Arrigo III , re di Francia e di Polonia, 1574, in-4°; Funerali anlirhi di divers: popoli e nazioni , 1574, in-4° et fig.

PORCARO (Stefano ), noble romain, conspira contre Nicolas V, dans le but d’enlever aux papes la puissance temporelle, et de faire de Rome une république, fut arrêté en 1453, et pendu avec 9 de ses complices.

FORCENS1S i*ac us, nom latin du Porcien.

PORC-ÉPIC (Ordre du). V. Camail (Ordre du ).

PORCHA1RE (SAINT-), ch.-l. de cant. (Charente- Inférieure), arr. et à 16 kil. N. -O. de Saintes;, 546 hab.

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Beau château gothique. Aux environs, grottes curieuses.

10RCHERÜN ( Dom Placide), Bénédictin, né à Châteauroux en 1652, m. en 1694, fut bibliothécaire d» l’abbaye de SMjerraain-des-Prés. Il eut part à l’édition des OEuvres de St llilaire, publia , d’après un manuscrit de la Bibliothèque du roi , la Géographie de l’Anonyme de Ravenne, Paris, 1688, in-8°, et donna une édition des Maximes pour l'éducation d’un jeune seigneur, avec les instructions de l’empereur Basile pour Léon, son / ils , 1690, in-12.

PORCHERONS (Les), hameau et pré, à un demi-kilom. N. -O. de Paris, au commencement du xvm' siècle, et alors fort à la mode parmi les roués de la Régence, comme rendez-vous de débauches et de duels. Les Porcherons étaient vers le coin des rues actuelles de Cliehy et Sl-Lazare, quartier alors en pleine campagne.

PORC1A, fille de Caton d’Utique et femme de Junius Brutus, se donna la mort après la perte de son époux, en avalant, dit-on, des charbons ardents, l’an 42 av. J.-C.

PUltCiEN (Le), Porcensis pagus, petit pays de l’anc.

I rance (Champagne, au N.), enclavé dans le Rethélois; ch.-l. Chàleau-Porcien. Auj. compris dans le département des Ardennes.

PORCO, v. de Bolivie, département et à 55 kil. S. -O. de Potosi ; 20,000 hab. Jadis importante pour ses mines d’argent; ch.-l. de district.

PORCUNA , anc. Obulco , v. d’Espagne, prov. et à 28 kil. O. de Jaen. Aux environs se trouve un remarquable château-fort, en partie construit par les Romains, et ruiné auj. en quelques parties. Cette ville appartint à l’ordre de Calatrava. Pop. de la commune : 7,730 hab.

PORDAGE (John ), mystique anglais, né vers 1625, m. à Londres en 1698, était médecin. Il prétendit avoir des révélations, et publia une Théologie mystique , 1698, où les idées de Brehme sont rédigées en système. Thomas Bromley et Jeanne Leade furent ses disciples.

PORDENONE, v. des Etats autrichiens (Vénétie), dans la délégation et à 53 kil. S.-S.-O. d’Udine , sur le Roncello ; 5,000 hab. Papeterie. En 1855, son collège militaire a été transporté à Seravalle.

pordenone ( Jean-An toine licinio regillo, dit il), peintre d’histoire, né à Pordenone (Frioul), en 1483, m. â Ferrare en 1540, imita d’abord Pellegrino di San-Danielo, puis le Giorgion, devint le rival et l’ennemi du Titien , et fut comblé d’honneurs par Charles - Quint. Il est un des chefs de l’école vénitienne, et se distingue par une conception vigoureuse, pleine de variété, de hardiesse et de facilité, et par une belle couleur. Il excella surtout dans la fresque, dont beaucoup de villes et de châteaux des anc. Etats vénitiens sont encore ornés : on cite surtout deux chapelles qu’il a décorées à Vicence. Parmi ses tableaux, le plus célèbre représente St Laurent Giustiniani environné de jilusieurs autres saints. On cite encore un St Augustin, un Mariage de Sle Catherine, etc.

pordenone (Jules licinio, dit), neveu et élève du précédent , né à Venise en 1500, m. à Augsbourg en 1561, peignit des fresques estimées à Venise et à Rome, et fut surnommé le Romain.

PORDIC , brg (Côtes-du-Nord), arr. et à 9 kil. N.-O. de SuBrieuc; 793 hab.

POREE (Charles) , célèbre jésuite, né en 1675, à Vendes près de Caen, m. en 1741, fit de brillantes études à Caen, enti'a dans l’ordre des Jésuites en 1692 , enseigna la rhétorique à Rennes en 1695, et fut bientôt appelé à diriger, àPaiis, le collège Louis-le-Grand. Il n’en étudia pas moins la théologie, et se livra à la prédication. En 1708, ses supérieurs lui confièrent la rhétorique dans le même collège, et il y obtint un succès complet, en mêlant l’éducation à l’instruction. Voltaire, son élève, préférait sa conversation aux jeux de ses camarades, et conserva toujours, pour son savoir et sa personne, des sentiments de haute estime, de reconnaissance et de tendre vénérât on. Poré<* a laissé 25 Harangues latines, sacrées, académiques ou sur divers sujets, 1735,2vol. in-12, et 1747, 3 vol. in-12, dont l'Oraison funèbre de Louis XIV est la plus célèbre ; son iatin est un peu maniéré ; l'expression est ingénieuse, l’idée brillante, mais la fréquence des antithèses trahit le rhéteur. On lui doit encore six Tragédies latines, 1745, dont un Brutus, auquel Voltaire, selon La Harpe, aurait emprunté plusieurs traits; 4 Comédies de moeurs, en prose latine, 1749, précédées de prologues en vers français qui en expliquent le sujet; le Misoponus (l’ennemi du travail), et le Philédon ( l’ami du plaisir) furent joués souvent dans les collèges de l’ordre, bien que le P. Porée eût écrit un discours contre les spectacles, de Thealro oratio, 1733.

POREN'l’RUY, en allemand Brunlrut on Prunlrut, anc. Amagetobria ? v. de Suisse (Berne), sur une éminence, à

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40 ki!. O, -S.- O. de Bâle, près de la frontière française; 2,900 bat. Résidence de l’évêque de Bâle; collège (jadis de Jésuites). École normale primaire. Horlogerie, bijouterie, tanneries. On remarque l’église St-Etienne, la tour de Refuge ( Relifuss ), la tour du Coq, où sont les archives, et le château épiscopal. Détruite par les Alémans sous Constantin, et plus tard par Attila, cette ville fut relevée par Théodose le Grand, puis par Charlemagne, et fut, au moyen âge, un sujet de continuelles contestations entre l’Empire, la France, la Bourgogne, les comtes de Ferrette, de Neufchâtel, et de Montbéliard ; les évêques de Bâle, qui l’avaient acquise en 1271, furent souvent en querelle avec ses bourgeois. La Guerre de Trente-Ans, où elle fut prise tour à tour par les Suédois, les Allemands, les Français et les Espagnols, la peste, des incendies, la firent ensuite beaucoup souffrir. Prise par les Français en 1793, elle devint le ch.-l. du département du Mont-Terrible, puis d'un arrondissement du département du Haut-Rhin. Les traités de 1815 la donnèrent au canton de Berne. Elle tenta, en 1830, par une sédition sans succès, de se réunir à la France.

PORLIER (D. Juan-Diaz),dit El Marquesito, nè\ers 1775 à Carthagène d’Amérique , m. en 1815, entra de bonne heure dans la marine , assista à la bataille de Trafalgar, fit la guerre de partisans contre les Français en 1809 , mérita par ses services le grade de maréchal-de-camp et la capitainerie-générale des Asturies; trama un complot, après la restauration de Ferdinand VII , dans le but de rétablir la constitution des Cortès de 1812, prit Sle-Lucie, organisa une junte insurrectionnelle en Galice, marcha sur Santiago, mais fut livré par des traîtres, traduit devant une commission militaire, condamné à mort, et pendu.

POltNEYAH, v. de l’Hindoustan anglais, présidence et à 380 kil. N.-O. de Calcutta ; 40,000 hab.

PORNIC, ch.-l. decant. et petit port sur l’Océan (Loire- Inférieure ] , à l’entrée de la baie de Bourgneuf, arr. et à 22 kil. S. -S. -O. de Paimbœuf; 1,441 hab. Bains de mer et de sables; eaux ferrugineuses. Pêche de sardines; armements pour la pêche de la morue. Export, de grains du pays de Retz.

POROS, anc. Sphœria, île de l’Archipel, séparée de la Morée à l’O. par un canal assez étroit , et unie par un banc de sable à l'ile Calaurie; 9 kil. de tour; 5,000 hab. Elle contient une ville de même nom , port militaire , avec arsenaux , magasins et chantiers.

PORPHYRE , philosophe de l’école d’Alexandrie , né l’an 233 ap. J.-C. , à Tyr ou à Batanea , colonie tyrienne, m. en 305, s’appelait Malchus, qui, en syrien, signifie « roi, <• d’où son nom grec de Porphyre (porgliyrios, Purpura tus). 11 suivit d’abord les leçons d’Origène, visita Rome, et habita quelque temps Athènes, où Longin l’initia à la philosophie de Platon; puis il revint à Rome, et s'attacha à Plotin , dont il embrassa la doctrine avec ardeur, après l’avoir d’abord contredite. Il passa plusieurs années en Sicile, et revint se fixer à Rome après la mort de Plotin , où il enseigna avec grand succès jusqu’à la fin de sa vie. Porphyre écrivit la vie de Plotin, dont il développa la doctrine en la modifiant dans certaines parties. Esprit mystique, il garda néanmoins plus de réserve que ses contemporains de la même école, adonnés aux pratiques les plus extravagantes de l’ascétisme et de la théurgie. Il composa un grand nombre d’écrits, dont le plus célèbre était un ouvrage contre les chrétiens , livre que , plus tard, Théodose II fit brûler. La doctrine philosophique de Porphyre n’a qu’un intérêt secondaire; le plus grand service qu’il ait rendu à la philosophie est une Introduction aux catégories d'Aristote , publiée à Paris, 1546, grec-latin, et qui a servi de texte à la controverse du réalisme et du nominalisme. Porphyre avait entrepris de concilier Platon et Aristote. C’était un esprit souple et facile, enrichi d’une foule de connaissances , mais peu solide. On a encore de lui une Vie de Pythagore , éditée par Holstenius , Rome, 1630, mêlée de fables , fragment d’une Histoire philosophique en 4 livres, auj. perdue. Ses autres ouvrages sont: l 'Exercice par demandes et par réponses sur les catégories , Venise, 1566 , in-fol. ; Traité de l'abstinence de la chair des animaux , Rome, 1630 , in-8°, réédité par Rhoer, Utrecht, 1767, et traduit en français, avec la Vie de Plotin, par Burigny, Taris, 1757 ; Lettres à Marcelin , sa femme, Milan, 1816, in-8°; Lettre à A né bon , prêtre égyptien, sur la théurgie, dans le Pœmander de Venise, in-fol., 1483. B-d.

PORPHYROGÉNÈTE , c. -à-d. né dans la pourpre , nom que l'on donnait aux enfants des empereurs byzr lins, 60Ït parce que les impératrices faisaient leurs couches dans un appartement tendu de pourpre, soit parce qu’ils

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étaient reçus dans un drap de pourpre au mènent de Ieur naissance.

PORPORA (Nicolas) , célèbre compositeur de musique et professeur de chant , né à Naples en 1687 , ni. en 1767, élève d'Alex. Scarlattl , devint un des plus savants musiciens de l’école napolitaine. Les grands chanteurs du xvme siècle, Farinelli, Caffarelli, Salimbeni , Hubert, la Mingotti, la Gabrielli, la Molteni, se formèrent à son école. Le compositeur allemand liasse suivit aussi ses leçons. Porpora fut maître de chapelle de l’électeur de Saxe; s’étant rendu en Angleterre, il se vit préférer Handel. De retour en Italie, il tomba dans une éxtrême misère. Il eut peu d'abondance , de nouveauté et de chaleur ; il prodiguait les trilles et les mordants. Son style sévère convenait mieux à l’église qu’au théâtre. Il écrivit plus de 50 opéras, auj. tombés dans l’oubli, mais dont plusieurs obtinrent beaucoup de succès. B.

PORPORATI | Charles-Antoine) , célèbre graveur , né à Volvère près de Turin en 1741, m. en 1816, avait été, avant de se livrer à son art, ingénieur-géographe de l’armée piémontaise. Il vint étudier la gravure à Paris sous différents maîtres, et néanmoins se fit une manière à lui, qui se distingua par la délicatesse du modelé, la grâce et l’expression des têtes. Ses meilleures œuvres sont : le portrait de Char les -Emmanuel 111 ; la Petite fille au chien, d’après Greuze; Susanne au bain, d’après Santerre ; le Bain de Léda , d’après le Corrégc. B.

PORQUEROLLES, une des îles d’Hyères (Var), la plus occidentale , possède deux forts , Porquerolles au centre, et Graml-Langoustier à l’O.; 16 lui. de tour; 300 hab. Sol très-boisé.

PORRÉE (Gilbert de la). V. Gilbert.

PORTERAS, ville de l’ile Majorque, à 10 kil. E- de Lluchmayor; 4,000 hab.

PORliETANUS, nom latinisé de Gilbert de la Porrée.

PORRUDOS ou SAN-LORENZO , rivière du Brésil (Mato-Grosso ) , affluent de la Cayuba ; cours de 450 kil.

PORSENNA , roi de Clusium en Etrurie , fit la guerre aux Romains , en 508 av. J.-C. , sous prétexte de rétablir Tarquin. Il les battit sur les bords du Tibre , et serait peut-être entré à leur suite dans Rome, s’il n’eût été arrêté sur le pont Sublicius par Iloratius Codés ( V. ce mot ). Il bloqua la ville pour la prendre par famine; mais, effrayé, selon Tite-Live , de l’audacieuse entreprise et des menaces de Mutius Scévola ( V. ce mot ) , il traita de la paix, et reçut des otages , au nombre desquels était Clélie ( V. ce mot). D’autres témoignages permettent d’affirmer que Porsenna prit Rome, que le sénat lui envoya un trône d’or et les insignes royaux comme preuve de soumission, et qu’il interdit aux vaincus d’employer le fer à d’autres usages qu’à l’agriculture. Les Romains s’affranchirent , lorsque Porsenna , voulant conquérir le Latium , eut été battu sous les murs d’Aricie. B.

PORSON (Richard), helléniste anglais, laborieux et plein de sagacité, né en 1759 à East-Ruston (Norfolk), m. en 1808, professeur de grec au collège de la Trinité à Cambridge, 1792, a laissé : des éditions d ‘Eschyle, Glasgow, 1795; de plusieurs pièces d'Euripide ( Hécube , Londres, 1797 et 1808; Or este , 1798 et 1811; les Phéniciennes , 1799 et 1811 ; Médée , Cambridge, 1801 et 1812) ; des Notes sur l'Jnaéase deXénophon, Cambridge, 1786; des Notes sur les Commentaires de Toup sur Suidas, Hésychius et d’autres lexicographes grecs, Oxford, 1790; Adversaria , noter et emendationes in poêlas grœcos , ouvrage édité par Moule et Blomfield , Cambridge, 1812; Nolæ in Aristophanem, ibid. , 1820, in-8® ; une édition du Lexique de Photius, Londres, 1822.

PORT , mot employé , dans les Pyrénées , pour désigner un passage. .. .

Port-au-Prince , v. capitale de la Répuolique d’Haiti, et ch.-l. de la province de l’Ouest, sur la côte O. de l’ile, et sur la baie de Gonaïves , par 18° 33’ 42” lat. N. et 74° 47’ 30" long. O. , port sûr et commode , le principal port de commerce de l’ile , 30,000 hab. Siège du gouvernement et des administrations centrales. Cour de cassation. Cour des comptes , tribunaux de lre instance et de commerce. Lycce, école militaire, école de médecine ; arsenal , monnaie. Climat malsain par suite des chaleurs excessives de l’été : c’est la ville la plus chaude de l’ile. I anneries. Exportation de café, sucre, cacao, coton, acajou, tabac, bois de teinture, peaux, écailles, gingembre, cire , etc. La villeestbien percée; la plupart des rues sont dirigées du N. au S. , et de l’E. à l’O. , et larges de 20 à 23 mèt. Presque toutes les maisons, et même les édifices publics, sont en I bois, à cause des tremblements de terre. — Port-au-Prince

POR

POR

fut fondé en 1745 , mais n’eut ses premiers établissements qu’en 1749. Son nom lui vint d’un vaisseau le Prince, qui mouilla dans cette baie en 1706. 11 fut la capitale de l’anc. coionie de St-Dominpme, et reçut, après l'affranchissement , le nom de Port-Républicain. Il éprouva de violents tremblements de terre en 1751 , 1770 , et 1630. Des incendies le ravagèrent en 1784, 1791, 1820, et 1822. Patrie d’A. l’étion et de Boyer. B. A.

PoiiT-B a il , vge et petit port sur la Manche (Manche) , à l'embouchure «le la Grise, arr. et à 32 kil. S. -O. de Valogncs; 2,170 hah.

PORT-BALTIQUE ou baltischport, vge de la Russie d’Europe (Esthouie), port sur le golfe de Finlande, à 48 kil. O. de Revel; 1,000 hab. Près de là est le fort de lloggerwik, qui peut contenir une grande flotte.

port- iîo u k bon, dit aussi Grand- Port et Porl-Sud-Esl, v. de l’ile Maurice, sur la côte S.-E., le plus ancien établissement tonné dans lüe. Les Hollandais y avaient le cli.-l. de leurs colonies en 1598.

po rt-c a st ries ou LE carénage, ch.-l. de bile Sainte- Lucie (Petites-Antilles anglaises), côte N. -O.; 4,300 hab.

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