‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 347 sur 864 · ROIS DE PORTUGAL · texte numérisé non relu

ROIS DE PORTUGAL

("Une seule dynastie, la maison de Bourgogne.)

1° Branche directe.

Henri de Bourgogne, comte en 1094 ou 1095.

Alphonse le Conquérant , comte en 1112 , roi

en 1139

Sanche Ier. le Colonisateur (elPoplador). 1185 Alphonse II, le Gros.. 1211 Sanche II Capeilo (au

capuchon) 1223

Alphonse III , régent

en 1245, roi en 1248

Denis, le Laboureur, le Père de la patrie. 1279 Alphonse IV, le Brave. 1325

Pierre Ier, le Justicier

ou le Cruel 1357

Ferdinand 1367-83

2° Branche d’Âviz.

Jean Ier, le Grand, gouverneur et défenseur du

royaume en 1383 ,

roi en 1.385

Edouard 1433

Alphonse V , l’Africain 1438

Jean II, le Prince parfait 1481

Emmanuel, le Fortuné 1495

Jean III 1521

Sébastien 1557

Henri , le Cardinal. . . 1578

3° Soumission à l'Espagne sous

Philippe II d’Espagne. 1580

Philippe III 1598

Philippe IV. .. . 1621-1640 4° Branche de Bragance.

Jean IV 1640

Alphonse VI 1656

Pierre II , régent en

1667, roi en 1683

Jean V 1706

Joseph 1750

Maria P® (avec Pierre IH , son époux , jusqu’en

Jean VI, régent en 1799, roi en 1816

Pierre IV (Don Pédro) , roi le 10 mars 1826 , abdique le 2 mai.

Maria II (Dona Maria), reine

une lr3 fois le 2 mai 1826.

Don Miguel, roi le 30 juin

Maria II, 2e fois (septembre 1833).

Pierre V, né en 1837, roi en 1853 , sous la régence de son père Ferdinand de Saxe-Cobourg-Gotha jusqu’en 1855.

Louis I. (nov. 1861). R.

PORTUGALÈTE , v. d’Espagne (Biscaye), port sm l’Atlantique , prov. et à 11 kil. N.- O. de Bilbao , à laquelle elle sert de port. Vainement assiégée par les carlistes en 1834. Pop. de la commune : 1,525 hab.

PURTUGUFSA, riv. du Vénézuéla, naît dans la prov. de Varinas, coule à l’E. et au S.-E., reçoit le Guamare, le Coxède, et se jette dans l’Apure; cours de 400 kil.

PORTULAN (de port) , nom donné jadis aux cartes marines, indiquant les ports de mer, les fleuves où les navires peuvent stationner, les rumbs des vents, etc. On donne encore maintenant ce nom aux guides dont se servent les pilotes côtiers. Parmi les plus anciens portulans, on cite ceux du Génois P. Visconti, 1318, conservé à Vienne, et de Marino Sanuto, 1320, à Paris.

PORTUMNALES , fête de Portumnus ( V. ce mot), chez les anc. Romains. On la célébrait le 16 des calendes de Sextilis ( 17 août ).

PORTUMNUS, dieu des ports, chez les anc. Romains. On croit que ce dieu était le même que Mélicerte ou Palémon des Grecs.

PORT US (François), philologue, né à Candie en 1511, m. en 1581 , professa le grec à Modène , Ferrare et Genève. On a de lui : des corrections ou commentaires sur Pindare et les autres lyriques grecs, sur Xénophon, Thucydide et l’Anthologie; des traductions latines des Hymnes et des Lettres de Synésius, des Odes de S1 Grégoire de Na-

zianze, etc.

fortus (Emile) , fils du précédent, né à Ferrare en

1550, m. en 1610, accepta, en 1581, la chaire de grec de Lausanne. En 1592, il fut appelé à l’Académie d’Heidelberg. Il a donné des éditions annotées et corrigées de Y Iliade, d’Euripide, Pindare, Aristophane, Thucydide, Xénophon, de la Rhétorique d’Aristote; des traductions latines de Thucydide, des Antiquités romaines de Denys d’Halicarnasse, du Commentaire de Proclus sur la théologie de Platon, et du Dictionnaire de Suidas; des Notes sur Onosander ; un Dictionnaire ionien -latin, avec l’index de tous les mots employés par Hérodote, Francfort, 1603 ; un Dictionnaire dorien-latin pour Théocrite, Moschus.Bion, etc., Ferrare, 1604 ; un Lexique de Pindare, Hanau, 1604. D — R.

portus abucini , v. de Gaule, chez les Séquanes ; auj. Port-sur-Saô ne.

portus alacer , nom latin de pop.talègre. portus aquæ pulchræ , nom latin d’ACAPULCO. portus calle, nom anc. de porto, portus deorum ou portus divines , v. de la Mauri tanie Tingitane, sur la Méditerranée, au S.- O. d’Iol ; auj. Arzeiv ou Marsalquivir.

portus dives, nom latin de porto-rico.

portus ericis , nom anc. de lerici.

portus ferrarius , nom latin de porto-ferrajo. portus gratiæ, nom latin du havre, portus hercui.is cosani , nom anc. de portod’ercole.

portus herculis monæci , nom anc. de MONACO. PORTUS 1CC1US OU 1T1US. V. mus.

portus liburnicus, nom latin de livocrne. portus longus, nom latin de porto-longone. portus lunæ , nom latin de spezzia.

portus magnus , v. de la Mauritanie Tingitane, près de Portus Deorum. Auj. Oran?

portus magnus, v. d’Hispanie (Bétique) ; auj. Alméria.

portus magnus , nom latin de la corogne et de portsmouth.

portus magonis , nom anc. de mahon.

portus trajanus , nom anc. de civita-vecciiia. portus veneris, nom latin de porto-venere. — v. de la Ganle (Narbonnaise lre), chez les Surdons; auj. Port- Vend res.

PORUS, roi indien, régnait à TE. de l’Hydaspe. Battu sur les bords de ce fleuve par Alexandre le Grand , 327 av. J.-C., il fut pris et mené devant le vainqueur, qui lui demanda comment il voulait être traité : « En roi , » répondit-il. Alexandre , frappé de la magnanimité de cette réponse, rendit à Porus ses Etats, augmentés encore de ceux d’un autre prince indien.

POSCA , mélange d’eau et de vinaigre formant la boisson du soldat romain. On l’employait aussi en médecine. POSCHIAVO. V. Pcschlaf.

POSËGA, v. des Etats autrichiens (Crontie-Eselavon'e), sur l’Orlyava, à 80 kil. S.-E. d’Eszek; 4,850 hab. Ch.-l. du combat de sou nom. Gy mnase catholique. Récolte de vins, fruits, tabac; élève de vers à soie. Ruines d’un château fort. Les Impériaux la prirent aux Turcs eu 1687. — Le comitat de Poséga, entre celui d’Eszek ou Veroès â TE. et au N., et les Confins militaires de Oroatie-Esclavonie à TO. et au S., a 3,908 kil. carr. de superf., et 108,432 hab. Bol montueux, très-boisé et fertile.

POSEN, en polonais Poznan, v. forte des Etats prussiens, capitale de l’anc. Grande-Pologne, du grand-duché actuel et de la régence de l’osen, à 275 kil. E. de Berlin, sur la Wartha, et le chemin de fer de Breslau à Stettin; 47,151 hab., dont 16,000 protestants et 9,000 juifs. Forteresse de premier rang; siège du président supérieur de la province, et de l’archevêque de Gnesne et Posen. Cour supérieure de justice, école des arts et métiers, gymnase, séminaire. Fabriques de draps, toiles, tabac, huile, eaux-de-vie, armes, bijouterie; produits chimiques. Foires aux laines. Belle cathédrale, avec les statues en bronze des rois Miecislas et Boleslas; hôtel-de-ville, avec archives; bibliothèque; beau palais de l’archevêque. — Autrefois ce lieu s’appelait Stragon; en 968, Miecislas y réunit les grands du pays, leur persuada de se faire baptiser, et fonda un évêché dépendant de l’archevêque de Magdebourg. En 1122, Tévêque de Posen fut subordonné à l’archevêque de Gnesne; en 1253 , le droit allemand y fut introduit. En 1331, Posen résista victorieusement au roi Jean de Bohême. Elle fut prise par les Suédois en 1703, et reprise par les Polonais en 1716. Les Français y entrèrent en 1806, et la paix y fut conclue entre la France et la Saxe. En 1815, Posen, avec toute la province, passa sous la domination prussienne. En 1846, une conspiration, ayant pour but de se séparer de la Prusse, y

POS

POS

fut decouverte. Des incendies, en 17154 et 1803, causèrent de grands ravages dans la ville. E. S.

posen | Grand-Duché de ) , prov. des Etats prussiens , entre la Prusse proprement dite au N. , le royaume de Pologne à l’E. , la Silésie au S., et le Brandebourg à l'O. Supcrf. , 2,942,640 hect. ; pop., 1,536,185 bab. Ch.-l. , Posen. Elle est divisée en 2 régences , Posen et Bromberg. Sol plat et en général fertile. La Wartha, affluent de l’Oder, le traverse du S.-E. au N. -O. Agriculture trèsproductive ; forêts considérables. Industrie des draps , des toiles , du papier et des verreries. — Le grand-duché de Posen appartenait autrefois à la Pologne, et faisait partie delà Grande- Pologne; il formait les palatinats de Posnanie, de Gnesne , et d’Inowraclaw. Au premier démembrement, 1772 , le district de la Netze échut à la Prusse ; le reste lui fut donné au 2e démembrement, 1793 , et le tout , réuni à la région méridionale située entre la Vistule et Varsovie , s’appela, après le 3e démembrement, Prusse méridionale. En 1807 , Posen fit partie du grand-duché de Varsovie ; en 1815 , il tomba sous la domination de la Prusse En 1848, une insurrection y éclata, et fut réprimée. Le projet de réorganisation nationale, tenté par le gouvernement, échoua devant l’animosité réciproque des populations allemande et polonaise. E. S.

posen ( Régence de), l’une des 2 divisions administratives du grand-duché de Posen; 1,762,290 hect.; 918,222 haV. Ch.-l Posen.

lOSIDÉON, 6e mois de l’année athénienne, Le 1er jour de ce mois, répondant à novembre, était consacré à Neptune, en grec Posideôn.

POIDIUM PROMONTORIUM, nom ant. du cap Licosa (K. ce mol); — cap sur la côte O. de la presqu’île de Pallène, près deMenda; auj. Possidhi ou Cassandrée.

PO.'IDUXIA, K. Pæstum.

POSIDONIUS, mécanicien, accompagna Alexandre le Grand en Asie, et inventa la machine nommée hélépole.

posidonius d’Alexandrie, stoïcien, fut disciple de Zénon de Citium , et vivait par conséquent vers 300 av. J.-C. Les ouvrages que Suidas lui attribue ne sont pas de lui.

posidonius, philosophe stoïcien, natif d’Apamée en Syrie , et plus tard citoyen de Rhodes , naquit l’an 133 av. J.-C., et mourut l’an 49. Dans sa jeunesse, il suivit les leçons de Panætius à Athènes. Après la. mort de son maiire, 110 av. J.-C., il voyagea en Espagne , en Italie, en Sicile, en Dalmatie, en Illyrie, puis, vers 102, à Marsedle, ensuite dans la Gaule Narbonnaise et en Ligurie. Puis il alla former une école à Rhodes. Il y devint l’un des premiers magistrats, et alla à Rome, comme ambassadeur des Rhodiens, en 84. Cicéron suivit ses leçons à à Rhodes en 76. D’autres illustres Romains, Velleius , Balbus, Cotta , le grand Pompée, s’honorèrent de ses leçons et de son amitié. Il eut des disciples grecs distingués, tels que Phanias, Asclépiodote, et Jason. Il vint une seconde fois à Rome en l’an 49, la même année que sa mort. — Sur la division de la philosophie en physique, morale et dialectique, sur les dieux, les génies, les héros, le destin, la divination, l’âme, le monde, ses embrasements et ses renaissances , la nature ignée et in- Selligente des astres, etc., sur la morale, sur la dialectique, les doctrines de Posidonius furent, avec quelques nuances particulières, celles de Zénon de Citium et de l’école stoïcienne , et son mérite est de les avoir exposées et défendues. Mais , en astronomie , en météorologie et en géographie mathématique et physique , il eut des doctrines à lui, fruit de ses observations et de ses longs voyages , autant que de ses méditations et de ses calculs. Par une erreur contraire à celle d’Eratosthène , il fit la terre trop petite, en lui attribuant 180,000 stades de circonférence; car ces mesures grecques de la terre différent entre elles réellement , et non , comme on l’a prétendu , par la valeur des stades employés. Il assigna à la région des nuages et des vents une hauteur de plus de 40 stades, à la lune une distante de deux millions de stades, au soleil une distance de 500 millions de stades. Il remarqua que la période diurne et la période mensuelle des marées étaient en rapport avec les positions de la lune, et il traita la question des marées avec d’amples développements. Il fut aussi historien, tacticien, grammairien et épistolographe. Ses ouvrages, perdus , mais dont les titres et des citations plus ou moins étendues nous restent, sont : Sur les dieux ; Sur la divinution ; Sur le deslin ; Sur les héros et les r/enies; Discours physique ; Sur le monde; Interprétation du 'limée de Platon; Sur le vide; Sur les météores; Cléments de méléoroloijie ; Sur la grandeur du soleil; Sur l'Océan ; Sur l'âme; un traité, surtout mathématique, contre Zenon de

Sidon, philosophe épicurien; Discours moral; Exhortation, Sur le devoir ; Sur les passions ; Sur les vertus ; Sur le critérium ; Histoires , embrassant, en 49 livres au moins, l’histoire des successeurs d’Alexandre jusqu’au temps de l’auteur ; Vie de Cnéius Pompée; Art de la Taclique ; Introduction sur la diction; Lettres. — V. Bal te , Posidonii Iihodii doctrines reliquiæ, Leyde, 1810 , in-8». Les fragments historiques de Posidonius de Rhodes se trouvent, avec ceux de Posidonius d’Olbiopolis, dans le t. m des Historicorum grcecnrum fragmenta de la Bibliothèque des auteurs grecs de MM. Firmin Didot. H. M.

posidonius, d’Olbiopolis en Scythie , historien et sophiste , est probablement l’auteur d’une continuation , aujourd’hui perdue, de l'Histoire de Polybe, en 52 livres. Il avait écrit aussi 4 livres Sur l'histoire de l'Allique; un livre Sur la contrée de Tyriœum (en Lycaonie) ; 11 livres .Sur la Libye ; des Exercices de rhclorique ; des Arguments pour les discours de Démosthène , etc. Sur ce Posidonius et sur d’autres, voyez Balte, cité à l’art, précédent. H. M.

POS1NG , v. de Hongrie, comitat et à 20 Uil. N.-E. de Presbourg; 4,506 hab. Bons vins. Exploit, d’antimoine sulfuré aurifère ; source sulfureuse et bains.

POSITANO, v. du royaume d’Italie. V. Pasitano.

POSNAN1E , palatinat de l’anc. royaume de Pologne (Grande-Pologne) , à l’O. ; ch.-l. Posen. Il était divisé en 9 districts : Posen, Koscian , Vehova, Valetch, Friedland, Filehn, Neuhof , Tcharnikov, Krojanki. Au partage de 1772 , les 5 derniers et une partie du 4e furent donnés à la Prusse , qui en forma le grand-duché de Posen.

POSON1UM, nom latin de Presbourg.

POSPOL1TE , ordre en vertu duquel , dans l’ancien royaume de Pologne , tous les citoyens en âge de porter les armes , nobles et roturiers, devaient se rendre en un lieu marqué pour défendre l’Etat, et servir à leurs frais pendant six semaines. C’était comme un décret de levée en masse.

l'OSSAGNO. vge du royaume d’Italie (Vénétie), dans la province et à 45 kilom. N. -O. de Trévise ; 1,500 hab. Patrie de Canova. Près de là, au milieu d’un bois et dans un site sauvage, se trouve l’église de la Trinité , élevée de 1819 à 1830 par Canova et à ses frais; elle ester marbre blanc, et rappelle les temples antiques ; le tombeau de Canova y fut placé. Dans le village on montre la maison qu’il habita, changée en une sorte de musée, où sont les modèles en plâtre de toutes ses œuvres.

POSSEGA. V. Poséga.

POSSELT (Ernest-Louis), historien et publiciste allemand, né à Durlach (Bade) en 1763, m. en 1804, embrassa avec chaleur le parti de la Révolution française, dont il se fit l’apologiste, et fut lié avec le général Moreau. On a de lui : Sur les Haranques des illustres Domains, insérées dans les oeuvres de leurs historiens, 1786, in-8°; Histoire des ligues des princes allemands, Leipzig, 1787 ; Histoire des Allemands, 1789-90-1805, 3 vol., ouvrage inachevé; Archives de l'histoire, de la politique et de la géographie ancienne et moderne, surtout de l'Allemagne, Mcmmingen, 1790-92, 2 vol.; Histoire de Gustave III, roi de Suède, Carlsruhe, 1792 ; Bellum populi Gallici adversùs Hungariæ Dorussiæque reges , Gœttingue, 1793 ; Histoire de Charles XII , Carlsruhe. 1791 ; Almanach de l'histoire moderne, Tubingue, 1792-1800; Histoire du procès de Louis XVI, 2 vol.; Annales européennes, 1795- 1804; Dictionnaire de la Révolution française, ou Recueil de notices biographiques, Nuremberg, 1802, 1 vol., etc. B.

POSSESSION, état d’une personne que l’on croit au pouvoir du démon. Elle diffère de l'Obsession : pour l’obsédé , le démon, agissant du dehors, l’effraie par des images terribles ; pour le possédé, il agit du dedans, il est maître de son âme.

POSSEVIN (Antoine), jésuite, né à Mantoue en 1534, m. en 1611, entra dans la compagnie de Jésus en 1559. Ses supérieurs, appréciant ses qualités, abrégèrent son noviciat, et l'envoyèrent à la cour du duc de Savoie, en l’autorisant à tenir secrets ses nouveaux liens. 11 y garda le titre, qu’il avait porté naguère dans cette cour, de commandeur de Fossan, et obtint d’Emmanuel-Philibert l’admission des Jésuites dans ses Etats, et des mesures sévères contre les Vaudois. Il étendit l’influence de la Société dans le midi de la France et en Normandie. Recteur du collège d’Avignon, puis de celui de Lyon, il devint secrétaire du général de l’ordre en 1573. Chargé de rétablir le catholicisme en Suède, il échoua, 1577, mais fonda dans le Nord des séminaires et des écoles. Il fit conclure entre la Pologne et la Russie, qui avait invoqué Grégoire XIII, la paix de Kieverova-Horca, 1582. De retour à Padoue en 1587, il y écrivit et prêcha. S1 François de Sales le consultait. La direction du collège de Bologne fut son der-

nier poste. On lui doit: Moscovia, teu de rebus Moscovilis, Wilna, 1586, in-8°,un des premiers ouvrages qui aient paru sur la Russie; Judicium de IV scriptoribus | I.anoue, Bodin, Mornay, Machiavel), Rome, 1592, in-12; Bibliolhcca selecla de ratione sludiorum, Rome, 1593, et Cologne, 1607, 2 vol. in-fol. ; Apparatus sacer, Cologne, 1607, 2 vol. in-fol., revue de plus de 6,000 écrivains ecclésiastiques, etc. B.

POSSIDONIUS. V. Posibonius.

POSSNECIv, v. du duché de Saxe-Meiningen, à 16 kil. E.-N.-E. de Saalfeld ; 3,600 hab.

POSTDAM. V. Potsdam.

POSTE, administration publique pour transporter les voyageurs et les dépêches. Son nom vint de ce que les che\aux furent placés ( positi ) en certains lieux marqués. Ce mode de communication fut connu de plusieurs peuples de l’antiquité ; chez les Romains, Auguste l’établit dans tout l’Empire; on le perfectionna dans l’empire de Byzance; il périt lors de l’invasion des Barbares; Charlemagne le fit revivre, puis il tomba en désuétude sous ses successeurs. Louis XI réinstitua les postes, par un édit de 1464; il fit établir, sur tous les grands chemins du royaume, de 4 lieues en 4 lieues, des dépôts de 4 ou 5 chevaux au moins, propres à la course, et, à la tête de chaque dépôt, « un maître tenant les chevaux courants pour le service du roi. » Nul ne pouvait user de ces chevau£‘ sans une permission du grand -maître des coureurs de France, et l’on payait 10 sols par poste. — Vers 1550 , on permit aux particuliers de se servir de la poste, en payant 20 sols par cheval; elle devint un service public, mais dont le roi avait le monopole. Les charges de maîtres de postes étaient des offices, transmissibles par héritage ; en 1673 les offices furent supprimés , les maîtres furent nommés par le surintendant des postes, et, en 1692, directement par le roi. A la Révolution, la loi du 27 août 1790 conserva le monopole des portes à l’Etat, pour le transport des dépêches, mais l’abolit pour celui des voyageurs : il fut permis aux citoyens d’établir aussi des voitures publiques pour ce dernier service. Néanmoins la poste aux chevaux resta encore assez importante jusqu’à l’établissement des chemins de fer ( L. te mol ), qui a fini, peu à peu, par la miner tout à fait. Auj. il n’y a plus que des postes insignifiantes, dans des localités que n'approchent pas les voies de fer. Cependant, en 1856, on comptait encore 1,804 maîtres de postes.

Poste aux lettres. Elle était une des attributions de la peste aux chevaux, mais seulement pour le service du roi. Ilenri III créa, en 1576, des messagers royaux, qui prenaient les paquets des particuliers; mais ce service était accidentel, et se réglait sur les besoins du roi. En 1627, des courriers, partant à jours fixes, furent institués; plus tard, une ordonnance royale arrêta un tarif de transport, dont les courriers royaux avaient jusqu’alors arbitrairement fixé le prix. En 1673, la taxation fut établie d’après les distances parcourues. La loi du 15 mars 1827 régla la taxe, pour une lettre du poids de 7 gramm. 1/2, à 2 décimes par 40 kilom.; à 3 décimes pour 80 ; à 9 décimes pour 600, etc. Tout excédant de poids était taxé à 1 /2 port en sus par 5 grammes. Voici les taxes sur divers points importants : Bourges, Tours, Lille, 50 c. ; Moulins, 60 c.; Lyon, Nantes, Strasbourg, 70 c.; Bordeaux, Grenoble, 8Ô c.; Toulouse, Montpellier, Nîmes, 90 c.; Marseille, Perpignan, 1 fr., etc. Dans la banlieue de Paris, la lettre payait 20 c. La loi du 24 août 1848 a fixé, à partir de 1849, une taxe unique de 20 c. pour les lettres circulant de bureau à bureau sur le territoire de la France, et du poids de 7 gramm. 1/2; en 1862, ce poids a été porté à 10 grammes. De 1849 date la création des timbres-poste pour l’affranchissement. Une loi de mai 1850 éleva la taxe à 25 c. ; une autre loi du 20 mai 1854 réduisit à 20 c. la taxe de toute lettre affranchie , et l’éleva à 30 c. pour la lettre non affranchie. Depuis les nouvelles lois, le nombre des lettres transportées, qui était, en 1847, de 126,480,000, a toujours été croissant; il fut, en 1855, de 233,517,000; en 1856, de 252,014,800; en 1869, de 341,379,726. En joignant à ce chiffre, qui est celui des lettres ordinaires, les chiffres des lettres chargées (4,305,120) ; des mandats d’argent (4,995,260); de la correspondance officielle (116,000,000| ; des imprimés et des objets sous bandes (305,919,320), on arrive à un total de 772,199,426 objets manipulés. La distribution est effectuée, dans les départements, par plus de 5,000 bureaux de diverse importance et de différents titres. — La loi du 25 juin 1856 a fixé à 4 cent, le port des journaux politiques pesant 40 grammes, à 2 cent, pour les autres recueils non politiques ne pesant pas plus de 20 grammes, et à 1 cent, pour chaque 10 grammes au-dessus de ce poids. — Les postes rappor-

POS

taiont au Trésor royal en 1773, 6,000,000 de liv. ; en 1788, 12,000,000. Les recettes furent, en 1855, de 54,040,756fr., et les dépenses, de 36,043,269 fr. ; produit net, 17,997,487 fr. En 1869, les recettes ont été évaluées à 85,809,000 fr.; et les dépenses à 63,197,617 fr. Le nombre total des agents de la poste, y compris la petite poste, est de plus de 27,709.

Petite poste de Paris. Créée vers le milieu du xvmc siècle, sur un plan de Chamousset (F. ce nom), elle a, depuis, reçu de nombreuses améliorations, notamment pour multiplier et hâter les distributions. Auj. (1869), il y en a sept par jour, opérées par 1,400 facteurs, qui ramassent les lettres de 576 boîtes répandues dans les divers quart:ers. Les distributions commencent à 7 heures du matin en toute saison, et finissent à 7 h. 30 minutes du soir. En 1837, l’administration a établi un service de 9 omnibus, qui partent 7 fois par jour du bureau central, et transportent les facteurs jusqu’à l'extrémité de la circonscription de chaque arrondissement postal. La loi du 7 mai 1853 a réduit la taxe de toute lettre circulant dans Paris, enceinte des fortifications, et ne pesant pas plus de 15 grammes, à 15 c., et quand elle est affranchie, à 10 c. Cette loi s’applique à toutes les communes de France. — L’idée de la petite poste et de l’affranchissement date de 1653, et vient d’un M. Vilayer, maître des requêtes. Il obtint un privilège du roi pour établir dans Paris, au coin des principales rues, des boîtes où le public pouvait jeter des lettres affranchies d’avance, et que, trois fois le jour, à partir de 8 h. du matin, des agents venaient lever et porter à destination. L’affranchissement se faisait avec un billet imprimé, relatant : port paye', et où il y avait des blancs pour écrire la date du jour et du mois. On mettait ce billet autour de sa lettre. Vilayer avait établi, au Palais de Justice, un bureau pour la vente de ces billets, qui coûtaient un sol pièce. Cette poste aux billets fut abandonnée au bout de peu de temps. V. le journal V Intermédiaire, octob. 1866, col. 621, article de M. Feuillet de Conches. C. D — y.

POSTEL (Guillaume)', né en 1510 à Barenton (Manche), m. en 1581, apprit sans maître le grec et l’hébreu, et fut envoyé par François Ier en Orient, d’où il rapporta des manuscrits précieux; il devint, en 1539, professeur de mathématiques et de langues orientales au Collège de France. De ses ouvrages, on ne cite plus que les Très- Merveilleuses histoires des femmes, 1553, fruit de visions ascétiques ; 4 livres de Orbis ter^irum concordid, Bâle, 1544, in-fol., qu’on regarde comme le plus raisonnable de ses travaux ; Linguarum duodecim characleribus differentium alphabetum, Paris, 1538, in-4°, le 1er essai connu de grammaire comparée ; Concordance de l’Alcorun et des Evangiles, 1543. B.

POSTENY. V. Pischtian.

POSTLIMINIE , Postliminium , droit des anc. citoyens Romains, consistant à pouvoir reprendre son droit de cité, par un simple retour chez soi, proprement, derrière son seuil , quand on avait perdu ce droit par un cas de force majeure non légale , tel que l’absence pendant un esclavage comme prisonnier de guerre, ou par suite d’un exil volontaire pour fuir une condamnation capitale. C. D — y.

POSTPOLITE en polonais rech pospolita, la république), mot désignant, dans l’anc. royaume de Pologne, toute la noblesse marchant à cheval , ayant droit d’élection et de liberum veto , parce que c’était elle qui composait proprement l’Etat.

POSTUME ou POSTHUME , Marcus Cassianus Latinius Postumus, l’un des tyrans qui se disputèrent l’empire romain du temps de Gallien, se fit proclamer empereur par les légions de la Gaule qu’il commandait, en 257, ordonna à Cologne la mort de Saloninus, fils de Gallien, l’efoula les Germains au-delà du Rhin , étendit encore son autorité sur une partie de l’Espagne , défit et tua son lieutenant Lælius, qui avait pris la pourpre à Mayence, mais, pour avoir refusé à ses soldats le pillage de cette ville, fut égorgé par eux, en 267. Son fils, Postume le .Jeune, périt avec lui. B.

POSTUMIUS ou POSTHUMIUS (Aulus), consul romain et bientôt dictateur, l'an 257 de Rome , 496 av. J.-C., remporta sur les Latins, alliés des Tarquins, près du lac Régille, une célèbre victoire, qui lui valut les honneurs du triomphe, et le surnom de Regillensis , que portèrent aussi ses descendants.

POSTUMIUS ALB1NUS REGILLENSIS (Spurius) , COnSlll l’an 432 de Rome, 321 av. J.-C., se laissa enfermer par les Samnites dans le défilé des Fourches Caudines, et fut contraint de conclure un traité honteux, et de passer sous le joug avec son armée. Le sénat, sur sa demande, refusa

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(le ratifier le traité, et il alla se livrer au général ennemi, Pondus Hérennius, qui lui rendit la liberté.

rosTüMius albinds ( Lucius ), consul l’an 454 de Rome, 229 av. J.-C., réduisit Teuta, reine d’Illyrie, à demander la paix. Plus tard, envoyé contre les Boiens, il perdit une bataille et la vie dans la for êt Latina.

postumius albinus (Spurius), consul l’an 643 de Rome, 110 av. J.-C., fut envoyé contre Jugurtha, et se laissa corrompre par l’or de ce prince. — Son frère, Aulus, cerné par les Numides, passa sous le joug.

POT ( Philippe), filleul et favori de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, né en 1428, m. en 1494, fut chargé de diverses missions par son maître , s’attacha , après la mort de Charles le Téméraire, au roi Louis XI, qui le fit son 1er conseiller et son chambellan, puis grand - sénéchal de Bourgogne. Son éloquence le fit appeler la Bouche de Cicéron , et il joua un rôle important aux Etats - Généraux de 1484. B.

pot, anc. mesure française de capacité pour les liquides, valant généralement 2 pintes, ou 1 litre 83 centilitres. Le pot variait néanmoins de 0 litre 98 à 2 litres 12.

pot, espèce de casque d’infanterie, qui ne couvrait que le haut de la tête. Il était encore en usage dans les armées françaises au temps de Louis XIV.

POTAMON d’Alexandrie, philosophe éclectique, contemporain d’Auguste selon les uns, vivait au IIe siècle selon les autres. Il donna le premier à l’éclectisme philosophique une forme régulière, en choisissant dans chaque secte ce qui lui semblait le meilleur. Il reconnut deux critérium, dont l’un résidait dans la faculté qui juge ( V Hégémonique), et l’autre, dans les perceptions qui servent de moyens ou d'instruments pour les connaissances. Sa métaphysique reposait sur la distinction de quatre principes : la matière, la cause efficiente, la qualité, et le lieu. Sa morale , en rapportant les actions à la vertu, n’excluait ni les biens extérieurs, ni les jouissances physiques, et corrigeait ainsi ce qu’il y avait d’exagéré dans le stoïcisme. Cette doctrine eut beaucoup de prosélytes à Rome, comme en Grèce et dans Alexandrie. V. Gloeckner, de Potarnonis philosophia eclectica, Leipzig, 1745, in-4°. A. G.

potamon (Saint), évêque d’Héraclée en Egypte, eut l’œil droit crevé dans la persécution de Maximin Data, assista au concile de Nicée en 325, défendit S1 Athanase à celui de Tyr en 1335, et fut tué à coups de bâton par les Ariens en 342. Fête, le 18 mai.

POTEMKIN (Grégoire-Alexandrowitch), que l’on prononce Patiomltine, le plus illustre des favoris de la tzarine Catherine II, né en 1736 près de Smolensk, d'une anc. famille polonaise, m. en 1791 , obtint, fort jeune encore, le grade d’enseigne dans les gardes à cheval. Lors de l’avénement de Catherine au trône, il se fit remarquer de cette princesse, qui le nomma colonel, et gentilhomme de la chambre, et l’admit dans son intimité. Employé, sous les ordres de Romanzoff, dans la guerre contre les Turcs, il mérita le grade de lieutenant-général; il gagna l’entière confiance de sa souveraine en montrant pour elle une admiration passionnée, devint son favori déclaré, et prit une grande influence dans les affaires de l’Etat : il provoqua le partage de la Pologne, et prépara la conquête de la Crimée, qu’il accomplit au prix des violences les plus sanguinaires. Pour en assurer la possession, il créa l’armée la plus importante que la Russie avait eue jusqu’alors , décida Catherine à venir visiter sa nouvelle conquête , et déploya , pendant ce voyage, des prodiges de flatterie , pour faire croire à la tzarine qu’elle avait acquis une province couverte de riches villages, et une population empressée de vivre sous son sceptre. Potemkin, qui aspirait à chasser les Turcs d’Europe, provoqua une nouvelle guerre, 1787, pendant laquelle, à la tête de la principale armée, il emporta d’assaut Oczakoff. Cependant la Turquie, ayant encore perdu Bender, souhaitait la paix ; Catherine, dont les finances étaient épuisées, la désirait aussi ; mais Potemkin, qui voulait conquérir Constantinople, s’opposait à ce que l’on traitât. Voyant ses vues contrariées, il part pour Sl-Pétersbourg , comptant, par sa présence, amener la tzarine a son opinion. Catherine profite de ce voyage, et envoie secrètement des pleins pouvoirs au prince Repnin, lieutenant de son favori , qui bat les Turcs , et leur dicte une paix dont il signe les préliminaires. Potemkin l’apprend, repart aussitôt, accable Repnin de reproches furieux, jure de détruire son ouvrage, et, par un motif que Ton ignore, se met en route pour Nicolaief. Avant d’y arriver , il est subitement saisi d’un violent mal , et meurt peu d’heures après. Potemkin était un homme superbe, remarquable par la noblesse et la beauté de sa figure. Ces avantages commencèrent sa fortune. Les uns n’ont vu en lui

qu’un homme médiocre, un courtisan heureux, dépourvu des qualités du militaire et de l’homme d’Ktat ; d’autres le jugent comme un homme de génie, qui fit ou prépara une partie des grandes choses qui ont illustré le règne de Catherine: cette dernière opinion, un peu exagérée, parait néanmoins la plus vraisemblable. Deux faits prouvent sa haute intelligence : l’ascendant qu'il exerça sur l’esprit éclairé et ferme de sa bienfaitrice, et la faveur qu’elle lui conserva jusqu’à la fin, bien que ce favori lui montrât un orgueil outré, dont elle eut plus d'une fois à se plaindre. Catherine ne l’avait pas seulement comblé d’honneurs et de puissance, mais aussi de richesses, car il laissa une fortune évaluée à 175 millions de francs.

PO PENCE, instrument de pendaison, différent du gibet, en ce que ce dernier ne servait qu’à accrocher les corps des suppliciés. Il était réservé aux bourgeois et manant-. Le droit de dresser une potence était, au moyen âge, une marque de souveraineté ( potentia Le supplice de la potence fut aboli en France en 1790.

POTËNZA, anc. Potenlia , v. du roy. d’Italie, anc. ch.-l de la Basilicate, et auj. de la province de son nom, à 143 kil. E. de Naples; 12,789 hab. Evêché. Cour criminelle de la province, et tribunal civil. — Une autre Potenza est située dans le royaume d’Italie (province de Macerata), près de Lorette.

POTHIER (Robert- Joseph), illustre jurisconsulte, né à Orléans en 1699, d’une famille de robe, m. en 1772, fut conseiller au Châtelet de sa ville natale, 1720, puis au présidial, et professeur de droit français à l’Université d’Orléans, 1749. Désintéressé, austère, modeste, d’une piété vive et sincère, d’une charité inépuisable, il encourageait ses élèves par des récompenses honorifiques ou des secours pécuniaires, leur faisait des conférences dans sa maison, apportait dans l'examen des affaires la patience la plus minutieuse, et donnait à tout le monde les plus précieuses consolations. Dans ses ouvrages, il a constamment recherché le bon et le juste; c’est des lois divines et naturelles qu’il fait dériver toute législation : on peut dire de lui qu’il est moraliste en même temps que jurisconsulte. Il fut magistrat intègre et professeur éminent. On a de lui : Pandectœ Justinianece in novum ordinem digestæ , Paris et Chartres, 1748-49-52, 3 vol. in-fol., Lyon, 1782, 3 vol. in-fol., et, avec traduction française par Bréard-Neuville, Paris, 1818-24, 24 vol. in-8« : Pothier a classé méthodiquement tous les textes du Digeste, entassés pêle-mêle dans l’ouvrage original ; il a éclairci les décisions contradictoires par de savantes notes, et l’ensemble par des paratitles qui facilitent les recherches et l’étude. Ce travail, auquel il consacra 12 années consécutives, a rendu un éminent service à la science du droit ; et partout, mên e à l’étranger, le Digeste n’est plus imprimé que dans la classification que lui a donnée Pothier; Coutumes d'Orléans , avec notes, 1760, 3 vol. in-12, et 1762, 1 vol. in-4°; Traité des obligations, 1761, 2 vol. in-12, et, avec augmentations, 1764, 2 vol. in-12, etc. Ses OEurrcs ont été publiées par Siffrein, Paris, 1820-24, 20 vol. in-8°; par Dupin aîné, 1825, 11 vol. in-8“; par Rogron et Firbach, 1826, gr. iti-8"; par Buguet, 1845-47, Il vol. in-8°. Les ouvrages de Pothier sont remarquables par la science exacte et profonde, et la justesse du raisonnement. Ils ont beaucoup servi aux rédacteurs de nos Codes modernes, qui les ont quelquefois copiés textuellement, surtout dans le Code civil. B.

PUTHIÈRES, vge (Côte-d’Or), arr. et à 12 kil. N.-O. de Châtillon-sur-Seine; 477 hab. Avait une célèbre abbaye de Bénédictins, sous la juridiction immédiate du pape, et que consacra le pape Jean VIII en 878.

Î’OI’HIN ou PHOIIN, eunuque qui gouverna l’Egypte pendant la minorité de Ptolémée XII Dyonisos, dont il avait été le maître, fut un des auteurs du meurtre de Pompée, en 48 av. J.-C., et périt par ordre de César, contre qui il avait excité un soulèvement dans Alexandrie, en 47.

i othin (Saint), né vers l’an 87, apôtre des Gaules, 1er évêque de Lyon sous Marc-Aurèle, fut martyrisé a l'âge de 90 ans ; beaucoup d’autres chrétiens, connus sous le nom de martyrs de Lyon, souffrirent le martyre avec lui. Leur fête se célèbre le 2 juin.

PüTI, v. forte de la Russie d’Asie (Koutaïs), port peu sûr à l’embouchure du Rioni, à 4 kil. de la mer Noire. Les Turcs le cédèrent aux Russes en 1829. 1,500 hab. Commerciqde transit.

POTIDEE, Potidœa , v. grecque, fondée par les Corinth eus sur l’isthme qui rattache la presqu’île de Pallène à la Chalcidique, fut pri e par Xerxès lors de son invasion en Grèce. S'étant révoltée après Salamine, elle fut en vain

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attaquée par le général persan Artabaze; le flux de la mer la sauva, en noyant le camp des Perses. Elle était devenue l’alliée et la tributaire d’Athènes, qui, craignant, au commencement de la guerre du Péloponèse, que les Potidéates ne se soulevassent à la sollicitation des Corinthiens, leur ordonna de démolir leurs murailles, de donner des otages , et de renvoyer les Epidémiuryes que Corinthe leur envoyait tous les ans. Potidée ayant refusé, et s’étant déclarée pour les Péloponésiens, fut assiégée par une armée athénienne, 432, et prise après plus de deux ans de siège, 429. On y envoya une colonie athénienne. Elle fut prise par Philippe, qui la détruisit et donna son territoire aux Olynthiens, pour le leur reprendre peu après. Cassandre, roi de Macédoine, la rétablit, et lui donna son nom. C’est auj . Pinaka. C. P.

POTIER de Blancmesnil (Nicolas ) , né à Paris en 1541, m. en 1635, président au parlement de Paris, demeura fidèle à Henri IV, fut condamné à mort par les Ligueurs, échappa par l’intervention de Mayenne, et devint plus tard chancelier de Marie de Médicis.

potier de ges vues (Louis), frère du précédent, fut secrétaire des finances en 1567, secrétaire du conseil en 1578, secrétaire d’Etat en 1589, contribua beaucoup à réconcilier Henri III avec Henri de Navarre, rendit de grands services à ce dernier, fut un des juges do Biron, et mourut en 1630.

potier de novion (Nicolas), de la même famille que les précédents, né en 1618, m. en 1693, fut conseiller au parlement en 1637, puis président en 1645, soutint les droits de sa compagnie contre la Cour; proposa d'appliquer à Mazarin un arrêt qui interdisait, sous peine de mort, le ministère à tout étranger. Il se réconcilia plus tard avec le cardinal, présida les Grands jours de Clermont, 1665-66, devint 1er président en 1678, mais fut contraint de donner sa démission pour abus d'autorité, en 1689. Il était de l’Académie Française. V. P. Clément, Poitrails historiquev, Paris, 1855, 1 vol. in-8°.

potier (Charles ), célèbre acteur comique, de la même famille que les précédents, né à Paris en 1775, m. en 1838, débuta à 20 ans, joua d’abord les premiers comiques, puis vint à Paris en 1809, au théâtre des Variétés, où il fit sa réputation , dans le genre du vaudeville. Il y joua toujours les comiques, avec beaucoup de souplesse, de goût, d’originalité, et de naturel. Parmi une foule de rôles qu’il créa, on cite le Ci devant jeune homme, le Solliciteur, le Bénéficia ire, etc. Il passa, en 1817, au théâtre de la Porle- St-Martin, où il joua avec le plus grand succès les Petites Danaïdes, et le Bourguemestre de Saardam , revint aux Variétés en 1H24, et prit sa retraite en 1827.

POITTIENS et P1NARIENS, Potitii et Pinarii, flamines d’Hercule à Rome, desservant l’autel Maxime qui lui était consacré dans le Forum Boarium. Ils avaient été institués par le roi Evandre , et devaient conserver ce culte à perpétuité dans leurs familles. Après quatre siècles et demi, leurs descendants l’ayant confié à des esclaves publics , moururent tous dans l’année.

PO INI ES, v. de Béotie, près de Thèbes. Il s’y trouvait un bois où l’on adorait les Bacchantes sous le nom de Polniades, et une fontaine dont l’eau avait la propriété de rendre furieux les animaux qui en buvaient.

POTOCKI (Stanislas-Félix, comte), noble polonais , né en 1750 , m. en 1805, embrassa le parti de la Saxe lors des troubles qui désolèrent son pays , se retira ensuite en Gallicie, fit bâtir plusieurs villages en Ukraine, fut rappelé à Varsovie, nommé grand-maître de l’artillerie, et jouit d'une grande popularité. Sa fidélité ayant été soupçonnée à la cour, il s’éloigna de nouveau , et prit du service dans l'armée russe. En 1792, il rédigea le manifeste de Targovice, auquel Stanislas-Auguste accéda, et dont le partage de la Pologne fut la suite. Nommé maréchal de la Diète convoquée sous l’influence russe, il fut proscrit lors de la révolution de 1794, se retira en Amérique, puis redemanda du service à Catherine II, qui le nomma lieutenant-général. B.

potocki (Ignace , comte) , cousin du précédent, né en 1751 , m. en 1809 , fut membre de la commission de l’instruction publique en Pologne , réforma les mode;, d’enseignement , et traduisit lui-même en polonais la Logique de Condillac. Ardent patriote et ennemi des Russes, il fut persécuté, privé de ses biens et dignités, et contraint de se retirer en Saxe. Il revint lors de la révolution de 1794, fut chargé d’organiser le gouvernement à Varsovie , et se réserva le ministère des affaires étrangères. Captif des Russes à la prise de Varsovie , enfermé à Schlnsselbourg, il recouvra la liberté à la mort de Catherine 11, 1796, -subit encore quelques mois de détention à Cracovie en

1798 , et acheva obscurément sa vie au milieu de ses propriétés. B.

POTOCKI (Stanislas, comte), de la famille des précédents , né à Varsovie en 1757 , m. en 1821 , fut nonce aux Diètes de 1776, 1786 et 1788, quitta la Pologne après le démembrement de 1793 , fut arrêté à Carlsbad lors de l’insurrection de Kosciuszko, subit une captivité de 8 mois à Josephstadt, et, quand fut créé le grand-duché de Varsovie, devint sénateur-palatin, chef du conseil d’Etat et des ministres. Plus tard , il eut le ministère des cultes et de l’instruction, et la présidence du sénat en 1818. Il consacra sa fortune à encourager les lettres, les sciences et les arts, forma, dans son habitation de Willanow, près de Varsovie, une belle collection de tableaux, de vase3 étrusques et d’estampes, et écrivit, entre autres ouvrages : De l'éloquence et du style, Varsovie, 1815, 4 vol.; Voyage à Ciemnogrod , 4 vol., roman satirique; une traduction polonaise du grand travail de Winckelmann sur l’art antique. B.

potocki ( Jean|, historien, né en 1761, m. en 1816, étudia les langues orientales , et visita tous les pays habités par les Slaves depuis la Poméranie jusqu’à Kiakhta. On lui doit : Voyage en Turquie et en Egypte, Varsovie, 1788; Essai sur l’histoire universelle et Recherches sur la Sarmalie, 1789, 4 vol.; Histoire primitive des peuples de la Russie, Sl-Pétersbourg, 1802.

potocki ( lies) , archipel de la mer Jaune, appartenant à la Chine , et s’étendant près de la côte S. de la province de Schin-king, entre 39° et 40° lat. N. , 120° et 121° long. E. On compte environ 20 îles.

POTOMAC , fleuve des Etats-Unis, formé, sur la limite des Etats de Maryland et de Virginie, par la réunion de deux cours d’eau qui viennent des monts Alléghany ; cours de 590 kil. , à l’E. et au S.-E. , par Georgetown , Washington et Alexandria; embouchure de 12 kil. de large, dans la baie de Chesapeake, entre les caps Lookout et Smith. La navigation , gênée par quelques chutes , est possible sur 250 kil. pour bâtiments de toute gTandeur.

POTOSI , v. du Haut-Pérou ou Bolivie, ch.-l. du département de son nom , sur le versant N. du Cerro de Potosi, à 100 kil. S.- O. de Chuquisaca , par 19° 35’ 18’’ lat. S. et 67» 54’ 39” long. O. ; 22,850 hab. ( 150,000 au xvne siècle). Ville triste, avec un climat variable et un air trèssubtil, à cause de son élévation (4,166 mètr. au-dessus du niveau de la mer). Le mont Cerro de Potosi , sur lequel elle est bâtie, possède les plus riches mines d’argent du monde; elles ont fourni, selon M. de Humboldt , depuis la découverte jusqu’en 1789, un total de 107,736,299 marcs d’argent. On y compte plus de 5,000 ouvertures; mais quelques-unes sont seules maintenant en exploitation. — Le dép. de Potosi, entre ceux de Chuquisaca et de T’arija à l’E., d’Oruro et de Cochabamba au N., la conféd ration de la Plata au S., et la prov. d’Atacama à l’O., a 800 kil.' sur 750, et 281,229 hab. Sol montagneux et stérile, mais riche par ses mines à l’O., fertile dans les autres parties.

potosi, v. des Etats-Unis (Wisconsin), ch.-l. du comté de Washington. Près de là sont de riches mines de plomb, qui en fournissent annuellement plus de 500,000 lulog.

potosi (sa n-i.uis de), v. du Mexique, ch.-l. d’une division militai e et d’un départ, de son nom , à 300 kil.

N. -N.-O- de Mexico, par 22° 2' lat. N., et 103° 15' long.

O. ; 12,000 hab., 60,000 avec ses vastes faubourgs. Collège. Evêché. Commerce de transit. Sellerie, corderie. Riches mines d'argent aux environs. — Le dép. de Potosi, entre ceux de Zacatecas et d’Aguas-Calientes à PO., de Guanaxuato et de Queretaro au S., de Vera-Cruz et de Tamaulipas à l’E., de Nouveau-Léon et de Cohahuila au N., a 400,000 hab. L’Etat de Potosi, sous la domination espagnole, comprenait, en outre, le Cohahuila, le Texas, etc.

PO PSD AM, v. forte des États prussiens (pr .vince de Brandebourg), ch.-l. de la régence et du cercle de sou nom, sur la Havel, à 30 kil. S. -O. de Berlin; par 52" 24' 45” lat. N., et 10“ 44' 46" long. E.; 40.600 hab. Seconde résidence royale; évêché évangélique. Cour des comptes du royaume ; tribunaux. Ecoles des cadets, de sous-officiers, d’orphelins militaires , d’arts et métiers, d’horticulture; gymnase ; société économique de la Marche , société des arts de la paix; bibliothèque, collections d’histoire naturelle. Potsdam, le Versailles de la Prusse, divisé par ud canal en ville vieille et ville neuve, renferme, dans ses mur» et aux environs, de nombreux et remarquables édifices : le château royal, bâti de 1660 à 1701; le Nouveau Palais, construit de 1763 à 1769; celui de Marbre, élevé de 1786 à 1794; les châteaux de Sans-Souci, de Paretz, de Pile des Paons, de Charlottenhoff, etc.; 1 église de la Garnison , où est le tombeau du Grand Frédéric; la maison de ville, l’école des cadets, les églises Saint- Nicolas, de la

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Paix, etc. Manufacture royale d’armes; raffineries de sucre; fabr. d’étoffes , rubans, toiles cirées, quincaillerie, tabac, etc. Patrie de C.-G. de Humboldt. Potsdam n’était qu’un village de pêcheurs au commencement du xvne siècle. L’électeur Frédéric-Guillaume y bâtit le grand château, 1660-73. Le roi Frédéric-Guillaume Ier l’entoura de murs , et Frédéric II l’embellit de monuments. — La régence de Potsdam , formée des parties N. et O. de la province de Brandebourg, et entourant le gouvernement de Berlin, a 2,097,180 hectares, et 933,700 liab. Elle est divisée en 14 cercles. Sol peu fertile.

potsdam, v. des Etats-Unis (New-York), ch.-l. du comté de Saint-Laurent, à 240 ldi. N.-N.-O. d’Albany ; 4,500 hab.

POTT (Jean-Henri), chimiste et médecin, né en 1692 à Halberstadt, m. en 1777, pratiqua son art dans sa ville natale et à Halle, fut professeur de chimie au collège médico-chirurgical de Berlin, fit des expériences nombreuses pour connaître les effets que la chaleur exerce sur un grand nombre de terres ou de pierres ; ses recherches ne se recommandent ni par la précision des expériences ni par l’exactitude de ses vues. Il améliora le procédé pour la rectification de l'éther sulfurique. Ses principaux ouvrages sont : Exercilntiones chymicœ , de sulphuribus melallorum, de auri pigmenta, etc., Berlin, 1733, in-4°; Observa lionum et animadoersionum chymicarum collectif), ibid., 1730-41, 2 vol. in-4° ; Animadversiones physico-chemicœ circa varias hypothèses et expérimenta Elleri, ibid., 1756, in-4°.

pott (Percival), célèbre chirurgien, né à Londres en 1713, m. en 1788, fut un des plus grands praticiens de l’Angleterre. Les tumeurs avec ramollissement des os, le cancer du scrotum, la paralysie des membres inférieurs dans les maladies du rachis, sont autant de sujets auxquels il a apporté une vive lumière ; il a attaché son nom à la carie des vertèbres, qu’on appelle mal de Pott. Il perfectionna le traitement des fractures. On lui doit des remarques intéressantes sur les hernies, les plaies de tête, la fistule lacrymale, l’hydrocèle, la cataracte, les amputations des membres, etc. Ses Œuvres chirurgicales, réunies en 1790, 3 vol. in-8», ont été traduites en français, Paris, 1792, 3 vol. in-8°.

POTTENDORF, v. des Etats autrichiens (Basse-Autriche), à 32 lui. S. de Vienne; 3,000 hab. Filature de coton. Château des princes Esterhazy.

POTTENSTEIN ou BODENSTEIN, brg de la Basse- Autriche), à 28 kil. S.-O. de Vienne; 850 hab. Usine à cuivre considérable, dans une anc. manufacture d’armes blanches; fabr. de poix et térébenthine.

PORTER (Paul), peintre d’animaux, né à Enkhuyzen (Hollande) en 1625, m. en 1654, descendait, par sa mère, de l’illustre famille des Egmont. Son père, artiste insignifiant , fut son seul maître, et ne put guère lui enseigner que les éléments de la peinture. Il se forma tout seul , par l’étude des objets réels, et cette méthode le conduisit à une haute perfection. Il est vrai qu’à force de vouloir copier la nature avec exactitude, il est tombé dans la sécheresse; néanmoins nul n’a saisi aussi bien que lui l’expression et la physionomie des bœufs, des vaches et des moutons. Les fonds de ses tableaux sont exécutés aussi avec infiniment de soin , et composés avec beaucoup d’art. Peu d'hommes ont été aussi laborieux: il assistait au lever, au coucher du soleil, travaillait tout le jour à la peinture, et, le soir, gravait à l'eau-forte, ou dessinait. Ses gravures et ses dessins sont fort recherchés. Son chef-d'œuvre en peinture se voit au musée de La Haye : c’est un jeune taureau de grandeur naturelle, près d’une vache accroupie. Le Louvre possède de lui deux morceaux, le musée d’Amsterdam en renferme quatre. Paul Potter a gravé 18 sujets à l’eau-forte avec une rare habileté. A. M.

potter (Jean), théologien et antiquaire, né en 1674 à Wakefield (York), m. à Lambeth en 1747, fut professeur de théologie à Oxford , puis archevêque de Cantorbéry. On lui doit: de bonnes éditions de Lycopkron, Oxford, 1697 et 1702, in-fol., et de Clément d,' Alexandrie , grec-latin, ibid., 1715, 2 vol. in-fol.; Archœologia grœca , ibid., 1698-99, 2 vol. in-8°, en anglais, ouvrage souvent réimprimé, et dont Gronovius a inséré une trad. latine dans son Thésaurus; il y en a aussi une traduction allemande, augmentée d’un 3e volume; The theological worlcs, ibid., 1753, 3 vol. in-8°. B.

potter (Robert), helléniste et poëte anglais, né en 1721, m. en 1804, a donné des traductions estimées d'Eschyle, 1777, 2 vol. in 8°; d'Euripide, 1781 et 1814, 2 vol. in-H», et de Sophocle, 17H8.

POTTSVILL, v. des Etats-Unis ( Pensylvanie), comté

de Schuylkill , à 150 kil. N.-O. de Philadelphie; 12,000 hab. Exploitation importante de houille et de minerai de fer. Construction de machines, filatures de laine, fabriques de tapis; brasseries, tanneries, etc. Cette ville fut fondée vers 1835; on en fit le centre de l’exploitation des mines du bassin supérieur de la Schuylkill. .

POUANCÉ, ch.-l. de canton (Maine-et-Loire), arrondissement et à 25 kilomèt. N.-O. de Segré; 1,898 hab. Ancienne baronnie. Vieux château. Forges, hauts-fourneaux, fonderies.

POÛCE, anc. mesure française, le 12e du pied , valant 0“>,027,07. — Pouce d’eau fontainif.r, anc mesure française, donnant, en 24 heures, 19,195 litres, soit environ 20 mètres cubes.

POUCHET | Louis-Ezéchiel ) , négociant, né en 1748 à Gruchet (Seine-Infér.), m. à Rouen en 1809, a introduit de grandes améliorations dans plusieurs branches de l’industrie manufacturière, et notamment dans la filature du coton. On a de lui : Traité sur la fabrication des étoffes , Rouen , 1788, in-8°; Métrologie terrestre, ou Tables des nouveaux poids, mesures et monnaies de France, ibid., 4e édit., 1798 : c’est une évaluation des anc. poids, etc., de France ou de l’étranger, en poids, mesures, etc., métriques; Numérotage des cotons filés, etc.

POUDRE A CANON. On ne sait pas d’une manière précise à quelle époque remonte l’invention de la poudre, ni à qui il faut l’attribuer. On trouve, dans un traité du grec Marcus, la description détaillée de plusieurs pièces d’artifice, qui ont dû précéder l’usage des canons de toute sorte. Mais c’est aux Arabes qu’appartient vraisemblablement la découverte : un manuscrit arabe du xivc siècle décrit un instrument appelé madfaa (nom dont les Arabes se servent quelquefois pour désigner le fusil), qui semble la première application faite de la force explosive de la poudre; le madfaa ne servait qu’à lancer des flèches: mais la composition de la poudre, salpêtre, soufre, charbon , était trouvée : les proportions ont seules changé depuis. Cette poudre primitive était très-imparfaite. Aussi les bouches à feu ou bombardes n’étaient-elles guère employées qu’à lancer de grosses pierres contre les remparts des villes ou à jeter le feu grégeois. Les Arabes sont peutêtre aussi les premiers qui aient employé le canon en Europe. Mais les textes qui semblent leur en attribuer l’usage dès 1259 et 1323 ne sont, pas assez explicites, et on ne sait s’il s’agit réellement de canons ou simplement do balistes, de mangonneaux ou de machines <" fronde. L'existence des bouches à feu est constatée en Italie dès l'année 1325, et, à partir de cette époque, les historiens italiens mentionnent assez souvent l’emploi des armes à feu. La poudre à canon fut employée en 1339, au siège de Cambrai, par Edouard III, et. dès 1345, on fabriquait des canons à Catiors. Les boulets et les balles de plomb étaient en usage à la même époque. Les Anglais furent les premiers à se servir de l’artillerie en rase campagne, et ils durent à cette innovation le succès de la journée de Crécy, 1346. L’usage des armes à feu se généralisa alors en I rance, et se répandit bientôt dans toute l’Europe. Les communes ne manquèrent pas de s’emparer de ce puissant moyen de défense, et chaque ville libre voulut avoir à sa solde son maître d'artillerie et ses artillers. C’est vers 1370 que la marine adopta l’iisage de l’artillerie. Les premiers canons se composaient de pièces de fer reliées entre elles par des cercles de fer : Berthold Schwartz, cordelier de Fribourg, imagina, vers la fin du xive siècle, d’y substituer des pièces obtenues par la fusion d’un alliage métallique, capable de résister à l’action du tir. L’artillerie, grâce à ce perfectionnement, fit de grands progrès, et Charles à III lui dut ses rapides triomphes dans sa campagne de Naples. François 1er établit en France un grand nombre de fonderies et d’arsenaux, et institua l’administration des poudres. Au commencement du XVe siècle, les Français inventèrent les canons à main ou mousquets, qui , bien qu’inférieurs aux fusils actuels , présageaient une révolution complète dans l’art militaire. F — T-

poudre pour des cheveux. Dans l’antiquité , et notamment chez les Romains , les femmes se servaient de poudres pour changer la couleur de leurs cheveux , surtout de poudres blondes ou rousses. — En 1 rance , les cheveux blancs étant une mode, on imagina de les simuler avec une poudre d'amidon pulvérisé très-fin. Hommes et femmes, jeunes et vieux, adoptèrent cette mode. Le premier exemple en fut donné par des religieuses, en 1593, puis l’usage s’en répandit peu à peu. Sous Louis XIV, la mode de porter de la poudre n’était pas, en quelque sorte, obligatoire : tel qu’on avait vu un jour avec des cheveux blancs de poudre, se montrait le lendemain avec

POU

rou

des cheveux noirs. Cependant , vers la fin du règne , l'usage de la poudre fut du bel air à la cour, et dans la magistrature, bien que le roi n’en portât pas; mais la mode absolue et générale n’en fut en vigueur que sous les règnes de Louis XV et de Louis XVI : alors tout le monde en portait, jusqu'aux classes les plus plébéiennes, au moins les hommes. La poudre se jetait avec une houpe, et tombait en frimas sur la tète. Les perruquiers de bas étage, qui, par économie, mêlaient beaucoup de farine à l’amidon, étaient tout blanchis de leur métier, ce qui leur valut le sobriquet de merlans , de leur quasi ressemblance avec ce poisson roulé dans la farine pour être frit. La mode de la poudre dura jusqu’aux premières années de la Révolution | V. Perruques).

POUDRES (Conspiration des), complot formé en 1605, par Robert Catesby, Guy Fawkes, Winter, Thomas Percy, Digby, J. Wright, Rcokvvood, et Grant, dans le but d’opérer une réaction catholique en Angleterre; ils n’avaient pas plus de 80 complices. Les conjurés, acquéreurs d’une maison voisine de Westminster, avaient pénétré dans les caves de cette abbaye , et y avaient placé 36 barils de poudre, pour faire sauter le roi Jacques Ier, les ministres, et tous les membres du parlement, le jour de l’ouverture de la session, 5 novembre 1605. Une lettre anonyme, écrite par Percy, et dans laquelle il avertissait un pair de n’aller pas à la séance, s’il aimait la vie, mit sur la trace de l’affaire; les principaux coupables furent arrêtés; les deux chefs, Catesby et Percy, se firent tuer les armes à la main; les autres furent décapités.

POUGATCHEFF (Ymilca ou Yéhelman) , fameux Cosaque, né à Sitnonisk sur le Don, en 1726, m. en 1775, servit d abord la Russie contre la Prusse et la Turquie, puis déserta , et se mit , dans quelques provinces de la Petite-Russie , et principalement dans les gouvernements d Astrakhan et d’Orenbourg, à la tête d’une troupe de Cosaques vagabonds, avec laquelle il excita de grands troubles. Il prétendit être Pierre III, le dernier empereur, assassiné dans une prison. Catherine II envoya contre lui le général Bibikoff, qui ne put arrêter ses dévastations; mais Pougatcheff négligea de prendre Moscou, où l’attendaient 100,000 serfs. Il fut livré par quelques-uns de ses compagnons , moyennant 100,000 roubles , et conduit dans une cage de fer à Moscou , où on l’exécuta. L 'Histoire de Pougatcheff, par M»“ Horde, Paris, 2 vol. in-12 , 1809 , est un roman. p^

POUGENS ( îuarie - Charles - Joseph ) , fils naturel du prince de Conti , né à Paris en 1755 , m. en 1833 , perdit la vue en 1779, et sa fortune par la Révolution , et se fit, libraire et imprimeur. On a de lui , entre autres ouvrages : Trésor des origines, ou Dictionnaire grammatical et raisonné de la langue française , Paris , 1819 , in-4°, ouvrage qui n’a pas été achevé; Archéologie française, ou Vocabulaire des mots anciens tombés en désuétude , et propres à être rendus au langage, 1821-24,2 vol. in-8° ; Mémoires, 1834, in-8".

POÜGHKEEPSIE, v. des Etats-Unis, dans l’Etat et à 112 kil. N. de New-York, sur l’Hudson ; 14,726 hab. Armements pour la pêche de la baleine.

FOUGUES, ch.-l. de cant. (Nièvre) , arr. et à 11 kil. N.-N.-O. de Nevers, sur la Loire ; 754 hab. Eaux minérales froides; établissement de bains. Beaux sites.

POU1LLE , eu italien Puglia , en latin Apulia, anc. division du royaume de Naples, comprenait les provinces de la Capuanate, de la Terre de Bari, et de la Terre d' Curants. mile forme auj. les provinces de Foggia, de Bari et de J.ecce , dans le royaume d’Italie.

POUILLË (du latin pulelum , polelicum , pour polypticitm ) , livre qui contenait le tableau des bénéfices dépendant d’une abbaye, et quelquefois aussi le revenu et la population de chaque paroisse.

xOUILLON, ch.-l. de cant. (Landes), arr. et à 13 kil.

, . -L.de Dax; 579 hab. Eaux et boues thermales ; établissement de bains. Exploit, déplâtré, sable blanc, argile blanche.

POUILLY-EN-AUXOIS ou en-montagne, ch.-l. de cant. (Côte-d’Or) , arr. et à 39 kil. N.-O. de Beaune, sur le canal de Bourgogne; 891 hab. Fabr. de chaux hydraulique et de ciment romain. Comm. de vins et de vinaigre.

. r^,LIt?-SüR;LOlRE , ch.-l. de cant. (Nièvre), arr. et a lo loi. S. de Cosne ; 2,199 hab. Comm. de vins rouges et blancs estimés. °

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