‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 348 sur 864 · POUILLY ( LEVESQUE DE). V. LEVESOUE · texte numérisé non relu

POUILLY ( LEVESQUE DE). V. LEVESOUE

POULAIN-DUPARC (Augustin-Marie) .jurisconsulte, fiere de Saint -Foix, né à Rennes en 1701, m. en 1782 tut professeur de droit civil dans sa ville natale. On a de Jut : Coutumes générales de Bretagne, Rennes , 1745 et suiv

3 vol. in-4°; Journal des arrêts du parlement de Bretagne,. 5 vol. in-4°; Principes du droit français, 12 vol. in-12, etc.

POULAINE (souliers à la), chaussures du moyen âge, inventées par Foulques le Réchin, comte d’Anjou, pour dissimuler ses pieds contrefaits. Ces souliers se terminaient en pointes garnies de fer, tantôt droites , tantôt recourbées, longues d’abord de 22 centimèt. , et que la mode allongea peu à peu jusqu’à 49 centimèt. Une pointe de 11 à 13 centimèt sortait aussi du talon, en forme d’éperon. Le nom de Poulains vient de ce que l’extrémité de la chaussure ressemblait à un hec de poule.

POULANGY , vge de France ( Haute-Marne) , arr. et à 15 kil. S.-S.-E. de Chaumont; 800 hab. Jadis abbaye dedames nobles fondée au vne siècle.

POULETS SACRÉS, Pulli ou Gallinacei, coqs que les ano. Romains faisaient porter à la suite des légions, pour prendre les auspices au moment de livrer bataille. E’auspice se prenait en leur jetant une boulette de pâtée un peu ferme ; s’ils la déchiquetaient avidement , en laissant tomber quelques miettes de leur bec , l’auspice était bon ; si, au contraire, ils refusaient de manger, l’auspice était contraire. C. D — y.

POULLAOUEN, vge (Finistère), arr. et à 46 kil. N.-E. de Châteaulin ; 466 hab. Mine de plomb argentifère.

POULLE (Louis), abbé , né à Avignon en 1702, m. en 1781 , vint à Paris en 1755 , afin de se consacrer à la prédication. En parant les sévères vérités de l’Evangile de tous les ornements d’une fausse rhétorique, il eut un grand succès. Ses meilleurs sermons sont deux Exhortations de charité en faveur des prisonniers et des enfants trouvés, et les sermons Sur la Foi, Sur le service de Dieu, et Sur la parole de Dieu. Nommé abbé de Notre-Dame de Nogent , il prononça, en 1748 , le Panégyrique de St Louis en présence de l’Académie Française; le style en est élégant et soutenu , sans atteindre à l’éloquence. Content de sa renommée de prédicateur, il n’ambitionnait pas celle d’auteur; ce fut son neveu qui , en 1778, le détermina à publier onze de ses Sermons ou Discours , avec le Panégyrique de St Louis, 2 vol. in-12. Il les avait conservés de mémoire, assez bien pour pouvoir les dicter. F. B.

POULO-CONDOR. V. Condor.

POULO-T’ENANG. V. Galles (Ile du Prince de ).

POUL-SERRHA ou POIJL-SERRO, pont que les âmes des morts, dans la théologie musulmane, surtout chez les Persans, doivent passer et sous lequel brûle un feu éternel. Là, au jour du jugement dernier, doit se faire la séparation des bons et des méchants : ceux quLauront été persécutés pendant leur vie s’attacheront à leurs persécuteurs, et les jetteront dans l’abime.

POUNAII, v. del’Hiudoustaii anglais, présidence età 147 kil. E.-S.-E. de Bombay, dans l’anc. Aurengabad ; par 18° 30' lat. N., et 71° 32' long. E.; 115,000 hab. Collège hindou, établi en 1821. Imprimerie lithographique po. r l’hindoustani. Jadis résidence du chef de la confédération des Mahrattes, elle appartient aux Anglais depuis 1818.

POUPART (François), anatomiste, né au élans, ni. en 1708. On lui doit plusieurs observations anatomiques intéressantes, un Mémoire sur le scorbut; son nom est resté attaché au ligament qui forme l’arcade crurale, quoiqu’il ne l’ait pas découvert et qu’il l’ait môme assciî mal décrit. D — g.

POUQUEVILLE (François-Charles-Hugues-Laurent I , historien, né en 1770 à Merlerault (Orne), m. en 1838, tic ses études à Caen, alla suivre à Paris les cours de médecine de Dubois , qu’il accompagna dans l’expédition d’Egypte, fut pris à son retour par les Turcs, retenu 10 mois à Tripolitza, et 2 ans au château des Sept-Tours à Constantinople, et revint à Paris en 1801. En 1805, il publia un Voyage en Morée et à Constantinople , 3 vol. in-8°. Nommé consul-général à Janina, il résida près du fameux Ali-Pacha jusqu’en 1815, puis occupa le même poste à Patras jusqu’en 1817. De retour en France, il publia un Voyage en Grèce, 1820-22, 5 vol. in-8°, fig., ouvrage intéressant, où l’auteur a mêlé à ses propres recherches celles des voyageurs les plus accrédités. 11 refondit en partie ce Voyage dans une Histoire de la régénération de la Grèce, comprenant le précis des événements depuis 1740 jusqu’à 1824, Paris, 1825, 4 vol. in-8°; cette Histoire, trèscurieuse, est écrite d’un ton un peu oratoire. On lui doit encore V Histoire de la Grece, dans la collection de l'Univers pittoresque de MM. Didot, et divers Mémoires dans le recueil de l’Académie des Inscriptions et Belles- Lettres, dont il fut élu membre en 1827.

POUR, POURA, signifie ville en sanscrit; c’est la finale d’un grand nombre de noms dans l’Inde, en deçà et au delà du Gange : Rahjahpour, ville royale, etc.

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