‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 35 sur 864 · K OU · texte numérisé non relu

K OU

l’E. 5 203,450 kil. carr.; 800 kil. sur 400; 7,314,000 hab. Sol entouré de montagnes, et arrosé par le Si-Kiang. Mines d’or, d’argent et de cuivre, dont le produit appartient à la couronne. Récolte de soie, cannelle, cire.

KOUANG-SIN, v. de Chine (Kiang-si), à 225 kil. E. de Nan-tchang, par 28° 27’ lat. N., et 115» 21’ long. E. Beau papier.

KOUANG-TCHÉOU , nom chinois de Canton.

KOUANG-TOUNG, prov. de l’empire chinois, une des 18 de la Chine propre, au S.; ch.-l., Kouang-Tchéou (Canton); entre celles de Kiang-si et de Hou-nan au N., de Kouang-si à l’O. , de Fou-kian â l’E., la mer de Chine au S., et le golfe du Tonkin au S. -O.; 206,585 kil. carr.; 1,000 kil. sur 300; 19,174,000 hab. Sol montagneux; les côtes sont bordées d’îles ( Macao , Hong-Kong , Ilaï-nan , le groupe des Pirates ou des Larrons).

KOUBA, v. de la Russie d’Europe, dans le gouvernement et à 98 kil. S. -S.-E. de Chamaki ; 10,800 hab. Ch.-l. d’une horde de Lesghiz, et autrefois d’un khanat qui comptait 60,000 hab. Sources de naphte.

KOUBAN, Hypanis de Strabon, Vardanes de Ptolémée, riv. de la Russie d’Europe (Région caucasienne), descend du mont Elbourz dans la chaîne du Caucase, coule au N., puis au S.- O. et à l’O., dans les gouvts de Stawropol et des Cosaques de la Mer Noire, et se divise en plusieurs branches, dont les unes se jettent dans la mer Noire, et les autres dans la mer d’Azov. Cours de 570 kil. V. Suppl.

KOUBATCHA, KOUBETCHI ou KOUB1TCHI, v. de la Russie d’Europe, dans la Région caucasienne, gouvernement et à 50 kil. N.-O. de Derbent ; 4,000 hab. Elle forme une petite république indépendante, gouvernée par un chef religieux mahométan, et dont les habitants descendent, dit-on, d’ouvriers allemands qu'un schah de Perse fit venir à l’époque des Croisades. Fabriques de draps et d’armes.

KOUBENSK ou KOUBINSKOE , lac de la Russie d’Europe, dans le gvt et au N.-O. de Yologda. La Soukhona en sort.

KOUBLAI-KHAN ( Koupii.ai-Khan , dit par corrup- j tion), en chinois Chi^Tsou , empereur mogol, fondateur de la 20e dynastie chinoise, celle des Mogols ou Yen, né en 1214, m. en 1294, succéda à sou frère Mangou-Khan en 1260. Non content d’avoir réuni sous son pouvoir tous les pays d’Asie et d’Europe qui formaient l’empire de Gengis-Khan , son aïeul, il envahit la Chine, 1267, vainquit dans 2 batailles l'empereur chinois, s’empara de sa personne. et fit périr tous les rejetons de la dynastie des Sony. Le Thibet , le Pégu , la Cochinchine, furent conquis à leur tour. L’empire mogol s étendit alors depuis le Dnieper jusqu’au Japon. Koublaï-Khan répara les maux de tant de guerres par une sage administration , et fit fleurir les lettres, le commerce, l’industrie et l’agriculture. Marco- Polo , qui passa 17 ans à la cour de ce prince , nous a laissé sur lui des détails intéressants.

KOUBO ou SEOGOUN , nom que porte le chef temporel du Japon.

KOUÉ1-LIN, v. forte de l’empire chinois (Chine propre), ch.-l. de la prov. de Kouang-si, par 25° 12’ lat., et 107® 40’ long. E. Principal entrepôt du commerce de l’empire avec la Cochinchine.

KOUÉI-TCHÉOU , prov. de l’empire chinois, l’une des ; 18 de la Chine propre, au S. -O.; ch.-l., Kouéi-Yang ; entre celles de Szu-tchouan au N., de Ynn-nnn à l’O., de Kouang-si au S., et de Hou-nan à l’E.; 167,840 kil. carr.; 600 kil. sur 280 ; 5,288,000 hab. Sol montagneux. Au S., ! habite le peuple sauvage des Miaotse.

KOUEI-YANG, v. de la Chine propre, ch.-l. de la prov. de Kouéï-tehéou , au S.- O. de Pékin , par 26° 30’ lat. N., et 104° 2’ long. E.

KOtJFA ou KUFA, anc. Borsippa, v. de la Turquie d’Asie, dans l’eyalet et à 140 kil. S. de Bagdad, près de la rive dr. de l’Euphrate. Fondée en 636 sous le calife Omar, elle fut la résidence de plusieurs califes, et l’une des grandes villes de l’Asie. Anj. elle est en ruines. Son nom est resté à un genre d’écriture. V. Cufique (Ecriture).

KOUHISTAN, c.-à-d. pays montagneux , prov. de la Perse, àl’E , entre le Khoraçan au Nord et à l’Ouest, le Kerman au Sud , le royaume de l’Afghanistan et d’Hérat à l’Est; elle a 450 kilomètr. sur 360, et 300,000 habitants. Chef -lieu, Bihrdjan ; villes principales ; Toun et Tabbas. Son territoire comprend une partie de VA rie ancienne.

KomnsiAN, prov. du Bélou(ehistan, au N.-O., entre la Perse à l’O., le. Mekrau au S. et à LE., le royaume de Ka- j boul au N.-E.; 310 kil. sur 140. Ch.-l , Poulira. 11 corn- ! prend une partie de la Carmanie ancienne. » i

kodistan, province de l’Hindoustan, au N. du Pendjab et dans les vallées de l’Himalaya, partagée en petits Etats qui obéissent à des princes seykhs.

TvOUKA, v. de Nigritie (Bournou), à 23 kil. N.-O. d’Engornou, près de la rive O. du lac Tchad; par 12° 55' lat. N., et U» 3' long. E. ; 30,000 hab.

KOUL, lac dans les langues tatares ; JcIkoul, lac du chien, etc.

KOUI.FA, v. de Nigritie (Yaouri), à 16 kil. N.-E. de Tabra; 15,000 hab.

KOULI-KHAN (T1IAMAS-). V. Nadir-Chah.

KOULIKÜVO, vaste plaine de la Russie d’Europe ( Toula), entre le Do,, et la Népeiadva Déinétriusy extermina l’armée tartare de Marnai le 8 sept. 1380, et mérita par cetie victoire le surnom de Lom-koi.

KOULLA, Etat de Nbm’t!e, au S.-E. du Bournou, dont il est tributaire, au b. du Baghermé, au S. -O. du Darfour. Pays peu connu.

KOULON ou DALAI, lac de l’empire chinois, sur la limite de la Mandchourie et de la prov. russe de Transbaikal; 270 kil. de tour. Formé par les eaux du Kerlon, qui en ressort ensuite sous les noms d’Argoun et d’ Amour.

KOULOUGLIS. V. Coulouglis.

KOULOUM, khanat duTurkestan. V. Khodi.m.

KOUM , KOM ou KOOM , anc. Choama , v. de Perse (Irak-Adjémi) , à 200 kil. N. d’Ispahan; 16,000 hab. On voit, dans sa célèbre mosquée, le tombeau de Fatime, petite-fille de Mahomet, et ceux des derniers Sophis.

KOUMA, riv. de l’Empire russe (Région, caucasienne), naît sur le versant N. du Caucase , coule à TE. , détermine une partie de la limite entre les gouvts do Stavropol et d’Astrakan, arrose Georgievsk, et se jette dans la mer Caspienne par plusieurs embouchures. Cours de 400 kil.

KOUMAON, prov. de TKindoustan. V. Kemaon.

KOUNACHIR, île du Japon, dans l’archipel des Kouriles, près et au N.-E. d’Yéso, au S.-O. dltiroup; 115 kil. sur 76.

KOUNDOUZ, ville du Turkestan indépendant, ch.-l d’un khanat de même nom, sur la rive g. du Benghi, à 130 kil. S.-E. de Balkh ; 2,000 hab. — Le khanat de Koundouz, appelé aussi Toeharistan, comprend la partie supérieure du cours du Djihoun.

IvOUNGOUR , v. de la Russie d’Europe , gvt et à 87 kil. S. -S.-E. de Perm , au confl. de l’Iren et de la Sylva; 6,000 hab. Exploit, de fer, cuivre, albâtre Fabr. de savon, tanneries. — Fondée en 1047 , détruite par les Baskirs, et relevée en 1663.

KOUOPIO, v. de Finlande. V. Kuopio.

KOUPANG. V. Codpang.

KOUR ou MKVAPH, anc. Cyrus , riv. d’Asie, naît dans la Turquie d’Asie (Erzeroum), entre dans le gouvernement russe de Koutais, qu'il arrose dans la direction du S.-O. au N.-E., passe à Gori, à Tiflis, où il devient navigable, reçoit l'Aras, arrose le gouvernement de Chamaki, et se ! jette dans la mer Caspienne au-dessous de Salian. Cours I de 900 kil.

KOUR ou KOR , anc. Corius , Salsos, dit aussi Abi-chor et Chor-roud , riv. de Perse (Farsistan) , coule du N. au S., et se jette dans le golfe Persique, en face de l’île Kischm. Cours de 250 kil.

KOUR ou BENDEMIR , riv. de Perse , naît sur les confins de l’Irak-Adjémi, coule du N.-O. au S.-E., et se perd dans le lac Baghteghian, à 95 kil. N.-E. deSchiraz. Cours de 450 kil.

KOURAKIN (Boris-Ivanovitcli), né en 1677, m. en 1727, fils d’un boiard de Smolensk, fut chambellan de Pierre le Grand, épousa une sœur de la tzarine Eudoxie, prit part aux deux expéditions d’Azov en 1695 et 1696, assista aux deux sièges de Narva, 1700-1704, fut envoyé à Rome en 1707 pour empêcher Clément XI de reconnaître Stanislas Leczinski comme roi de Pologne, combattit glorieusement à Pultava, 1709, sut détacher le Hanovre de l’alliance suédoise en 1710, occupa le poste d’ambassadeur dans les Pays-Bas, en Angleterre, en Espagne, à Vienne, et administra l’empire pendant l’expédition du tzar contre la Perse, 1722. Il a fondé à Moscou une maison de retraite pour les officiers.

KODitAKiN (le prince Alexandre), né en 1752, m. en 1818, attaché dès sa jeunesse à la personne du tzar Paul Ier, l'accompagna dans ses voyages en Prusse et en F’ rance, fut ministre et vice-chancelier de Russie de 1796 I à 1802, puis ambassadeur à Vienne, et négocia la paix de Tilsitt en 1807. Il eut l’ambassade de France de 1808 à 1812. Sa Correspondance officielle est pleine d’intérêt; elle atteste à la fois l’habileté et la droiture du diplomate.

KÛURATCIIY. V. Koratchy.

KOU

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