PRÆ
PRA
Bouillon et le duc de Nevers, son frère, lui opposèrent une Phèdre et Ilippolyle de Pradon, et, pendant les six premières représentations des deux pièces , ils louèrent toutes les premières loges , donnant à l’une les spectateurs qu’ils refusaient à l’autre. Pradon n’était pas seulement un très -mauvais poëte, il était aussi d’une profonde ignorance. 11 a composé 11 tragédies; 7 ont été recueillies en 1 vol. in -12 , en 1700; ce sont, outre les deux déjà nommées : Tamerlan ou la Mort de Bajazet, la Troacle, Stalira, Régu lus, et Scipion l'Africain. Toutes sont d’une affreuse médiocrité, et le style est remarquable par sa platitude. Pradon avait écrit contre Racine une comédie, le Jugement d’Apollon sur Phèdre , et contre Boileau un pamphlet, le Triomphe de Pradon, 1684. F. B.
PRADT (Dominique Dufour, abbé de), né en 1759 à Allanches (Auvergne) , m. en 1837 , était grand-vicaire à Rouen quand la Révolution éclata. Député du clergé de la province de Normandie aux Etats - Généraux , il prit parti pour la cour, émigra en 1791 , ne revint en France qu’en 1801 , et, par la protection du général Duroc , son parent, devint tour à tour aumônier de Napoléon Ier, baron de l'Empire , évêque de Poitiers, et archevêque de Malines. Chargé de négociations en Espagne, 1808, il prépara l’abdication de Charles IV. Ambassadeur à Varsovie «n 1812, il ne répondit pas aux intentions de l’empereur, qui, après la campagne de Russie, le priva du titre d’aumônier et le renvoya dans son diocèse. De Pradt, devenu dès lors l’ennemi acharné de Napoléon, se déclara des pre tniers contre lui, et prit part aux intrigues conduites par Talleyrand. Les Bourbons, malgré l’enthousiasme qu’il fit éclater pour leur cause, l’accueillirent assez mal; il dut même résigner son archevêché, parce qu’il n’avait point été nommé par le pape, mais il reçut en dédommagement une rente viagère, et se retira dans ses propriétés de l'Auvergne. Elu, en 1827, député par le département du Puyde-Dôme, il résigna son mandat dès les premiers jours de la session. De Pradt fut un des écrivains politiques les plus féconds de son temps; ses écrits sont spirituels, mais prolixes; il a la manie de faire des prédictions politiques, que l’événement a presque toujours démenties , excepté pour la séparation des colonies espagnoles de l’Amérique, qu’il prédit dès 1801. Ses principaux ouvrages sont : l'Anlidole au congrès de Rasludt , ou Plan d'un nouvel équilibre en Europe, Hambourg, 1798, in-8°; le s Trois âges des colonies , 1801, 3 vol. in-8° ; Histoire de l’ambassade dans le grand-duclié de Varsovie en 1812, Paris, 1815, in-8°; relation très-partiale, publiée après la bataille de Waterloo; Du Congrès de Vienne, 1815, 2 vol. in-8°; Mémoires historiques sur la révolution d'Espagne, 1816 ; Des colonies et de la révolution actuelle de l’Amérique, 1817, 2 vol.; Des progrès du gouvernement représentatif en France, 1817; les Quatre Concordats, 1818, 2 vol. in-8»; le Congrès de Carlsbad, 1819; De la Belgique depuis 1789 jusqu'en 1794, 1820; l’Europe et les colonies depuis le congrès d'Aix-la-Chapelle , 1821, 2 vol. in-8°; Parallèle de la puissance anglaise et russe relativement à l’Europe, 1823 ; l'Europe et /'Amérique en 1821 et 1823, 2 vol. in-8°, 1824; l’Europe et l’Amérique en 1822 et 1823, 2 vol. in-8°, 1824, etc. B.
PRÆC1DANÉE (Victime), nom donné par les anc. Romains à toute victime sacrifiée la veille d’une fête.
P1LEFEK1CULE , Præfericulum, petit vase de sacrifices chez les anc. Romains, servant à contenir le vin ou l’huile pour les libations. Il avait 18 à 20 centimètres de haut, était de forme ovoïde à pied, avec un col assez allongé, une embouchure très-étroite à bec, et, sur le côté, une anse s’élevant plus haut que l’embouchure. C. D — y
PRÆ MUNI RE, nom par lequel les Anglais désignaient anciennement ce genre d’oflènse envers le gouvernement du roi, qui consiste à introduire dans le pays une puissance étrangère, et à créer imperium in imperio, en accordant aux ordres du pape l’obéissance qui n’appartient constitutionnellement qu'au roi seul. Ce délit a pris son nom de la corruption des premiers mots du writ ou mandat qui somme le prévenu de comparaître pour répondre à l’accusation I prœmoneri jacias... ). Les cas de Præmunire, bornés d’abord à celui que nous venons d’indiquer, sont devenus beaucoup plus nombreux depuis le règne de Henri V 111, et on comprend maintenant sous ce nom des délits qui n’ont aucun rapport avec la soumission à l’autorité du pape, comme d’affirmer méchamment et à dessein que les deux Chambres possèdent l’autorité législative sans le concours du roi, d’envoyer un sujet anglais prisonnier an delà des mers, etc.
PRÆNEbiE, Civitas Prœnestina , auj. Palestrina , anc. i v. forte du vieux Latium, à 34 kil. E. de Rome, sur la ! voie Préuestine, et au S. de Tibur, sur les confins du pays I
des Eques. Elle fut fondée , selon la tradition , par Cæculus, fils de Vulcain , et nommée d’abord Polistephanum ou Stephanè ; elle était située au pied d’une haute montagne, couronnée par une forteresse qui commandait la ville; à mi-côte était un magnifique temple de la Fortune, avec un oracle célèbre. Præneste fit partie de la confédération latine, devint munieipe après la guerre Sociale, et fut ruinée par Sylla , qui en distribua le territoire à ses soldats. Patrie d’Elien. Le jeune Marius, battu devant Præneste, s’y enferma, y fut assiégé par Lucrétius Ofella, lieutenant de Sylla, et s’y donna la mort, en 82 av. J.-C. V. Palestrina.
PRÆTENTURA , première partie d’un camp romain , à l’époque d’Adrien, partie comprise entre la porte prétorienne etla voiePrincipale. K. Castramétation. C. D — y.
PRÆTUT1ENS, Prælulii , anc. peuple de l’Italie centrale, sur l’Adriatique, entre le Picénum et les Vestins; v. principales : Adria, Interamna.
PRAGA , v. de Pologne, sur la rive dr. de la Vistule, en face de Varsovie, dont elle est regardée auj. comme un faubourg; 3,000 hab. Soinvaroff y fit un grand massacre en 1794. Victoire des Suédois sur les Polonais en 1656, et des Polonais sur les Russes en 1830.
PRAGMATIQUE-SANCTION, c.-à-d. ordonnance sur les affaires , nom donné en général aux ordonnances des rois de France et aux résolutions de la Diète germanique, dans les xne, XIIIe, xive et xve siècles, et spécialement appliqué aux actes suivants :
1° Pragmatique-sanction de Louis IX, rendue, dit -on, en 1268 ou 1269, pour préciser, dans 6 articles, les relations de la France avec le Saint-Siège. D'après la version insérée dans la Bibliothèque des conciles , Louis IX déclare que la couronne relève de Dieu seul , pose en droit la liberté des élections canoniques, et dénie au pape les promotions et collations; mais il n’y est question qu’en termes trèsgénéraux des libertés et franchises de l’Eglise gallicane, que la Pragmatique aurait fondée, selon quelques-uns. D'autres éditions de cette ordonnance ont un article additionnel , qui interdit les levées d’argent imposées par la cour de Rome , et dont les termes un peu aigres ne semblent guère en harmonie avec le caractère du pieux roi. La critique moderne a prouvé que cette Pragmatique est l’œuvre d’un jurisconsulte du xve siècle; qu’aucun îles historiens contemporains de Louis IX ne parle de cet acte; qu’il n'en est pas question dans les démêlés de Philippe le Bel avec la papauté; que Boniface VIII n’aurait pas canonisé l’auteur d’une ordonnance où la papauté était attaquée ; que cette Pragmatique est mentionnée pour la première fois au xve siècle, c.-à-d. à l’époque où l’on commença à discuter sur les points qui y sont traités ; qu’en 1491 on soutenait déjà devant le parlement de Paris la fausseté de cette pièce ; qu’enfin le style ni les formules n’appartiennent pas au xme siècle, et que ies officiers royaux y sont désignés sous des noms qu ils ne portaient pas au temps de Louis IX. V. Pasquier, Recherches de la France; Thomassy, de la Pragmatique-sanction attribuée à St Louis, Paris, 1844, in 8°; Berleur, Etudes sur la Pragmatique-sanrtion de St Louis, Louvain, 1848; Rôsen, la Pragmatique -sanction qui nous est parvenue sous le nom de Louis IX, roi de France, en allem.. Munster, 1855.
2° Pragmatique-sanction de Bourges, rendue parCharles VII en 1438, et fondée sur les décrets du concile de Bâle. Elle proclame la nécessité des conciles œcuméniques, leur supériorité sur les papes, enlève à ces derniers la nomination aux évêchés et aux abbayes, qui doit appartenir aux chapitres et aux moines, abolit les réserres, les grâces expectatives et les annales ( V. ces mots ) , limite les appels en cour de Rome , restreint les effets de l'excommunication et de l’interdit, etc. Enregistrée au parlement et accueillie avec joie par l’Eglise de France, mais regardée par les souverains pontifes comme une atteinte aux droits du Saint-Siège, cette Pragmatique fut supprimée par Louis XI, en 1461, pour complaire au pape Pie II. Mais ce n’était que nominalement : le roi la fit exécuter selon les besoins de sa politique; Charles VIII et Louis XII la maintinrent, et François Ier la remplaça, en 1516, par le Concordat ( V. ce mol ) .
3° Pragmatique-sanction de l’empereur Charles VI, rendue en 1713, pour assurer à Marie - Thérèse , fille aînée de ce prince, l’hérédité de ses Etats. Les puissances européennes, qui l’avaient garantie, n’en tinrent aucun compte a la mort de Charles VI, 1740, et ce fut ' origine de la guerre dite de la succession d’ Autriche.
4° Pragmatique-sanction de Charles III, rendue, te 2 avril 1767, pour la suppression des Jésuites en Espagne. B
PRAGUE, en allemand Prag , en bohémien Praha , y.
PR A
PRA
forte des Etats autrichiens, capitale de la Bohême, cheflieu d'un cercle qui a 5,819 kil. carrés et 655,614 hab., sur la Moldau, à 357 kil. N. -O. de Vienne (par Iglau); par50°5'19'’ lat. N., et 12°4'58" long. E.; L42,583 hab., avec les faubourgs Carolinenthal et Smichow. Archevêché primatial; tribunal d'appel de la Bohême; tribunaux criminel, de lre instance, et de commerce ; siège d’un commandement militaire ; résidence du grand-prieur de l'ordre de Malte pour l’Allemagne, du grand-maître de l’ordre autrichien des chevaliers Porte-croix, du grand-rabbin de la Bohême, et d'un surintendant des réformés. Abbaye de l’rémontrés , dite Chapitre collégial de Wisseherad. Abbaye de Bénédictins, dite de Brewniow. Université impériale , dite Carolinum , fondée en 1348 par Charles IV, avec Facultés de théologie, de droit, de médecine, et de sciences et lettres. Institut polytechnique, collège de Jésuites 1 Clementinum ), 3 gymnases, haute école juive, école normale primaire, écoles d'aveugles et de sourds-muets, école vétérinaire, conservatoire de musique, école de peinture, maison militaire d’éducation. Société royale des sciences , Société patriotique d’économie rurale , Société pomo’ogique (possédant de belles pépinières aux environs). Bibliothèque royale de l’Université; bibliothèque du collège Clementinum; observatoire royal, cabinet d’histoire naturelle, jardin botanique, musée. Arsenal principal de la Bohême, hôtel d’invalides, monnaie, direction de douanes, maison de force, maison de travail pour les pauvres ; hospices d’aliénés , d’enfants trouvés , d’incurables, etc. Prague, bâtie sur 7 collines, se divise en 4 parties : la vieille ville, fondée vers 759; la ville juive, appelée Jo ephsladl depuis 1H50; la nouvelle ville, fondée, eu 1348, par Charles JV, sous le nom de Karlsladl, toutes trois sur la rive dr. de la Moldau, et, sur la rive g., le Schlossberg ou Kleinseile (petit côté), le plus beau quartier de la ville, réuni aux autres par un beau pont de 16 arches, long de 487 mètres, et que décorent des tours aux extrémités et des statues colossales. 11 y a encore deux autrës ponts, un suspendu, en fer, et un beau pont-viaduc du chemin de fer de Dresde. Prague est bien percée et bien bâtie. Ses principaux monuments sont : le Uurg, château royal, ancien et très-vaste, achevé par Marie- Thérèse, avec de beaux jardins, et une riche chapelle contenant les tombeaux des rois et empereurs; la cathédrale de S*- Vit, les églises de la Nativité de la Vierge (avec le tombeau de Tyeho-Brahél, de S'-Nicolas, de l’Assomption (avec le tombeau de S1 Norbert), de S'-Igua -e, de Sl-George, de Notre-Dame-de-Lorette ; l’hôtel-de-ville, où est une célèbre horloge mécanique; le palais des Etats; le palais archiépiscopal, les palais Czernin, Schwar/.enberg, Colloredo-Mausfeld, Waldstein, etc. ; les monuments élevés aux empereurs Charles IV et François Ier; le théâtre, 1 hôpital militaire, etc. Commerce considérable et fabr. de toiles, calicots, étoffes de soie, lainages, dentelles, cuirs, savon, gants, café -chicorée , verrerie, rosoglio, raffineries de sucre, produits chimiques, machines, quincaillerie, orfèvrerie, etc. Transit très-important; réseau de chemins de fer vers tous les points de l’Allemagne. — Prague parait être sur l’emplacement du Boviaanvm de Strabon, du Murobadum de Ptoléinée. Au XVe siècle, Jean Huss y fit naître, par ses doctrines, des troubles religieux; la guerre des llussites fut suspendue, en 1433, par un traité dit Compar. htade Prague, l.a Défenestration (K. ce mol) de Prague, en 1618. fut le signal de la guerre de Trente-Ans. En 1620, l’électeur palatin Frédéric V, proclamé roi de Bohême, fut défait par l’armée de la ligue catholique à la Montagne blaw he. près de Prague. La prise de cette ville par le Suédois Kœnigsinark, 1618, hâta la conclusion des traités de Westphalie. Dans la guerre de la Succession d’Autriche, Prague fut prise par Charles -Albert, duc de Bavière, 1741 ; les Français, ses alliés, sons les ordres de Chevert, y soutinrent, en 1742, un siège mémorable, que suivit la belle retraite du maréchal de Belle-Ile. En 1757, les Prussiens battirent les Autrichiens à Prague, mais ne purent prendre la ville. Un congrès se tint dans cette capitale en 1813, et l’empereur d'Autriche François Ief s’y déclara contre la France. En 1833, la branche aînée des Bourbons vint habiter le château de Hradschin. Eu 1848, une insurrection contre l’Autriche fut réprimée par le prince Wmdischgrætz. B.
Prague (Jérôme de). V. Jérôme.
PRAGUER1E, nom donné, en souvenir du soulèvement des llussites dans Prague, à la révolte des seigneurs et du dauphin (Louis XI | contre Charles VU | avril-août 1410). Irrités des efforts faits par le roi pour le rétablissement du bon ordre, et surtout de l'ordonnance d'Orléans sur les gens de guerre (2 nov. 1439), les ducs Charles Ier de
I Bourbon et Jean 11 d’Alençon, les comtes de Vendôme et de Danois, prétendirent chasser les conseillers du roi , le connétable de Richemont et le comte du Maine Us se réunirent dans Blois à La Trémoille; Alexandre, bâtard de Bourbon, Blanchefort, Chabannes, les autres chefs de Routiers se mirent en campagne, 1440, et leurs conseils I décideront, dans Loches , le dauphin à prendre parti contre son père, et à chasser le comte de la Marche, son ! gouverneur. Charles VII fit arrêter Blanchefort, sauva Sl-Maixent, à demi occupé déjà par la Praguerie, gagna Dunois, prit Chambon, Evaux , Montaigu, Ebreuille, Aigueperse, et ramena à lui les Routiers du Languedoc. Le dauphin ayant refusé d’accéder aux promesses de soumission faites par d’Alençon et Bourbon, la guerre continua : Charles VII prit Vichy, La Palisse, Roanne, Charlieu. Le duc d’Alençon fit sa paix à part , et le dauphin , peu à peu abandonné, vint s’humilier à Cusset ( 19 juillet 1440), avec le duc de Bourbon, qui rendit les forteresses de Beauté, Vincennes, Corbeil, Brie-Comte-Robert, les villes de Loches et de Sancerre, occupées pendant la guerre. Louis fut privé de tous ses offices , mais chargé du gouvernement du Dauphiné, avec cette réserve que ses actes j seraient scellés par le chancelier de France. Le bâtard de Bourbon, dont les crimes de tous genres faisaient horreur, fut arrêté, cousu dans un sac, et jeté dans l'Aube. La Praguerie, quoique promptement étouffée, eut deux funestes conséquences : elle retarda l’application de l’ordonnance du 2 novembre 1439 ; elle permit aux Anglais de reprendre une dernière fois l’offensive. A. C.
PRAHECQ, ch.-l. de cant. (Deux-Sèvres), arr. et à 15 kil. E.-S.-É. de Niort ; 841 hab.
PRAIRIAL, 9e mois du calendrier républicain en F rance, commençait le 20 ou 21 mai suivant les années, et finissait le 18 ou le 19 juin. C’est le temps où Ton fauche les prairies, dans le climat de Paris.
prairial (Journées de). Nom de deux journées restées fameuses dans les fastes de la Révolution française. La première, le 1er prairial an m (20 mai 1795 1, fut un suprême effort du parti jacobin contre la réaction thermidorienne. L’insurrection, prenant prétexte de la famine qui régnait alors, et du salut de la constitution de 1793, afficha un arrêté portant abolition du gouvernement révolutionnaire, destitution des autorités actuelles, convocation d’une nouvelle assemblée pour le 25 messidor, etc., le tout au nom des sections de Paris. La Convention répondit par une proclamation ; mais à peine était elle votée, que les émeutiers envahissaient le Carrousel , et que la salle des séances, dans le palais des Tuileries, était prise, évacuée et reprise. A. Dumont, Boissy-d’ Anglas et Vernier présidèrent tour à tour avec un grand courage pendant ces heures critiques ( V. Boissy-d’ Anglas). La populace, appuyée par les Montagnards, fit voter tout ce qu’elle voulut. Mais, à minuit, expulsée par la force, elle laissa les dictateurs qu’elle avait nommés, ainsi que leurs adhérents, à la merci des vainqueurs. Le lendemain, les factieux, qui s’étaient constitués en Convention nationale du peuple souverain, se retirèrent, prêts à combattre, dans le faubourg S'-Antoine. Le 4, ils se rendirent à discrétion, et les chefs furent livrés à la sévérité d'une commission militaire. — La 2e journée, le 30 prairial an vil (18 juin 1799), fut une violence morale exercée par le Corps législatif sur le Directoire, pour en modifier la composition. Le gouvernement, après avoir échoué dans plusieurs tentatives pour influencer les élections de Tau vt, avait fait annuler arbitrairement, par le Corps législatif, celles d’un grand nombre d’assemblées électorales; nos armées avaient éprouvé des revers; la Vendée donnait de nouvelles inqu études, le gouvernement était complètement déconsidéré; le Conseil des Cinq -Cents profi.a de cette défaveur pour mutiler le D. rectoire : l'élection de Treilhard fut annulée; La Réveillère et Merlin se soumirent à une demande impérieuse de leur démission; alors le nouveau Directoire se trouva composé de Barras, Sieyès, Roger-Dueos, Moulin, et Collier. J- R
PRAIRIE, riv. des Etats-Unis, affluent de la Great- River ; cours de 250 kil.
RRAiiîiE-DC-CHiEN (là), v. des Etats-Unis (Wisconsin), sur la rive g. du Mississipi, près et au-dessus de son confluput avec la Wisconsin; 2,000 hab.
P BAISSAS. V. Prayssas.
P BARRIT. V. Pkacrit.
PRAM (Christian), poète danois, né en Norvège en 1765, m. à Sl-Thomas (Antilles) en 1821. On a de lui: des odes, des contes en prose , des opéras ; un poème épique sur le SlarhodUer des Sagas, Copeuh., 1785, pre-
PRA
PRA
mier essai de ce genre en Danemark, mais maladroite imitation de YOberon de Wieland; des dissertations de statistique et de finances. Dans ses contes, il a pris pour modèle la manière de Voltaire. Il fonda, avec Rahbek, la Minerve, journal littéraire. ro
PRANGINS, vge de Suisse (Vaud), sur le lac de Genève, à 1 kil. N.-E. de Nyon. Joseph Bonaparte fit de son magnifique château l’un des séjours de son exil.
PRASAPA. V. Phraata.
PRAS1ENS (du sanscrit Prachinas, hommes de l’Est), nom du peuple le plus puissant de l’Inde septentrionale, à l’époque Gréco- Romaine. Leur empire s’étendait au loin sur les deux rives du Gange, et ils étaient aussi appelés Palibothres, du nom de Palihothra ( V. ce mo(), leur capitale. A l’époque d’Alexandre, leur roi pouvait mettre en campagne 200,000 fantassins, 20,000 cavaliers, et 3,000 éléphants. Mégasthéne, ambassadeur de Séleucus, trouva leur roi Sandrocottus (le Tchandra- Goupta des Indiens) à la tête de 400,000 soldats; et Pline parle même d’une armée permanente de 600,000 fantassins, 30,000 cavaliers et 9,000 éléphants. Leur puissance paraît s’être écroulée vers le commencement du n“ siècle de l’ère chrétienne ; car, dans Ptolémée, le nom de pays des Prasiens est restreint à la partie septentrionale de leurs anciennes possessions, sur le fleuve Soa. C. P.
PRASIES, v. de Laconie, au N. de la côte orientale, se nommait aussi Orialœ; elle fut saccagée par les Athéniens, la 2e année de la guerre du Péloponèse. Ruines auprès du village actuel à' H agios Andréas. — brg de l’Attiq ne, sur la côte E., dans la tribu Pandionide, au S. de Brauron, dans une baie commode et vaste ; ce port servait aux communications d’Athènes avec Délus. C. P.
PRASI.IN (Famille de), une des branches de la famille Cho seid, tirait son nom d’un village de Champagne, près de Bar-sur-Seine (Aube).
praslin (César-Gabriel de CHOiSEur. , duc de), né à Paris en 17 12, m. en 1785, porta jusqu’en 1762 le nom de comte de Choiseul, remplaça son cousin, le duc de Choiseul, dans l’ambassade de Vienne, signa en 1763 le traité qui mit fin à la guerre de Sept-Ans, fut nommé duc et pair, ministre des affaires étrangères en 1761, puis de la marine en 1766, agrandit et fortifia le port de Brest, développa l’instruction parmi les officiers, éleva la flotte à 70 vaisseaux de ligne et 50 frégates, et partagea la disgrâce de son cousin en 1770. Il était membre honoraire de l’Académie des sciences.
praslin (le duc et le comte de choîsf.ul-), fils et petit-fils du précédent, tous deux députés de la noblesse, î un de l’Anjou, l’autre du Maine, aux Etats-Généraux de 1789, furent favorables aux idées de rréforme. Lors de la formation du Sénat, eu 1799, le comte en fut nommé membre; il mourut en 1808, à 52 ans.
praslin (Antoine-César-Félix de choiseut.-), fils du sénateur de ce nom, mort en 1839, fut chambellan de Napoléon l''r, colonel d’une légion de la garde nationale de Paris en 1814, fut créé pair de France la même année, et vota constamment avec le parti constitutionnel.
praslin, très-beau port dans Pile Ste-Isabelle (archipel Salomon l, par 7« 25’ lat. S. et 152» 30’ long. E. — Port dans la Nouvelle-Irlande, par 4° 49’ 48” lat. S. et 150« 28’ 29” long. E.
PRASLIN (VAUX-j. V. MAINCY.
PRASUM promontoriüm, nom anc. du cap Delgado ou du cap Brava en Afrique.
PUA 1 EOLUS, nom latinisé de Dupréau.
PRA l'ILLI (François-Marie), antiquaire et archéologue né à Naples vers 1710, m. en 1770, a publié, enlre autres ouvrages : Délia via Appia rkonosciula e descrilta da Borna a Brindisi, Naples, 1745, in-fol., ouvrage plein de recherches utiles, un peu diffus, et encore estimé auj., quoiqu'il ne soit pas exempt d’erreurs.
PRAT1NAS de Phlionte, rival de Phrynichus et d’Eschyle, est cité par quelques auteurs comme inventeur du drame satyrique.
PRATO, v. forte de Toscane, sur le Bisenzio, à 17 kil N.-O. de Florence; 11,000 hab. Evêché, collège Cicognini, bibliothèque. Ville bien bâtie; cathédrale en marbre blanc. ■ rabr. de tissus de laine, chapeaux de paille, papier quincaillerie.— République au moyen âge, elle fut soumise par les Florentins en 1353. Patrie de Casti.
PRA l'S-DE-MOLLO ou MOULIOU , ch.-l. de cant.
( I yrenees-Onentales), nrr. et à 38 kil. S.- O. de Céret sur la rive g. du Tech; 1,245 hab. Place de guerre, détendue à 10. par le fort La Garde, construit par Vauban en 1679 Fahr. de bonneterie, molletons, draps communs.
A peu de distance, au village de la Preste, sont des eaux thermales sulfureuses et des grottes calcaires curieuses.
PRATT (Samuel- Jackson), littérateur et poëte anglais, né en 1749 à Sl-Yves (Huntingdon ), m. en 1814, a laissé de nombreux ouvrages, pleins d’imagination et de sentiment : Pensées libres sur l’homme, sur les animaux et sur la Providence, contenant l’Histoire de Bénignus, 1775-77, 6 vol. in- 12 ; le Sublime et la beauté de l’Ecriture, 1777, 2 vol. in-12; le Village de Shenslone, ou le Nouveau Paradis perdu, 1780, 3 vol. in-12; Emma Cobbelt, roman, 1781, 3 vol. in-12, trad. en français; Glanures faites dans le pays de Galles, en Hollande et en Westphalie, 4e édit., 1798, 3 vol. in-8°; Glanures faites en Angleterre, 1799, 3 vol. in-8»; divers poèmes, et quelques pièces de théâtre.
PRAUTHOY, ch.-l. de cant. (Hle-Marne), arr. et à 25 kil. S. de Langres; 694 hab. Il y avait, au lieu dit La Citadelle, un château très-fort, auj. en ruines.
PKAVADI ou PARAVADI, v. de la Turquie d’Europe, eyalet et à 105 kil. S.-E. de Silistrie, 71 S.-O. de Bazardjik, 30 O . de Varna, sur une rivière de son nom. Ch.-l. de livah. Victoire des Russes sur les Turcs, en 1829.
PRAXAGORAS, médecin grec, né à l'ile de Cos, fut l’un des derniers Asclépiades. Il est le premier qui ait observé les fièvres intermittentes pernicieuses, et qui ait reconnu que le pouls indique les variations de la force vitale dans les maladies. Ses ouvrages sont perdus.
PRAXILLA, femme poëte, née à Sieyone au Ve siècle av. J.-C. , excella dans la composition des Scolies , et s’exerça aussi dans le genre lyrique et dithyrambique. Il ne reste d’elle que quelques vers, insérés dans les Fragm. poelarum yrœcorum.
PRAXITÈLE , le plus célèbre sculpteur grec après Phidias, né à Athènes vers 360 av. J.-C., m. vers 280, travailla surtout le marbre de Paros. Les anciens vantent dans ses ouvrages la grâce, la perfection du dessin, la délicatesse des contours, et surtout la vérité avec laquelle il savait représenter les affections douces de l’âme : ses statues semblaient animées; les deux plus parfaites étaient, au jugement de Praxitèle lui-même nn Satyre ivre, que les Grecs appelaient Périboètos (le célèbre), et un Cupidon, que la courtisane Phryné, à laquelle il en avait fait présent, consacra dans un temple de Thespies ; deux autres Cupidons de Praxitèle se trouvaient, l'un â Parium, l'autre en Sicile, où il fut volé par Verrès : on citait aussi deux Vénus, l’une drapée, pour l’ile de Cos, l’autre nue, la célèbre Vénus de Cnide ; un Bacchus en bronze, â Elis; la Proserpine du temple de Cérès à Athènes ; 1 Apollon Sauroctone, ou tueur de lézards; les statues colossales de Diane à Anticyre, etdeJunon à Platée; les Travaux d' Hercule à Thèbes; les Douze grands dieux à Mégare; la statue de Phryné â Delphes, entre celles d ’Arcliidamos, roi de Sparte, et de Philippe de Macédoine ; enfin une statue équestre pour un tombeau à Athènes. Praxitèle produisit beaucoup, mais aucun de ses ouvrages n’est parvenu jusqu’à nous; on ne connaît que des copies authentiques de quelques-uns : le Cupidon, au Vatican; le Satyre ivre, connu dans plusieurs galeries sous le nom du Faune au repos; la Venus de Cnide, au Vatican, et dans divers palais de Rome; l 'Apollon Sauroclone, dont le musée du Louvre a une répétition, etc. — Un autre Praxitèle vivait à Rome à l époque de Pompée, et cisela en argent une statue de facteur Roscius. C. P.
PRAY (George), historien, né en 1723 dans le comté de Neitra (Hongrie), m. en 1801, entra dans l'ordre des Jésuites, enseigna les belles-lettres, la philosophie et la théologie dans divers collèges, et devint, après la suppression de sa compagnie, bibliothécaire royal â Bude et historiographe de Hongrie. On a de lui : Annules rete um Hunnorum, Avarum et Hungarorum, de 210 av. ,1 -C. à 997 ap. J.-C., Vienne, 1761, in-fol.; Disserlaliones liisloricocrilicæ in annales veteres Hunnorum, ibiil. , 177 1, in-fol.; Annales regum Hungariæ, de 997 à 1564, ibid., 1761-70, 5 vol. in-fol.; Specimen hiérarchies Hungaricæ, ibid., 1776-79,
2 vol. in-4°; Historia regum Hungariæ slirpis Austriacœ, ibid., 1799, in-8°; Historia regum Hungariæ cum nolitiis prœviis, ibid., 1801, 3 vol. in-8°; de Sigillis regum et régi— narvm Hungariæ, ibid., 1805, in-4°, etc-
PRAYA, v. et port sur la côte S.-E. de file Santiago, ch.-l. du gouv. des îles du Cap-Vert, par 14° 34’ lat. N. et 25° 51’ long. O. ; 2,000 hab. Exportation de sel. sucre, café, tafia, graine et huile de ricin, peaux.
PBAYSSAC ou PRE1SSAC, vge (Lot), arr. et à 29 kil. O do Cahors, sur la rive droite du Lot; 412 hab. Patrie du maréchal Bessières, â qui l’on a élevé une statue en 1815.
PRE
PRE
PRAYSSAS, ch.-l. de cant. (Lot-et-Garonne), arr. et à 22 kil. N.-O. d’Agen; 363 liab.
PRÉADAMISME, doctrine imaginée par La Peyrère ( V. ce mot), et d’après laquelle il aurait existé des races humaines avant Adam. Il soutint cette opinion , qui fut ■condamnée comme une hérésie, dans un livre intitulé : Prœadmnitœ... 1655, in-4°; 1656, in-12.
PRE-AUX-CLERCS, vaste prairie à l’O. et près des murs de Paris, sur la rive gauche de la Seine, et qui dès le xne siècle s’étendait de la rue Mazarine actuelle à la rue de Bourgogne, sur une longueur de 1,400 mètres environ, et depuis la Seine au N. jusqu’à la rue S'-Dominique au S., sur une largeur de 400 à 450 mètres. Ella était partagée en grand et petit pré. Le petit pré s’étendait seulement de la rue Mazarine jusqu’à un canal ouvert sur l’emplacement de la rue Bonaparte à l’O. , et , au S. , jusqu’à la rue Jacob. En 1368, il fut cédé à l’Université, et servit, ainsi que le grand pré, de promenade aux clercs ou écoliers, d’où le nom de cette prairie. De nombreuses guinguettes y attiraient aussi les jeunes seigneurs et les militaires. C'était encore le rendez-vous des duellistes. Sous Henri II, les calvinistes s’y réunissaient, et y chantaient les psaumes de Marot. Le petit Pré-aux-Clercs commença de se bâtir vers la fin du règne de Henri IV, et le grand pré vers 1640.
PRÉBENDE , portion des biens d’une église cathédrale ou collégiale, assignée à un ecclésiastique, à charge par lui de remplir certaines fonctions. Elle n’était pas toujours accompagnée d’un canonicat. Les bénéfices assignés, en vertu d’un règlement du concile de Latran, 1179, à ceux qui enseignaient aux enfants les principes de la religion et des sciences, furent les premières prébendes. La Pragmatique-Sanction de Charles VII confirma cette institution. Les prébendes étaient irrévocables ou amovibles , selon l’usage des chapitres. Elles pouvaient être conférées à des laïques. Ainsi, le comte d’Armagnac en possédait une dans l'église d’Auch , dont il était premier chanoine; le seigneur de Chastellux , une dans l’église d’Auxerre ; les rois de France étaient prébendiers d’Aix , d’Angers , d’Auxerre , de Lyon, du Mans, de Tours , etc. La réunion des biens du clergé aux domaines de l’Etat entraîna la suppression •des prébendes. B.
PRECAIRE, Precarium , bénéfice temporaire, accordé i ar l’Eglise à un séculier, sur les biens mêmes de l’Eglise. Le détenteur était astreint à une redevance. L’usage des précaires paraît s’être perdu en France à partir de la dynastie capétienne.
PRÉCÉPTEUR, Prœceptor, homme instruit que les anc. Romains, riches, plaçaient auprès de leurs enfants, pour leur enseigner les arts et les sciences. Ils étaient ordinairement Grecs, et, la plupart du temps, affranchis, ou esclaves.
PRÉCEPTIONS, nom donné, dans l’anc. France, à des lettres, à des édits que le roi envoyait aux juges, pour laisser faire certaines choses réprouvées par la loi , telles que mariages illicites, transport des héritages, etc.
PRECEPTORIALE , prébende affectée à un ecclésiastique chargé d’instruire les jeunes clercs.
PRÉCHAC, vge (Gironde) , arr. et à 17 kil. O. -S. -O. de Bazas; 395 hab. Comm. de résine. — vge (Landes), près de l’Adour, arr. et à 12 kil. E.-N.-E. de Dax ; 660 h.ib. Eaux et boues thermales.
PRÉCHANTRE, chanoine qui, dans quelques églises, remplissait les fonctions de grand chantre et en avait la prébende.
PRÊCHEUR (Le), brg de la Martinique, à 11 kil. N. -O. de S'-Pierre ; 3,500 hab. Plantations de café et de cannes à sucre.
PRÊCHEURS (Frères). F. Dominicains.
PRECIEUSES. V. Rambouillet I Hôtel de).
PRÉCIGNÉ, brg (Sarthe), arr. et à 24 kil. N.- O. de La Flè< he; 1,258 hab. Petit séminaire. Fabr. de draps communs. Eaux minérales.
PRECINCTION , Præcinclio , palier de circulation au milieu, et suivant la circonférence des gradins, dans les théâtres, amphithéâtres et cirques des anc. Romains. Elle formait un gradin plus haut et plus large que les autres. Dans les théâtres , la préeinction se trouvait après les 14 premiers gradins derrière l’orchestre, et séparait les places des chevaliers de celles du peuple. Dans les grands amphithéâtres, il y avait quelquefois 2 et 3 précinctions. C. D — Y.
PRÈCOP ou ORKOUP, v. de Servie, sur la Morawitza, à 40 kil. S.-E. de Kruehowatz; 6,000 hab. Évêchés latin et serbe.
PRÉCY (Louis-François Perrin, comte de), né à Semur en 1742, m. en 1820, servit dans la guerre de Üept-Ans, puis en Corse, devint en 1783 commandant du
bataillon de chasseurs des Vosges, entra comme lieutenantcolonel dans la garde constitutionnelle de Louis XVI en 1791, combattit dans les rangs des Suisses à la journée du
10 août 1792, se retira à Semur après la mort du roi,
accepta le commandement des fédéralistes de Lyon soulevés contre la Convention, en 1793, soutint un siège de 2 mois, réussit à échapper aux massacres après la prise de la ville, sortit de France; remplit diverses missions diplomatiques dans l’intérêt des Bourbons, n'obtint qu’en 1810 la permission de rentrer en France, et, à la lre Restauration, nommé lieutenant général, prit le commandement de la garde nationale de Lyon. B.
PRÈCY-SOUS-THIL , ch.-l. de cant. (Côte-d’Or), arr. et à 14 kil. de Semur, au pied d’une colline que domine le vieux château de T h i 1 , bâti par les ducs de Bourgogne de la première race; 738 hab. Forges. Élève de mérinos.
PREETZ, v. de Prusse (Holstein), à 70 kil. N.-E. de Glukstadt. sur la Schwentine; 5,061 hab. Communauté de dames nohles. Fabr. de limes.
PRÉFECTURE, nom donné, chez les anc. Romains, d’abord à toute ville sujette, où l’on envoyait un préfet, investi du droit de rendre Injustice (F. Préfet provincial); puis aux 4 grandes divisions de l’Empire établies par Constantin, et qui étaient, les préfectures : d 'Orient, contenant tous les pays à l’E. de la Méditerranée et au bord du Pont-Euxin; d ’lllyrie, entre la mer Adriatique et le Danube, embrassant jusqu’à la Grèce et l’ile de Crète; à' Italie, comprenant toute l’Italie jusqu’aux Alpes, les îles de Sicile, de Corse, de Sardaigne, et la côte d'Afrique depuis la Pentnpole à l’E. , jusqu’à la Mauritanie césarienne inclusivement, à l’O.; enfin des Gaules, commençant en Afrique, à la Mauritanie Tingitane, continuant dans toute l’Espagne, dans toute la Gaule jusqu’au Rhin, et embrassant jusqu’à la Grande-Bretagne, moins la Calédonine. (K. Provinces.) — En France, la préfecture est la circonscription administrée par un préfet de département.
PRÉFET , Præfectus , titre générique d’une foule de chefs civils, militaires, ou financiers, chez les anc. Romains , mais qui , dans tous les cas , n’indiquait qu'un préposé relevant d’une plus haute autorité. Voici les principaux par ordre alphabétique de leurs fonctions :