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de 13 ans. Elle était fort jolie, et fut alors mariée au marquis de Prie , ambassadeur à Turin, qui endura ses désordres. M'ne de Prie, dévorée d’ambition, rechercha la conquête du due de Bourbon , alors 1er ministre de Louis XV, et prit sur lui un empire absolu, dont elle usa de la manière la plus funeste pour les affaires de l’Etat. Après la disgrâce du duc, elle fut exilée de la Cour; au bout «le trois ans, s’ennuyant de n’avoir plus ni pouvoir, ni crédit, ni beauté, bien qu’elle n’eût que 29 ans, pervertie d’ailleurs par l'athéisme, elle s’empoisonna.
PR1EC Xl’l’Z ou MARCHE-ANTERIEURE, en allemand Vormarli , partie de l'ancienne Marche-Electorale «1e Brandebourg, entre le Hanovre , le Mecklembourg , la Marche- Centrale, le duché de Magdebourg et la Vieille-Marche ; ch.-l. , Perleberg. Elle est auj. divisée en deux cercles : Priegnitz - Oriental et Priegnitz-Occidental ; ch.-l., Perleberg et Kyritz, et fait partie de la ré. ence de Potsdam. E. S.
PKIECO, v. d’Espagne (Andalousie), prov. et à 75 kil. S.-E. de Cordoue. Récolte d’huile et de fruits renommés ; fabr. de soieries et de toiles. Pop. de la commune: 14,777 bah.
PR1ÈXE , v. d’Ionie, sur la côte O. de l’Asie-Mineure, en face de Samos, entre le mont Mycale et l'embouchure du Méandre, fut fondée par Æpytus , fils de Nélée; elle porta aussi le nom de Cadiné , parce qu’elle reçut une colonie conduite par Philotas, originaire de Tlièbes. l’riène était sur le bord de la mer, et y avait deux ports, à l’époque de Strabon, les attérissements du Méandre l'avaient reportée à 40 stades dans les terres. Priène était la patrie «le Bias : c’était toujours un de ses citoyens qui était chargé de l’intendance des jeux du Panionium ( K. ce mot). Il eu reste de vastes ruines, qui portent le nom de Samsoun. C. P.
PRIERES (Les), Litce, déesses allégoriques des anciens, filles de Jupiter. Homère les représente boiteuses, humbles, tt ridées.
PRIESSNITZ ( Vincent) , fondateur de l’hydrothérapie, i:é en 1799 à Græfeuberg (Silésie), m. en 1851 , créa, vers 1820 , un établissement dans son pays natal pour le traitement des maladies par l’eau froide , et publia, «lepuis 1837, un journal destiné aux personnes qui le consultaient. Sa doctrine repose sur trois principes hygiéniques : l'eau, l’exercice, et le régime. Il a inventé surtout l’enveloppement dans un drap mouillé , pour provoquer ensuite la transpiration.
PRIESTLEY | Joseph) , physicien et théologien , membre correspondant de l’Institut de France, né à Fieldhead près Bristol, en 1733 , m. à Philadelp ieen 1804. Comme savant, il partage avec Scheel et Lavoisier la gloire d'avoir créé la chimie moderne. Sa grande découverte fut celle de l 'oxygène, 1774, qu'il nomma air déphlogistiqué. Il vit, le premier, le lien nécessaire qui unit le règne animal au règne végétal, et donna des notions exactes sur la respiration , la combustion , la calcination. Cependant ses travaux renversaient la doctrine du phlogistique, et il combattit pour elle jusqu’à la mort. Il isola quelques gaz : azote, bioxyde d’azote, acide chlorhydrique, ammoniac, protoxyde d’azote, acide sulfureux, oxygène, acide fluosilicique, oxyde de carbone. Sa mode.-tie lui faisait attribuer au hasard toutes ses découvertes, qu’il publiait sans ordre et à mesure qu’il les faisait. Aussi ses écrits participent-ils du désordre de ses pensées. Quant au philosophe, il fut successivement Presbytérien, Arménien, Arien, et Socinien. Ses croyances métaphysiques ne furent pas plus orthodoxes : il faisait l’âme matérielle jusqu’au jour du jugement, et n’admettait pas l’éternité des peines. La France le nomma citoyen français et membre de la Convention , en récompense de la réfutation qu il fit des Lettres où Burke prédisait les malheurs futurs de notre révolution. Mais les haines qu’il souleva en Angleterre furent telles, qu’après avoir vu brûler et piller sa maison de Birmingham , il dut se retirer près de Londres au collège dissident de Hackney , où il succéda comme ministre au docteur Price, dont il avait été l’adversaire et 1 ami. La persécution l’ayant encore forcé jusque dans cette retraite , :L se réfugia en Amérique, où la protection du président Jefferson lui procura quelques années de repos. Il mourut des suites d’un empoisonnement accidentel. Ses œuvres forment plus de 100 volumes; il écrivit sur la grammaire , l’histoire, la philosophie (où il fut le partisan de llartley), la théologie, et les sciences. Ses principaux ouvrages sont : Expériences sur les différentes espèces d’air, 1774, 3 vol. in-8», trad. en français par Gibelin, 1777, 9 vol. in-12; Histoire de l’élec ricité, 17H7 , trad. par Nol.let et Brisson, 1771,3 vol. in-12; Histoire des découvertes relatives à la vision, 1771, in-4» ; Examen de la doctrine du sens commun, 1775, où il combat Keid; Recher-
ches sur la matière et l'esprit , 1767 ; Institutions de la religion naturelle et recelée, 1771-74, 3 vol. in-8°; Expériences sur les differentes branches de la philosophie naturelle , 3 vol. in-8»; Essai sur le phlogistique , trad. en français par Adet, 1798, in-8°, etc. 11 a laissé des Mémoires, qui, continués par son fils, ont été publiés en 1806, 3 vol. in-8». V. son Eloge par Cuvier. G — R.
PRIEUR, dit de la Marne , né vers 1760 à Châlons-sur- Marne , m. à Bruxelles en 1827, fut avocat dans sa ville natale, dénutéaux Etats-Généraux de 1789 par le tiers-état de son baill.age, se montra un des plus fougueux adversaires Ou clergé , provoqua de sévères mesures contre les émigrants, attaqua l'inviolabilité de Louis XVI après la fuite de Varennes, et siégea aussi à la Convention. Il vota la mort du roi sans appel ni sursis, fut membre des comités de défense générale et de salut public, remplit plusieurs missions aux années du Nord, des Ardennes, de la Moselle, du Rhin, et de l’Ouest, fut accusé de participation aux troubles du 12 germinal an lit ( let avril 1795) , dut se cacher pendant quelques mois, et ne reparut qu’aprés la loi d’amnistie pour reprendre sa profession d’avocat. Il fut exilé par l’ordonnance royale du 12 janvier 1816. B.
prjeur-duvernois , dit de ta Côte-d’Or (Claude-Antoine) , né à Auxonne en 1763, m. en 1832, officier du génie avant la Révolution , et fort occupé de l’application des sciences à l’agriculture et à l’industrie, adopta les idées nouvelles, fut élu à l’Assemblée législative et à la Convention, vota la mort du roi sans appel ni sursis, entra dar.s le Comité de salut public , surveilla la fabrication des armés , de la poudre et de tout le matériel de guerre, eut pan à la fondation de l’Ecole Polytechnique, de l’Institut, du Bureau des Longitudes, du Conservatoire des arts et métiers, etc., entra pur le sort au Conseil des Cinq- Cents , publia une Instruction surlecalcul décimal , et contribua beaucoup à établir l'uniformité des poids et mesures. Rentré dans la vie privée en 1798 , il établit en Bourgogne une fabrique de papiers peints qui prospéra. Outre de bous Rapports et Mémoires lus à la tribune, on a «le lui un graml nombre d’articles dans les Annales de chimie et le Journal de l’Ecole Polytechnique. J. T.
prieur (Barthélemy), sculpteur du xvi« siècle, que l’on croit avoir etc élève de Germain Pilon, était protestant, et fut néanmoins protégé par le connétable de Montmorency, qui l'employait au château d'Ecouen. Ses meilleurs ouvrages sont les statues du connétable et de Madeleine de Savoie, sa femme.
prieur (du latin Prior, le premier) , nom donné : 1° au supérieur d'un prieuré (F. ce mol); les abbés cominendataires de certains grands bénéfices avaient le titre honorifique de grands-prieurs ; — 2° au commandant «l’uu graudprieuré militaire danslesordresde Malte, Teutonique, etc.;
— 3° au président annuel de la maison et société de Sorbonne; — 4° au président du consulat des marchands à Rouen , Toulouse, Montpellier, etc. ; — 5° à six magistrats électifs de Florence , dits prieurs des arts et de ta liberté, institués en 1282, et qui, sous la présidence du capitaine du peuple , formaient le conseil de gouvernement;
— 6° au magistrat muuicipal de Rome, dit prieur du peuple romain , nommé par le pape, et renouvelé chaque trimestre.
— On appelait prieur claustral, celui qui gouvernait les religieux dans les prieurés ou abbayes qui étaient en coinmende; prieur conventuel, celui qui ne reconnaissait pas de supérieur dans le couvent où il était; prieur séculier, celui qui n’était point engagé dans l’ordre monacal , et qui possédait un bénéfice simple avec titre de prieuré. B.
PRIEURÉ, monastère dépendant d’une abbaye. Il y avait cependant des prieurés chefs-d’ ordre. On appelait prieuré-cure celui dans lequel une cure ou vicairie perpétuelle était annexée au monastère. Dans l’ordre de Malte, chaque langue comprenait plusieurs grands-prieurés , à chacun desquels étaieut annexées et soumises les coinmauderies.
PRIGNANO (Barthélemy de). V. Urbain VI.
PRIGNY. V. Près y.
PRIMAIRES (Ecoles). V. Ecoles.
PRIMA T, titre des prélats qui avaient une certaine juridiction sur plusieurs archevêchés ou évêchés. Il fut porté d’abord par tous ceux dont les sièges étaient placés dans des capitales. L’arcbevèque de Lyon reçutde Grégoire VII, en 1079, le titre de primai des Gaules , avec juridiction sur N les provinces de Lyon , de Sens, de Tours, et de Rouen; mais cette décision fut vivement combattue. Les arche» vèipies de Bourges prirent le titre de primats d' Aquitaine , qui leur fut confirmé par Eugène III et Grégoire IX , mais qui' leur disputèrent ceux de Bordeaux, en vertu d'un privilège accordé par Clémeut V ea 1306. L’archevêque de
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Rouen est primat de Normandie. Jadis le titre de primat de Germanie était porté par l’archevêque de Sens; celui de primat de la Gaule Belgique, par l’archevêque de Reims; celui de primat de la Gaule Narbonnaise , par ceux d’Arles et de Narbonne. Le pouvoir des primats se réduisait, d’ailleurs, à juger les appels interjetés devant eux, les refus de visa , les ordonnances que les évêques du ressort leur soumettaient, à les suppléer en cas de déni de justice, à conférer les bénéfices auxquels leurs subordonnés auraient négligé de pourvoir dans lé temps prescrit par les lois canoniques. — Cantorbéry en Angleterre , Séville , Tarragone et Tolède en Espagne, Mayence en Allemagne, Upsal en Suède, Gran en Hongrie, furent des primaties. L’archevêque deGnesne , primat de Pologne , était légatné du Saint-Siège, chef du sénat, censeur du roi , et, après la mort du monarque , interroi. B.
PRIMATICE (Francesco Primaticcio, diti.E), célèbre peintre, sculpteur, et architecte, né en 1504 à Bologne , m. en 1570, se fit connaître par les beaux ouvrages en stuc qu’il exécuta dans le château du T, à Mantoue , sous la direction de Jules Romain. En 1531 , François 1er l’appela en France , où il exécuta, tant pour le roi que pour plusieurs grands personnages , une foule de travaux d’architecture et de peinture , entre autres les embellissements du château de Fontainebleau, et l’ancien château de Meudon. C’est à tort qu’on lui a attribué les dessins du tombeau de François 1er dans l’église abbatiale de Sl-Denis; ils sont de Philibert Delorme ; mais le Primaticc en termina la sculpture en 1559. L’année suivante , il fit le projet du tombeau de Henri II dans la même église. Primaticc fut comblé d'honneurs et de biens par François Ier, par François II, qui le nomma surintendant des bâtiments royaux, en 1559, et par Charles IX. Aidé de nombreux élèves, il donna une grande impulsion aux arts de dessin , et fonda, avec Rosso, une école dite Ecole de Fontainebleau, qui eut sur l'art français une grande influence jusqu’à l’époque du Poussin, de Lebrun, et de Lesueur. Le musée du Louvre possède un tableau du Primatiee, la Continence de Scipion; il n’existe plus de lui, comme peinture décorative, que la galerie de Henri 11 à Fontainebleau. La Galerie d'Ulysse, dans le même palais, un de ses plus beaux ouvrages, n’a pas été respectée par le temps; on ne la connaît plus que par les gravures qui en ont été faites.
PRIMAÜGUET. V. Hervé.
PRIME, la lre des heures canoniales, se dit immédiatement après Laudes. Elle était déjà connue du temps de S1 Basile.
PRIMEROSE (Jacques), médecin, né à Bordeaux, m. dans le comté d’York eu 16fi0, fils d’un Ecossais protestant réfugié en France , dut à la libéralité de Jacques Ier de pouvoir faire des études à Montpellier; reçu docteur en 1617 , il s’établit en Angleterre, et fut agrégé au collège d’O.xford. Il se montra l’adversaire acharné des découvertes d'Harvey sur la circulation du sang. On a de lui, entre autres ouvrages : Exercilalioncs et animadversiones in librum de molu cordis et circulatione sanguinis , Londres, 1630 , in-4° ; De vulgi erroribus in medicinâ libri IV, Ainst., 1639, in-12 ; De morbis mulierum et symptomatis libri v, Rotterdam, 1655, in-4°; De febribus libri îv, 1658, in-4® ; De morbis puerorum , ibid. , 1659, in-12. D — G.
PR1MICIER , Primicerius, premier fonctionnaire dans un service quelconque, près des empereurs de Constantinople. Ce nom signifiait : le premier sur les tablettes de cire, primus in cera, où l’on inscrivait la liste générale des officiers. — Dans les églises cathédrales, le Primicier présidait au chœur, et était chargé de maintenir l’ordre de l’office public. C. D — y.
PRIMIPILAIRE ou Primipiee , Primipilaris , ou Primipilus, ou Primopilus , centurion du premier manipule d’une cohorte , chez les anc. Romains , et commandant de la cohorte. 11 assistait au conseil de guerre, veillait, sur le champ de bataille, à la garde de l’aigle légionnaire. Le général ou les tribuns nommaient les primipilaires. C. D — y.
PRIMIS ou Premnis Parva, anc. v. d'Éthiopie; auj. Dongolah (Vieux ).
PRIMUS I Antonius). V. Antonius Primus.
PRIMORIÉ (La) , nom donné à une province serbe des Etats Autrichiens, comprenant la péninsule d’Istrie, Cattaro , et l’ancienne république de Raguse.
PRINCE, Piinceps, espece d'interroi, créé, dit-on, par Romulus, et qu’il choisissait parmi les sénateurs, pour le représenter lorsqu’il s’absentait de Rome. Après la suppression de la royauté, les patriciens conservèrent ce titre pour le sénateur inscrit le premier sur l'album ou tableau du Sénat; il était purement honorifique; on ne le perdait qu’avec la qualité de sénateur, et il ne donnait d’autre pri-
vilége que d’être interrogé le premier dans les délibérations du Sénat. A dater d’Auguste , le titre de Prince du Sénat fut toujours conféré à l’Empereur, et de là vint l’usage de désigner souvent le maître de l'Empire par le simple mot de prince, et la période des empereurs par celui de Principat. Sous la République, les censeurs, qui conféraient ce titre en refaisant la liste du Sénat, et lorsque la place était vacante, choisissaient toujours un consulaire distingué par ses talents et par ses vertus; aussi , avant les empereurs , le titre de Prince du Sénat attirait toujours une très-grande considération sur celui qui en était revêtu. C. D — y'.
prince de la jeunesse , Princeps Juventutis , titre que les chevaliers romains imaginèrent de donner à Lucius et à Caius,fils adoptifs d’Auguste, le jour où ces jeunes gens reçurent la toge virile. Désormais , ce titre fut donné aux enfants des empereurs , qui furent ainsi reconnus chefs des chevaliers. C. D — y.
prince DU SÉNAT, Princeps senalus ou in Senatu. V. PRINCE.
princes, Principes , soldats légionnaires de grosse infanterie , et placés à la première ligne de bataille, d’où leur vint le nom de Principes , premiers. On en attribuait la formation à Romulus, qui en fit un corps de 1,000 hommes, que servius porta à 1,200. Ils avaient pour armure un casque d’airain, un scutum (F. ce mot) , une cuirasse, une ocrea ( V . ce mot) à la jambe droite, une épée, une javeline, et deux javelots. Les changements introduits dans la tactique le firent mettre au 2e rang, surtout quand Marius eut établi l’ordre de bataille sur deux lignes. C. D — y.
prince (M. le), titre qui, pris absolument et comme nom propre, servit & désigner, depuis le xvie siècle, le chef de la maison de Bourbon-Condé. Le premier qui l’ait porté est Louis de Coudé , frère d’Antoine de Navarre , et oncle de Henri IV. A la mort de Henri-Jules , fils du grand Condé, 1709, Louis XIV ne voulut pas que son fils, Louis, duc de Bourbon, père du l,r ministre de Louis XV, prit le titre de M le Prince, comme c'était l’usage dans sa famille , et il le réduisit au titre de M. le Duc ( V. ce mol ) . G.
prince des prêtres , mot désignant, chez les Juifs ■- 1« le grand-prêtre ; 2» le chef d’une famille sacerdotale. prince des sots. V. SOTIE.
prince noir (Le). V. Édouard, prince de Galles. prince (Ile du) , ou poulo-seilan , une des îles de la. Sonde, près de Java, par 6° 35’ lat. S. et 102° 54’ 36” long. E. ; ch.-l. Samadang. Fertile et bien boisée.
prince (lie du ), île de l’Afrique portugaise , dans le golfe de Guinée , au N.-E. de l’ile S1- Thomas , par 1° 40’ 42” lat. N. et 5° 7’ 32” long. E.; 10,000 hab. Ch.-l. , San- Anlonio.
prince Édouard (Ile du). F. Édouard (Ile du Prince). prince-de-galles (Ile du). F. galles (Ile du Prince de).
prince-de-galles (Archipel du) , archipel de l’Amérique russe, dans l’océan Pacifique, sur la côte N. -O. de l’Amérique du Nord ; dépend de l’Amérique russe.
PRiNCE GUli.LAUME-HENRi (Ile du), ou Mathias , île de
la Polynésie, par 1° 32’ lat. N. et 147° 10’ long. E. ; 130kil. de tour.
prince-régent (Passe du ) , bras de mer, dans la partie E. de la mer Polaire , au S. du détroit de Barrow , par 73® lat. N. et 93° long. O., communique an golfe de Boothia.
princes (Iles des) , Demonesos, petit archipel de la mer de Marmara, sur la côte asiatique , par 40® 50’ lat. N. et 26® 47’ long. E. ; 5,000 hab. Il y a 9 îles, dont 4 habitées.
trinces du SANG,c.-à-d. du sang royal, titre que prirent, à partir du xve siècle, les parents du roi de France. Dès le même temps, leur prééminence à la cour sur les pairs et sur tous les ordres de l’Etat était généralement reconnue, bien qu’aucune loi ne l’eût établie. Les rangs étaient réglésentre eux sur la proximité du lignage. Cette matière fut réglementée par une ordonnance de Henri III ( décembre- 1576), et par un édit de Louis XIV (mai 1711). Lesprinces du sang portaient le titre d 'altesse; ceux qui descendaient directement et par les mâles du roi régnant , y ajoutaient l'épithète de royale , et les autres celle de sérénissime. B.
PRINCESSE ROYALE (Iles de la), archipel sur la côte N. -O. de l’Amérique du N. , par 51° 20’-53® lat. N. ; 125 kil. sur 32; dépend de la Colombie anglaise.
PRINCE TON, v. des États-Unis (New-.Jersey ), à 16 kil. N.-E. de Trenton. Collège fondé en 1746. Victoire da Washington sur les Anglais, en 1778.
PRINCEZA-DA-BEIRA. F. Campanua.
PRI
FRI
PRINCIPAL , nom donne aux chefs des collèges dans I’anc. Université de Paris. Un Principal est auj. le chef d’un collège communal.
PRINCIPAL. V. Prince.
PRINCIPAUTÉ CITÊR1EURE, province du royaume d’Italie, baignée à l'O. et au S. par la mer Tyrrhénienne , et bornée au N. par les prov. de Caserta, de Bénévent et d’Avellino, à l’E par celle de Potenza; 5,481 loi. carr. ; 528,256 liai). Ch.-l., Salerne. Depuis 1865, on la nomme Province Je Salerne Elle est divisée en 4 districts. Climat très-doux, malsain dans quelques endroits où l’on cultive le riz. Sol montagneux, très-fertile, mais mal cultivé ; vins et fruits renommés. Elève de bétail. Elle est formée de parties de la Campanie, de la Lucanie et du Samnium des anciens.
PRINt 1PAUTÉ ULTERIEURE, prov. du royaume d’Italie, bornée par celles de Bénévent au N., de Caserta à l’O., de Salerne au S., de Potenza et de Foggia à l’E.; 3,339 kil. carrés; 355,621 hab. Ch.-l., Avellino , qui lui donne son nom depuis 1865. Elle est divisée en 3 districts. Sol montagneux, coupé par de profondes et fertiles vallées. Bons vins; beaucoup de céréales, de mais, d’olives et de châtaignes. Elle comprend une partie de l’anc. Samnium.
PRINCIPIA. V. Castramétation.
PR1NGLE (Jean), médecin célèbre, né en 1707 à Stikel-House (Roxburg), m. à Londres en 1782. Issu d’une famille noble et très-considérée, il fit ses études à Leyde sous S’Gravesande , Albinus et Boërhaave, revint à Edimbourg en 1730 , et y enseigna la philosophie. Il fut nommé en 1742 médecin ordinaire d’armée, et, bientôt après, médecin en chef des armées britanniques , fit les campagnes de Flandre et d’Allemagne jusqu’en 1749, et revint alors à Londres en qualité de médecin du duc de Cumberland. En 1763, George III le nomma médecin de la maison de la reine ; il fut associé à presque toutes les académies de l’Europe , et reçut les titres de premier médecin du roi, et de président de la Société royale de Londres en 1772. Il s’est illustré par ses travaux sur les maladies des prisons et la dyssenterie ; il a soutenu que cette dernière maladie était contagieuse. Parmi ses ouvrages, on remarque : Observa lions sur les maladies des armées dans les camps et dans les garnisons, Londres, 1752-1753, in-8°, traduites en français, Paris, 1755, 2 vol. in-12. D — G.
PRINTEMPS SACRE, Ver sacrum , nom donné, dans l’anc. Italie, à l’émigration de certains guerriers qui, nés pendant le cours d’un printemps, et voués à la divinité dont on espérait apaiser le courroux, n’avaient point été immolés sur les autels, mais réservés pour former plus tard des colonies lointaines. Les Pieentins , les Samnites, et les Lucaniens, durent leur origine aux printemps sacrés des Sabins ( V. Mamers).
PRIOR I Mathieu), poète et diplomate anglais, né en 1664 à Winborne (Dorset) , ou à Winburn (Middlesex), m. en 1721 , fils d’un menuisier de Londres , dut sa fortune et son élévation au comte de Dorset, qui le plaça au col lége de Sl-Jean et le présenta à la cour de Guillaume III. Nommé, en 1690, secrétaire d’ambassade à La Haye, il remplit successivement le même emploi au congrès de Ryswick, 1697, et à la cour de France. En 1712, il accompagna encore à Versailles lord Bolingbroke , et, après le départ de ce seigneur, eut le titre et les fonctions de ministre plénipotentiaire. De vetour en Angleterre , 1715 , il subit une détention de deux ans comme suspect d’avoir agi en faveur du chevalier de S'-Georges, et se retira ensuite à sa terre de Downhall. Ses OEuvres complètes ont été publiées à Londres, 1733 , 5 vol. in-12; on y remarque des odes en mémoire des victoires de Hochstædt et de Ramillies , un poëme de Salomon , etc. Il y a peu d’imagination, mais de l’esprit, delà facilité, une grande correction, et beaucoup d’art. Les poésies de Prior ont été traduites en français par l’abbé Yart. B.
PRIPET, riv. de la Russie d’Europe, naît dans la Volhynie, coule au N.-E. , puis à l’E. , sépare les gouvernements de Grodno et de Minsk, traverse les marais de Pinsk . et, se dirigeant ensuite au S.-E. , à travers le gouvernement de Kiew, se jette dans le Dniéper,rive dr., après un cours de 650 kil. Il reçoit la Vijovka , le Styr, l’Ouj , laPina , le Morotseh, et le Plitch.
PRISC1EN, Prisr.ianus , grammairien latin, né à Césarée dans la dernière moitié du v® siècle , tint une école fameuse à Constantinople. On a de lui une Grammaire, en 18 livres, publiée pour la première fois à Venise, 1470, travail très- estimable , souvent mis à contribution par les grammairiens du moyen âge, et 7 autres ouvrages insérés par Putschius dans les Grammaticœ lalinœ auctores
1 antiqui, Hanau, 1605, in-4°. On lui attribue un traité intitulé : Eipositio in Tlteophrastum de sensu , phantasiâ et intelleclu. Il traduisit aussi en vers hexamètres le poëme de Denys le Périégète ( V. ce nom}, et écrivit en vers : De pon deribus et mensuris; Anastasii laudes. Ces trois derniers ouvrages ont été traduits pour la première fois en français par M. C'orpet, dans la Bibliothèque laline-française' de Panckoucke , 2® série, 1845, in-8°. Tout ce qui reste de Priscien a été réuni par Ivrehl, Leipzig, 1819-20 , 2 vol. in-H®.
PRISCILLIEN , chef d’une secte qui se forma en Espagne vers la fin du IVe siècle, et qui alliait les erreurs des Gnostiques à celles des Manichéens. Illustre par sa naissance , par sa fortune et par une éloquence merveilleuse , Priscillien convertit à sa doctrine l’évêque Hygin, qui, le premier, lui avait déclaré la guerre. Condamné avec ses partisans au concile de Saragosse, 380, et chassé du pays, il y rentra pourtant, grâce à la protection intéressée de Macédonius. Mais quand Maxime eut usurpé la pourpre , les deux principaux adversaires du Priscillianisme , Itace et Idace , firent traîner Priscillien à Bordeaux , puis à Trêves : là le préfet du Prétoire, Evodus, le condamna à mort, malgré les efforts de S1 Martin, qui conjurait Maxime d’épargner le sang des coupables. Le supplice de Priscillien et de quelques-uns de ses sectateurs , en 384 , n’étouffa point l’hérésie. Persécuté par Ilonorius , et par Théodose le Jeune, les Priscillianistes se montraient encore au vie siècle, et ce fut contre eux que le concile de Prague fut assemblé. M.
PRISCIN1ACUM , nom anc. de Brignais.
PRISCUS. V. Helvidius.
PRISE ( Droit de ) , droit que les seigneurs féodaux s’attribuaient de prendre pour leur usage , chez leurs vassaux , les vivres , denrées et ustensiles dont ils avaient besoin.
PRISES (Conseil des). V. Conseil.
PRISON de l’ancienne Rome, Carccr. Elle était sur la pente inférieure du mont Capitolin, au N.- E., au coin du Clivus de l'Asyle. Sa façade, tournée vers le Forum, se composait d’un grand mur lisse, avec une porte au milieu. A l’intérieur, on trouvait une chambre quadrangnlaire de 6 met., sur 6m,50 environ, haute de 4m,30, et voûtée en arc d’ogive. Sous cette chambre, il y avait un cachot circulaire, de 5 mét. de diamètre environ, sur 2 mèt. de hauteur, et couvert d’une voûte plate. 11 était entièrement obscur, et n’avai-t d’autre entrée que par un trou circulaire percé dans le pavé de la prison supérieure, et où l’on mettait une échelle quand on voulait y descendre. La prison du haut s’appelait la Mamertine, du roi Aneus Martius ou Mamercus, qui l’avait bâtie ; et le cachot était nommé Tulliannm, de Servius Tullius qui l'établit. Cette double prison ne servait qu’à l’exécution des criminels; on les amenait dans la Mamertine, puis on les jetait dans le Tullianum, où des bourreaux les mettaient à mort à la lueur des torches. Les cadavres étaient ensuite remontés avec des crocs et traînés jusque sur les degrés d’un escalier à double rampe en regard, qui s’élevait sur la façade de la prison, de chaque côté de la porte, en vue du Forum. C’étaient les Degrés Gémonies ( Scalœ Gemoniœ). — Cette Prison existe encore. Elle est bâtie toute en grosses pierres de taille de travertin, et chaque étage est auj. une église : la Mamertine, sous le vocable de St Joseph; le Tullianum, sous celui de St Pierre dans la prison, parce que, suivant la tradition, les SS. apôtres Pierre et Paul furent détenus dans ce cachot avant de subir le martyre, et y baptisèrent les compagnons de leur captivité avec l’eau d’une source que leurs prières y fit jaillir. Ces deux églises furent consacrées en 1539. C. D — T.
PRISREND. V. Perseren.
PRISTINA ou P1RIST1NA , Vicianum, v. de la Turquie d’Europe (Ouskoub), sur un affluent de l’Ibar, à 125 kil. S. -O. deNissa; 12,000 hab. Ch.-l. de livah. Evêché grec.
PRIVAS, Privalum, ch.-l. du département de l’Ardèche, à 600 kil. S. -S.-E. de Paris, sur un coteau près de l’Ouvèze , par 44° 44’ 11" lat. N., et 2» 15' 31' long. E.; 4,484 hab. Tribunal de Ire instance, église protestante, collège, bibliothèque, école normale primaire. Mal bâtie, sauf quelques constructions modernes; fabr. de soie ouvrée, couvertures, lainages; distilleries d’eau - de- vie ; commerce de soie, cuirs, houille, tanneries; châtaignes, truffes, pores gras, beurre, fromages, gibier. Les environs sont trè— beaux ; culture de la vigne et du mûrier. — Privas, capitale du pays des Boutières, au Moyen âge, se -forma vers le xitc siècle autour d un château - fort. Louis XIII l’assiégea en 1629, la prit aux calvinistes, et 1 rasa ses fortifications.
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PRIVERNUM, auj. Piperno Vecchio, ville du pays des Volsques, dans l’ane. Latium, prise de bonne heure et colonisée par les Romains, avait des vins renommés.
PRIVILÈGE, Privilegium , nom que les ano. Romains donnaient à une loi qui n'était pas d'un intérêt général, mais ne concernait que des individus; par exception, la | loi qui conféra à Pompée un pouvoir si étendu pour la guerre des Pirates, était un Privilège. C. D — Y.
PRIV1LEG10 GÉNÉRAL, gratide charte de l’Aragon, accordée par Pierre II, 1283, qui dut céder à l'union solennelle des nobles et des bourgeois. C’est moins une charte nouvelle que la confirmation de .coutumes et de privilèges déjà anciens dans le pays. Par elle, l’inviolabilité du citoyen devant la loi s'établit en même tempj que l'indépendance de la nation devant le monarque; le droit privé se fonde avec le droit politique, et les souverains, cédant à la nécessité ou à la force, confirment à chaque règne ces bases de toute constitution libre. Le grand Justiza d'Aragon, aidé d’un conseil de nobles de tous degrés, et de bourgeois et députés des villes, prononcera sur tous les procès au terme des fueros d'Aragon ; des représentants de tous les ordres de l'État siégeront dans les conseils du roi, et décideront avec lui de la guerre on de la paix et des intérêts généraux du pays ; l’Aragon n'aura que des juges indigènes : toute juridiction royale, haute et basse, sera proscrite hors des domaines royaux : aucun fief ne sera retiré par le roi sans jugement du Justiza et de son conseil. Les nobles ne sont pas tenus à servir hors du royaume ni au-delà de la mer pour les fiefs qu'ils tiennent du roi. Aucun péage nouveau ne sera établi, et toutes les prohibitions de sortie seront abolies. Enfin les Cortès générales d’Aragon s’assemblent une fois chaque année à Saragosse, et les membres de l’Union se réservent en outre de présenter au roi , en temps et lieu , les autres demandes qu’ils pourraient avoir à lui faire. Il
PRIX DÉCENNAUX , prix institués, en 1804, par Napoléon Ier, pour les savants, les littérateurs, les artistes, les industriels et les agriculteurs, qui se seraient le plus distingués pendant une période de dix ans. Les juges étaient choisis dans l'Institut. Ces prix ne furent décernés qu’une fois, en 1809.
PR1ZZI, v. de Sicile (Palerme), à 19 kil. S.-E. de Corleone; 9,790 hab.
PROBALINTHE, Dème de l’Attique, au S.-E. de Marathon, et prés de la côte orientale; auj. Vruna. Avec Marathon, Œuoé et Tricorythos, il formait la Tétrapole marathonienne. C. P.
PROBOL1NGO, v. de l’ile de Java, à 25 kil. S.-E. de Passaraouang. Nombreuses ruines. Cette ville fut le refuge du Bouddhisme, après l’introduction de l’islamisme dans la Malaisie.
PROBUS(Marcus-Aurelius-Valerius), empereur romain, 276-282, né vers 232, à Sirmium (lllyrie), d'une famille obscure, servit avec distinction dans les armées sous les règnes d’Aurélien et de Tacite, et fut proclamé Auguste par les soldats. 11 refoula les Sarmates dans leurs déserts, vainquit les Isauriens, apaisa des troubles dans la Haute- Egypte, délivra la Gaule des ravages des Germains, transporta sur les bords du Pont-Euxin plusieurs milliers de Franks, et défit les usurpateurs Saturninus en Orient, Bonosus et l’roculus dans les Gaules. L’Empire étant pacifié, il fit travailler ses soldats à couvrir de vignes les coteaux de la Gaule, à creuser des canaux de dessèchement en Pannonie; l'intention qu’il manifesta de licencier une partie des armées, et surtout sa sévérité, mécontentèrent les légions, qui le massacrèrent à Sirmium.
prouus (.Emilius), grammairien latin du iv® siècle, contemporain de Théodose. On le regarde comme le véritable auteur des Vies attribuées à Cornélius Népos. On a de lui ; des Commentaires sur Virgile, publiés par Keil, Leipzig, 1848.
PROCACCINI (Ercole), dit l'Ancien, peintre d’histoire, né à Bologne en 1520, m. en 1591, ouvrit à Parme une école de peinture devenue célèbre. Il avait peu de perspective et de dessin, mais une couleur facile.
FKOCACCiNi (Camille), fils aîné du précédent, né à Bo logne en 1540, m. en 1626, eut une étonnante fécondité d'invention, et fut le rival desCarrache. Parmi ses œuvres, on estime surtout David jouant de la harpe , à la cathédrale de Milan; le Jugement dernier, fresque dans l'église Sl-Procolo à Reggio; i Adoration des Muges ; St Rocli guérissant les pestiférés; au dôme de Florence, le Couronnement de la Vierge , etc.
pkocaccini (Giulio-Cesare), frère du précédent, né en 1548 à Bologne, m. en 1626, étudia spécialement les ou-
vrages du Corrège. On estime de lui un Passage Je la mer Rouge, dans l'église Sl-Victor à Milan. Le musée du Louvre possède le tableau où il a le mieux imité la manière du Corrège, la Vierge et l'enfant Jésus, adoré par St François d' Assise, St Jean-Baptiste, et Ste Catherine.
pkocaccini ( Carlo -Antonio), frère des deux précédents, s’esffait un nom comme paysagiste et peintre de fleurs et de fruits.
pkocaccini I Ercole), dit le Jeune, neveu des deux précédents, né à Milan en 1586, m. en 1676, élève de son oncle Jules-César, ouvrit une Académie qui fut très-fréquentée. Sa manière se ressent de la décadence de l’art.
pkocaccini (Andrea), peintre, élève de Carie Maratta, et graveur à l'eau-forte, né à Rome en 1667, m.en 1734, peignit un Daniel dans l'église Sl-Jean-de-Latran à Rome, fut appelé en Espagne, où il obtint le titre de peintre du cabinet du roi, et orna les palais royaux d’un grand nombre d'ouvrages estimés.
PROCAS, roi d'Albe-la-Longue, fut père de Numitor et d’Amulius.
PROCESSION, marche solennelle, faite, soit dans l’intérieur, soit au dehors de l’église, par le clergé et le peuple, en chantant des prières. Les processions étaient en usage chez les Hébreux et chez les païens. On croit qu’elles furent introduites dans "l’Eglise chrétienne au temps de Constantin. S1 Mamert, évêque de Vienne (Dauphiné), établit les processions des Rogations ( V. ce mol), en 474. Le pape Agapet institua celles des dimanches, en 530. On attribue celles de S1 Marc, des Rameaux, et de la Chandeleur, à Grégoire le Grand ; celle du S1 Sacrement doit son origine à Jean XXII; Louis XIII institua celle de l’Assomption en 1838.
PROC1DA (Jean de), gentilhomme salernitain, né dans l’île de Procida, près de Naples, vers 1225, m. en 1299. Médecin et ami de l’empereur Frédéric II et de son fils Manfred, il fut banni de Naples par Charles d’Anjou , 1268 , se retira en Sicile, et, témoin de l’oppression de ses compatriotes, résolut de les délivrer. Il fit entrer dans ses projets Pierre III d’Aragon, qui avait épousé Constance, fille de Manfred, et l'empereur grec Michel l’aléologue, menacé par les armements du roi de Naples, parcourut la Sicile, déguisé en moine, pour ourdir une conspiration contre les Français, et obtint même, dit-on, l'assentiment du pape Nicolas 111. Il ne parait pas cependant qu il ait provoqué ou prémédité le massacre des Vêpres siciliennes, 30 mars 1282; mais il sut en profiter. La Sicile, soulevée contre Charles d’Anjou, se donna à Pierre III, et Procida conserva jusqu’à sa mort la confiance des princes aragonais. G.
procida , ano. Prochy’a , ile du royaume d’Italie, dans la mer Tyrrhénienne, entre Bile d’ischia et le cap Misène; 12 kil. de tour; 13,479 hab. Sol très-fertile. Ch.-l. Procida , sur la côte S.-E. Patrie de Jean de Procida.
PROCLAMATION (Acte de). V. Acte de procla-
mation.
PROCLÈS, roi de Sparte, fils d’Aristodème, régna conjointement avec son frère Eurysthène. Ses descendants sont appelés Proclides, ou encore Eurypontides , d’Eurypon, un des successeurs de Proclès.
PRUCLUS, philosophe de l’école d’Alexandrie, né à Constantinople, l’an 412 après J.-C., m. l’an 485, était Lycien d'origine. Après avoir reçu sa première éducation dans la maison paternelle, il alla étudier à Alexandrie. De là il se rendit à Athènes, où enseignaient Plutarque fils de Nestorius, et Syrianus. Il apprit le néoplatonisme de la bouche de ces maîtres, adopta le genre de vie des pythagoriciens, et se fit initier aux secrets de la magie et de la théurgie. Son zèle mystique le porta à étudier les vers orphiques, les oracles chaldéens, les cérémonies et les rites de toutes les religions anciennes. Doué d’une grande mémoire, d’une imagination vive et d'un esprit pénétrant, il se fit bientôt un nom illustre, et succéda à Syrianus dans la direction de l'école d'Athènes ; delà lui vint le surnom de HidScysi, successeur. Son enseignement eut un grand succès, et l’école d’Alexandrie lui dut son dernier éclat. Interprète et défenseur des fables du paganisme et des traditions anciennes, il cherchait à les expliquer et à les fondre ensemble dans un vaste éclectisme. Sa maxime était qu’un philosophe doit embrasser toutes les religions en se pénétrant de leur esprit. Il pratiquait lui -même les cérémonies païennes, et s’intitulait l'hiérophante universel. 11 composa des hymnes à la louange des dieux ; aussi, se disait-il honoré de leur apparition et de leur protection spéciale, ce qui ne le garantit pas des infirmités de la vieillesse. Proclus , malgré les écarts de sou esprit et les mauvais côtés de sa doctrine,
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n’en est pas moins un des grands philosophes de l’antiquité; il représente, avec Plotin, la philosophie d’Alexandrie à sa plus haute puissance. Son mérite supérieur est d’avoir donné au système alexandrin, c.-à-d. au mysticisme et au panthéisme de cette école, sa forme méthodique et définitive. Ses principaux ouvrages, qui sont des commentaires de Platon , contiennent toute une doctrine nouvelle et complète. Son système, quoique semblable en beaucoup de points à celui de Plotin, en diffère cependant en d autres, et lui est supérieur : ainsi sa Trinité, base de sa théologie, et sur laquelle repose également toute sa philosophie, se compose aussi de trois hypothèses, l’un, l’esprit , l ame. Mais le premier de ces principes, au lieu d’être une unité vide, contient virtuellement les deux autres, et leur communique l’intelligence, le mouvement, la vie. Les autres parties de sa philosophie, la psychologie et la morale, renferment des analyses d’une haute valeur, et des préceptes d’une grande pureté, à côté de beaucoup d’erreurs, et des conséquences qu’engendre le mysticisme. Proclus avait composé de nombreux écrits mathématiques, astrologiques, poétiques, philologiques et philosophiques; la plupart sont perdus ou ensevelis dans les bddiotheques. Plusieurs de ses écrits philosophiques ont été publiés par M. \ ictor Cousin, sous le titre de : Procli fihilosophi plntonici opéra,... Paris, 1820-27, 6 vol. in-H®, avec trad. latine; et par Creuzer, sous celui de : Initia philosophies ac llieologiæ ex platonicis fontibus ducta, seu P roc U Oiadochi et Olymjiiodori opéra, Francf., 1821-25, 4 vol. in-8®. Auparavant, quelques oeuvres avaient paru dans le recueil d’Æmilius Portus : In lheoloyiam Platonis libri vi, unà eu m Marini vita Procti et Procli inslituta thcol. grec-latin, Hatnb., 1618, in- fol . ; Commenlariorum in Platonis Timœum libri v. Grec, Bâle, 1542; Raph.Mamba, Commenta rius in virlules morales ac civiles et partes facullatesque animi , Rome, 1512, in-8° ; Juste Velsius, Compendiaria de motu disputatio , grec- latin, Bâle, 1545, in-8°; Liber de Causis , cum commentants Thomœ Aquinatis, Padouc, 1493, in-fol.; de anima ac Dœmone, de sacri/icio et magia, Venise, 1497-1516. — V. Jules Simon, du Commentaire de Proclus sur le Timée de Platon, Paris, 1839, in-8°; A. Berger, Proclus, Exposition de sa doctrine, Paris, 1840, in-8®. B — d.
proclus ; s aint) , patriarche de Constantinople de 434 à 446, tut disciple de S1 Jean Chrysostome, dont il fit transporter les restes à Constantinople, combattit Nestorius, et jouit d'un grand crédit auprès de Théodose 11. Fête, le 24 octobre. On a de lui des Homélies, des Epîtres, etc., publiées à Rome, 1630, in-4®, insérées en latin dans la Bibliothèque des Pères, et traduites en français par Fontaine , à la suite de Clément d’Alexandrie, Paris, 1696, in-8®.
proclus, physicien grec. Quand Anastase Ier fut assiégé dans Constantinople par Vitalien, en 515, il se servit, pour brûler la flotte de ce dernier, d'une composition chimique, dont les effets étaient analogues à ceux du feu grégeois, employé plus tard.
PROCOXKSE, Proconesus, île de la Propontide, tirait son nom de la multitude de daims (Prox) qu’elle renfermait. Les Milésiens, ou, selon d’autres, les habitants de Cyzique, y avaient fondé une ville du même nom que l’île. Elle était célèbre par ses marbres blancs , qui lui ont fait donner son nom actuel de Marmara, étendu auj. à toute la mer appelée par les anciens Propontide. C. P.
PROCONSUL, Proconsul, gouverneur de province chez les ano. Romains. Pendant plusieurs siècles, les deux consuls suffirent au gouvernement delà République, tant à 1 extérieur qu a l’intérieur; mais lorsque Rome commença d étendre son pouvoir au loin , et que les conquêtes engendrèrent les guerres, il fallut créer des lieutenants de consuls pour commander les armées dans les provinces éloignées, en même temps que les consuls faisaient la guerre sur d’autres points; ces nouveaux magistrats furent appelés proconsuls (de pro consule ) , parce qu’ils représentaient en quelque sorte les consuls dans leurs missions, et avaient la même puissance. Vers la fin de la République , les consuls restèrent à Rome , et le sénat n envoya plus au dehors que des proconsuls, ou des préteurs on propréteurs investis du pouvoir proconsulaire. Les consuls, en sortant de charge, devenaient de droit proconsuls, et le sénat leur assignait une province non pacifiée. La République donnait aux proconsuls 2 ou 3 légats ou lieutenants, une suite nombreuse d’officiers, une iorte somme pour frais de mission, et le droit de prélever partout sur leur passage des prestations en nature. Un proconsul avait dans sa province, outre le pouvoir mili- Jane, le pomDir civil et judiciaire; c'était un véritable roi, et presque toujours un tyran qui abusait de sa puis-
sance pour s’enrichir par des spoliations. Sa charge durait un an, à dater du jour où il en prenait possession dans la province ; quelquefois il y était prorogé pour une 2e année. Soixante jours après l’expiration de sa mission, il devait apporter à Rome, au Trésor public, ses comptes de dépenses. Sous les empereurs, il n’y eut plus de proconsuls que pour une partie des provinces : l’an 726 de Rome, 27 av. J. -G., Auguste ayant partagé l’empire en Provinces de César, composées de celles où il fallait une force militaire, et Provinces du peuple, celles qui étaient pacifiées, se chargea du gouvernement des premières. 11 affecta le titre de proconsuls aux gouverneurs des provinces du peuple , qui no furent élus que pour une année, et donna aux gouverneurs des siennes, qu'il laissait en place aussi longtemps qu’il voulait, les noms d e propréleurs , consulaires, légats, préfets, procurateurs, suivant sa volonté, son caprice, leur origine, ou la puissance qu’il leur déléguait. Cet état de choses dura jusqu’à la fin du Bas-Empire. C. D — y.
PROCOl’E, historien grec, né à Césarée (Palestine), vers le commencement du VIe siècle, m. vers 565, fut d’abord rhéteur et sophiste à Constantinople , suivit, dès 526, Bélisaire dans presque toutes ses campagnes comme secrétaire, et devint préfet de Constantinople en 562. Il a laissé une grande Histoire , contenant en 8 livres le récit des guerres de Justinien contre les Perses lliv. 1 et 2 1, les Vandales (3 et 4) , et les Gotlis ( 5, 6 et 7 ; le 8®, mêlé); les 7 premiers livres ont paru sans doute en 551, le dernier en 555 ; l’ouvrage d’Agathias le continue. Procope se montre exact et judicieux; souvent il a été témoin oculaire. Ecrivant sous le despotisme, il ne dit pas tout, il est vrai; mais il respecte la vérité. Il imite de loin Hérodote, non-seulement par ses digressions et ses fréquents discours, mais par le style même. On lui doit aussi un ouvrage des Edifices, en 6 liv., composé vers 560, et contenant une énumération, quelquefois accompagnée de grands éloges, quelquefois très-sèche, des monuments publics élevés sous Justinien. Enfin, dans des Anecdotes, ou Histoire secrète, ouvrage posthume, il s'abandonne à sa rancune longtemps contenue contre les puissants de son temps : il le fait avec colère, amertume, sans mesure ni dignité; mais il nous donne, sur les plus secrets ressorts de son époque, des lumières inappréciables; injuste fort souvent dans l’interprétation des actions particulières et des caractères, mais exact, selon toutes les apparences, dans l’exposition des détails. Une Histoire des affaires de l'Eglise sous Justinien, annoncée à plusieurs reprises dans cet ouvrage, n’a pas encore été découverte. Les OEucres de Procope ont été publiées par le P. Maltret, dans la collection Byzantine, grec-latin, Paris, 1662-63, 2 vol. in-fol., et par G. Dindorf, dans la nouvelle édition de la même collection, 1833-38, 3 vol. in-8®. Une bonne édition annotée des Anecdotes a été donnée par J.-C. Orelli, Leipzig, 1827, in 8®. Martin Fumée a traduit en français Y Histoire et le livre des Edifices, Paris, 1587, in-fol.; M.lsambert, V Histoire secrète, Paris, 1856, 2 vol. in-8®. A.. G.
procope, parent de Julien l’Apostat, et d'une illustre famille de Cilicie, se révolta contre Valens à Constantinople en 365, prit le titre d’empereur, mais fut défait dans la Phrygie Salutaire, abandonné de ses soldats, et décapité, en 366.
procope de oaza, rhéteur et théologien grec du vi® siècle, a laissé : Explication des Proverbes de Salomon , en manuscrit à la Bibl.othèque impériale de Paris; Commentaire sur haie, publié en grec et en latin par J. Courtier, Paris, 1580, in-fol ; Scholics sur les Bois et sur les Puralipomènes, gree-lat., Leyde, 1620, in-4®.
procope le llrand ou le Rasé, et procope le Petit, de la secte des Hussites, commandaient, l’un aux Thaboristes, et l’autre aux Orphelins. Ænéas Sylvius et Balbinus font de ces deux guerriers un portrait effrayant. Procope le Grand avait été aide-de-camp de Ziska , qui l’avait surnommé l’Hercule de la Bohême ; il battit les troupes de l’empereur Sigismond à Tauss, 1431. Il se rendit au concile de Bâle en 1433. L’un et l'autre périrent, l’année suivante, dans la défaite de Bœhmischbrod. M.
procope-couteau (Michel Coltelli, dit), médecin, né à Paris en 1684, d'un noble de Palerme, m. en 1753, écrivit des poésies fugitives et quelques pièces de théâtre ( Arlequin balourd, 1719; l'Assemblée des comédiens, 1721; les l-ees, 1736; Pygmalion, 1741, etc.). — Son père avait ouvert à Paris, dans la rue de l'Ancienne-Coinédie, le café Procope (qui existe encore au n" 13 actuel ), où se réunissaient les littérateurs et les nouvellistes, et qui eut, sous ce rapport, une sorte de célébrité au xvine siècle.