‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 360 sur 864 · PROCRIS. V. CÉPHALE · texte numérisé non relu

PROCRIS. V. CÉPHALE

PROCRUSTE ou PROCUSTE , brigand de l’Attique,

PRO

PRO

étendait ses victimes sur un lit de fer, leur coupait l’extré- \ mité des jambes lorsqu'elles dépassaient ce lit, ou les tirait , à l’aide de cordes, lorsqu’elles étaient plus courtes. ' Thésée le mit à mort en lui infligeant le môme supplice.

PROOULUS , jurisconsulte romain , contemporain de l'empereur Néron, était élève de Labéon. Ses disciples, dits Proculéiens , formèrent une école rivale des Sabiniens on Cassiens. Partageant les idées stoïciennes, ils n’admettaient comme base du droit que les principes éternels de la raison , et inclinaient à regarder comme égales toutes les infractions à la règle.

PROCURADORES, nom donné, pendant le moyeu âge, aux députés des villes dans les Cortès espagnoles.

PROCURATEUR, Procurator , homme de condition libre, chargé, chez les anc. Romains, de tenir les comptes d’une grande villa d’exploitation, et de l’administrer. Il y demeurait , et avait sous ses ordres le Villicus ( V. ce mot). C. D — y.

procurateurs impériaux , agents créés par Auguste, à l’instar des procurateurs de villas , et qu’il envoyait dans les provinces pour y gérer ses biens , et lever les impôts qu’il destinait à son fisc ou trésor privé. Il n’y en eut d’abord que dans quelques provinces, puis, successivement , à peu près dans toutes. On les appelait procurateurs de l’Empereur, ou de César , ou des deniers fiscaux. Us étaient nommés pour un temps indéterminé, et demeuraient en place tant que l’Empereur ne les révoquait pas. D’abord ces places furent données à des affranchis; mais, plus tard, les chevaliers romains les briguèrent, et les obtinrent presque tontes. Les procurateurs abusèrent souvent de leurs fonctions pour commettre des exactions criantes , mais que les proconsuls, dont le pouvoir n’était qu’annuel, n’osaient réprimer, craignant d'ailleurs de se faire des ennemis de ces espèces de favoris du prince. Dans quelques provinces impériales, trop peu importantes pour avoir un gouverneur politique , l’Empereur donnait la double fonction à son procurateur : c’est ainsi qu’en Judée ce fut sous le gouvernement de Ponce-Pilate, Procurateur de l’Empereur, que Jésus-Christ fut mis en jugement. Le système des procurateurs dura autant que l’Empire , et prit même de l’extension, car à Constantinople on créa des Procurateurs de la monnaie, qui remplacèrent les Triumvirs monétaires ( V. ce mot). C. D — Y.

procurateur JUDICIAIRE, fondé de pouvoirs, chargé, suivant l’ancienne jurisprudence romaine , de représenter nn citoyen cité en justice civile , et qu’une circonstance ou une autre affaire empêchait de comparaître. C. D — y.

PROCURATEURS DE QUARTIERS, Procuratores insularum, officiers de police de l’ancienne Rome, les mêmes que les Maîtres de quartiers ( V. ce mot ).

procurateurs de s^marc, anc. magistrats de Venise, au nombre de 9 : ils avaient le pas sur tous les nobles, administraient les biens de l’église de Sl-Marc, ceux des orphelins et des hommes qui mouraient ab intestat, et étaient les gardiens des archives de la République. Cette fonction était vénale.

PROCURATION (Droit de), droit qu’avaient autrefois les évêques, archidiacres et doyens en tournée, de loger, eux et leur suite, chez les curés dont ils inspectaient les paroisses. Il fut réglementé par le concile de Latran, en 1179. On finit par le convertir en une taxe pécuniaire.

PROCUREURS (du latin Procurator, qui prend soin des intérêts d’un antre), officiers publics, dont la fonction était de comparaître en jugement pour les parties , d’instruire leurs causes , et de soutenir leurs intérêts. Dans l’origine, les procureurs n’avaient point de caractère officiel , et n’étaient que de simples mandataires; et devant les justices royales , il fallait une autorisation spéciale pour plaider par procureur. Une ordonnance de 1290 dispensa les évêques, barons, chapitres, cités et villes, de comparaître en personne au Parlement. En 1299, Bonifacc VIII demanda la même dispense pour les religieuses , abbesses et prieures. La dispense ne tarda point à s’étendre à tout le monde, et il y eut alors, auprès des cours de justice, des procureurs en titre. Il y en avait au Châtelet de Paris en 1327. En 1342 , les procureurs au Parlement de Paris, au nombre de 27, formèrent une confrérie. Comme ils se multiplièrent excessivement, Charles V les révoqua tous, et en fixa le nombre â 40 pour le Châtelet, 1378 , cette ordonnance ne fut guère respectée, et Charles VI, Louis XII , François Ier, Charles IX, Henri IV, durent mettre aussi des limites aux réceptions de procureurs. En 1586 , les charges de procureurs, dans les juridictions royales, furent déclarées héréditaires et à la collation du roi, tandis qu’anparavant les juges pouvaient instituer des procureurs. Un édit de Louis XIII , 1620 , déclara qu’au roi seul appar-

tiendrait désormais le droit d’établir des procureurs dans les cours et juridictions royales. A partir de 1629, les procureurs furent établis en titre d’offices, excepté dans les juridictions consulaires , où il n’y avait que des postulants, et dans les juridictions seigneuriales, où les procureurs étaient révocables et où l’on n’était pas tenu de les employer. Il y en eut 400 pour les diverses juridictions de Paris. Pour être procureur, il fallait être laïque, âgé de 25 ans accomplis, avoir travaillé pendant 10 ans en qualité de clerc chez un procureur, et être inscrit sur les rôles de la basoche du Palais. Les procureurs prenaient le titre de maître, et portaient au Palais la robe noire à grandes manches , le rabat, et le bonnet carré. Ils jouissaient du privilège de commitlimvs ( V. ce mot), et avaient rang, dans les cérémonies, après les avocats. Supprimés à la Révolution, ils furent remplacés ensuite par les avoues. — Pendant la Révolution, on établit, dans chaque ch-1. de département un Procureur général syndic; dans chaque district, un Procureur syndic; dans chaque municipalité, un Procureur de la commune. Auj. le nom de Procureur est réservé à certains membres du parquet qui exercent les fonctions de ministère public près les cours et tribunaux, tels que le Procureur général, près de la Cour de cassation et des Cours impériales, et le Procureur impérial (autrefois Procureur du roi ou de la République), près des tribunaux de lre instance. B.

procureur fiscal. V. FISCAL.

PROCUSTE. V. procruste.

PRODICTATEUR, Prodictator, magistrat qui fut nommé une seule fois, à ce que l’on conjecture, l’an de Rome 536, après la bataille de Trasimène , pour tenir lieu d'un dictateur. Les consuls pouvaient seuls nommer le dictateur; or, l’un était tué , l’autre était absent de Rome; il y avait urgence : le sénat tourna la difficulté, en faisant élire par le peuple un Prodictateur qui eût tous les pouvoirs d’un dictateur. C. D — y.

PRODICUS, sophiste grec, né à Iulis dans l’ile de Céos , disciple de Protagoras, tint école d’éloquence à Athènes vers 430 av. J.-C. Tourné en ridicule dans les Nuées et les Oiseaux d’Aristophane, il fut traduit en justice , et condamné à boire la ciguë. On a mis Socrate au nombre de ses disciples. Prodicus partagea avec Protagoras et Gorgias l’honneur d’avoir mis en ordre et distribué par classes les lieux communs. Xénophon nous a conservé de lui l’apologue d’Hercule sollicité à la fois par le Vice et la Vertu. 11 nous reste encore , dans VAxiochus de Platon, l’extrait ou l’analyse d’une harangue de Prodicus contre la crainte de la mort. Il avait composé un Traité des synonymes, et divers ouvrages sur la rhétorique. f.Cubæus, Xenophonlis Hercules Prodicius , etc., Leipzig, 1797 , in-8°; Bœctiger, Hercules in bivio, Leipzig, 1829, in-8°.

PRODROME (Théodore). V. Théodore.

PROÈDRES. V. Prytanes.

PRŒRES1US ou PROER, philosophe et rhéteur arménien, fut appelé à Athènes pour succéder au rhéteur Julien, vers l’an 343, et eut pour élèves S1 Basile, S‘ Grégoire de Nazianze, Julien l’Apostat, Eunape , etc. Sa renommée parvint à Constance Chlore, qui I appela dans les Gaules, puis l’envoya à Rome, où le peuple lui éleva une statue avec cette inscription ; Regina rerum Roma régi eloquentiæ. De Rome il retourna à Athènes, où il occupa de nouveau sa chaire jusqu’à l’âge de 85 ans. Il existe en grec une épigramme de S1 Grégoire de Nazianze, dédiée à Proeresius. O A.

PROÉROSIES (du grec pro, avant, et arod, je laboure), fêtes des anciens Athéniens en l’honneur de Cérès, ainsi nommées parce qu’elles précédaient le temps des se-

mailles.

PRŒTIDES, filles de Prœtus , se comparèrent à Junon , furent frappées de démence , et se crurent changées en génisses. Mélampe, pour les guérir, exigea les deux tiers du royaume d’Argos.

PRŒTUS, roi d’Argos , fils d’Abas , enleva le trône à son frère aîné Acrisiûs. Il en fut bientôt chassé , se retira auprès d’iobatès, roi de Lycie , dont il épousa la fille Sthénobée , revint combattre Acrisiûs , et se saisit de Tirynthe , où il régna jusqu’à sa mort.

PllOFÈS, religieux qui a prononcé ses voeux de chasteté, de pauvreté et d’obéissance. Il a dès lors voix au

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