‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 367 sur 864 · PUE · texte numérisé non relu

PUE

cite de lui un traité, probablement astrologique,- Sur les | époques de la vie. Tzetzès et Etienne de Byzance citent, l’un la Périëgèse, et l’autre le Périjile de Ptolémée; mais, sous ces noms, c’est la Géographie qu’ils ont citée. — Le texte grec de la Composition mathématique a été publié à Bâle, 1538, in-fol., par Grynæus, sans traduction et sans notes, mais avec un second volume publié par Camerarius, et contenant ce qui reste du commentaire grec de Théon; à Paris, 1813-1816, par l’abbé Halma, 2 vol. in-4°, avec une traduction française très-fautive. L’abbé Halma a publié aussi , avec des traductions peu dignes de confiance, les Hypothèses et l’ Inscription de Canobe, avec les Hypotyjioses de Proclus, Paris, 1820, in-4°; les Tables manuelles, avec le commentaire de Théon, 1822-1825, in-4° ; le Canon des rois et les Apparitions des près, 1819, in-4° ; et le 1er livre de la Géographie, 1828, in-4° . Les Hypothèses avaient été déjà publiées, avec le Canon des rois, à la suite des Hypolyposes de Proclus, par Bainbridge, Londres, 1620, in-4°. Les Apparitions des pies se trouvent , avec traduction latine, dans V Uranologium du P. Pétau, mais avec une lacune comblée par Fabricius. La seule édition de la traduction latine de Y Analemme est celle de Commandino , Rome , 1562, in-4°. La traduction latine du Planisphère a eu plusieurs éditions, dont la meilleure est celle de Commandino, Venise, 1558, in-4°. La belle édition de la Géographie donnée par Bertius, Amsterdam , 1619, 2 vol. in-fol., présente beaucoup de fautes dans les nombres de degrés. Une petite édition très-estimable a été donnée par Nobbe , Leipzig, 1843-1845, 3 vol. in-18. Une grande édition critique de ce même ouvrage a été commencée par Wilberg et Grashot' (livres 1-6), Essen, 1838-1846, in-4°. La Composition astrologique en 4 livres, et les Cent aphorismes ou Fruit ont été imprimés, avec traduction latine, à Nuremberg, 1535, in-4°, et à Bâle, 1553, in-8°. Les Harmoniques ont été imprimés, avec une traduction latine et avec le commentaire grec de Porphyre, par Wallis, Oxford, 1682, in-4°. Un manuscrit de la traduction latine de YOptique existe à la Bibliothèque impériale de Paris, sous le n° 7,310 des mss. latins de l’ancien fonds. Le traité Sur le critérium a été publié, avec traduction latine, par Ismaël Boullian, Paris, 1663 et 1681, in-4°. V. Biot, Sur le catalogue d’étoiles de Ptolémée ( Journal des Savants, 1847 ; Heeren , De fontibus geographirorum Ptolemœi (Mém.de la Société de Gœttingue, 1828); Wilberg, Sur la structure des cartes générales d' liratoslhène et de Ptolémée, en allem., Essen , 1834, in-4°; Venturi , Mémoires sur l’histoire et les théories de l'optique, en ital., Bologne, 1814, in-4° ; H. Martin, article Ptolémée, dans le Dictionnaire des sciences philosophiques. H. M.

PTOUS, montagne de Béotie , à l'E. du lac Copaïs. Apollon y rendait des oracles.

PUBL1CAINS, Publicani, fermiers des impôts publics chez les anc. Romains. On les appelait ainsi de publicum , qui désignait tout ce dont la République tirait du revenu , et particulièrement les impôts. Les Publieains étaient chevaliers romains, et formaient des compagnies qui , moyennant une somme fixe versée par quart au Trésor public à Rome, affermaient , aux enchères, et pour cinq ans, les impôts par sorte, et par province. Ils en opéraient la per- ! ception à leurs frais, risques et périls. Chaque compagnie j se distinguait par un nom spécial , emprunté de son fer- j mage: Decumani, pour les dîmes; Porlitores , pour les j douanes; Pecuarii , pour les pâturages, etc. Elle avait à [ Rome son administration centrale, et, dans les provinces, des sous-directeurs et des agents de tous les degrés. Les Publieains étaient fort puissants : leur crédit allait quelquefois jusqu'à obtenir du Sénat une remise sur leur bail , quand il était désavantageux , ou même l’annulation de ce bail. C’était une grande faveur, car l’exécution en était toujours assurée par des cautions et des hypothèques fournies par les adjudicataires lors de la conclusion du marché. Les Publieains abusaient souvent de leurs droits de perception , en exigeant des contribuables plus qu’ils ne devaient légalement. C. D — y.

PUBl.K’OI.A. V. Valebius Publicola.

PUBL1L1US PHILO, illustre plébéien de Rome, sedistinguadans la guerre du Samnium. Nommé dictateur l’an 414 de Rome, 339 av. J.-C., il fit passer les propositions suivantes : ‘i Les plébiscites seront obligatoires pour tons ; toute loi présentée à l’acceptation des comices par centuries sera d’avance approuvée par les curies ( dont le vote se trouva ainsi annulé) et par le Sénat; les tribuns pourront prendre les auspices ; un des censeurs sera toujours plébéien , et les deux consuls pourront être de cet ordre. » La plèbe conquit presque entièrement ainsi l’égalité politique. Publilius Philo fut aussi le 1er préteur plébéien.

PUBL1US SY11US, poëte latin, florissait à Rome vers

l’an 709 de la ville, 44 av. J.-C. Esclave, puis affranchi, il se distingua dans la composition des mimes , petites comédies burlesques, où le geste et la grimace tenaient beaucoup de place , et qui présentaient la caricature fidèle des petits détails de la vie privée. Dans un concours provoqué par César, il l’emporta sur le chevalier Labérius. On a extrait de ses mimes des sentences morales, qui prouvent qu’il y avait dans ces pièces plus que des bouffonneries ; ce sont , du reste , de ces proverbes que les personnages les moins sages mêlent à leur langage , et tels qu’on en trouverait beaucoup dans Plaute. Ces pensées ont été imprimées à la suite de Sénèque et de Phèdre. Les meilleures éditions séparées sont celles d’Erasme, Bâle, 1502; etd'Orelli, Leipzig, 1822. Elles ont été trad. en français par Levasseur, Paris , 1811 ; et par M Chenu , dans la liibliothèque françnise-latine de Panckoucke, 1835. D — r. PUCELLE D’ORLEANS. (La). V. Jeanne d’Aiîc. PUC1NUM, v. du pays des Carnes, entre Aquilée et Tergeste , produisait d’excellent vin.

PÜRBLA-DE-LOS-ANGRLES (La), v. forte du Mexique, ch.-l. de la division militaire et du dép. de son nom, à 122 kil. E.-S.-E. de Mexico; par 19° 0’ 15" lat. N. et 100° 22' 45" long. O.; 85,000 hnb. Evêché; séminaire; nombreux collèges. C’est une des plus be’les villes de l’Amérique: il y a 60 églises, dont la principale, celle de Notre-Dame de Guadalnpe, possède d’immenses richesses. An iennes et célèbres fabriques de faïence et commerce déchus, quoique importants encore. Fondée en 1533; occupée par les Américains en 1847, elle fut assiégée et prise par les Français le 17 mai 1863. — Le dép. de la Puebla, entre ceux de Véra-Cruz au N.-E., d’Oaxaca à l’E., deMexico à l’O. , et celui deGuerrero au S., a 36,045 kil. carr., et 580,000 liai). Sol montagneux au centre, où sont les sommets les plus élevés du Mexique (le Popocatepetl,l Iztaccilmatl, etc.). Culture peu répandue, quoique productive. Ce pays est l’ancienne république de Tiascala, qui sut se maintenir indépendante du Mexique, et dont l’alliance fut d’un grand secours à Fernand Cortez pour la conquête de cet Empire.

puebla-de-alcocer , v. d’Espagne (Estramadure ), prov. et à 130 kil. O. de Badajoz; 3,130 hab.

pttkbua-de- w.MoitADiER , v. d’Espagne (Tolède), sur la Gijuela, à 18 kil. N. d’Alcaza; 2,700 hab.

puebla— de-cazalla , Corula, v. d’Espagne (Séville), à 17 kil. S. -O. d’Ossuna; 5,050 hab.

puebla-oe-don-fadriquk, v. d’Espagne (Grenade), à 26 kil. N.-E d’Huescar; 6,450 hab. — v. d’Espagne (Tolède), à 40 kil. S.-E. d’Ocana; 2,620 hab.

puebla -de-guzman, Præsidium, v . d’Espagne (Huelva), à 16 kil. N.-E. de San-Lucar; 4,000 hab.

puebla-de-varzim , v. de Portugal (Minho) , à 4 kil. N. -O. de Porto ; 5,800 hab.

puebla (la), v. de l’xle de Majorque , près de la baie d’Alcudia, à 12 kil. S. -O. d’Alcudia ; 3,640 hab.

PUEBLO-NUEVO-DEL-MAR, brg d’Espagne, prov. et à 3 kil. de Valence, sur la Méditerranée, s’est formé depuis quelques années, et est très-fréquenté par les habitants de Valence, qui y viennent prendre les bains de mer. Pop. , 8,570 hab.

PUELCHES, peuple indigène de l’Amérique du Sud, répandu dans le S. de l’Etat de Buénos-Ayres, le S.-E. du Chili , et le N. de la Patagonie. Les guerres contre les Araucans l’ont considérablement diminué.

PUELLE(La). V. Pevelle.

PUELLEMONTIER , jadis Mansvilliers , vge de France (Haute-Marne) , arr. et à 22 kil. O. de Vassy; 550 hab. Il y eut jadis une abbaye de femmes , et plus tard une d’hommes . dite de la Chapelle aux Planches.

PUENTE-DE-LA-REINA, v. d’Espagne (Navarre) , à 16 kil. S. de Pampelune. Elle appartint à l’ordre des Templiers. Elle fut vainement assiégée par les carlistes en 1835. Pop. de la commune : 3,020 hab.

puente del-arzobispo , v. d’Espagne (Nouvelle-Castille) , prov. et à 80 kil. O. de Tolède, sur la rive dr. du Tage; 1,310 hab.

puente-de-ume , v. d’Espagne (Galice), prov. et à 22 kil. E.-N.-E. de la Corogne, à l’embouchure de l’Urne; 5,000 hab. Pêche de la sardine.

PUENTE-XENIL OU DE - DON - GONZALE , V. d’Espagne

(Cordoue | , sur le Xenil , à 24 kil. S. -O. de Montilla : 10,460 hab.

PUERS, brg de Belgique (Anvers), à 12 kil. O. de Malines ; 5,500 hab. Filatures de coton , fabr. de draps et de toiles.

PUERTO, mot espagnol qui veut dire Port, et qui entre dans la composition de beaucoup de noms géographiques.

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