‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 377 sur 864 · QU A · texte numérisé non relu

QU A

Athènes, en4]l av. J.-C., par l’entremise de Pisandre, de Théramène, d’Antiphôn , et dans l’intérêt d’Alcibiade exilé , pour remplacer l'assemblée du peuple , dont ce général voulait se venger. Les Quatre-Cents devinrent bientôt des tyrans, s’entourèrent de satellites, supprimèrent le sénat, et se refusèrent au rappel d’Alcibiade et des autres bannis. Leur flotte fut battue par les Lacédémoniens prés d’Erétrie, et l'on perdit l’Eubée. L’armée qui stationnait à Samos se révolta alors, prit pour chef Alcibiade , et le peuple d’Athènes chassa les Quatre-Cents, après 4 mois de pouvoir.

Quatre-nations (College des). V. nations.

quatre-temps, jeûne de trois jours, dans chaque saison de l’année, observé le mercredi, le vendredi, et le samedi, par les catholiques. Ce jeûne , prescrit en 4(10 par le pape S1 Léon, a commencé d'être en usage en France vers l’an 806 ; il a pour but d’appeler sur chaque saison la bénédiction du ciel. Grégoire Vil a fixé ainsi les Quatre-Temps : le 1er mercredi après la Pentecôte ; le mercredi après l’Exaltation de la sainte Croix ; le mercredi de la 3e semaine de l'Avent; enfin, le premier mercredi d’après les Cendres.

QUATKE-TERRES. V. BERGEDORF.

Quatke-vallées, partie de l’anc. Gascogne, comprenant le val d’Aure, le val de Barousse, le val de Magnoac et le val de Neste.

QUATREMÈRE DE QUINCY (Antoine-Chrysostome), savant archéologue, né à Paris en 1755, m. en 1849 D'une ancienne et honorable famille, il s’adonna de bonne heure à l’étude de l’antiquité et à la pratique des arts. Un Mémoire Sur l'architecture égyptienne, couronné par l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, en 178-5, fut le prélude d’un ouvrage plus considérable, Dictionnaire d' architecture , qu’il composa pour V Encyclopédie méthodique. Il plaida chaudement, en 1790, devant les représentants de la Commune , la cause de la liberté des théâtres, et refusa, 30 ans plus tard, les foncti us de censeur théâtral. Député de Paris à l’Assemblée législative en 1791, il y soutint la royauté constitutionnelle, défendit les ministres Bertrand de Molleville, Terrier de Monciel, et Duport-Dutertre, et, le 8 août 1792, Lafayette, dont on demandait la mise en accusation. En 1793, il subit un emprisonnement de 13 mois. Membre du conseil des Cinq-Cents en 1797, il figura sur la liste îles déportés du 18 fructidor, reparut sous le Consulat, et devint membre du conseil municipal de Paris. Intendant dos arts et monuments en 1815, professeur d’archéologie à la Bibliothèque royale en 1818, il fut encore membre des Académies des Inscriptions et de celle des Beaux-Arts. On a de lui : De l' architecture égyptienne comparée à l' architecture grecque , 1785-1803, in-4°; Considérations sur l’Art du dessin en France, 1791, in-8°; Dictionnaire d architecture , 1795- 1825, 3 vol. in-4°; te Jupiter Olympien, ou l'Art de la sculpture antique en or et en ivoire, pl. et fig. color., 1814, in-fol.; Essai sur la nature, le but et les moyens de l imitation dans les beauj-arls, 1823, in-8°; Histoire de la vie et des ouvrages de Raphaël , iR24, iu-8°; Monuments et ouvrages d’art antique restitués d'après les descriptions des écrivains grecs et latins, pl. et fig. color., 1826-28, 2 vol. petit in-fol.; Histoire de la vie et des ouvrages des plus célèbres architectes, du XIe siècle jusqu'à la fin du xvme, 1830, 2 vol. in-4«, 47 pl. représentant d-es vues de leurs principaux monuments; Histoire de la vie et des ouvrages de Michel- Ange , 1835, in -8° ; Histoire de la vie et des ouvrages de Cunuva ; Notices historiques, lues à l’Académie des Beaux-Arts, dont il fut secrétaire de 1816 à 1839, 1834-37, 2 vol. in-8°; des dissertations dans le Journal des Savants et dans les recueils de l’Institut. Quatremère avait profondément étudié tout ce qui tient aux arts du dessin, et surtout à l’architecture et à la sculpture; il en dissertait savamment avec beaucoup de goût, de justesse, de sagacité; mais son style manque d’élégance, d'animation, et, la plupart du temps, est d’une diffusion fatigante.

QUatuemÈre-disjonval , frère atné du précédent, né en 1754, m. en 1830, s’adonna d’abord aux sciences physiques, découvrit les sels triples, fut admis à 1 Académie des Sciences, et perdit sa fortune en expériences ruineuses. Il suivit alors la carrière militaire, devint chef d’état-major, et rendit des services lors du passage du Simplon , 1802. On lui doit une Aranéologie, 1775 et 1797, étude curieuse sur le travail des araignées et sou rapport avec les variations du temps.

quatremère de roissy, cousin-germain des précédents, né en 1754, m. en 1834, ancien conseiller au Châtelet , a laissé : Histoire de M™ de La Vallière, 1823 ; — de Ninon de Lenclos, 1824; — d'Agnès Sorel , 1825. — Son neveu , Etienne-Marc Quatremère , savant orientaliste,

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né â Paris en 1782, m. en 1P57, élève de Sylvestre de Sncy; professeur de littérature grecque à la Faculté des lettrés de Rouen en 1809, admis à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres en 1815, professeur des langues hébraïque, cha'.daïque et syriaque au Collège de France eu 1819, et de persan a l'Ecole des langues orientales en 1832, a coin posé, entre autres ouvrages ; Recherches critiques et historiques sur la langue et la littérature de l'Egypte ; Mémoires géographiques et historiques sur l'Egypte et sur quelques contrées voisines, 1812; Observations sur quelques points de lu géographie de l'Egypte, 1813; Tables des crues du Nil , et Notices sur la version copte de Daniel et des douze petits prophètes. dans les Notices et extraits desmss. de la Ribliolh. du roi ; des traductions de Y Histoire des Mongols de Perse, par Raschid-Eddin; de Y Histoire des sultans Mamelouks d'Egypte, par Makrisi ; des Prolégomènes historiques d'Ibn-Khaldoun; une foule de Mémoires, dans le recueil de l’Institut et dans le journal de la Société asiatique. B.

QUATRIENN’AUX. V. Triennaux.

QUATUUEVIRS, Quatuorviri, magistrats supérieurs des nmnieipes, des colonies, ou des villes fédérées, dans l’anc. Empire romain. Ils étaient ainsi nommés de leur nombre quaternaire. Leur charge était annuelle.

quatuor vins monétaires, magistrats de l’ane. Rome, les mêmes que les triumvirs monétaires (V. Triumvirs) r dont César porta le nombre à quatre.

QUATUonviits DES routes, Quatuorviri viarum curandarum , magistrats de l’anc. Rome, institués vers la fin du ve siècle de Rome, pour veiller à la construction et à l’entretien des grandes routes. On les appelait aussi Viocures,. et Curateurs des roules. Auguste créa des Quatuorvirs chargés uniquement des voies de Rome. C. D — y.

QUÉBEC , v. forte de l'Amérique anglaise, capitale du Bas-Canada, sur la rive g. du Sl-Laurent, à sou confinent avec le Sl-Charles et à 545 kil. de son embouchure; par 46° 49’ 12" lat. N., et 73° 32' 29" long. O.; 70,0()U lmb. Très-forte citadelle. Résidence du gouverneur-général et du parlement du Canada. Archevêché catholique, métropolitain de l’Amérique anglaise; évêché anglican. Collège français, école classique anglaise, bibliothèque. So.iétô d’agriculture, Société de littérature et d’histoire, Institut canadien. Arsenal. La ville est divisée en haute ville, mal bâtie, avec des rues étroites et irrégulières, et busse ville, bien percée et bien bâtie. On remarque les églises et les casernes. Industrie peu importante : brasseries, distilleries, tanneries; fabr. de tabac, savon, chandelles; carrosserie, viande salée et fumée. Vaste port de commerce trésfréquenté : exportation de sucre d’érable, farines, buis, de construction , potasse. — Québec, fondé par les Français en 1603, pris par les Anglais en 1629, restitué en 1632, assiégé vainement par eux en 1690 et 1711, maispris en 1759, leur fut assuré par la paix de 1763. En 1775, les Américains tentèrent vainement de s’eu emparer.

QUÉDAH. V. Kédaii.

QUEDL1NB0URG, v. murée des Etats prussiens | Saxe), sur la Bode, à 93 kil. S.- O. de Magdebourg ; 14,500 hab. Tribunaux , gymnase évangélique. Ecole de sourds-muets , bibliothèque. Ane. abbaye de religieuses, et plus tard de dames luthériennes, décorées du titre de princesses, et dont l’abbesse prenait rang parmi les prélats du Rhin. Elle possédait un château et une belle église, où l’on voit le tombeau de Henri l’Oiseleur. Fabr. de lainages, liqueurs, sucre de betterave; distilleries d’eau-de-vie, brasseries. Patrie de Klopstock, à qui l’on a élevé un monument.

QUEEN’S COUNTY, c.-à-d. Comté de la reine, au centre de l’Irlande, dans le Leinster occidental, entre les comtés du Roi au N., de Kildare à l’E., de Carlow au S.-E., de Kilkentiy au S., et de Tipperary à l’O ; 168,706 heet.;, 90,750 hab. Pays très-plat; monts Sliebhloom au N. -O. Riv.: Barrow et Nore. Sol fertile, malgré de larges marais. Agriculture florissante. Houille, fer, cuivre et manganèse. Quelques manuf. de laines et de cotons. Exportation de produits agricoles et de bestiaux pour Dublin et l’Angleterre. Traversé par le Grand-Canal et le chemin de fer du S. -O. Capitale, Maryborough; v. princip.: Motintmellick et Mountrath. Il doit son nom à la reine Marie.

QUEENSBURY, brg des Etats-Unis (New- York), à 90 kil. N. d’Aliiany; 4,000 hab.

QUEEN’S-F EKRY, v. d'Ecosse (Linlithgow ), à 15 kil. O. d’Edimbourg, sur l’estuaire du Forth; 700 hab. Bains de mer. Fabr. de savon.

QUEiSS, riv. des Etats prussiens (Silésie), affluent g. de la Bober â 10 kil. S.-E. de Sagan; cours de 120 kil.

QUÉl.EN (Hyacinthe-Louis, comte De), né à Paris en 1778, d’une famille noble de Bretagne, m. en 1839, fut. lorsqu'il n’était encore que simple abbé, distingué par le

qui:

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cardinal Fcsch, qui se l’attacha comme secrétaire, et conserva toujours pour lui la plus tendre amitié. Sous la Restauration, il devint grand -vicaire de l'évêque de SLBrieuc, évêque in partibus de Samosate, 1817, coadjuteur de Talleyrand de Périgord, archevêque de Paris, 1819, puis successeur de ce prélat en 1821. Peu sympathique au gouvernement de 1830, il fut menacé, en février 1831 , par une insurrection du peuple, qui saccagea l’archevêché. Lors du choléra de 1832, il montra le plus admirable dévouement, offrit un asile aux malades dans son château de Conflans, et créa un établissement des Orphelins du choléra. Il a laissé des mandements, des oraisons funèbres de Louis XVI et du duc de Berry, écrites avec élégance, bien qu’un peu froides, mais qui lui ouvrirent l’entrée de l’Académie Française, en 1824.

QUELLYN (Erasme), dit le Vieux, peintre, né à Anvers en 1607, m. en 1678, étudia d’abord la littérature et les sciences, et occupait une chaire de philosophie, lorsque la fréquentation de Rubens lui fit préférer la peinture. L’Académie de S*-Luc, à Anvers, le reçut maître ès arts dès l’âge de 26 ans. On admire les paysages qui occupent souvent le fond de ses toiles. Il peignait aussi fort bien le portrait, et nous a laissé, comme Van-Dyck, les images de presque tous les artistes contemporains. J1 imita Rubens, mais avec indépendance et originalité. Une délicatesse charmante distingue ses conceptions, ses formes et le mélange harmonieux de ses couleurs. Bolswert, Pierre de Jode, Vosterman, Pontius et d’autres ont reproduit 80 de ses toiles. Il a gravé lui-même de petites planches d’après ses tableaux ou ceux de son maître. A. M.

QUELLYN (Jean-Erasme), dit le Jeune, fils du précédent, né à Anvers eu 1629, m. eu 1715, étudia d’abord sous la direction de son père, puis alla en Italie. Avant sou départ, Rubens était le chef qu’il suivait : en Italie, ce fut Paul Véronèse qui l’influença le plus énergiquement. 11 procède de tous les deux, mais il avait pour le dernier une secrète prédilection. Il aimait les vastes monuments, les somptueux festins, les scènes compliquées, l’abondance des personnages. Sa Piscine de Rclhsaide, que l’on voit au musée d’Anvers, est sans doute la plus grande toile qui existe. Les Noces de Cana, dont il avait orné le réfectoire du monastère de Tougerloo, n’étaient pas moins colossales. Il vit mourir l’un après l’autre les disciples de Rubens, et finit pqr n’avoir plus de concurrents. A. M.

QUËLUS (Jacques de Levis, comte de), mignon de Henri 111, mourut entre ses bras, en 1578, d’une blessure qu’il avait reçue en se battant en duel avec d'Entragues.

QUELUZ, château royal de Portugal (Estramadure), à 12 kil. N. -O. de Lisbonne.

QUENAST, brg de Belgique, à 6 kil. du canal de Charlcroi. Grande exploitation de porphyre pour pavés.

QUENTIN (Saint), martyr en 287, fut l’apôtre d'Amiens et du Vermandois. La ville qui porte son nom possède ses reliques. Fête, le 31 octobre.

Quentin (saint-), s.-préf. (Aisne), à 50 kil. N.-O. de Laon et à 154 de Paris par le chemin de fer du Nord, au sommet et sur le penchant d’une colline sur la rive dr. de la Somme, et à la tête du canal de St-Quentin ; 32,690 hab. Tribunaux de lre instance et de commerce, lycée, école de dessin, bibliothèque. Eglise calviniste. Chambre consultative des arts et manufactures. Sociétés académique et industrielle. Musée; jardin botanique. Sl-Quentin est une des premières villes manufacturières de France; le canal qui joint l'Escaut à la Somme y amène les houilles du Ilainaut. Filatures de coton et de laine; fabr. de tissus dits de Sl-Quentin, de broderies, dentelles, tulles, mousselines pour rideaux, châles, etc. Construction de machines. La fabrique occupe 25,000 ouvriers environ, tant dans la ville qu’aux alentours. Eglise collégiale, au point le plus liant de la ville, superbe vaisseau gothique commencé au ni Ie siècle, achevé au xvne, et qui renferme un beau buffet d’orgues ; hôtel-de-ville, d’architecture gothique, admirable monument achevé en 1509, et sur la place duquel est un vaste puits; palais de justice, Hôtel-Dieu, théâtre, promenades, plantées sur le canal de Picardie, à l’E. de la ville. Patrie d’Omer Talon, de d’Achery, de Charlevoix, et du peintre De Latour, à qui l’on a érigé une statue en 1856, du naturaliste Poiret, et de Babeuf. — Cette ville est trèsprobablement l’antique Augusta Veromanduorum, que quelques auteurs cependant placent au village de Vermand, à 8 kd. O. de Sl-Quentin. A la fin du 111e siècle. S* Quentin y prêcha la foi, et y fut martyrisé. Au ixe, les comtes de Vermandois en firent leur capitale; ils lui accordèrent, au commencement du xne, une charte de commune, qui ne fit que confirmer des droits et des franchises antérieurs. Le

Vermandois fut réuni à la couronne en 1215. St-Quentin fut cédé, parmi les villes de la Somme, au duc de Bourgogne par le traité d’Arras en 1435, et revint à la couronne en 1477. En 1557, un siège mémorable livra la ville aux Impériaux, commandés par Philibert-Emmanuel de Savoie. Montmorency ayant voulu secourir la place, perdit sous ses murs, le jour de la St Laurent (10 août), une bataille décisive. La création des premières fabriques de linon, l’introduction de la culture du lin, dues à Crommelin , datent de 1579. Les fortifications de St-Quentin ont été rasées en 1820. B.

Quentin (Canal de saint-), canal qui joint 1 à l’Escaut, et va de Sl-Quentin à Cambrai; 94,38

, la Somme ,380 mèt. de

parcours. On y remarque deux parties souterraines, l’une de 1,100 mèt., et l’autre de 5,677, sur 8 mèt. de largeur. Ce canal est à point de partage, et alimenté par la Somme et l’Escaut. Il fut commencé en 1800, et livré à la navigation à la fin de 1810. Le canal de Crozat le met en communication avec l'Oise, à Chauny.

Quentin I saint-), vge (Gard), arr. et à 5 kil. N.-E. d’Uzès; 1,989 hab. Argile à poterie.

QUER Y MARTINEZ (Joseph), botaniste espagnol, né à Perpignan en 1695, m. en 1764, fut d’abord chirurgien-major dans les armées, et profita des voyages qu’il fit avec son régiment en Espagne et sur la côte d’Afrique, pour recueillir un grand nombre de plantes et de graines. Il forma un jardin botanique, qui donna l’idée à Charles III d’en créer un dans le Prado. Nommé professeur au Jardin du roi sous Ferdinand VI, il publia une Flore espagiMle, Madrid, 1762, 4 vol., qui fut achevée en 3 autres vol. par Ortega, 1784.

QUÉRASQUE. V. Cherasco.

QUERBŒUF ( Yves-Mathurin-Marie de), jésuite, né à Landerneau en 1726, m. en Allemagne en 1799, enseigna la rhétorique dans plusieurs collèges, et émigra en 1792. 11 a publié : une édition des Lettres édifiantes et curieuses, écrites des missions étrangères, Paris, 1780-83, 26 vol. in-12; des Mémoires pour servir à l'histoire de Louis, Dauphin de France, 1777, 2 vol. in-12; les Observations sur le Contrai social de J. -J. Rousseau, par le P. Berthier, 1789, in-12; les Serinons du P. Neuville , 1776, 8 vol. in-12 ; une édition non terminée de Fénelon, 1787-92, 9 vol. in-4°.

QUERCETANUS, nom latinisé deDucuESNE.

QUERCETUM, nom latin du Quesngy.

QUERCY, Cadurcensis pagus , ancien pays de France (Guyenne), formant auj. les départements du Lot et de Taru-et-Garonne, divisé en Ilaut-Quercy, capitale Cahors, et Bas-Querey, capitale Montauban, fit partie de l’Aquitaine jusqu’au xe siècle. Les comtes de Toulouse s’en emparèrent alors; après la croisade contre les Albigeois, dont il souffrit beaucoup, Louis IX le confisqua, 1228; ce prince le céda à l’Angleterre par le traité d’Abbeville, 1259; il fut repris par Philippe le Bel, rendu par le traité de Brétigny, 1360, et suivit depuis 1ers les destinées de la Guyenne.

QUERETARO, v. du Mexique, ch.-l. du dép. de son nom, à 75 kil. N.-O. de Mexico , par 20° 36’ 39" lat.

N. , et 102° 30’ 30" long. O. ; 30,000 hab. Evêché. C’est la

plus belle de l’Empire après Mexico; on y remarque de grandes place' et un magnifique aqueduc. College, bibliothèque. Fabriques de draps, cigares, papier. — Le déo. de Queretaro est situé au centre du Mexique, entre ceux de San-Luis-Potosi au N., de Mexico à l’E. et au S., et de Guanaxuato au N -O. ; il possède de riches mines; 165.155 hab.; 6,264 kil. carrés. . ,

QUERFURT, v. des Etats prussiens (Saxe), a 28 kil.

O. de Mersebourg; 3,400 hab. Fabr. de coton ; foire aux chevaux.

QUÉBIGUT, ch.-l. de cant. (Ariége), arr. et à 88 kd. S.-E. de Foix ; 534 hab. Ane. château-fort. C’était la ca-

pitale du Donnezan.

QUERIMBES (lies) , groupes d'iles de l’Afrique portugaise, dans ie canal de Quérimbé, faisant partie de la capitainerie-générale de Mozambique et du district de Cabo-Delgado. Les principales sont : Quérimbé, Amice . Ibo, l’Ile-Longue. .

QUE RI NI ( Angelo-Maria ) , savant italien , né a Venise en 1680, m. en 1759, entra en 1698 chez les Bénédictins de Florence, visita T Allemagne et la Hollande, passa 2 ans à l’abbaye de Sl-Gertnain-des-Prés à Paris , devint archevêque de Corfou , évêque de Brescia , cardinal en 1727 , et bibliothécaire du Vatican en 1730. Ses principaux ouvrages sont : Primordia Corcyrœ ex antiquissimis monumentis illustrata, Brescia , 1738 , in-4° ; une édition de Sf Eplnem, en grec, syriaque et latin , 1742 , 6 vol. iu-fol. ; une traduction en vers latins d’une partie de la llenriade de Voltaire i

QUE

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Vie de Paul II, 1740. Il était membre correspondant de l’Académie des Inscriptions de France.

QUERLON (Anne-Gabriel Meusnier de), littérateur, né à Nantes en 1702, m. en 1780, travailla au Mercure et à la Gazette de France , au Journal étranger, au Journal encyclopédique, obtint en 1752 le privilège des Petites- A /fiches de province , dont il fit le succès par des articles de critique littéraire, donna des éditions d’Anacréon, de Lucrèce fit de Phèdre , et publia , entre autres ouvrages : Collection historique , ou Mémoires pour servir à l’histoire de la guerre terminée par le traité d' Aix-la-Chapelle en 1748, Paris, 1758; une Continuation de l'histoire des Voyages ( de l'abbé Prévost), etc.

QUERQUEVILLE , vge (Manche), arr. et à 6 kil. O. -N. -O. de Cherbourg, sur la rade de Cherbourg; 900 hab. Fort.

QUERRIEN, vge (Finistère), arr. et à 11 kil. N. de Quimperlé; 239 hab.

QUESADA, v. d’Espagne, prov. et à 44 kil. de Jaën, près de la rivière de son nom; plusieurs fois assiégée pendant les guerres avec les Maures , elle revint définitivement aux chrétiens en 1309. Pop. de la commune : 5,800 hab.

QUESAI.TENANGO-DEL-ESPIRITU, v. du Guatémala, à 160 kil. N.-O. de Guatémala; ll,0CJhab. — Ch.-l. d’un département du même nom, à la frontière de l’Etat mexicain de Chiapas; 68,800 hab.

QUESITEURS ou QUESTEURS DU PARRICIDE , Quœsitores ou Quœstores parricidii , magistrats créés au nombre de deux, dans les premiers temps de la république romaine , pour connaître du crime de parricide , de perduellion , et généralement de tous les crimes entraînant une condamnation capitale. Quésileur était le nom de tous les juges des tribunaux dits Questions perpétuelles ( V. ce mot). C. D — y.

QUESNAY (François) , médecin, chef de l’école des Physiocrates ( V. ce mol ) , et l’un des principaux fondateurs de l’économie politique, né à Méry , près de Montfortl’Amaury (Seine-et Oise), en 1694, m. en 1774, était fils d’un avocat au Parlement. Sa mère dirigeait un petit domaine rural ; de là la connaissance précoce qu’il eut des ressources de l’agriculture. Il ne sut lire qu’à 11 ans , avec le secours du jardinier, qui le faisait étudier dans la Maison rustique de Liébault. Initié aux premières notions du grec , du latin et des sciences par le chirurgien de l’endroit, passionné pour la lecture, il fit par lui-même un grand nombre d’observations sur les sciences médicales, étudia à Paris pendant 5 ou 6 ans la médecine , la chirurgie, la botanique, obtint de fréquenter, comme élève, l’Hôtel-Dieu , et joignit à ces occupations l’étude de la philosophie , les mathématiques , enfin les arts du dessin et de la gravure , dans lesquels il dut aux leçons de Cochin une grande habileté. Fixé à Mantes, où ses cures lui valurent la place de chirurgien-major à l’Hôtel-Dieu , il fit la connaissance du maréchal de Noailles, et fut présenté par lui à la reine Marie Leczinska. Bientôt célèbre par une Héfutation du livre sur la saignée du médecin Silva, 1727, il céda aux instances de La Peyronnie, vint à Paris, y fut nommé , en 1737 , chirurgien du roi , secrétaire perpétuel de l’Académie de chirurgie récemment fondée , et s’établit chez le duc de Villeroy, dont il devint le médecin. U écrivit pour le premier volume des Mémoires de l’Académie de chirurgie une Préface considérée comme un chef-d’œuvre, soutint pendant 7 ans , 1737-44 , la lutte du Collège de chirurgie contre la Faculté de médecine, et, rendu par la goutte inhabile aux opérations manuelles, se fit recevoir, 1744, docteur-médecin, au retour de la campagne de Flandre, où il avait accompagné le roi. Il acheta la survivance de la charge de premier médecin ordinaire du roi , et obtint celle de premier médecin consultant de S. M., qui lui laissait de grands loisirs. Louis XV l’aimait, et l’appelait familièrement le Penseur. Il fut également protégé par M,ne de Poinpadour. Quesnay s’occupa constamment d'études économiques; en 1750 , il avait fait la connaissance de Gournay ( V . ce nom) , et tous deux s’étaient rencontrés sur le principe de la liberté du travail et du commerce. En 1756, il publia ses idées dans les articles Fermiers, Grains, etc., de V Encyclopédie ; en 1758, il les exposa d’une manière plus précise dans deux ouvrages intitulés : Tableau économique , et Maximes , où les principes sont énoncés en axiomes sous une forme sèche et parfois obscure. Son système a reçu de Dupont de Nemours , son éditeur, 1768 , le nom de Physiocratie (gouvernement de la nature et des lois naturelles, supérieureset antérieures à la loi écrite). L’idée dominante est que le monde économique a ses lois comme le monde physique ; que les

législateurs doivent s’y conformer; qu’il faut donc les étudier et les appliquer. Elles sont de deux espèces : politiques ou économiques. Au point de vue politique , frappé des obstacles que les progrès et les réformes rencontraient dans les prétentions , dans le conflit perpétuel des trois grands corps de l’Etat ( clergé , noblesse, parlement), il se prononçait pour le gouvernement d'un seul, affirmant « que le système des contre-forces (contre-poids) est une opinioa funeste qui ne laisse que la discorde entre les grands et l’accablement des petits. » Toutefois , il mettait au-dessus du pouvoir unique la propriété et la liberté des citoyens , réputées lois de nature, et, comme telles, toutes puissantes ; il concluait qu’il importe « de ne pas trop gouverner, de ne point réglementer » , et aboutissait à la suppression des corporations, maîtrises, jurandes, corvées. Au point de vue de l'économie politique ou sociale , il croyait , à tort , que l 'agriculture seule est productive , en tant qu’elle ajoute à ce qui a été confié à la terre , et réputait stériles ( non pas inutiles) l’industrie et le commerce , qui, selon lui, ne font que transformer et transporter les objets, sans y rien ajouter. — Cette doctrine devint , chez Quesnay, l’origine du caractère exclusif d’une théorie de l'impôt , dans laquelle il prétend que <* la terre seule donnant lieu à valeur, doit porter seule le poids de l’impôt, unique et direct dès lors ; » elle exerça une grande influence sur l’Assemblée constituante de 1789 , qui exagéra l’impôt territorial et abolit les impôts indirects. Une autre conséquence , c'était l’importance accordée, dans l’Etat, aux propriétaires fonciers. Quoi qu’il en soit, il a vivement défendu la liberté de l’industrie et du commerce, n’attaquant pas moins les jurandes et maîtrises que les corvées, par la suppression desquelles il voulait surtout soulager l’agriculture; en thèse générale , il soutenait *< que cette liberté n’est que le résultat de la propriété naturelle que tout homme a et doit avoir de ses facultés et de leur libre exercice. « Quesnay a laissé, indépendamment de ses ouvrages d’économie , un certain nombre d’œuvres médicales , entre autres un Essai physique sur l'Economie animale , 1736 et 1747 , 3 vol. in-12; Histoire de l’origine et des progrès de la chirurgie en France , 1749; Traité des fièvres continues , 1753, 2 vol. in-12. A. C.

QUESNEL ( Pasquier) , théologien , né à Paris en 1634, m. en 1719, fit de brillantes études en Sorbonne, puis euU-a, en 1657 , dans la congrégation de l'Oratoire, dont il fut directeur pour l’établissement de Paris. En 1671 , il publia des Réflexions morales sur le Nouveau Testament , 1 vol. in-12, qui devaient ranimer la querelle du Jansénisme apaisée par la Paix de l’Eglise de 1669. Enveloppé dans la disgrâce du P. Abel de Sainte-Marthe, général de l'Oratoire, et grand partisan d’Arnauld, il se retira à Orléans, 1681 , refusa de signer un formulaire qui proscrivait l’enseignement de la philosophie de Descartes et des doctrines de Jansénius, 1684, et alla rejoindre Arnauld à Bruxelles. Quand il eut complété ses Réflexions morales , il les publia en 4 vol. in-4°, 1693, avec l’approbation de M. de Noailles, évêque de Châlons. Ce prélat , transféré sur le siège de Paris, ayant condamné , en 1696 , V Exposition de la Foi de l'Eglise touchant la grâce et la prédestination , par l’abbé de Barcos, neveu de Saint-Cyran , le Bénédictin üom Thierry de Viaixne prétendit, dans le Problème ecclésiastique 1698, que la doctrine condamnée par l’archevêque de Paris était la même que celle qu’il avait approuvée dans les Réflexions morales. Bossuet repoussa cette prétendue contradiction, en montrant la différence des deux docirines. Le Problème ecclésiastique avait ranimé la querelle du Jansénisme, dont le P. Quesuel était devenu le chef après la mort d’Arnauld, 1694. Poursuivi en Belgique, mis en prison à Malines, il s’évada , et se réfugia en Hollande. En 1708 , Clément XI condamna les Réflexions morales , dont une édition avait été donnée en 1699 , sans l’approbation de M. de Noailles. Louis XIV, voyant l’Eglise toujours agitée, sollicita une décision du pape, qui la donna dans la bulle Unigenitus , 1713, où l’ouvrage est condamné, ainsi que cent et une propositions qui en sont extraites. On a encore du P. Quesnel : une édition des OEuvres du pape St Léon, Paris, 1675, 2 vol. in-4°; Tradition de l’Eglise romaine sur la prédestination des saints et sur la grâce efficace , sous le pseudonyme de Germain , Cologne , 1687 , 4 vol. in-12; Discipline de l’Eglise, Lyon, 1689, 2 vol. in-4°; Causa Arnaldina , 1699, in-8°; Histoire abrégée de la vie et des ouvrages de M. Arnauld , Cologne , in-12, 1695; la Souveraineté des rois défendue , 1704, in-12, etc. F. B.

QUESNOY (Le). Quercelum , ch.-l. do cant. (Nord), arr. et à 34 kil. N.-O. d’Avesnes ; 3,298 hab. Place forte jusqu’en 1867. Collège, llôtel-de-ville, église et hôpital remarquables. Sucre indigène, savon, huile. Comm. de lin, chanvre, bois; entrepôt de houille. — Cette ville.

QUE

dont la fondation est antérieure au XIe siècle , fut entourée de murailles, en 1150, par Baudouin V, comte de Flandre. Brise par Louis XI aux Bourguignons en 1477, mais reprise par Maximilien d’Autriche, elle tomba au pouvoir de Henri II en 1552, de Turenne en 1654, du prince Eugène , puis de Villars en 1712, des Autrichiens en 1792, et fut reconquise par les Français en 1794.

QUesnoy-sur-deule , cli.-l. de cant. ( Nord ) , arr. et à 11 kil. N. de Lille, sur le canal de la B isse-Deule; 2,128 liai). Nombreuses fabriques d'huile, de sucre, de genievre; moulins à farine et à foulon; comrn. de houille et de lin ; tanneries, brasseries.

QUESTEMBERT, cli.-l. de cant. (Morbihan) , arr. et à 25 kil. E. de Vannes; 1,065 hab. Tanneries. — Victoire d’Alain sur les Normands, en 888.

QUESTEURS, Quœstores , administrateurs du Trésor public dans l’anc. Rome. Ils furent institués du temps de 'a royauté, au nombre de deux, pour veiller à la rentrée des impôts, et surtout du butin de guerre, alors principal revenu du Trésor. Quand Rome fit la guerre un peu au loin, les questeurs suivirent l’armée; mais le service intérieur souff rant de leur absence, on imagina, l’an 334 de la ville, 419 av. J.-C., de créer deux autres questeurs, afin qu’il en restât toujours deux à Rome; il y eut alors des Questeurs urbains et des Questeurs provinciaux.

questeurs URBAINS ou DU TRÉSOR , Quœslorcs urbani ou Ærarii. Quand ils étaient les seuls questeurs de l’Etat, les rois les élisaient, puis, après les rois, les consuls, et toujours parmi les patriciens. Lors de l’institution des questeurs provinciaux, l’élection de tous les questeurs fut remise aux comices par tribus, qui purent les élire paiml les- patriciens on les plébéiens, indifféremment. La questure était le 1er degré dans la carrière des honneurs ; on y pouvait prétendre dès Bâge de 27 ans et même de 25, et la charge durait un an. Les questeurs urbains avaient spécialement l’uùministration et la garde du Trésor public. Leur jeunesse et leur inexpérience prêtant aux abus, Auguste les supprima pour les remplacer par des préfets ( V. Préfet) ; Claude les réinstitua, mais les nomma pour trois ans. Les questeurs urbains furent de nouveau supprimés après Claude, reparurent sous Adrien, puis Antonin le Pieux les supprima de nouveau. Ils avaient le droit d’assister aux séances du sénat et d’y parler. Leur costume était la toge prétexte des magistrats.

QUESTEURS PROVINCIAUX - Quœstores provinciales. Ils furent originairement élu? dans les comices par curies , parce qu’une loi curiate réglait tout ce qui concernait les gouverneurs de province, puis dans les comices par tribus. Créés d’abord au nombre de deux, ils s’augmentèrent à mesure que s’augmenta le nombre des provinces; il y en eut 6, Ban 488; Sylla en fit élire 20, et César 40, pour se faire des créatures, car il n’y avait pas 40 provinces. Le peuple élisait les questeurs en masse, et les élus tiraient ensuite les provinces au sort. Le Trésor leur donnait, poflr frais de mission, une somme dont ils devaient rendre compte à l’issue de leur charge , qui durait un an. Ils étaient receveurs d’impôts de guerre, caissiers du butin, munitionnaires des vivres, payeurs de l’armée, pouvaient battre monnaie pour les besoins du service , et remplacer accidentellement le gouverneur dans l’administration de la justice. Les questeurs provinciaux existaient encore sous le Bas-Empire.

QUESTEUR OU CANDIDAT DU TRINCE, Quæslor , OU Candi datas Principis. Officier chargé de lire au sénat les messages de l’Empereur, ou ses discours , même en sa présence, lorsqu’il était malade ou fatigué.

questeur du consui. , Quirstor consulis, espèce de messager dont la fonction consistait à signifier aux intéressés les arrêts du sénat.

QUESTEUR des aliments DE CESAR , Qucestor alimentorum Cœsaris. Garde et distributeur du blé public dans les municipes d’Italie. On croit que l’institution de ces questeurs date du régne de Nerva.

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