‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 38 sur 864 · C-RÆTZ · texte numérisé non relu

C-RÆTZ

KRANACH (Lucas). V. Cranach.

KRANENBURG, v. des Etats prussiens (prov. du Rhin), à 10 kil. O. de Clèves, sur le Weteringbach ; 2,700 hab. Bureau de douanes. Bière, toiles. Aux environs, tanneries et papeteries.

KRAN1CHFELD, v. de la Saxe-Weimar-Eisenach, à 17 kil. S.-O. de Weimar; 800 hab. Autrefois ch.-l. d’une seigneurie. — v. de la Saxe-Meiningen , à 60 kil. N.- E. de Meiningen; 1,400 hab.

KRANTZ (Albert), chroniqueur, né vers le milieu du XVe siècle à Hambourg, m. en 1517, fut professeur de théologie à Hambourg, syndic de cette ville, et reçut plusieurs missions honorables, entre autres celle de décider entre Jean, roi de Danemark, et Frédéric, duc de Ilolstein, qui se disputaient la province des Ditmarses. On a de lui : Chronica regnorum aquilonarium , Daniœ, Sueciœ, Norvagiœ, Strasbourg, 1546, in-fol.; Stxonia, sive de Saxonicæ gentis velus ta origine, Cologne, 1520, in-.fol. ; Wandalia, sive hisloria Wandaliorum, Cologne, 1519, in-fol.

KRAPACKS (Monts). V. Karpatiies.

KRASCHENINNIKOF (Etienne), voyageur, né à Moscou en 1712, m. en 1754, professeur de botanique à i’ Académie des sciences de Saint-Pétersbourg, visita la Sibérie et le Kamtchatka de 1733 à 1743. La relation de son voyage parut à Saint-Pétersbourg en 1744, 2 vol. in-4° et fut traduite en français par Eidous, Lyon, 1767, 2 vol. in-12, plus complètement par Sainpré, Amsterdam, 1771, 2 vol. in-8°. Il a encore laissé un Discours sur l’utilité des sciences et des arts, Saint-Pétersbourg, 1750.

KRASCHOW. V. Krasso.

KRASICKI (Ignace ), écrivain polonais, comte de Siezin, né à Doubiecko (Gallicie) en 1735, m. en 1801, fut princeévêque de Warmie, puis archevêque de Gnesne. On a de lui un grand nombre d’ouvrages en prose et en vers, qui font les délices de sa nation. Les principaux sont : la Mysreis , 1776, in-8°, poëme héroï-comique en 10 chants, traduit en franç. par Dubois, 1784, et, sous le titre de la Souriade, par J .-B. Lavoisier, Paris, 1818 ; les Aventures de Nicolas Doswiaczinski, trad. par Lavoisier, Paris, 1818, in-8°; l’Histoire, trad. par le même, 1817; la Monachomachie, ou la Guerre des moines , en 6 chants, 1778; des Fables, 1779, traduit en français par J.-B.-M. de Vienne, 1828; la Guerre de Choczim, 1780, poëme épique en 12 chants; des Satires, des Contes, une traduction partielle d’Ossian, etc. Ses Œuvres ont été réunies par Dmochowski, Varsovie, 1803 et suiv., 10 vol. in-8°, et à Paris, 1830, 1 vol. gr. in-8°. On l’a surnommé le Voltaire de la Pologne.

KRASNOI, v. de la Russie d’Europe, gvt et à 46 kil. S.-O. de Smolensk, sur la Svinaia. Ch.-l. de district. Les Français y éprouvèrent de grandes pertes pendant la retraite de Russie, le 18 novembre 1812.

KRASNOÏARSK, v. delà Russie d’Asie (Sibérie), ch-1. du gvt d’Iéuisséisk et du district de son nom, au confl. de la Katcha et de l’Iénisséï, à 880 kil. N. -O. d’Irkoutsk; 5,000 hab. Elle est sur la route principale de la Russie d’Europe à Kiakhta. Comm. de peaux, fourrures, suif.

K RASÉ OKO U TSK , v. de la Russie d’Europe, gvt et à 65 kil. O. de Ivharkov; 5,000 hab.

KRASNO-OUFIMSK, v. de Russie, gvt et à 200 kil. S.-S.-E. de Perm, sur la rive dr. de l’Oufa ; 5,000 hab.

KRASNOSLOBODSK, v. de la Russie d’Europe, gvt et à 230 kil. N.-O. de Penza, sur la Mokcha; 5,000 iiab. Comm. de grains.

KRASNOSTÂW, v. de Pologne, à 50 kil. S.-E. de Lublin, sur la rive g. du Wieprz; 3,900 hab.

KRASSO, KRASSOVA ou KRASCHOW, comitat de Hongrie (cercle au delà de la Theiss), entre ceux d’Arad au N., de Témès à l’O., les Confins militaires au S., et la Transylvanie à l’E. ; 5,130 kil. carrés, 150 kil, sur 45, 235,000 hab. Ch.-l., Lugos. Sol montagneux, riche en mines de cuivre, plomb, fer, houille, bien arrosé, et trèsferlile en blé, maïs, lin, chanvre, fruits, vin. Compris de 1 1850 à 1830 dans la vaivodie serbe et banat de Temeswar.

KRASZNA, anc. comitat de Transylvanie, au N.-O., dans le pays des Hongrois; entre ceux de Szolnok, de Doboka, de Klausenburg, et la Hongrie; 1,134 kil. carrés, 35 kil. sur 35 ; 20,000 hab. Ch.-l., Somlyo. En 1860, à la Hongrie.

KRAUSE (Charles-Chrétien-Frédéric), philosophe, ne en 1781 à Eidenberg (Altenbourg), m. en 1832, de l’école de Schelling, professa 1a. philosophie, le droit et les mathématiques à Iéna en 1802, puis à Dresde, à Berlin, 1817, enfin à Gœttingue. On a de lui ; Introduction à la philosophie de la nature , Iéna, 1804; Esquisses de logigue, 1803; — de Droit naturel, 1803 ; Système de morale, 1810 ; Idéal de l'humanité, 1811.

KRA Y ( Paul , baron de ) , né en 1735 à Kæsmarkt (Hongrie), m. en 1804, fit ses premières armes sous Laudon dans la guerre de Sept Ans, étouffa , en 1778, la révolte des Valaques de la Transylvanie, servit contre la France dans l’armée du prince de Cobourg en 1792 , fut nommé grand maître de l’artillerie, succéda, en 1799, à Mêlas dans commandement en chef des troupes impériales en Italie, se distingua à Vérone , à Legnano , prit Mantoue, mais, appelé à remplacer l’archiduc Charles sur le Rhin et le Danube , fut contraint d battre en retraite devant l’armée française commandée par Moreau, 1800.

KREFELD , v. des Etats prussiens. V. Crevei.t.

KREIG (Jean-Frédéric), général allemand au service de la France, r.é en 1730 à Lâhr en Brisgau, m. en 1803, servit en Hanovre sous le maréchal de Saxe, se distingua aux batailles de Rosbach et de Minden , et fut fait prisonnier à Clostereamp. Il figura au siège de Gibraltar en 1782. Pendant la révolution française, il reçut le titre de général de division, défendit, en 1792, Thionville contre les émigrés et les Autrichiens, et fut, pendant 18 mois, gouverneur de Paris sous le Directoire.

KREMENETZ, en polonais Krzemieniec, v. de la Russie d’Europe (Volhynie), sur l’Ikva, à 280 kil. S.-O. de Jitomir; 5,800 hab. Château fort. Lycée; jardin de naturalisation. Foires importantes.

KREMENTCHOUG, v. de la Russie d’Europe, p;vt et à 110 kil. S.-O. de Poltava, sur le Dnieper; par 49° 4' lat. N., et 31° 4' long.E.; 23,219 hab. Entrepôt de vivres pour l’armée. Fabr. de savon, tabac, liqueurs, chapeaux. Commerce de bois, fruits confits, mercerie

KREMLIN. V. Moscou. -

KREMNITZ, en hongrois Kœrmœcz-Banya, v. de Hongrie (Bars), à 42 kil. N.-E. d’Aranyos-Maroth , 26 N. de Chemnitz; 10,000 hab. Direction des mines; hôtel des monnaies; gymnase. Aux environs, mines de cuivre sulfureux aurifère et argentifère ; sources vitrioliques.

KREMS, v. de la Basse-Autriche. V. Cre.ms.

KREMSIER, en morave Kromieriz, v. des Etats autrichiens (Moravie), sur la rive dr. de la March, à 36 kil. S.-E. d’Olmiitz; 5,800 hab. Gymnase de Piaristes; maison d’éducation pour enfants de militaires. Beau château des archevêques d’Olmiitz, avec riche bibliothèque, galerie de tableaux, etc. — La diète autrichienne s’y tint en 1848.

KREMSMUNSTER, en latin Cremisanum, brg des Etats autrichiens (Haute- Autriche), sur la rive g. du Krems, à 19 kil. O. de Steier; 1,000 hab. Célèbre abbaye de bénédictins, fondée en 772, et l’une des plus riches au moyen âge; lycée, gymnase, écoles polytechnique et de musique, collection d’histoire naturelle et d’objets d’arts, bibliothèque, observatoire, établissements agricoles.

KREUTZ ou KREUZ (c.-à-d. croix), en hongrois Kœrœs- Vasarhely, en latin Crisium, v. forte des Etats autrichiens (Croatie civile), ch.-l. du comitat de son nom, sur la Glogovnicza, à 33 kil. S.-E. de Warasdin; 3,500 hab. Evêché grec-uni. — Le comitat de Kreutz, entre ceux de Warasdin au N.-O., d’Agram à l’O. et au S.-O., la Croatie militaire au S. et à l’E., et la Hongrie au N.-E., a 1,660 kil. car., 60 kil. sur 22, et 100,000 hab. Sol montagneux au N.-O. Récolte de blé, mais, tabac, fruits, vins.

kreutz, district régimentaire des Etats autrichiens (Confins militaires de “Croatie) , dans le généralat de

KRI

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Warasdin, entre le comitat de Kreutz au SM à l’O. et au N., l’Esclavonie au S.-E., et le district de S'-George à l'E.; 1,566 kil. car., 70 kil. sur 55 ; 60,000 hab.; v. principales : Ivanich, Belovar.

KREUTZER (Rodolphe), célèbre violoniste et compositeur de musique, né à Versailles en 1766, d’un musicien allemand de la chapelle du roi, m. à Genève en 1831, fut protégé par la reine Marie-Antoinette. Premier violon au Théâtre-Italien en 1790, il écrivit, sans connaître l’harmonie, et fit représenter un ojféra de Jeanne d' Arc à Orléans, dont le succès fut éclipsé, l’année suivante, par Paul et Virginie, ouvrage plein de grâce, de fraîcheur, et de couleur locale. La romance de Lodoiska, et surtout l’introduction, suivie de la marche des Tartares, sont devenues populaires. Nommé professeur de violon au Conservatoire de musique de Paris, Kreutzer étudia sérieusement la composition. En 1797, il fut chargé d’aller recueillir en Italie les chefs-d’œuvre des maîtres; puis il voyagea enAllemagne et en Hollande, obtenant partout des triomphes, grâce à son jeu noble, grave, sévère, et néanmoins plein de brillant et de verve. Attaché à l’Opéra en 1801, à la chapelle du premier consul en 1802, il écrivit Astyanax, dont les chœurs sont remarquables, Aristippe, 1808, son meilleur ouvrage pour la scène, et la Mort d’Abel, 1810. Premier violon de la chapelle du roi en 1814, chef d’orchestre de l’Académie royale de musique de 1817 à 1825, inspecteur général de ce théâtre de 1825 à 1827, il fit jouer encore d’autres opéras et des ballets aujourd’hui oubliés. Il a publié enfin un grand nombre d’œuvres instrumentales, symphonies, sonates de violon, etc. B.

Kreutzer ( Conradin ) , compositeur de musique , né dans le grand-duché de Bade en 1782, m. en 1849, eut un talent distingué sur l’orgue, la clarinette et le hautbois. Il inventa un Panmelodion instrument assez semblable à l’harmonica. Après avoir composé des messes et des pièces instrumentales, il se livra avec passion au genre dramatique : il a des qualités de facture et d’expérience plutôt que le don d’invention. Les opéras qu’on accueillit avec faveur furent : Conradin de Souabe , Théodore, Libussa, Cordelia, le Plongeur, et une Nuit à Grenade. B.

KREUZBURG, Cruciburgum, v. des Etats prussiens (Silésie), sur la Stober, à 37 kil. N.-N.-E. d’Oppeln; 3,400 hab. Trib. de lre instance. Dépôt de mendicité. Fabr. de draps, toiles, bonneterie, cuirs.

KREUZNACH , Cruciniacum , v. des Etats prussiens (prov. du Rhin) , sur la Nahe, à 57 kil. S. -S.-E. de Coblentz ; 10,000 hab., dont 3,000 catholiques. Gymnase; ruines d’une église gothique. Fabr. de cuirs, tabac, pâtes. Comm. de grains, vins, eaux-de-vie , potasse, huile , etc. Sources minérales et bains ; salines produisant annuellement plus de 25,000 quintaux de sel.

KRICHNA, nom que prit Vishnou dans sa 8e incarnation, la plus belle et la plus pure de toutes. Suivant les légendes hindoues, Krichna naquit à Mathura, de Vaçoudéva et de Dévaki. Le frère de celle-ci, Kansa (incarnation de Siva), effrayé par une prédiction qui menaçait sa vie, voulut tuer son neveu. Mais l’enfant fut élevé en secret parmi des pasteurs. Devenu grand, il triompha dans toutes les épreuves dangereuses que Kansa lui fit traverser; après l’avoir tué lui-même, il prit parti pour les Pandous, race opprimée par les Kansous, et assura la victoire à leur chef Ardjouna; cette guerre est appelée Mahabharata (grande guerre). Suivant les uns, il remonta ensuite dans le Vaikounta, palais divin; suivant les autres, il fut tué accidentellement par le chasseur Angada, et alors commença l’âge noir ou de fer, Kaliouga ( V. ce mol). Une autre tradition dit que le corps de l’hommedieu fut changé en un trône de sandal, et que, porté par les eaux sur la côte d’Orissa, il y est encore adoré à Djaguernat. Seize mille huit cents femmes , à qui il avait inspiré de l’amour, se brûlèrent après sa mort. Le mythe de Krichna offre des analogies frappantes avec ceux de Jupiter, d’Apjllon, d’Hereule, etc., et est sans doute le symbole poétique d’une lutte réelle des sectateurs de Viehnou et de Siva. La vie de Krichna est le sujet d’un poème indien, le Bliagavata^Purana , qu’on attribue à Vopadéva (xine siècle), et qui a été trad. en français par E. Burnouf, 1841. B.

krichna ou kistnah, fl. de l’Hindoustan, naît dans les Ghattes occidentales, et coupe la presqu’île en deux parties (Décan septentrional et Décan méridional ). Il baigne Satarah , forme en partie la limite S. du Nizam, entre dans la présid. de Madras, se divise en deux branches, la Krienna propre, qui passe à Masulipatam, et le Sippelek, et se jette dans le golfe du Bengale. Cours de 1,200 kil. Il reçoit, à droite, la M absorba et la Toumbedra ; à gau-

che, la Bimali et la Moussy. On y trouve beaucoup de diamants et de pierres précieuses.

KRILOFF. V. Kryloff.

KRIM. V. Crim.

KRIMMITZSCHAU , v. du royaume de Saxe, à 13 kil. N.- O. de Zwickau; 10,650 hab. Fabr. de draps et cotonnades, teintureries, imprimeries sur étoffes. KRIOU-MÉTOPON. V. Criou-Métofon.

KRISCHNA. V. Krichna.

KRISTENAUX. V. Knistenauxi

KROIA, v. de la Turquie d’Europe. V. Croia.

KROLEVETZ. V. Korolevetz.

KROMIERIZ. V. Kremsier.

KRONACH ou CRANACH, v. de Bavière (Mein supérieur), à 36 kil. N.-N.-O. de Baireuth ; 3,000 hab. Verrerie, fabr. d’armes; comm. de bois. Patrie du peintre Lucas, dit Cranach.

KRONBORG, château fort de Danemark, dans l’ile de Seeland, à 40 kil. E. de Copenhague; il défend le passage du Sund. Construit en 1583 par Frédéric IL La reine Caroline Mathilde, entraînée dans la chute de Struensée, y fut enfermée en 1772.

KRONOBERG ou CRONENBURG, lân ou préfecture de Suède (Gothie), entre celles de Jœnkœping au N., d’Elfsborg et de Halmstad à l’O. , de Christianstad et de Blékinge au S., et de Calmar à l’E.; 159,000 hab. Ch.-l., Vexioe. Formée de l’anc. Smaland. On y trouve de nombreux lacs; supert., 9,612 loi. carrés.

KRONSLOTT. V. Kronstadt.

KRONSTADT, c.-à-d. ville de la couronne, v. de la Russie d’Europe, gvt et à 40 kil. O. de S'-Pétersbourg, dont elle est le port, à l’extrémité S.-E. de l’ile de Kotlin, en face ,le l'embouchure de laNéva, par 59° 59' 46" lat. N., et 27° 25' 36" long. E. ; 28,400 hab., et 20,000 hommes de garnison. Station principale de la flotte de la Baltique. Place forte de 1er ordie, dont les approches sont embarrassées de bancs de sable et d’écueils, et à laquelle on n’arrive en venant de la mer Baltique que par deux passages, l’un peu profond au N., l’autre au S. de l’ile. Le long de ce dernier, sont échelonnés 8 forts, citadelles ou batteries formidables en granit (forts Constantin, Catherine, Michel, Alexandre, Pierre Ier, Risbank, Krons- ’ott, Menschikoff). Du mois de décembre à la fin de mars, le golfe de Finlande est gelé, et l’on peut aller de pied ferme de Kronstadt à Sl-Pétersbourg. Il y a trois ports, lo port marchand, le port militaire, et le port d’armement. La plupart des maisons sont en bois ; mais les arsenaux, les docks, les casernes, l’hôpital de marine, où se trouvent 3,000 lits, ont été solidement construits. Siège de l’amirauté; école de marine, fonderie de canons, chantiers de construction et de réparation pour les vaisseaux de guerre. Deux canaux, dit de Pierre le Grand et de Catherine, traversent la ville. En 1863 , le nombre des navires de tous pavillons entrés à Kronstadt était de 2,272, .es importations s’élèvent annuellement à 140 millions de fr., et les exportations à 100 millions. — Kronstadt a été bâtie en 1710 par Pierre le Grand; les travaux de défense qu’il commença furent continués sous la tzarine Elisabeth par l’architecte Kokorinof, puis par Catherine II, Paul Ier, Alexandre Ier, et Nicolas Ier.

Kronstadt, en hongrois Brassow, v. forte des Etats autrichiens (Transylvanie), dans le pays des Saxons, ch.-l. du cercle de son nom, à 170 kil. E.-S.-E, de Klausenburg; 27,000 hab. Gymnase luthérien, école normale catholique, école grecque et valaque, maison d’éducation pour enfants de militaires. Fabr. de draps, lainages, passementerie. On remarque l’église luthérienne, la bourse, et la maison de détention. Comm. de vins, bétail, grains, et produits manufacturés, avec la Moldavie et la Valachie. — Bâtie en 1203, .souvent ravagée par les Turcs, la peste et les tremblements de terre.

KROSNO, v. des Etats autrichiens (Gallicie), sur la Wisloka, à 22 kil. E.-S.-E. d’Iaslo; 5,000 hab. Ane. château royal. Comm. de vins.

KROSSEN, v. des Etats prussiens ( Brandebourg), près du confl. de l’Oder et du Bober, à 50 kil. S.-E. de Francfort; 6,000 hab. Tribunaux. Fabr. de draps et bonneterie, tanneries, forges à fer. Comm. de vins. Ane. château fort.

KROTOSCHIN ou KROTOSZIN, v. des Etats prussiens, prov. et à 95 kil. S. -S.-E. de Posen; 6,400 hab. Draps, toiles, maroquins.

KROTZKA ou STOLNATZ, brg de la Principauté de ! Servie, à 15 kil. O. de Semeudria. Victoire des Turcs sur | l’Autrichien Wallis, en 1739.

! KROUKOVATZou ALADJA-HISSAR, v. de la Pria-

KRU

KUH

eipauté de Servie, près de la jonction des deux Morawa, à 150 kil. S.-S.-E. de Semendria, 54 O. de Nissa. Évêché grec. Autrefois ch.-l. de livah.

KRUDNElt (Julie de Wiktingiioff , baronne de), célèbre mystique, née à Riga en 1766, d’un gouverneur de cette ville, m. en 1824. Dès son extrême jeunesse, amenée à Paris par son père, elle brilla dans la société des philosophes. Belle et gracieuse, elle fut mariée à 14 ans à M. de Ivrudner, ambassadeur de Russie à Berlin, le suivit dans différents voyages, notamment à Venise, et, quoique mère de deux enfants, mena une vie si dissipée, que son époux se sépara d’elle par le divorce, 1791. Après une série d'aventures, que l’on croit retrouver en partie dans son roman de Valérie , ou Lettres de Gustave de Linar à Ernest de G..., Paris, 1803, 2 vol. in-12, elle s’insinua dans l’intimité de la reine Louise de Prusse. La mort de cette princesse l’ayant vivement frappée, elle se jeta, vers 1807, dans une dévotion exaltée. Disciple de Jung Stilling, dont elle outrepassa bientôt le mysticisme, elle se crut appelée à rétablir le règne du Christ sur la terre, et parcourut l’Allemagne, distribuant des aumônes, visitant les prisonniers, prêchant en plein air. Elle était à Paris en 1814, lors de l’entrée des alliés. Elle prit un grand ascendant sur l’empereur Alexandre Ier, au moyen, dit-on, de certaines prophéties qui s’accomplirent, telles que le retour prochain de Napoléon de l’ile d’Elbe, et les événements de Waterloo. Bientôt l’autorité politique s’alarma des bizarres prédications de Mme de Krudner; elle fut expulsée successivement d’Allemagne et de Suisse , s’arrêta quelque temps dans une de ses propriétés près de Riga, où elle se mit en rapport avec les Frères Moraves, et partit enfin pour la Crimée , 1822 , dans le dessein de former une maison de refuge pour les crinvuels et les pécheurs. Elle mourut à Karasou-Bazar. B.

KRUG (Wilhelm-Traugott), philrgophe, né en 1770 près de Wittemberg, m. en 1842, enseigna successivement à Wittemberg, 1794, à Francfort-sur-l’Oder, 1801 , remplaça Kant à Kœnigsberg en 1804, fut appelé i Leipzig en 1809, et, en 1813, saisi de l’enthousiasme qui animait l’Allemagne contre la France, entra dans les chasseurs à cheval de la Saxe. Au rétablissement de la paix, il combattit ardemment dans ses écrits le pouvoir absolu. L’université de Leipzig le choisit, en 1833, pour son député à la diète saxonne. On a de lui : Lettres sur la perfectibilité de la religion révélée, Iéna et Leipzig, 1795 ; Essai d'une encyclopédie systématique des sciences , Wittemb., 1796-97, 2 vol., auxquels il en ajouta un 3e, Leipz., 1804; Sur les rapports de la philosophie critique avec la culture morale , politique et religieuse de l'homme, Iéna, 1798; Aphorismes sur la philosophie du droit, Iéna, 1800, dont les Traités sur le droit naturel , Leipz., 1811, forment le 2e vol.; Philosophie du mariage, Leipz., 1800; Lettres sur l’idéalisme de nos jours, ibid., 1801 ; Plan d'un nouvel Organon de la philosophie, Meissdn, 1801; Essai d'une encyclopédie systématique des beaux-arts, Leipz., 1802 ; Philosophie fondamentale, Zullichau, 1803 ; Système de philosophie théorique, Kœnigsberg, 1806-10, 3 vol.; Plan encyclo]:édique des sciences militaires, Leipz., 1815; Histoire de la philosophie de l'antiquité, principalement chez les Grecs et les Romains, ibid.; Système de philosophie pratique , Kœnigsb., 1817-19, 3 vol.; Manuel de la philosophie et de la littérature philosophique , Leipzig, 1820-21, 2 vol.; Exposition historique du libéralisme ancien et moderne, ibid., 1822; Essai d'une nouvelle théorie des sensations et du sentiment , Kœnigsb., 1823; Dicéopolilique, Leipz., 1824; Dictionnaire général des sciences philosophiques, ibid., 2® édit., 1832-34, 5 vol. Krug, disciple de Kant, a formulé un système, qu’il nomme Synthétisme transcendental ; c’est une conciliation du réalisme et de l’idéalisme.

KRUMMACHER (Frédéric-Adolphe), écrivain protestant, né en 1768 àTecklenburg ( Westphalie), m. en 1845, enseigna la théologie à Duisbourg, puis fut prédicateur à Crevelt, à Bernbourg, et à Brême. On a de lui : Paraboles, 1805, trad. en français par l’abbé Bautain, 1821, 2 vol. in-12, et par Teillac, 1838 ; le Monde des enfants, 1806 et 1813 ; Apologues et Paramylhies, 1810 ; Livre pour les jours de fête, 1819-21, 3 vol.; Sur l'Esprit et la Forme de l'histoire évangé’ique, 1815; Paragraphes sur l'histoire sainte, 1818; Catéchisme avec des images, 10' édit., 1832, etc. Krummacher écrit pour les enfants, auxquels il veut rendre accessibles et attrayantes les vérités de la religion et de la morale.

KRUMMAD, v. des Etats autrichiens (Bohême), sur la Moldau, à 20 kil. S.-S.-O. de Budweis; 5,500 hab. Beau château des princes de Schwarzenberg. Maison d’éducation pour les enfants de militaires. Fabr. de papier. Aux environs, mines d’argent et houillères.

KRUNITZ ( Jean-George), compilateur allemand, né à Berlin en 1728, m. en 1796, exerça la médecine à Francfort, et l’abandonna bientôt pour se livrer à la littérature Son ouvrage capital est V Encyclopédie économico-technologique, ou Système général de l’économie politique, domestique et morale, ouvrage immense, commencé en 1773, et qu’il mena jusqu’à la lettre L, 72 gros vol. in-8°. Cette encyclopédie a été continuée par les frères Fiœrke, et a eu une 2' édition, Berlin, 1786 et suiv. Schutz a commencé en 1786 un Abrégé de T Encyclopédie de Krunitz, travail continué successivement par Grassmann et Fiœrke. Un certain nombre des articles les plus étendus ont été publiés à part. Krunitz a donné encore une traduction de V Histoire naturelle du Groenland, par Egède, 1763, et des Principes chimiques de l’agriculture, par Wallerius, 1764 ; un Recueil d’articles choisis sur l’agriculture, l’économie domestique et les arts, 3 vol. avec fig., Leipzig, 1761, 1768, in-8°.

KRUSCHWIZ, vge des Etats prussiens (Posen), sur la rive N. du lac Goplo, à 55 kil. S.-E. de Bromberg, 36 d’Inovrraclaw ; 300 hab. Berceau de la famille des Piast.

KRUSE (Christian), chronologiste, né en 1753 à Hiddigwarden (Oldenbourg), m. en 1827, fut directeur des établissements d’instruction dans le duché d’Oldenbourg , puis, en 1812, professeur d’histoire à l’université de Leipzig. Son principal ouvrage est un Atlas des Etats européens, où se trouvent réunies les cartes des différents siècles et les tables chronologiques des événements qui ont rempli ces siècles. Cet atlas a été publié en français, avec des améliorations, par MM. Le Bas et Ansart , Paris, 1832 et 1836, in-fol.

KRUSENSTERN (Adam-Jean de), navigateur russe, né en 1770 àHaggud (Esthonie), m. en 1846, étudia à Revel, entra de bonne heure dans la marine, servit sur la flotte anglaise dans la guerre de 1793, visita l’Inde et la Chine, et fut chargé par l’empereur Alexandre Ier d’exécuter un voyage autour du monde. Ce voyage, pendant lequel il découvrit les iles Orloff, r^fonnut plus exactement les îles de Washington et de Noukahiva, le Japon et les iles de la mer de Chine, dura trois ans, 1803-1806 ; la Relation , publiée en allemand, St-Pétersb., 1810-12, 3 vol. in-4°, a été trad. en franç. par Eyriès, Paris, 1821, 2 vol. in-8° et atlas. En 1815, Krusenstern explora le détroit de Behring, et chercha un passage qui conduisît d’Amérique à Arkhangel par le N. -O. Commodore en 1819, vice-amiral en 1826. il fut encore sous-directeur du corps des Cadets de la marine. On a de lui , outre son Voyage : Vocabulaire des langues de quelques peuples de l'Asie orientale et de la côte d'Amérique, Sl-Pétersb., 1813, in-4° ; Matériaux pour servir à l'hydrographie du Grand-Océan , Leipz., 1819, in-4° ; Allas de l'océan Pacifique, 1824 et suiv. B.

KRYLOFF ( Ivan-Andréiévitch), fabuliste russe, né à Moscou en 1768, m. en 1844, fut, depuis 1811, conservateur de la bibliothèque impériale de Sl-Pétersbourg. C’est un des auteurs les plus originaux et les plus populaires de son pays. Il avait débuté par une bonne comédie, le Magasin de modes, 1807, trad. en franç. dans la Collection des théâtres étrangers; mais il s’adonna bientôt tout entier au genre de l’apologue. Il a emprunté une partie de ses sujets à La Fontaine, mais en les appropriant aux mœurs et au goût de la Russie. Il employa avec une égale habileté les rhythmes les plus variés. Le comte Orloff a publié à Paris, en 1825, les Fables russes tirées du recueil de M. Kryloff, et imitées en vers français et italiens par divers auteurs, avec une introduction française de Lémontey et une préface italienne de Salfi, 2 vol. in-8°. M. Bougeault a donné une trad. eu j vers des principales fables de Kryloff, Paris, 1852. in-12. i KRZEMIENIEC. V. Kremenetz.

KRZESZOW1CE, v. des Etats autrichiens, dans l’anc. république et à 27 kil. N. -O. de Cracovie; 3,000 hab. Sources ferrugineuses et sulfureuses. Exploit, de marbre, pierre et houille.

KSAR, au pluriel Ksour, lieu fortifié où les tribus des oasis du Sahara algérien , au S. du Tell , déposent leurs marchandises.

KSARIN. V. Csarin.

KT1MA , v. de l'ile de Chypre; 1,200 hab. (autrefois 30,000 |. Evêché. Beau palais épiscopal.

KUBIN (ALSO-), v. des Etats autrichiens (Hongrie), ch.-l. du comitat d’Arva , à 175 kil. N. de Bude , sur l’Arva.

KUBLAI-KHAN. V. Kocblaï-Kiian.

KUDOWA. V. Cudowa.

KUFA. V. Koufa.

KUHN (Charles-Gottlob), médecin érudit, né en 1754 à Spergau , près de Mersebourg, m. en 1840, professa l’a-

KUR

KYR

natomie, la chirurgie, la physiologie et la pathologie à l’uuiversité de Leipzig. On a de lui : Histoire de l’électricité médicinale et physique, 1783-85, 2 vol.; Découvertes les plus récentes relatives à l' électricité physique et médicinale , 1796-97, 2 vol.; la Vaccine, moyen de se guérir de la variole, 1801 ; Opéra medicorum græcorum quæ supersunt , grec-lat. , Leipz. , 1821-33, 26 vol. in-8°, précieuse collection, où l’on ne trouve pas cependant Aétius , Oribase , Alexandre de Tralles et Paul d’Egine ; Opuscula academica et philologica, 1827-28, 2 vol. — Son fils, Othon-Bernard , né en 1800, professeur de chimie à Leipzig, a laissé : lissai d’ anthropochimie, 1824 ; Chimie pratique pour les médecins, 1829 ; Introduction aux recherches chimiques sur les qualités des corps, 1830; Manuel de steechiométrie , 1837.

KUJAVIE. V. Cujavie.

KUKULLOVAR. V. Ivockelburg.

KULM, v. des Etats prussiens. V. Culm.

KULMBACH, v. de Bavière. V. Culmbach.

KULMSEE , v. des Etats prussiens. V. Culmsee.

KULPA , anc. Colapis, riv. de Croatie, arrose Carlstadt , et se jette dans la Save, vive dr. Cours de 240 kil.

KUMA. V. Kouma.

KUMANIE , KUMANS. V. Cumanie , Cumans.

KUMR (AL-). V. Lune (Monts de la).

KUNCKEL (Jean), chimiste, né en 1630 à Hutten Slesvig ), m. en 1702 à Stockholm, professa la chimie à Wittemberg en 1676, année où il découvrit le phosphore qui porte son nom , fut ensuite appelé par les électeurs de Saxe et de Brandebourg, enfin attiré en Suède, en 1693, par Charles XI , qui le créa conseiller des mines et lui donna des lettres de noblesse. On a de lui : Recherches ou observations sur les sels fixes et volatils, Hambourg, 1676, in-8®, trad. en latin par Ramsay, Londres et Rotterdam , 1678, in-8°; Observations chimiques, Hambourg, 1677, in-8°, trad. en latin par Ramsay, Londres, 1678 , in-8°; Lettre aux médecins et aux philosophes de Saxe sur le phosphore et les pilules lumineuses, 1679, in-8° ; l’Art de faire le verre, 1679, in-4», trad. en franç. par le lSiron d’Holbach, Paris, 1752, in-4°.

KUNERSDORF, vge des Etats prussiens (Brandebourg ) , près de Francfortsur-l’Oder, à 60 kil. O. de Berlin. Victoires des Russes et des Autrichiens , commandés par Soltikoff et Laudon, sur le grand Frédéric, le 24 août 1759.

KUNSBERG. V. Kcenigsbruck.

' KUNZELKAU, v. du royaume de Wurtemberg (Iaxt), sur le Kocher, à 48 kil. N. -O. d’Ellwangen ; 2,600 hab. Fabr. de linge de table ; tanneries. Comm. de gros bétail. Château des princes de Hohenlohe-Kirchberg et Hohenlohe-Langenburg.

KUOPIO ou KOUOPIO , v. de la Russie d’Europe (Finlande), ch.-l. du liin de son nom, sur une presqu’île du lac Killavesi , à 288 kil. E. de Vasa, par 62» 53' lat. N. et 25° 12’ long. E.; 4,300 hab. Ecole de cadets. — La prov. de Kuopio, entre celles d’Uleaborg au N., de Vasa à l’O., de S‘-Michel et de Viborg au S., et la Russie à l’E., a 44,275 kil. carr., et 205,000 hab. Sol en grande partie couvert de marais et de lacs.

KUPETZK1 (Jean), peintre de portraits, né en 1667 à Pessing (Bohême), m. en 1740, abandonna la maison de son père qui voulait le faire tisserand, et alla étudier à Rome, où il trouva dans le prince Stanislas Sobieski un protecteur éclairé. Les empereurs Joseph 1er, Charles VI, François 1er, le comblèrent d’honneurs. Parmi ses ouvrages, on cite : la Famille Kupdzki , et le Samaritain plaçant le blessé sur son cheval.

KUPFERZELL, brg du royaume de Wurtemberg (Iaxt), sur le Kupfer, à 15 kil. N.-E. d’Œhringen; 1,350 hab. Château des princes de Hohenlohe-Waldenburg.

KUPROL1 ou KUPROGLI. V. Koproli.

KUREaCHE. V. Koratchy.

KURDES, KURDISTAN. V. Kourdes, Kourdistan.

KUREN. V. Cyrène.

KUR1LES. îles de la Russie d’Asie. V. Kouriles.

KUR1N (DJEBEL-). V. Taurus.

KURISCHE-HAFF, c.-à-d. havre de Courlande, en latin Curonensis lacus, lagune formée par la mer Baltique sur la côte de la Prusse orientale. Elle est séparée de cette mer par une langue de terre sablonneuse, Kurische-Nelirung , et longue de 90 kil., et communique avec elle par le goulet de Tief, à Memel. Superf., 1,540 kil. carr.

KURLAND, nom allemand de la Courlande.

KURRAH. V. Korrah.

KURRICHANE , v. de l’Afrique australe (Cafrerie), à 320 kil. N.-E. de Litakou ; 16,000 hab. Poterie, travail

des métaux. Les habitants sont les plus civilisés des Cafres*

KURSLACK. V. Bergedorf.

KUSSNACHT, brg de Suisse, cant. et ù 17 kil. N.- O. de Schwitz, sur la rive N. du lac de Lucerne , 2,800 hab. On y voit les ruines du château de Gessler, et la chapelle bâtie à l’endroit où Guillaume Tell s’échappa de la barque de ce tyran. Sur la route de Kussnacht à Immensee est Ve défilé où Gessler fut tué par G. Tell.

KUSTENDJI ou GHIUSTENDIL . Justiniana secunda , v. de la Turquie d’Europe, dans l’eyalet de Nisch, dont elle forme un des sandjaks; 10,000 hab. Bains sulfureux. Evêché grec.

KUSTER (Ludolphé), philologue, né en 1670 à Blomberg ( Westphalie ), m. en 1716, fit d’abord une éducation particulière, puis visita les plus célèbres bibliothèques de l’Europe, abjura le luthéranisme en 1713, et se fit catholique. Attiré à Paris par l’abbé Bignon , il y reçut du roi une pension et une place à l’Académie des Inscriptions. On a de lui : Histoire critique d’Homère, Francfort, 1696; Bibliotheca librorum novorum collecta à Neocoro, journal latin , dont il a paru 5 vol. de 1697 à la fin de 1699; des éditions de Suidas, 1705, Cambridge, 3 vol. in-fol.; de la Vie de Pythagore, par Jamblique, Amsterdam, 1707 ; d'Aristophane, ibid., 1710; du Nouveau Testament , ibid., 1710; Traité des verbes grecs moyens, souvent réimprimé. Il travailla aussi aux grandes compilations de Grœvius et de Gronovius.

kuster (George-Godefroy), historien, né à Halle en 1695, m. en 1776, professeur à Berlin , a laissé, outre une savante dissertation De Sanchonialone, philosopha pliœnicio, une importante compilation s'.tr le Brandebourg : Colleclio opusculorum hisloriam Marchtosm illustrantium, Berlin, 1727- 1743, 24 part. in-8°.

KUSTKIN, v. des Etats prussiens. V. Custrin.

KUTAlEH, KOUTAIÈH, KIUTAJIIA, KUTAYAH, anc. Cotyœum, v. de la Turquie d’Asie, au pied du Mouraddagh, et près de la rive g. du Poursak, par 39° 24’ lat. N., et 27° 55’ long. E., à 389 kil. S.-S.-E. de Constantinople;

55.000 hab., dont 10,000 Arméniens et 5,000 Grecs. Ch.-l. du sandjak de Kerman (Khodawendiguiar). Mosquées et fontaines nombreuses. Le château, ouvrage des empereurs byzantins, est aujourd'hui abandonné. 11 y a une église assez bien conservée, avec des traces de peintures. Comm. de produits agricoles, poil de chèvre, etc. Fabr. de pipes. — Près de cette ville, les Turcs furent défaits par les Egyptiens, que commandait Ibrahim-Pacha, en 1833.

KUTCH. V. Katch.

KUTCIIUH-KAINARDJI. V. Kainardji.

KUTHÉENS. V. Cuthéens.

KUTTENBERG, v. des Etats autrichiens (Bohême), à 9 kil. N.-O. de Czaslau; 10,000 hab. Tribunal des mines, tribunal criminel ; maison d’éducation pour enfants de' militaires. Filatures de coton , imprimerie de toiles, fabr. d’amidon. Belle église gothique de Santa-Barbara. Aux environs, mines d’argent , de cuivre et de plomb.

KUTUSOW. V. Koutousoff.

KUTY, v. des Etats autrichiens (Galicie) , à 30 kil. S.-S.-E de Kolomea; 3,600 hab. Fabr. de maroquins.

KUXHAVEN. V. Cuxhaven.

KYBURG, vge de Suisse, cant. et à 15 kil. N.-E. de Zurich; 350 hab. Anc. château fort , berceau de la famille des comtes de Kyburg.

KYENDUEN, riv. de l’Inde transgangétique (empire birman), naît dans le N. de ce pays, et se jette dans llraouaddy. Cours de 650 lui.

KYMENE, forteresse de la Russie d’Europe (Finlande), à 45 kil. O. de Fredrikshamn, sur un promontoire entre deux bras de la rivière Kymene.

KYMMENEGAARD. V. Michel (Saint-).

KYMRIS, peuple de l’Europe ancienne, d’origine scythique, et que l'on a identifié avec les Cimbres et les Cimmériens ( V. ces mots). Il vint des boi'ds du Pont-Euxin s’établir dans la Gaule I V. Gaule, Histoire)

KYNŒTHE, éparchie du royaume de Grèce (Morée);

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