hab. Ch.-l., Calavryta (nome d’Achaïe et Èlidel
KYPARISSIA. V. Cyparisse.
KYRILLOF, v. de la Russie d’Europe, gvt et à 600 kil. de Novogorod. Elle est encore aussi déserte qu’à l’époque où Catherine la fit bâtir autour d’un cloître célèbre dans l’histoire de Russie. Le couvent est très-déchu. Il y a aussi un cloître de femmes , qui s’occupent de la peinture des portraits des saints.
KYRPOY, v. de l’Hindoustan anglais, présidence et à 15 kil. O. de Calcutta, près de la rive gauche du Selai; 90,000, hab. Tissus de coton.
LAB
LAB
LAA , v. des Etats autrichiens ( Basse- Autriche ) , sur la Thaya , à 42 kil. N. de Korneuburg ; 1,400 hab. Bataille dite de Marchfeld, où Rodolphe de Habsbourg vainquit Ottokar II , roi de Bohême , en 1278.
LAACHERSEE,lac des Etats prussiens (prov. du Rhin), à 23 kil. O.-N.-O. de Coblentz, formé dans le cratère d’un ancien volcan; 2,900 mèt. de long, 2,633 de large, 70 de profondeur. Sur ses bords, à l’extrémité S. O., une célèbre abbaye de bénédictins fut fondée en 1093 ; les bâtiments formaient un véritable château, où, selon une tradition , Lancelot du Lac habita ; transformés en magasins par la famille Delius,ils ont été incendiés en 1855, et il n’en reste que l’église, propriété de l’Etat, restaurée en 1847.
LAALAND ou LOLLAND, en latin Lalandia , île de Danemark, dans la mer Baltique, à l’O. de celle de Falster, à l’E. de Langeland ; 1 ,190 hect. de superf. ; 58 kil. sur 22 ; 40,000 hab. Ch.-l., Mariboe. Sol plat et fertile. — Elle forme, avec Falster et quelques petites îles, un stift du gouvernement des lies, qui a 164,700 hectares, et 87,000 hab.
LA Alt (Pierre de). F. Bamboche (le).
LABACCO (Antoine) , habile charpentier, né au commencement du xvie siècle, m. en 1580. Elève deSan-Gallo, il a laissé : Libro apparlenente a V architetlura , nel quale fxgurano alcune notabili antichilà diRoma, Venise, in-folio, 1576, ouvrage rare et précieux par les plans de quelques monuments antiques détruits aujourd’hui.
LABACUM, nom latin de Laybach au moyen âge.
LABACUS sinus , nom latin du Lauwer-zee.
LABADIE (Jean), sectaire, né en 1610 à Bourg (Guyenne) , m. en 1674, étudia chez les jésuites , et acquit de bonne heure une très-grande réputation dans l’éloquence de la chaire. Exalté par le succès et par trop d’austérités, il se crut inspiré, abandonna la société de Jésus , vint à Paris , et obtint successivement quelques cures , d’où ses principes le firent chasser. En 1650 , il abjura le catholicisme à Montauban , où il resta huit années comme ministre protestant. Expulsé pour avoir excité une sédition par ses prédications , il passa à Genève , accepta en 1666 une place de pasteur à Middelbourg, y causa de nouveaux désordres , et fut condamné comme hérésiarque par le synode de Dordrecht. Après avoir erré dans quelques villes , il mourut à Altona. Il avait des mœurs licencieuses, et enseignait que les actions les plus impures peuvent être sanctifiées en les rapportant à Dieu; que le baptême ne devait être donné qu’à un âge avancé , etc. Les titres des ouvrages de ce fanatique sont très-singuliers : le Hérault du grand roi Jésus , Amsterdam , 1667 , in-12 ; le Véritable exorcisme; le Chant royal du roi Jésus-Christ , etc.
LA BALUE (le cardinal). V. Balue (la).
LABAN, fils de Bathuel et frère de Rebecca, femme d’Isaac, donna successivement pour femmes à son neveu Jacob ses deux filles , Lia et ltachel.
LABANA , LEBNA ou LIBNA, v. lévitique de Palestine, dans la tribu de Juda.
LABARBEN, Barbenlum , vge (Bouches-du-Rhône), arr. et à 24 kil. N.- O. d’Aix ; 1,613 hab. Les Romains eurent, dans les environs, de nombreuses villas sur les bords de la Touloubre. Les Templiers y fondèrent un hospice et une église. Château-fort , un des plus beaux de la Provence, ayant successivement appartenu à la famille de Pontevès, au roi René, et à la famille de Forbin.
LA BARDE (Jean de), marquis de Marolles, né au commencement du xvii® siècle, m. en 1692, fut d’abord employé dans les bureaux des affaires étrangères. Protégé par Mazarin, il avança rapidement , représenta la France au congrès d’Osnabrück , fut ambassadeur en Suisse, et enfin conseiller d’Etat. Il a composé en latin l 'Histoire de son temps , ouvrage impartial et bien écrit.
LABARRAQUE ( Antoine-Germain) , pharmacien , né en 1777 à Oloron (Basses-Pyrénées), m. en 1850, fut d’abord employé dans la pharmacie militaire , et pharmacien en chef de l’hôpital de Berra (Espagne); puis il compléta ses études à Montpellier sous Chaptal , à Paris sous Bertrand , Pelletier et Vauquelin. Etant pharmacien à Paris il découvrit les moyens d’assainir l’art du boyau-
dier par l’emploi des chlorures de chaux et d’oxyde de sodium; ce dernier porte, depuis, le nom de liqueur de Labarraque. Il publia sa découverte et en fit de nombreuses applications au curage des égouts , à l’assainissement des lieux infects, à l’embaumement des corps, au traitement de certaines maladies contagieuses , etc. Ses procédés sont décrits dans son livre de l 'Art du boyuudier, 1822 , 1 vol. in-8°; dans celui de l’ Emploi des chlorures d'oxyde de sodium et de chaux, Paris, 1825, in-8°; et dans une brochure intitulée : Documents scientifiques et administratifs concernant spécialement la liqueur Labarraque , Paris , 1843 , in-8°. Diverses notes de Labarraque sur l’emploi et les applications des chlorures d’oxydes sont insérées dans le Journal de pharmacie et dans le Journal de chimie médicale. Labarraque fut élu membre de l’Académie de Médecine en 1824 , et du conseil de salubrité. C. L
LA BARRE (Louis-Franç.- Joseph de) , né à Tournai en 1688, m. en 1738, membre de l’Académie des Inscriptions en 1727, enrichit les Mémoires de cette compagnie à' Eclaircissements sur l'histoire de Lycurgue, d’un Traité du poème épique, et autres morceaux curieux. Il rédigea le Journal de Verdun depuis 1727 jusqu’à sa mort, donna une édition estimée du Spicilegium de D’Achéry , 1723, et publia des Mémoires de Charles VI , 1730.
la barre (Jean-François lefebvre, chevalier de), né à Abbeville en 1747 , m. en 1766, fut accusé d’avoir mutilé un crucifix sur le pont d’Abbeville , et condamné , pour ce fait , à avoir la langue et la main droite coupées , et à être ensuite brûlé vif. Le parlement de Paris permit , par indulgence, qu’il eût la tête tranchée avant d'être livré aux flammes. La Barre subit son supplice avec courage. Voltaire , dans un Mémoire qui parut sous le nom de M. de Caseu , a flétri cet odieux acte de fanatisme. La mémoire de La Barre fut réhabilitée par la Convention en 1793. L — h.
la barre (Eloi), architecte, né à Ourscamps (Oise) en 1764, m. en 1833, élève de Raymond, entra à l’Institut en 1826 . Il fit , sous Chalgrin , la restauration du Luxembourg, à Paris, obtint, au concours , l'exécution de la colonne de Boulogne-sur-Mer, et fut chargé, en 1813, de la construction du superbe palais de la Bourse et du tribunal de commerce de Paris.
LA BARTHE. V. Barthe (la).
LABARUM , étendard impérial institué par Constantin. C’était un petit drapeau de pourpre, carré, fixé et tendu au sommet d’une lance, avec une frange par en bas. Au centre étaient peintes, entrelacées, les deux lettres grecques xp , figurant tout à la fois et le monogramme du mot Christ , et la croix du Sauveur. — Constantin marchait contre Maxence, en 312, lorsqu’une croix lumineuse lui apparut dans le ciel avec ces mots : « Hoc signo vinces, tu triompheras par ce signe. » La nuit suivante, il vit en songe Jésus-Christ portant un étendard orné d'un signe semblable. Alors il !en fit faire un comme celui qu’il avait vu aux mains de l’Homme-Dieu , et l’appela Labarum , nom dont on ignore l’origine. Ce drapeau était porté à la tête de l’armée, et confié à la garde de 50 prétoriens des plus braves et des plus vaillants. C. D — y.
LA BASTIDE (Chiniac de). V. Chiniac.