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RAI

général en chef de l’armée anglaise chargée d’opérer, avec l’armée française, l’invasion de la Crimée. Il prit part à la victoire de l'Alma, au siège de Sébastopol, à la bataille d’Inkerniann , après laquelle il reçut la dignité de feldmaréclial, mais fut enlevé par le choléra avant la fin de l’expédition. B.

RAGOTZKI ou RAGOCZI (Sigismond) , magnat hongrois, m. en ici 13 , élu malgré lui prince de Transylvanie en 1607 , se sentant trop vieux, ne garda cette diguité qu’un an, et fit nommer à sa place Gabriel Bathori.

ragotzki I Georges Ier ), dit l'Ancien, fils du précédent, fut élu en 1631 , par les Etats, prince de Transylvanie, força le sultan Ainurat IV et l’empereur Ferdinand III à le reconnaître en 1645, ambitionna vainement la couronne de Pologne en 1648, et mourut cette même année, après avoir ajouté les deux Valachies à ses Etats.

ragotzki (Georges II) , dit le Jeune , prince de Transylvanie, élu en 1648, m. en 1660, ayant aussi tenté de se faire élire roi de Pologne en 1655, se ligua avec les Suédois qui envahissaient ce pays en 1657, fut battu à Medziboj , déposé par les Turcs en 1658, et périt en combattant pour ressaisir le pouvoir.

Ragotzki (François-Léopold), petit-fils du précédent, né en 1676, m. en 1735, orphelin de père en bas âge, fut pris par les Autrichiens, élevé en Bohême, se retira en Hongrie à sa majorité, et, accusé de pousser les paysans à la révolte, fut incarcéré à Neustadt. 11 s’évada sous un déguisement, se fit le chef des mécontents de la Hongrie en 1703, et fut proclamé prince de Transylvanie en 1707. Proscrit après la soumission des Hongrois, il s’enfuit en France, 1713, où Louis XIV lui donna une généreuse hospitalité, fut forcé de s’éloigner en 1717, passa en Turquie, et mourut à Rodosto. Il écrivit des Méditations sur l'Ecriture sainte, des Confessions, des Mémoires publiés par l’abbé Brenner dans V Histoire des révolutions de Hongrie, etc. On a publié sous son nom un ouvrage apocryphe : Testament politique et moral du prince Ragotzki. B.

RAGUFNFT (L’abbé François), littérateur, né à Rouen en 1660, m. en 1720, remporta le prix d'éloquence à l’Académie Française en 1789, pour un discours Sur le mérite et l'utilité du martyre, et fut précepteur des neveux du cardinal de Bouillon. On a de lui : Histoire d’Olivier Cromwell, Paris , 1691 , 1 vol. in - 4°, ou 2 vol. in • 12 ; Monuments de Rome, 1700, in -12; Histoire abrégée de l'Ancien Testament , 1708, in-8°; Vie de Turenne, 1738, 2 vol. in-12, ouvrage exact, mais médiocre.

RAG USE, en latin Rhausium , en slave Dubrovnik, en turc Paprovnik, v. forte des Etats autrichiens (Dalmatie ), port sur l'Adriatique, à 355 kil. S.-E. de Zara ; par 42° 38' 18" lat. N., 1.5° 46' 39" long. E.; 9,000 hab. Ch.-l. de cercle. Archevêché; gymnase; collège de Piaristes; 4 bibliothèques. Rues étroites, et belles maisons; on remarque le palais du Gouvernement et quelques églises. Chantiers de construction; comm. de transport; fabr. de liqueurs, lainages, savon, cuirs, tabac, élève de vers à soie. — Raguse a appartenu aux Romains, puis aux empereurs grecs, et forma ensuite une petite république aristocratique, qui , sous la protection des Hongrois, 1356-1525, puis des Turcs, des Vénitiens, de l’empereur et du pape, subsista jusqu’en 1806. Les Français s’en emparèrentalors, y battirent , le 5 juillet , les Russes et les Monténégrins qui étaient venus les y assiéger, et la joignirent en 1810 aux provinces Illyriennes. Les traités de 1815 la donnèrent à l’Autriche. Elle a beaucoup souffert de fréquents tremblements de terre; on cite ceux de 1634 et de 1667; ce dernier la détruisit entièrement. Napoléon Ier l’avait érigée en duché en faveur de Marmont, 1809. Patrie de Baglivi, Banduri, et Boscovich. — Le cercle de Raguse, entre ceux île Spalatro au N. . des Bouches-du-Cattaro au S., l’Adriatique à l’O., l’Empire ottoman à l’E., a 1,372 kil. carrés, et 51,000 hab.

ragusk | vieux-), en italien Ragusa Vecchia, lirg des Etats autrichiens (Dalmatie), à 25 kil. S.-E. de Raguse. C’est l’ancienne Epidaure , détruite par les Slaves au vue siècle.

ragusk, v. de Sicile, près d’une riv. de son nom, à 48 kil. O. -S. -O. de Syracuse; 22,000 hab. Soieries, draps. Comm. de grains, huile, vin, etc. (prov. de Noto).

RAH, un des noms de la ville de Jéricho.

RA11AB, habitante de Jéricho, reçut et cacha chez elle les espions de Josué. Elle fut épargnée avec sa famille apres la [irise de la ville. Elle épousa Salmon, prince de Juda, et fut mère de Booz.

RAI1AI), riv. d’Afrique, naît en Abyssinie (Amhara), coule au N.-O., et se jette dans le Bahr-el-Azrek, eu Nubie. Cours de 450 kil.

RAI-îBEK, littérateur danois, né en 1760, m. en 1830, fils d’un bourgeois de Copenhague, fit d’abord des articles de critique dramatique, recueillis plus tard sous le titre de Lettres d’un vieux comédien. A 25 ans , il visita l’Allemagne et Paris, mais n’observa que les théâtres. De retour à Copenhague, il obtint la chaire d’esthétique à l’Université, écrivit des contes et des poésies dans la Minerve, et fonda le Spectateur danois, qu’il rédigea plus de 15 ans. Directeur du théâtre, il y fit dominer l’école de Lessing et de Diderot. Il publia une foule de notices, biographies et dissertations, traduisit plusieurs ouvrages étrangers, amassa avec Nyerup les matériaux d’une histoire littéraire du Danemark, et se fit l’éditeur de Ilolberg. D’un jugement net, d’un talent aimable et enjoué, d’une grande honnêteté d’âme, Rahbek ne s’est jamais élevé au premier rang. A. G.

RAHMANIÈH, v. de la Basse-Egypte, à 19 kil. N.-E. de Damanliour, sur la principale branche du Nil ( anc. bouche du canal d’Alexandrie). Elle est construite en briques de terre noire.

RAHOVA ou ORAVA, v. de la Turquie d’Europe (eyalet de Viddin), sur la rive dr. du Danube, à 70 kil. O. de Nikopoli; 5,000 hab., la plupart pêcheurs.

RAlAS. V. Rayas.

RAlATEA, île de la Polynésie, dans l’archipel de TaïtL Hamaneno en est le port principal.

RAIBOLINI. V. Francia.

RAIKES ( Robert), imprimeur de Glocester, né en 1735, m. en 1811, a fondé, en 1781, les Ecoles du dimanche.

RAIMOND ( Jean-Arnauld ), architecte, né à Toulouse en 1742, m. en 1811, remporta le grand prix d’architecture en 1767, passa 8 années en Italie pour étudier son art, et devint membre de l’Institut. 11 fut chargé de la construction des châteaux royaux de St-Cloud, Mcudon, Sl-Germain, etc., et dirigea les travaux de la belle place du Peyrou à Montpellier. B.

RAIMOND. V. aussi RAYMOND.

RAIMONDI (Marc- Antoine) , célèbre graveur, né à Bologne en 1488, m. assassiné en 1546, fut d’abord orfèvre, reçut les leçons de F. Francia, et commença par contrefaire avec une incroyable perfection les estampes d’Albert Durer. Etant venu à Rome, il y connut Raphaël, qui le chargea de graver ses plus beaux ouvrages. Réduit à l’indigence par la prise de Rome en 1527, il reçut des secours du pape Clément YII , dont il avait d’abord encouru la disgrâce pour avoir gravé les dessins que Jules Romain fit aux œuvres de l’Arétin. Raimondi s'attacha, avant tout, à reproduire dans sa pureté le dessin et le caractère de Raphaël; il est correct et précis, mais ses planches ont de la sécheresse, peu de variété de style, et point d’entente du clair-obscur. Son œuvre se compose d’environ 350 pièces, parmi lesquelles on cite surtout une Sainte Cécile, le Massacre des Innocents , le Martyre de saint Laurent. V. B. Delessert, Notice sur la vie de Marc-Antoine Raimondi. M. V — I.

raimondi (Jean-Baptiste), orientaliste, né à Crémone vers 1540, passa plusieurs années en Asie, où il apprit l’arabe, l’arménien, le syriaque et l'hébreu, fut chargé, à son retour, par le cardinal Ferdinand de Médicis, de la direction d’un atelier de typographie orientale à Florence, mit en ordre à Rome les livres orientaux recueillis dans le Levant pour le pape, et publia, en 1610, une Grammaire arabe.

RAINALDI (Girolamo), architecte italien, né en 1570, m. en 1655, élève de Fontana, exécuta, entre autres travaux, l’église de Montalto, le port de Fano, des palais à Parme, à Plaisance, et à Modène, le pont de Terni, et, à Rome, le beau palais Panphili. — Carlo Rainaldi, son fils et son élève, né en 1611, m. en 1641, éleva à Rome l’église S,c-Agnès, les deux églises de la place del Popolo, le palais du duc de Nevers, dans le Corso, prés du palais Doria, la cathédrale de Ronciglione, la jolie église de Monteporzio, etc. Les Rainaldi appartiennent à l'école qui commença la décadence de l’art; leurs ouvrages en portent de nombreuses traces.

RA1NALDO, architecte du ixc siècle, éleva le portail de la magnifique cathédrale de Pise.

RAINFROI ou RAGENFRED, maire du palais de Neustrie sous Dagobert 111 et Chilpéric II, chercha à secouer le joug de l’Austrasie, avec le secours d'Eudes, duc d'Aquitaine, mais perdit contre Charles-Martel les batailles de Viney et de Soissons, 717-719, et se retira à Angers, où il mourut en 731.

RAINOLFE. V . Rainulf.

RAINSSANT (Pierre), numismate, né à Reims vers 1610, m. en 1689, fut directeur du cabinet, des médailles

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