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RAS

troupes, il fut conduit à Kiev, et ne revit la France qu’en juillet 1814. Pendant les Cent-Jours , Napoléon le prit pour aide-de-camp , le nomma pair, et l’envoya en Alsace, où Rapp défendit Strasbourg, et vit éclater contre lui une sédition quand il voulut licencier l’armée. Il se retira en Suisse, rentra en France après l’ordonnance royale du 5 septembre 1817 , fut rétabli sur le cadre de l’armée, rendu à la pairie , et nommé 1er chambellan de Louis XV1I1. Il manifesta la plus vive douleur à la mort de Napoléon. Rapp a laissé une Relation de la défense de Dantzick. On a publié sous son nom des Mémoires, 1833, in-8°, qui semblent rédigés d’après les notes de ses amis. Une statue lui a été érigée à Colmar en 1856. J. T.

RAPPAI1ANNOCK , rivière des États-Unis (Virginie), sort des Montagnes Bleues, coule au S.-E., et se jette dans la baie de Chcsapeake. Cours de 280 kil.

RAPPEL. F. Acte d’union.

RAPl'ERSWElL ou RAPPERSWYL , v. de Suisse (Sl-Gall), sur la rive dr. du lac de Zurich, à 58 kil. S.-O. de S*-G ail ; 2,480 hab. Fabr. de mousselines et broderies. Pont de bois de 1,600 mèt. sur le lac, soutenu par 180 triples piliers en bois. — Fondée en 1091 , prise par les Zuriquois en 1350, assiégée par ceux de Schwytz en 1444, elle souflV t encore des guerres civiles de 1636 et de 1712.

RAPPOTSWE1LER, nom allemand de Ribeauvillé.

RAP^ODOMANCIE , divination qui se faisait en tirant au sort quelques vers d’Homère ou de Virgile.

RAPTA , anc. v. d’Ethiopie, près de la mer des Indes et du cap Raptum (auj. lira va).

RAPTUS , riv. de l’ane. Ethiopie, affluent de la mer des Indes. Auj. Doara.

RAPTY. riv. de l’Hindoustan , naît dans le Népaul , arrose la partie E. du district d’Oude, coule au S.-E., et se jette par deux branches dans la Gogra. Cours de 225 kil.

RAROTONGA, île de la Polynésie méridionale, dans l’archipel d’Hervey, par 21« 12’ lat. S., et 162» 8’ 46” long. O.; 7,1)00 hab., en grande partie chrétiens.

RAS , c.-à d. le'/e en arabe, préfixe des noms de caps ou promontoires : Ras-el-Abiad ( le cap Blanc), etc .

RASCI1E (Jean-Christophe), numismate et antiquaire, né en 1733 à Sehorbda près d’Eisenach , m. en 1805, a laissé : Charlemagne, grand par ses efforts en faveur des écoles allemandes, Meiningen , 1760, in-4°; Lexicon abrvptinnum quæ in numismalibus Romanorum occurrunt , Nuremberg, 1777, in-K»; Numismala rarissima Romanorum à J. Cœsare ad Herarlium usque , ibid., 1777, in-8° ; V Ancienne constitution de Rome, ibid , 1778, in-8°; la Connaissance des médailles antiques, ibid., 1778-79, 3 vol. in-8°; Lexicon universœ rei nummariœ velerwm, Leipzig, 1785-94, 6 tomes en 12 vol. iu-H°, avec un Supplément inachevé, 1802-05 , 2 vol. etc ^

RASCI1ID-BILLAH. F. Raciiid-Bileah.

RASCIIGOUN ou CARACOLES, anc. Acra , île du golfe de son nom en Algérie, près de l’embouchure de la Tafna ; 800 mèt. sur 200. Elle a un petit port , et renferme de la pouzzolane.

RASC1E, partie occident, de la Servie, entre la Kasca et la Bosua ; v. princip. : Novi-Bazar. Elle fit d’abord partie de la Dalmatie, et passa, au xive siècle, sous la domination des princes de Servie. Mahomet II la conquit; les 1 tires l’ont gardée depuis, et elle forme le livah de Novi- Bazar. Il y a encore auj. des Rasciens dans le S. de la Hongrie, où ils s’occupent principalement de l’agriculture.

RAS-EL-AIN, anc. Resena, puis TheodosinpoUs, v. de la Turquie d’Asie | Diarbékir),à 110 kil. S. de Relia, prés des sources de Khabour, d’où elle a pris le nom de Ville aux 300 fontaines.

ras-el-enf, nom arabe du cap Nose (V. ce mot).

KAS-el-iiad, anc. Didymi montes, cap d’Arabie, à l’E., par 22» 5’ lat. N., et 57» 30’ long. E.

ras-el-kiuma, v. d’Arabie (Lahsa), port sur le golfe Persique, à 450 kil. S.- E. d’El-Katyf. Ses habitants étaient de dangereux pirates : une expédition anglaise, partie de Bombay, détruisit en 1825 leurs chantiers de construction et leurs forces navales.

RASENES. V. Etuurie.

RASÉS (Le|. V. Razès.

RASGRAD, v. de la Turquie d’Europe (Silistrie),

71 kil. S.-E. de Koutschouk, sur l’Aklom; 18,000 hab. Comm. assez important.

RASIS, médecin arabe. V. Rhazes.

RA5K ( Rasmus- Christian ) , philologue danois, né en 1737 dans 1 ile de Fionie , m. en 1832, étudia à l’université de Copenhague , vécut d’abord misérablement, obtint un emploi à la bibliothèque de l’Université, saisit, en

1813, une occasion d’aller en Islande, et y composa une Introduction à la connaissance de la langue islandaise et des anciennes langues du Nord , avec des recherches sur l'origine de ces mêmes langues, Copenhague, 1811 , ouvrage couronné par la Société des sciences de Danemark, et suivi d'un Supplément , Copenhague, 1818. En 1816, grâce au conseiller Bulow et au roi, il alla en Russie, en Géorgie et en Perse, puis à Bombay, à Calcutta, et à Ceylan ; il revint à Copenhague en 1823, et y fut nommé professeur d’histoire et de littérature. Rask possédait le génie des langues; il s’en est servi pour exploiter les sources les plus anciennes de l’histoire de l’Europe septentrionale. Outre de nombreuses dissertations dans les Annales littéraires de Vienne, dans les Mémoires de la Société de Bombay, dans ceux de Colombo (Ceylan), etc.; outre des Grammaires anglo-saxonne (Stockholm, 1817, in-4°), frisonne (Copenhague, 1825, in-8°), espagnole (ibid., 1824, in-8°), et une édition du Dictionnaire islandais de Bjorn Haldorsen, Copenhague, 1814, on a de lui : Edda scemundar hins froda, collectio velerum Scaldorum scemundiana dicta, Stockholm, 1808, in-4°. édité par Afzelius; Snorra-Edda asamt Skalda, ibid., 1819, in-8°. Il avait rapporté d’Orient 113 mss. fort anciens, dont 30 environ sur le Zend-Avesta, 19 écrits en zend, les autres en pehlvi; 24 appartenaient à une partie de l'ancienne littérature persane qui est presque inconnue. A l’aide de ces documents, il a réfuté ce qu’a dit Anquetil-Duperron au sujet d’un Enfer indien. A. G.

RASORI (Jean), célèbre médecin , né à Parme en 1767, m. à Milan en 1837, était fils du directeur de la pharmacie de l’hôpital de Parme. Il montra dés son enfance les plus heureuses dispositions, et le duc de Parme lui fournit, pendant sept ans, les moyens d’aller étudier à Florence, Pavie, Londres, Milan. Rasori vint aussi à Paris au commencement de la Révolution, et en rapporta dans sa patrie les nouveaux principes démocratiques. Nommé professeur de pathologie à Pavie, 1796, il chercha à propager la doctrine médicale de Brown , qu’il avait étudiée en Angleterre, fut obligé, par la polémique violente qu’il souleva, de quitter sa chaire, alla fonder â Milan un journal politique sous le titre de l’Amico délia libertà e dell' uguaglianza , devint secrétaire du ministre de l'intérieur de la République Cisalpine, où il montra une grande exaltation démagogique, retourna à Pavie en 1797, pour y professer la clinique interne et la médecine pratique, dut encore se retirer à cause de ses diatribes contre les autres médecins, donna ses soins aux habitants de Gênes et aux soldats français pendant le célèbre siège que Masséna soutint contre les Austro-Russes, et, après la bataille de Marengo, fut nommé 1er médecin du gouvernement à Milan , médecin en chef de l’hôpital militaire, et professeur de clinique X l’hospice de Santa Corona. Il perdit ses emplois en 1814, fut impliqué par l’Autriche dans une conspiration de Carbonari en 1816, subit une captivité de deux ans dans la citadelle de Mantoue, et ne s’occupa plus dés lors que de l’exercice de sa profession. La doctrine médicale de Rasori , issue de celle de Brown , et dont celle de Broussais semble tirer son origine, est que le plus grand nombre des maladies dépendent d’une cause stimulante, et qu’un petit nombre se rapportent à une cause débilitante; que ces causes, qui produisent un état appelé diathèse, sté— nique ou aslénique, peuvent avoir divers degrés d’intensité ; que, pour les combattre, il faut des moyens contrestimulants dans le 1er cas, et stimulants dans le 2®. Il divise ainsi la matière médicale en 2 classes. On a de Rasori : Compendio délia nuova dottrina medica di Brown , trad. dall' inglese, 1795-1805, 2 vol. in-8°; Analisi del preleso genio d'Ippocrate, Milan, 1799, in-8°; Zonnomia, ovrero leggi délia vita organica dal prof. Dancing, trad. de 1 anglais, ibid., 1803, 6 vol in-8°; Storia délia febre pelecchiale di Genoca, ibid., 1803, iti-8°, trad. en l'ranç. par Fontaneilles, Paris, 1822, in-8®, etc. B.

RASPE (Rodolphe- Eric), antiquaire, né â Hanovre en 1737, m. en 1794, professa l’archéologie à Cassel , et y devint inspecteur du cabinet des antiques et médailles, et membre du Conseil. Ayant commis un vol dans la collection commise à ses soins, il s'enfuit en Angleterre. On a de lui ; une édition des OEuvres philosophiques de Leibniz, Amst. et Leipzig, 1765, in -4° ; Mémoire pour servir à la plus ancienne histoire de Hesse-Cassel , 1774, in-8°; Voyage en Angleterre, sous le rapport des manufactures, des arts, de l'industrie, etc., Berlin, 1785 ; Essai critique sur les peintures à l’huile, en anglais, Lond., 1781, in-4°; Catalogue d'une collection générale de pierres gravées anciennes et modernes, tirées des plus beaux cabinets de l'Europe, en anglais et en franç., Lond., 1791 , 2 vol. in-4° et 57 pl., et!.

RASFON (Henri). F. Henri.

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