‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 400 sur 864 · REP · texte numérisé non relu

REP

dit sur la foi très-douteuse d’une épitaphe. V. notre Dictionnaire des Lettres au mot Makly.

RENNES, Comlale, Redunes, ch.-l. du département d’HTe-et-Vilaine, sur la croupe et au pied d'une colline, au confluent de l'ille et de la Vilaine, sur le canal d’Hle-et- Rauee, à 374 kil. O -S. -O. de Taris; par 48° 6’ 55" lat. N., et 4° 0' 40" long. O.; 49,231 hah. Archevêché érigé en 1859. Cour impériale, tribunaux de lre instance et de commerce. Siège de la 16e division militaire, et de la 5e légion de gendarmerie; école d’artillerie et de pyrotechnie, direction des ponts-et-chaussées. Académie universitaire; Facultés de droit, des sciences, et des lettres; école préparatoire de médecine et de pharmacie; lycée; écoles normale primaire, de peinture et de sculpture, de dessin. Sociétés d’agriculture et d’industrie, de sciences et arts. Bibliothèque, musée de tableaux, cabinet d'histoire naturelle, jardin botanique. Direction des subsistances militaires; entrepôt des tabacs et des poudres. Maison centrale de force et de correction. Succursale de la Banque de France. Cette ville, en partie consumée par un incendie qui dura 8 jours, en 1720, est généralement bien bâtie; elle a de belles et vastes places, des rues larges et droites. On y remarque : la façade de l’église cathédrale debl-Tierre; la tour de l'église Notre-Dame; Thôtel-deville; le palais de justice; la salle de spectacle; la porte Mordelaise; l’ancienne abbaye de Sl-George, transformée en caserne ; les promenades du Mail et du Thabor. Kabr. de toile à voiles, fils retors, bonneterie, tabatières, blanchisseries de cire, tanneries importantes, corroieries. Connu, de toiles, fils, lins, papiers, cuirs, amidons, marrons, miel roux, volailles de Janzé , beurre delà Prévalu yé, de Bréquigny, et de Pu té. Patrie de La Bletterie, La Chalotais, (dérider, La Motte-Piquet, Tournemine, Lobineau, Toullier, Lanjuinais, Carré, Kératry, Alexandre et Amaury Durai, Ginguené, du critique Geoffroy, Poulain-Duparc, Rohiquet , Elleviou. — Ville des Redoues, dans l’Armorique, avant l’invasion romaine, puis capitale de la Bretagne et de l’un des comtés que formait ce duché, Rennes repoussa une attaque de Charles le Chauve en 813; les Anglais s’en emparèrent en 1155, mais Duguesclin les en ■éloigna en 1356. Elle fut réunie à la France, en 1532, par suite du mariage d’Anne de Bretagne avec Charles VIII, 1491. Le parlement qn’Henri II y fonda en 1553 devint célèbre par son esprit d’indépendance. B.

Hennés— les UAiNS , vge (Aude), arr. et à 22 kil. S.-E. de Limoux ; 483 hab. Eaux minérales.

RENNEVILLE (René-Auguste-Constantin de), né à Caen en 1650, m. vers 1724, protégé de Chamillart, s’attira de vifs reproches pouv quelques bouts-rimés injurieux à la France , fut ensuite accusé de correspondances criminelles avec l’étranger, enfermé à la Bastille de 1702 à 17 13, puis exilé. On a de lui : Recueil des voyages qui ont servi à l'établissement et aux progrès de la Compagnie hollandaise des Indes-Orientales, Amst. , 1702-1705, 5 vol. in-12; ['Inquisition française, ou Histoire de la Bastille, ibid. , 1715, in-12, etc., ouvrage mal écrit, mais qui contient de curieuses révélations.

Renneville (Sophie de senneteiîre, Mme dej , née Vers 1771 , m. en 1822, a publié, pour l’éducation de la jeunesse, plusieurs ouvrages qui ont eu du succès : Lettres d'Oclavie , 4e édit., 1818, in-12; Stanislas, roi de Pologne , 3e édit., 1812 , 3 vol. in-12; Galerie des l'emmes vertueuses, 3e édit-, 1817, in-12; Lucile, ou la Bonne Pille, 1808, 2 vol. in-12; De l'influence du climat sur l'homme, 1808, 2 vol. in-12 ; Vie de Sle Clotüde, 1809, in-12; Contes à ma petite fille, 4e édit., 1817; le Retour des Vendanges, contes moraux, 2e édit. , 1820, 4 vol. in-18 ; le Précepteur des enfants, 7e édit. , 1818, in-12; Lettres sur l'Amérique septen- ‘-iomle, 1819, 3 vol. in-12 ; Cintes pour les jeunes personnes, 1822 , 2 vol. in-12 , etc.

RENN1E (John) , ingénieur et mécanicien , né en 1761 dans le comté d’East-Lothian (Ecosse) , m. en 1821 . commença par s'occuper de mécanique avec Watt et Bolton, puis vint à Londres, où il construisit d'ingénieux moulins à marée. Comme ingénieur, il exécuta , entre autres travaux magnifiques, la jetée ( breakwater ) on brise lame de Plymouth, le pont de Soutluvark en fonte de fer, à Londres, celui de Waterloo, en granit, et les docks; il exécuta aussi beaucoup d’importants canaux de navigation sur divers points de l'Angleterre , les arsenaux de Portsmouth, Chatham, et Sheerness. Rennie était un esprit fécond en ressources, qui savait vaincre toutes les difficultés, et il fut un des plus grands ingénieurs que l’Angleterre ait produits.

RENO, Rlienus, rivière d’Italie, sort des Apennins en Toscane, à 5 lui S. de San-Marcelliuo traverse du b.- U.

auN.-E. les prov. de Bologne et de Ferrare, etse jette dans la branche méridionale du Pô , dite Pô-di-Primaro. Cours de 150 kil. C’est dans une île du Reno que fut formé le 2* Triumvirat, en 43 av. J. C.

RENOMMÉE (la), divinité allégorique des anciens, messagère des dieux. On la représentait sous la figure d’une jeune fille, sonnant de la trompette, et avec des ailes garnies d’yeux , d'oreilles et de bouches.

RENOU (Antoine) , peintre et littérateur, né à Paris en 1731, m. en 1806, élève de Vien, et peintre du roi Stanislas, fut secrétaire perpétuel de l’ancienne Académie de peinture. On distingue, parmi ses tableaux : Jésus parmi les docteurs, l'Aurore, Agrippine débarquant à Brindes arec l'urne de Germanicus, une Annonciation, un plafond à l'Hôtel des Monnaies de Paris. Il a traduit en vers français le poëme latin de Dufresnoy sur la peinture.

RENOUARD (Antoine-Augustin), libraire et bibliographe distingué, né à Paris en 1765, m. en 1853, publia, depuis 1792, des éditions d’ouvrages latins et français, toutes remarquables par l’élégance et la correction , et dont plusieurs ont été ornées de gravures par Moreau , Desenne , l’rudhon , etc. Sa marque est une ancre surmontée d’un coq. On lui doit aussi : Catalogue de la bibliothèque d'un amateur, 1819 ; Annales de l’imprimerie des Aide , ou Histoire des trois Manuce et de leurs éditions , 2e édit. , 1826, 3 vol. in-8°; Annales de l’imprimerie des Eslienne , 1837 et 1843. Après la révolution de Juillet 1830 , llenouard fut maire du XIe arrondissement de Paris.

RENTY, vge (Pas-de Calais), arr. et à 25 kil. S.-O. de Sl-Omer ; 1 ,019 hab. Erigé en marquisat par Charles-Quint, en 1533. Ce prince y fut battu par les troupes d’Henri II , le 13 août 1554.

RENWEZ , ch.-l. de cant. (Ardennes), arr. et à 13 kil. N.- O. de Mézières; 1,531 hab. Bonneterie commune, brosses de bruyère.

RËüLE (La), Régula, s.-préf. (Gironde), à 70 kil. S.-E. de Bordeaux, bâtie en amphithéâtre sur le flanc d’une colline, sur la rive dr. de la Garonne ; 3,196 hab. Tribunal de lre instance, collège, société d’agriculture. Comm. de grains, graines, vins, eaux-de-vie, vinaigres, coutellerie, peignes, chapeaux. Marché d’approvisionnement pour les chevaux, ânes, porcs, tonneaux, bois de chauffage et de construction. Vieux château , dit des Quatre- Sceurs, bâti parles Visigoths; anc. couvent de Bénédictins, où siègent les administrations; église Sl-Pierre , en parlie du xme siècle. — Cette ville s’éleva sur l'emplacement d’une villa romaine , et autour d’une abbaye fondée au viie siècle, construite au Xe, et qui'prit le nom de la Règle (la Réoule , la Réole). Soumis d'abord au pouvoir de l'abbaye, les habitants obtinrent une charte de commune au xme siècle. La Réole fut prise par les Anglais en 1225 , par les Français en 1296 , par le comte Derby en 1345, par Du Guesclin en 1374, par les Anglais en 1420. Elle souffrit des guerres religieuses du xvie siècle; ses fortifications furent rasées en 1639. Le parlement de Bordeaux y siégea , de 1678 à 1690 , dans un couvent de Cordeliers. Patrie des frères Faucher. B.

REPAS CHEZ LES GRECS ET LES ROMAINS. Les Grecs, ou plutôt les Athéniens, qui furent toujours le type de la civilisation grecque, faisaient trois repas par jour, le déjeuner, le diner, et le souper (Ariston, Deipnon, Dorpon ), Le Déjeûner était une collation légère, composée de pain avec du vin pur, et se prenait de grand matin ; le Diner avait lieu vers le milieu du jour; et le Souper, à la fin de la journée , avant le coucher du soleil. Ces deux derniers rc-pas étaient solides. Le peuple et les soldats faisaient les trois repas; les gens dont les occupations étaient libérales, déjeûnaient, puis se contentaient du diner ou du souper, de sorte qu’ils ne faisaient réellement qu’un repas. Le souper était, pour tout le monde , le principal repas. Les Grecs mangeaient à demi couchés sur des lits disposés autour d une table qui ne servait qu’à poser les mets , que des esclaves servaient et présentaient aux convives. Un repas se composait ordinairement de 2 services , les viandes et les légumes, puis les fruits et les pâtisseries. Au dernier service, quelque convive chantait en s’accompagnant de la lyre, et les autres lui répondaient en chœur. On finissait par des libations en l’honneur du bon Génie et de Jupiter-Sauveur; puis, au moment où les convives allaient se lever, des esclaves leur lavaient les mains avec des eaux odoriférantes. Dans les festins , on faisait quelquefois paraître des danseurs et des baladins. — Repas chez les Romains. On n’en connaît rien qu'après l’époque où les Romains ont été en contact avec la civilisation grecque. Ils adoptèrent les habitudes de table des Athéniens; comme eux ils avaient le déjeûner [Jenlaculum] qui se prenait de

grand matin; le Diner ( Prandium ) qui avait lieu à midi : et le Souper (Ccena), à 3 ou 4 heures après midi. Le Déjeuner était aussi une légère collation de pain et de vin. Le Souper était le seul repas pour les gens d’une vie bien réglée; les gens de plaisir faisaient une 2e collation appelée comessalio, qui se prenait très-tard, et quelquefois pendant la nuit. Dans les repas ordinaires, les hommes studieux se faisaient faire quelque leciure; dans les festins, on introduisait des danseurs, des danseuses, et quelquefois des gladiateurs, pour récréer les convives. C. D — y.

repas en France. 11 y en eut quatre , le déjeuner, le diner, le goûter, et le souper. Le déjeûner et le goûter ne furent jamais que des repas légers , pour les enfants et les vieillards : les personnes d'un âge fait se contentaient du diner et du souper; les heures de ces deux derniers repas expliquent pourquoi ils n’étaient pas généralement en usage : au commencement du xvie siècle, on dînait à 10 heures du matin, d’où vint le nom, qui s’écrivait di.xner , et l’on soupait le repas de la soupe), à 5 h. après midi; au XVIIe siècle, le diner était à 11 h., et le souper à 6 : les repas priés avaient souvent lieu à midi, par bel air sans doute, car c'était l’heure du dîner de la Cour. Mais, vers la tin de ce siècle, à la Cour on dînait à 2 heures. Au xvme siècle, l’heure générale du diner fut d’abord 1 heure; vers 1750, la toilette des dames le fit reculer jusqu’à 2 heures dans un grand nombre de maisons, et même jusqu’à 3 heures ; cette dernière heure était généralement adoptée en 1782, et, dans quelques maisons, on allait jusqu'à 4 heures. Il n’y avait plus , au commencement du XIXe siècle , que les vieillards qui dînassent à 2 et à 3 heures; l'heure générale était 4 heures; puis ce fut 5 heures jusqu’en 1815 : alors l’établissement du régime constitutionnel réagit sur l’heure du dîner : les séances des Chambres se prolongeant souvent jusqu’à 5 heures et au-delà , on ne dina plus qu’à 6 heures et demie et à 7 heures, à Paris, dans beaucoup de grandes maisons, et cette habitude gagna la province. En plein xvme siècle, le diner était terminé avant 5 heures , qui était l’heure de la comédie , et le souper était à 9 heures et demie environ, le spectacle finissant à 9 heures. L’heure constitutionnelle du dîner nous est demeurée, et elle est la même aujourd’hui |1868) qu’en 1815. La classe ouvrière fait trois repas : déjeûne à 9 heures , dîne à 2 heures, soupe à 7 ou 8 heures. Le din r n’est souvent qu’une collation; les repas les plus solides sont le déjeûner et le souper. Les heures et le nombre des repas , dans les lycées , collèges , pensions, etc. , représentent l’habitude du xvne siècle, et en sont comme une tradition : déjeûner à 8 heures, diner à 11 heures ou midi, goûter ( très-légère collation ) à 4 heures ou 4 heures et demie , souper à 7 ou 8 heures , sont depuis cette époque une règle que la raison hygiénique, autant que l’usage, a rendue à peu près immuable. C. D — y.

REPN1N I Nicolas Wasiliévitch), général russe, né en 1734, m. à Moscou en 1801, était fils du prince llepnin, qui, sous Pierre le Grand, commanda un corps d’armée contre Charles XII, et neveu du ministre Panin. Il fit ses premières armes sous les drapeaux français en qualité de volontaire pendant la guerre de Sept-Ans. Entrant ensuite dans la carrière diplomatique, il fut envoyé en Pologne, 1764, pour aider à l’élection de Stanislas-Auguste Poniatowski , y demeura comme ambassadeur jusqu'en 1768, excitant l’animadversion générale par son orgueil, son despotisme, et ses violences , et fomentant la discorde pour affaiblir la Pologne. 11 fut récompensé de cette conduite par le brevet de lieutenant-général et une gratification de 50,000 roubles (200,000 fr . ) . Puis il passa à l’ambassade de Constantinople, conduisit une armée sur les frontières de la Gallicie lors du différend survenu entre Frédéric II et Marie-Thérèse au sujet de la Bavière, fit signer la paix de Teschen en 1779, et, après les campagnes de 1789-91 contre les Turcs, remporta en 1791, sur le grand-vizir Youssouf, une victoire suivie de la paix de Jassy. Potemkin jaloux le fit disgracier. Repuin forma alors une société de mécontents, dont les principaux membres furent exilés en Sibérie. Nommé néanmoins gouverneur-général de Livonie, puis de Lithuanie, commandant de l’armée d’invasion en Pologne avant Souwaroff, il négocia l’abdication de Poniatowski, et reçut, en 1796, à l’avénement de Paul Ier, le titre de feld-maréchal. Envoyé à Berlin pour faire entrer la Prusse dans la 2e coalition contre la République française, il échoua, et fut disgracié aussi pour avoir pris comme secrétaire un Français, qui s’enfuit en emportant une partie des papiers de la légation. p,„

REPO TIA ( du latin rursùs polare, recommencer a boire), î’epas de lendemain de noces, chez les anc. Romains. C’é-

tait un souper donné par les nouveaux mariés à leurs parents.

REPPEN, v. des Etats prussiens (Brandebourg), à 18 kil. E. de Francfort-sur-l’Oder; 3,200 hab. Draps, toiles, cuirs.

REPS, v. des Etats autrichiens (Transylvanie), sur la Schweissbach fafîl. de l’Aluta), à 140 kil. S.-E. de Ivlausenburg, 80 N.-E. d’Hermanstadt ; 2,200 hab. Anc. château-fort. Sources sulfureuses et sources salées.

REPTON (Humphreyl, architecte et jardinier paysagiste, né à Saint-Edmund’s Bury (Suffolkl, en 1752, m. en 1818, a dessiné la plupart des plus beaux parcs d’Angleterre. Il a publié, entre autres ouvrages : Esquisses et idées sur l’art des jardins, 1794, in-8°; Fragments sur la théorie et la pratique de l'art des jardins pittoresques, 1816, in-4®, 52 pl . , très-bons ouvrages sur la matière.

repton, v. d’Angleterre, comté et à 10 kil. S. -O. de Derby ; 2,100 hab. Autrefois capitale du royaume de Mereie. Belle église gothioue.

REPUBLICAN-FORK, riv. des États-Unis (Nebraska et Kansas), branche N. du Kansas; cours de 900 kil.

REPUBLIQUE (Ile de la). V. KÉ.

Page 1