RENAUD DE MONTAUBAN. F. AYJION
EENAUD1E (La). F. La Rbnaudie.
RENAUDIEKE (La). F. La Renaudière.
RENAUDOT I Théophraste ), médecin, né à Loudun en 1584, m. en 1653, exerça son art dans sa ville natale jusqu’en 1612, vint ensuite à Paris , obtint du cardinal de Richelieu l’office de commissaire général des pauvres du royaume , et , en cette qualité, établit une maison de prêt ou mont-de-piété; il fut aussi nommé maitre-général du bureau d’adresses, et obtint un privilège pour l’établissement de la Gazelle de France, qu’il fonda en 1631. Malgré ses nombreuses occupations , il continua d’exercer son art, et donna aux indigents des consultations gratuites ; il employait des remèdes chimiques tirés de l’antimoine, malgré l’opposition de la Faculté de médecine, qui obtint, en 1643, de la Cour du Châtelet, une sentence interdisant ii Renaudot et à ses partisans l’exercice de la médecine à Paris. On lui doit : la Gazelle de France depuis 1631 jusqu’à sa mort , journal continué par ses deux fils lsaac et Eusèbe, médecins comme lui; la Continuation du Mercure Français , 1635; Abrégé de la vie et de la mort du prince de Coude ( fJenr: II ) , 1647 , in-4° ; la Vie et la mort du maréchal de Uassion , 1617 , in-4°; la Vie de Michel Mazarin, 1643 , in-4°. F. 1. Roubaud, T. Renaudot , Paris, 1336.
renaudot | Eusèbe ) , savant abbé, petit-fils du précédent, né à Paris en 1616 , m. en 1720 , fut nommé , en 1689, membre de l’Académie Française , et, deux ans plus tard, de celle des Inscriptions. On a de lui : Gennndii palriarchæ Constantinopolitani llomeliœ de F.uchurisliâ , Meleiii Alexandrini, h’ectnrii hJierosohjinitnni , Mrletii Syrigi et aliorum de eodem argumenta opùscula , grec-latin, Paris, 1709 , in-4°; tu Perpétuité de la foi de l’Eglise catholique touchant l hucliarts ie , 1711 , in-4°; la Perpétuité de la foi de V Eglise sur les Sacrements, Paris, 1713, 2 vol. in-4° ; llistoria patnarcharum Alex andrinarum Jucobilarum , Paris, 1713 , in-4°; Liturgiarum orientalium collée, lio , Paris, 1716, 2 vol. in 4°; Jugement du public sur le Dictionnaire de Bayle , Rotterdam, 169? , in 4°.
ItUNCIl EN, v. du grand-duché de Bade (Rhin-Moyen), â9 Kil. N. -O. d Oberkirch , 15 N.-E. d’Ofl’enbourg , sur la Rench; 3,000 liai). Près de là est le défilé de Rencherloch , où Montecuculli arrêta Turenne en 1675, et ou Moreau battit les Autrichiens en 1796.
RENDE, Arintha, v. du royaume d'Italie, dans la pro- Tirue et à 10 kil. N.-O. de Co enza; 5,090 hab.
RENDSBOIJRG, petite ville du Holstein, dans une île de l’Evder, à 71 kil. N.-N. E. de Giiickstadt, 31 O.
P'1)' 1 0,702 lmb. Un canal l'unit à la mer Baltique d’un côté , et à la mer du Nord de l’autre. Fabr de tabac sucre, bomieter e. Fonderie de cloches. — Jadis place forte, démantelée en 1853-54. C’est, dipuis 1867, le ch.-!. 1 “".cercle régence prussienne de Holstein.
RENE (Saint), patron d’Angers, dont il fut évêque au x* siècle. Fête, le 12 novembre.
RENÉ D ANJOU , dit le bon roi René , né au château d’An-
eomte de Piémont et de Guise. En 1420, i; avait énou é sabelle, fille de Charles II , duc de Lorraine ; mais Antoine , Vaudemont, frère de ce prince, lui disputa la Lorraine ?> Bl*1tfn®vi Ile , 1431 , et le retint 5 ans .Vf. En 1434, Relie, parla mort de son frère Louis III d Anjou , devint maître de l’Anjou et de la Provence. Un testament de Jeanne 11 , reine do Naples, l’appela en Italie en 1438 ; mais il manqua bientôt d’argent, et dut •eüer la place a son comnétitem- Alniirmca a- a,.„.
H revint vivre heureux en France, composa des chansons piovençales, cultiva la peinture avec sucrés, propagea le gou,, des lettres et des arts dans ses domaines , fonda 1 Ordre des chevaliers du Croissant en 1418 , donna des
rsfil l,at,uà S:rur le ch;ltei'u * ia reine Ctciie
irliw.iA ü ail,bas,sadeurs catalans lui offrirent la coutonne d Aragon , sur laquelle il avait des droits du chef
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en publie Louis XI s en vengea, en dénonçant René
au lancinent comme conspirateur, et, n’ayant pu obtenir
une condamnation, occupa néanmoins Angers en 1474. René, qui habitait alors le château de Baugé , se retira a Aix ; il voulait faire le due de Bourgogne son héritier; mais le roi alla le trouver à Lyon , le gagna par des présentai» livres , de tableaux , de médailles , et Palamède de Furbin, conseiller de René, lui fit faire un testament en faveur de son neveu Charles du Maine , après lequel les possessions de la maison d’Anjou devaient retourner à la couronue. René organisa en 1471 le tribunal des prud'hommes-pécheurs de Marseille; il établit près d’Apt la première verrerie connue, et s’occupa de la culture du mûrier, des raisins et des fleurs. Un de ses tableaux , le Buisson ardent, j est conservé dans la cathédrale d’Aix. Ses Œuvres , contej liant les Statuts de l'Ordre du Croissant, un Traité sur la \ chevalerie, etc., ont été publiées par M. de Quatrebarbes , j 1844-45 , 4 vol. in-4°. Une sœur de René , Marie d’Anjou, épousa le roi Charles VH ; sa fille , Marguerite , fut mariée à Henri VI d’Angleterre, F. Villeneuve-Bargemont „ Uisi toire de René d'Anjou , 1825 , 3 vol. iu-8°. B.
j rené il , lié en 1451 de Ferry 11 , comte de Vaudemont, i et d’Yoïinde d’Anjou, m. en 1508, devint due de Lorraine,
1 en 1473 , du chef de sa mère , fut dépouillé par Charles le . Téméraire, due de Bourgogne, et se réfugia chez les S Suisses. Après les défaites de Charles à Granson et à Morat , il l’attaqua en Lorraine, et gagna sur lui la bataille de Nancy, 3 janvier 1477. Eu 1480, les Vénitiens le nommèrent capitaine-général de leurs troupes. A la mort de Charles du Maine, 1481 , il tenta en vain de s’emparer de la Provence. Quelques seigneurs napolitains lui offrirent la ( couronne de Naples en 1485. B.
RENÉE de France, 2e fille de Louis XIT et d’Anne de I Bretagne, née à Blois en 1510, m. en 1575, épousa, en ! 1528 , Hercule II , due de Ferrure, et lui porta eu dot les : duchés de < ’harires et de Montargis. Elle protégea et cultiva les sciences et les lettres, réunit autour d'elle une foule d’hommes distingués, donna un asile à Calvin et à Cl. Marot poursuivis pour leurs idées religieuses, et, de | retour en France après la mort de son époux en 1560, se I déclara hautement protestante. Elle accueillit dans sou château de Montargis, malgré les menaces du due de i Guise, les réformés qui voulurent s’y réfugier. B.
I RENFREW , v. d’Ecosse, capitale du comté de ce nom, près de la rive g. de la Clyde, à 80 kil. O. d’Edinibouig, 8 O -N - O. de Glasgow; 3,227 hab. Un canal , construit I en 1786, la joint à la Clyde. Quai spacieux, bâti en 1835.
; Tissage de soieries et mousselines pour les manufactures ; de Glasgow. — Le comté de Renfrew, autrefois Strathgryfe,
I est au S. -O. de l’Ecosse, entre le golfe de la Clyde à PO., les comtés de Dumbarton au N., d’Ayr au S., et de Lanark à TE.; 61,467 liect. ; 45 kil. sur 20; 177,572 hab. Sol plat, excepté à FU. Houille, chaux et pierres de taille. Manuf. d’étoffes de coton et de châles à Paisley, Polloeksha ws, Neilston. Autres villes : Greenoek, Port-Glasgow. Au xiie siècle, ce comté était l’apanage de la famille Stuart ou Stewart, ainsi nommée de son office de Stewart d’Ecosse, et plus tard en possession de la couronne. 11 donne auj. le titre de baron à l’héritier présomptif de la couronne.
KUNI (Guido), peintre. F. Guide (Le).
reni, v. des Principautés-Unies (Moldavie), sur la rive g. du Pruth et à son embouchure dans le Danube; 8,41)0 hab. (autrefois 60,000), Château crénelé et muni de tours. Exportation de gra ns par la mer Noire. Cette ville faisait partie de la Bessarabie, lorsqu’en 1856 les Russes, en vertu du traité de Paris, Tout cédée à la Turquie. B.
RENN. F. Rinn.
RENNKL (Le major Jacques), né en 1742 à Chudleigli (Devousliire), m. en 1830, servit longtemps dans l'Inde comme ingénieur, et devint membre de la Société royale de Londres, et associé de l’Institut de France. Ou lui doit, entre autres ouvrages : Mémoire sur la géographie de l'IIindonstan, 1782 : Mémoires sur la géographie île l’Afriipie, 1790- 98, isi-4° ; Explication du système gé graphique d' Hérodote, 1800, in- 4° ; Observations sur la topographie de la. plaine de Troie, 1814, in-4"; Eclaircissements sur T histoire de l'expédition de C'y rus et la retraite des Dix mille, 1816 ; Recherches sur les courants de l’Océan dans la mer Atlantique et dans l'océan Indien, 1832, in-4°. Rt nnel fut un géographe exact et savant, dont les ouvrages sont, en général, fort estimés.
RENNEQUIN-SUALEM, dont le vrai nom éta t Swalin Renlrin, fils d’un charpentier de Liège, né en 1644, ni. en 1708, n’eut d’autre éducation que l’exercice pratique de la profession de son père. Il seconda le baron de Ville, en 1681, dans l’exécution de la fameuse machine qui montait des eaux de la Seine au château royal de Marly, puis â Versailles; mais il n’on fut pas l'inventeur, cou. me ou l’a
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