RÉV
moires sur l’histoire de France. M. Géruzez en a donné une édition d'après le manuscrit original , conservé à la Bibliothèque impériale de Paris, 1844,2 vol. in-12. V. Musset-Pathny, Recherches historiques sur le cardinal de Retz, 1807. J. T.
REUC1IL1N (Jean), autrement dit Capnion , mot grec dont la signification correspond à celle de Rauch (fumée), philologue allemand, né à Pforzheim en 1455, m. en 1522, était , à la fin du xve siècle, l’homme le plus remarquable par la connaissance qu’il avait du grec et de l’hébreu. Il étudia à Tubingue, Leyde, Paris et Rome, enseigna le grec à Orléans et à Poitiers, fut employé par Eberhard 1er, duc de Souabc , dans différentes négociations importantes, obtint le titre de comte palatin, et fut un des triumvirs de la ligue de Souabe. Le premier il fit jouer des pièces de théâtre latines dans les collèges. Ayant offensé les moines d’Allemagne dans une de ces pièces, imprimée en 150fi, l’un d'eux, Hochstrat, suscita contre lui un juifcon- | verti, qui le dénonça comme fauteur du jadaïsme. L'inquisitiou de Cologne intenta un procès à Reuchün; mais ! Léon X évoqua l’affaire, et ordonna de surseoir aux procédures. Cet événement causa un tel chagrin à Ueuchlin, , qu’il se retira à Tubingue, où il enseigna le grec et l’hébreu Mais entraîné par les mêmes erreurs qui avaient séduit Pie de la Mirandole, il sacrifia ses travaux classiques sur l’autel de la philosophie cabalistique. Ses principaux ouvrages sont : Rudimenta hebraïca, Pforzheim, 1506, in-fol.; Lexicon hebraicum, 1512; VII Psalmi , hebratcè, cum transtal one Intina, Tubingue, 1512, in-8°; De verbo mirifico , Bâle, 1594; De arte cabalistica , Haguenau, 1517, 1530, in-fol. C. N.
REUILLY, brg (Indre), arr. et à 16 kil. N. d’Issoudun, sur le chemin de fer du Centre; 1,490 hab. Vins blancs.
REUNION (Ile de la), ci-devant Bourbon, ile de l’Afrique française, dans l’océan Indien et le groupe des Mascareignes, à 140 kil. S.-O. de Maurice, 600 O.-S.-O. de Rodrigue, 560 E. de Madagascar, 3,000 N.-E, du Cap, 16,250 de Brest; par 52» 56'-53° 31' long. E., et 20° 50’- 21° 23'lat. S. ; 251, 160 hect.; 77 kil. sur 53; 205,972 hab.; dont plus de 53,000 travailleurs libres; elle avait autrefois 70,000 esclaves. Ch.-!., Saint-Denis, sur la côte N. Sol volcanique. Vers le centre de l’ile sont les plateaux dits ; la Plaine des Palmistes, haute de 1,100 mètr. : superf., 500 hect. d un sol fertile, mais inculte; et la Plaine des Cafres, haute de 1,600 mètr. : superf., 4,000 hect. de pâtures naturelles. Le Gros-Morne, au N., e»t un volcan éteint: le Piton de Fournaise (2,200 mètr.), au S., est toujours en activité. Le massif des montagnes est entouré d’une bande de terres basses alluvionnaires. De 1 8 27 â 1854, les Français ont tracé une roule de ceinture, de 232 kil. Climat sain; chaleurs de 22° à 28° centig. ; ouragans terribles. Il n’y a point de ports, seulement quelques rades; les cours d’eau sont nombreux, mais torrentiels. Récolte importante de sucre, de café, de cacao, maïs, manioc, dattes, patates, muscade, vanille, cannelle, tabac, coton. L’ile tire en grande partie «le l’extérieur ses aliments : le r z, de l’Inde; le bétail de boucherie, de Madagascar ou de la côte orientale d’Afrique. Les habitants divisent le pays en Partie du Vent à l’E., et Partie sous le Vent à l’U. Cette ile fut découverte en 1545 par le Portugais Mnscarenhas, et fut appelée Mascareigne. Les Français l’occupèrent en 1642. M. de Flacourt, qui prit de nouveau possession de l’ile en 1649, lui donna le nom d'Ile Roui ban. Eu 1717, quelques plants de café y furent apportés de Moka. Sous la lre République française, on la nomma la Réunion; sous l’Empire, Ile Bonaparte. Les Anglais la possédèrent de 1810 â 1815; en avril 1815, elle reprit le nom de Bourbon , en 1848, celui de lu Réunion , et l’esclavage y fut aboli. Elle forme un gouvernement colonial, et e-t divisée en 2 arrondissements et 13 communes. Il y a une Cour impériale, 2 tribunaux de lre instaure, 6 justices de paix, un évêché, un lycée, une banque nationale â St-Denis, et 1,300 hommes environ de garnison; Valeur totale du commerce : 100 millions de fr,
réunion (Orure de la), or Ire civil et militaire crée par Napoléon Ier, en 1811, pour remplacer un ordre de l'Union , créé par le roi Louis Bonaparte. Les membres de cet ordre formèrent le noyau de celui de la Réunion, qui se donnait aussi â des Français. C’était une étoile d’argent à 12 branches, sur un soleil d’or, surmontée d’une couronne impériale, et suspendue à un ruban uni bleu de ciel.
réunion ; Chambres de) . V. chambres.
R LUS, v. d’Espagne (Catalogne), pruv. et à 13 kil. O. de Tarragone, à 4 kil. de la Méditerranée. Fabr. de soieries, toiles peintes, passementerie, etc. Grand co nmerce d’exportation et d’importation en vins, eaux-de-vie, fruits, etc. Rop., 27,260 hab.
REUSS , F.usa ou Ursa, riv. de Suisse, sort du lac de Lucendro (Uri). Cours de 133 kil., rapide et coupé par de nombreuses cascades, par Andermatt, Amsteg, Lucerne, Mellingen , et Bruck, au-dessous de laquelle elle se jette dans l’Aar, rive dr. La Reuss forme le lac des Quatre-Cantons, où commence sa navigation.
reuss, principautés de l’Allemagne, enclavées dans les duchés de Saxe, forment une partie des possessions des anciens prévôts ( Voigt) de l’empire germanique ( V. Voigtland). La principauté de Reuss de la ligne aînée, ou de Reuss-Greiz , a une superf. de 35,000 hect., avec 43,889 hab.; capitale, Greiz. Revenu public : 560,000 fr. ; dette: 1,500,000 fr. ; force armée : 334 hommes. — Les possessions delà ligne cadette ou de Reuss-Sclileiz-Lobenstein ont une superficie de 105,000 hectares, avec 83 360 hab. ; capitale, Schleiz; villes principales : Géra et Lobenstcin. Revenu public : 1,500,000 fr. ; dette : 3 millions de fr. ; force armée : 783 hommes. Ces deux principautés sont gouvernées par les lignes de Reuss -Schleiz et de Reuss- Lobenstein-Ebersdorf. Monarchie constitutionnelle avec assemblées d’Etats. La cour d’appel d’Iéna est en même temps la cour suprême des principautés de Reuss. Elles occupent, avec Lichtenstein et les deux Lippe, le 16e rang à la Diète germanique. — On fait remonter l’origine de la maison de Reuss jusqu’à Henri II de Gleisberg, au xi* siècle. Ce seigneur posséda le Voigtlandentier , et s’appela, d’une ville qu’il avait fondée, le noble prêtât de Weida. Ses petits-fils fondèrent les lignes de Weida , Plauen, Greiz, et Géra. Celle de Greiz s’éteiguit en 1236, celle de Weida en 1532, celle de Géra en 1550. La ligne de Plauen se scinda, en 1307, en ligne aînée et ligne cadette. La lre reçut en 1426 la Misnie en héritage , et s’éteignit en 1572; la 2e prit dès lors le nom de Reuss- Pluuen. Celle-ci, en 1535, se partagea en lignes aînée, moyenne et cadette; la moyenne s’éteigniten 1616; l’aînée forma les lignes de Greiz-Supérieur et Greiz- Inférieur , et, quand la dernière s’éteignit, 1763, l’autre s’appela Reuss- Greiz; la canette forma en 1647 les lignes de Géra, Schleiz , Sualburg et Lnbenstein ; celle de Saalburg se fondit eu 1666 avec celle de Schleiz sous le nom de Reuss-Sclileiz. De cette dernière est issue la ligne de Reuss-Kœslritz. La ligne de Géra s’éteignit en 1802, et celle de Lobenstein hérita de ses possessions. La ligne de Reuss-Greiz fut créée princière en 1773, les autres furent élevées à ce rang en 1806. A l'extinction delà ligne de Lobenstein, 1824, ses possessions échurent à celle d'Ebersdnrf, rameau latéral de cette maison. La maison d'Ebersdorf s’appela dès lors Reuss-Lobenstein-Ebersdorf. Les rapports dynastiques de la maison de Reuss sont réglés par les traités de famille de 1668, 1681 et 1690. Tous les descendants mâles ont le nom de Henri , et ne se distinguent que par le chiffre apposé à ce nom. Les princes de la ligne aînée comptent jusqu’à cent (C) et recommencent avec I. Dans la ligne cadette, le premier prince né en chaque siècle compte avec I, et la numération est ensuite continuée jusqu’à la fin du siècle. Les affaires communes de la famille sont gérées par le prince régnant doyen , qui a pour adjoiut le doyen de l’autre ligne. E. S.
REUSSMARKT. V. Reismarkt.
REUTLINGEN , v. de Wurtemberg, à 60 kil. S. de Stuttgard ; 14,000 hab. Ch.-l. de cercle ; surintendance générale évangélique. Fabr. de draps fins très-recherchés, tanneries, papeteries, dentelles, bonneterie, passementerie, coutellerie, broderies. Bains sulfureux très-fréqnentés. Belle église Sle-Murie , construite de 1273 à 1343. Aux environs, domaine royal à'Achalm. Ane. ville libre impériale, qu’assiégèrent vainement Henri de Thuringe en 1247, et Ulrich de Wurtemberg en 1377. Patrie de Sébastien Gryphe.
REVA , riv. de l’Inde. V. Nerbuddah.
RËVEILLÉ-PAR1SE (J.-II.), médecin, né à Nevers en 1782 , m. en 1852 , élevé aux Ecoles centrales , entra au service en 1802, fit, jusqu’en 1815 , 13 campagnes , revint à Paris soutenir sa thèse [Relations médicales sur le siège de Saragosse en 1808 et 1809, Paris, 1816, in-4°), devint dooteur en médecine, et obtint, dans la garde royale, un po-te avantageux, qu’il perdit en 1830. Dès lors il se voua à l’étude. Il a publié , entre autres ouvrages : Hygiène oculaire, 1816, in-12; 3e édit. , 1845, in-18; Examens de pathologie, 1817 , in-8°; Physiologie et hygiène des hommes livrés aux travaux de l’esprit , ou Recherches sur le physique U le moral , les habitudes , les maladies et le régime des gens de lettres , artistes, savants, hommes d' Etal , jurisconsultes , administrateurs, etc., Paris, 1843, 4e édit., 2 vol. in-8»; Eludes de l'homme dans l'état de santé et l’état de maladie, Paris, 1844,2vol. iii-8»; 1845, 2“- édition, 2 vol. in-8° ; Guide pratique des goutteux et des rhumatisans , 1847, in-8».