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REVOLUTION DE JUILLET. P. JUILLET

REVUE DES CHEVALIERS, DU SENAT ET DU PEUPLE, -dans 1 anc. Rome. — Revue des chevaliers. C’était un recensement et une épuration de l’ordre équestre, faits tous les 5 ans par les Censeurs. La Revue avait lieu aux ides de quintilis ( 15 juillet). Les chevaliers se réunissaient à un temple de Mars, sur la voie Appia, à 1 mille environ

(1481 mèt.) de Rome, puis se rendaient à Rome en cavalcade rangée par tribus et par centuries; ils venaient défiler devant les Censeurs siégeant sur le Forum. En débouchant sur cette place, chaque chevalier mettait pied à terre, prenait son cheval à la bride, et sans housse, et s’arrêtait devant les magistrats. Un nomenclateur l'appelait, et si les censeurs le croyaient irréprochable: Em-

mène ton cheval, » lui disaient-ils. Dans le cas contraire, ils l’interrogeaient, provoquaient les dépositions des assistants : si l’enquête n’était pas satisfaisante, ils ordonnaient à l’accusé de vendre son cheval, le dégradaient en le chassant de sa centurie et l'inscrivant parmi les Cérites ( V. ce mot). — Revue du Sénat. Elle se faisait aussi tous les 5 ans dans un temple, et consistait simplement en une élection ou réélection des sénateurs: un des censeurs lisait à haute voix la liste alors existante des membres du sénat; il omettait ceux qu’il jugeait indignes, et qui, par cela seul, se trouvaient exclus de ce corps illustre. (F. Sénat). — Revue du peuple. On nommait ainsi une révision générale des classes du peuple, faite à chaque lustre, pour établir la répartition des citoyens dans les tribus, curies et centuries. Elle avait lieu à Rome , dans le Champ-de-Mars; les Censeurs y présidaient, et on la terminait par une lustration. ( V. Lustre et Suovetaurilies.) C. D — y.

REWBELL (J. -B. ) , né à Colmar en 1746, m. en 1810, était bâtonnier du barreau de sa ville natale, lorsqu'il fut député aux Etats-Généraux de 1789. Ses idées révolutionnaires l’entraînèrent vers la république. Aussi, après avoir été procureur-syndic du Haut-Rhin , il devint membre de la Convention, et eut des missions à Mayence et dans la Vendée , où il fit preuve de peu de talent, mais se montra zélé montagnard. Il se signala par son animosité contre Louis XVI, et, se trouvant à Mayence pendant qu’on faisait le procès de ce prince , il écrivit pour presser la condamnation. Tendant la Terreur, il se fit donner des missions qui le tinrent éloigné de Paris. La chute de Robespierre le jeta dans le parti thermidorien, et il fut un des accusateurs de Carrier. Son talent , et beaucoup d’opiniâtreté au travail , le firent remarquer dans les comités de sûreté générale et de salut public. Lors de l’établissement de la Constitution de l’an iii , il fut nommé l’un des cinq directeurs, et le 1er président du D.rectoire, chargé des relations extérieures, de la justice et des finances, il fut le véritable chef de la République. Éliminé par le sort en 1799, il entra au conseil des Anciens, disparut de la vie politique après le 18 brumaire, et mourut dans le Haut- Rhin. Rude et blessant par la vivacité et l’âpreté de son langage, il était encore avare, et quelques-uns l’accusent d’avoir contribué aux malheurs de la patrie, et de s’être enrichi en participant aux fraudes des fournisseurs; mais ces accusations paraissent mal fondées. J. T.

REY (Jean), chimiste- médecin , né vers la fin du xvie siècle à Bogues (Périgord), m. en 1645, a démontré scientifiquement le fait de l’augmentation du poids des métaux par la calcination , dans un livre intitulé : Essaye sur la recherche de la cause pour laquelle l'estain et le plomb augmentent de poids quand on les calcine, Bazas , 1630, et Paris, 1777. U inventa un thermomètre à eau , et fut l’un des précurseurs de la chimie pneumatique. Il était en correspondance avec tous les savants de son temps, et surtout avec le P. Mersenne. G — u.

REYES (Los), v. de la Nouvelle-Grenade, sur le Guatapori et le San-Sébastian, à 160 kil. S. de Santa-Marta. Fondée en 1550.

REYES (S AN-SEBASTIAN DE LOS), V. de la VélléZUchl, prov et à 65 kil. b.-O. de Caracas. Fondée en 1584.

REYKIAV1K. V. Rkirevig.

REYNEL, vge (IP'-Marne), arr. et à 30 kil. N.-E. de Chaumont; 511 hab. Ch -1., dès 1127, d’un comté, érigé en marqn sat au xvie siècle.

REYNIER (Le comte Jean-Louis-Ebenezer), né à Lau- ' sanne en 1771, m. en 1814, se destinait au génie civil; la ! Révolution le poussa dans la carrière des armes. Il s’enrôla comme canonnier, était déjà adjudant-général en 1793, et servit en cette qualité sous Pichegru à Menin, Courtrai, etc. Général de brigade dans la campagne de la Hollande en 1791, chef d’état-mijor sous Moreau à l’armée du Rhin eu 1796, il partit pour l’expédition d’Egypte en

1798, contribua à la victoire des Pyramides, sous Bonaparte, juillet 1798, commanda au siège de S1 Jean-d’Acre,

1799, pendant que Bonaparte se portait sur le Mont-Thabor; à la bataille d’Héliopolis, mars 1800, sous Ivléber, il enfonça l’élite des janissaires, puis fit le siège d’El-Arisch, et, sous ses murs, défit 20,000 Turcs avec 4 bataillons français. Par suite de démêles avec le général Menou, il fut renvoyé en France, où il publia : De l'Egypte après la bataille d’Hé-

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