RHA
Eopolis.et Considérations générales sur l'organisation physique tt politique de ce pays, 1802, in-8°, aveu carte, livre réédité en 1828 sous le titre de Mémoires de fteynier. La franchise de l’auteur fit saisir l’ouvrage, et Reynier ne fut remis en activité qu’en 1805. Il eut un commandement dans l’armée qui prit Naples, fut battu à Maida en 1806, se distingua à Wagram, couvrit la droite de la grande-année en Pologne, pendant la campague de Russie, fut fait prisonnier à la bataille de Leipzig, et mourut à Paris, peu de temps après avoir recouvré la liberté. Militaire des plus instruits, Reynier savait mieux qu’aucun autre donner des ordres et distribuer le service d’un état-major général. Il a laissé : Sur les Sphinx qui accompagnent les Pyramides d’Egypte, 1805, in-8°. J. T.
keyniei: (Jenn-Louis-Antoîne), frère du précédent, né à Lausanne en 1762, m. en 1824, se livra à l'élude des sciences naturelles, fut employé dans l'administration de l’armée d'Egypte, 1798, membre du c* nseil privé au Caire, et directeur général des finances. Il tomba en disgrâce comme son frère; Joseph Bonaparte l’appela à Naples eu 1809: Reynier lui rendit les plus grands services, ainsi qu’à Murat. En 1815, il se retira dans le canton de Vaud, où il fonda la Société littéraire et la Société centrale des sciences naturelles, ün a de lui : du Feu et de quelques-uns ie ses principaux effets, 1787 et 1790; Mémoires pour servir à V histoire physique et naturelle de la Suisse (avec Struve), 1788; de l'Egypte sous la domination des Romains, 1807, in-8° ; de l'Economie publique et rurale des Celtes, des Germains, etc., 1818, in -8° ; — des Perses et des Phéniciens, 1819, in-8» ; — des Arabes et des Juifs , 1820, in-8°, — desEgypHens et des Carthaginois, 1823, in-8°; — des Grecs, 1825, in-8°. Cette collection est estimée, ainsi que les articles fournis par Reynier à la Revue philosophique et à quelques autres recueils. J. T.
REYNOLDS (Josué), célèbre peintre d’histoire et de portraits, né en 1723 à Plympton ( Devonshire |, m. en 1792, passa trois années en Italie, puis s’établit à Londres, où il devint, en 1769, président de l’Académie royale des beaux-arts. Comme peintre d’histoire, il est timide, et n’a rien de remarquable ; son meilleur tableau est la Mort du cardinal Reaufort ; mais il excella dans le portrait : au mérite de l’invention, à un goût exquis, à une facilité heureuse, mais qui manque néanmoins de fermeté et de chaleur, il joignait une richesse et une harmonie de couleur qui lui donnent le premier rang parmi les peintres de sa nation. Son œuvre s’élève à plus de 250 tableaux, et lui valut une fortune évaluée à 1,500,000 fr. environ. Reynolds s’est aussi distingué comme écrivain théoricien. Il a laissé des Discours sur la peinture, lus devant l’Académie, 1769-90, et qui sont remarquables par une critique judicieuse, et d’excellents conseils didactiques; Janssen les a traduits en français, 1788 et 1806, 2 vol. in-8».
REYNOSA. 1’. Reinosa.
RE Y RAC (François-Philippe Dulaurens de), poète et littérateur, né en 1734 dans le Limousin, m. eu 1782, entra à 16 ans dans les chanoines réguliers de Chancelade, obtint quelques succès comme prédicateur, renonça à la chaire par timidité, et vint résider à Orléans en 1765. On a de lui: Lettres sur l'éloquence de la chaire, 1760; Discours sur la poesie des Hébreux, 1760 ; Poésies tirées des saintes Ecritures, 1770 ; Hymne au soleil, 1777, etc.
RKYRE (Joseph), littérateur, né en 1735 à Eyguières (Provence), m. en 1812, a laissé, entre autres ouvrages destinés à la jeunesse : le Mentor des enfants, très-souvent réimprimé ; l'Ecole des jeunes demoiselles, ou Lettres d'une mère vertueuse à sa fille, avec les réponses de la fille à sa mère, 1786, 2 vol. in-12; Anecdotes chrétiennes, 1801, in-12; le Fabuliste des enfants et des adolescents, 1803. in-12; Année pastorale, 1813, 5 vol. in-12, etc.
REYSSOUSE, riv. de France (Ain), naît au pied du Revermont, arrose Pont-de-Vaux , et se jette dans la Saône. Cours de 65 kil.
REZAT, riv. de Bavière, prend sa source près de celle de l’Altmühl , arrose Anspach et Lichtenan, et se jette dans la Rednitz; cours de 60 kil. On l’appelle souvent Jiaute-Rezut ou Rezal deSouabe, pour la distinguer du cours supérieur de la llednitz, qu’on nomme Russe- Rezal ou Rezal de Franconie. — Elle donnait son nom à un cercle de la Bavière, compris entre ceux du Haut-Mein au N., du Bas-Mein au N. -O., de la lîegen à l'E., du Danube supérieur au S., lu Wurtemberg à l’O.; 130 kil. sur 80; 510,000 hab. Ch.-l. Anspach. Ce cercle est auj. remplacé par celui de Franconie-moyenne.
REZÉ, brg (Loire-Inférieure), arr. et à 5 kil. S. -O. de Nantes, près de la Loire; 1,558 hab. Fabr. de savons. On croit que c’est l’anc. Ratiuslum, placé par d’autres a Maehetoul.
REZZONICO (Antoine-Joseph ) , comte délia Torjs, né à Corne en 1709, m. en 1785, embrassa la carrière militaire, se distingua en Espagne et en Italie, devint maréchal-de-camp, chambellan du duc de Parme, gouverneur de la oitadelle de cette ville. Passionné pour les lettres, il conserva ce goût dans les camps, et en occupa tous ses loisirs. On a de lui : Ferst sriolti, 1774, in-4°; Disquisitiones Plinianœ, in quibus de ulriusque Plinii patrid, scriptis, codieibus , editionibus nique interprelibus agilur, 1763-67, 2 vol. in-fol., ouvrage d’une grande érudition et d’une saine critique.
REZZONICO. (Ch.) V. CLÉMENT XIII.
RHA, nom anc du Volga.
RIIABDOMANCIE. V. Rabdomancie.
RI1ACOT1S, anc. v. de la Basse-Egypte, fut comprise dan- Alexandrie , dont elle forma un quartier.
RH AD AMANTE, fils de Jupiter et d’Europe, selon la Fable, conduisit en Lycie une colonie deC.rétois, et épousa Alcmène, veuve d'Ampliitryon. Après sa mort, il fut placé comme juge aux Enfers, avec son frère Minus et Eaque.
RHADA.M1STE, fils dePharasmane, roi d’ibérie, épousa Zénobie, fille de son oncle Mithndate, roi d’Arménie. Cette alliance ne l’empêcha point d’attaquer son beaupère, et de le faire périr par trahison pour s’emparer de ses Etats. Chassé à son tour par Vologése, roi des Parthes, il se réfugia auprès de Pharasmane : celui-ci le fit assassiner, l’an 54 ap. J.-C., sous le prétexté qu'il avait conspiré contre lui. En fuyant d'Arménie, Rhadamiste, sur le point de tomber avec Zénobie au pouvoir des Partîtes, l’avait poignardée et jetée dans l’Araxe : c’est le sujet d’une tragédie dp Crébillon.
RII A DES. P. Adis.
RHADI. V. Radhi.
RHAMNES ou RHAMNENSES. V. Ramnès.
RHA.MSÈS. V. Ramsès.
RHAMNONTE, Rhamnus, v. de l’Attique, dans la tribu Eantide, à l’E. de Marathon, sur la mer Egée. Elle avait un temple d’Amphiaraüs, et une statue célèbre de Némésis, haute de 10 coudées (4m,63 ), et d’un seul bloc de marbre. Auj. Slavro-caslro.
R1IAMPS1N1T, dit aussi Ramsès, roi d’Egypte au XIIe siècle av. J.-C., possédait d’immenses trésors, et bâtit à Memphis un temple au dieu Phtha. Les traditions lui attribuaient une descente aux Enfers.
RHAPSODES, chanteurs grecs, dont le nom signifie chanteurs de vers cousus, c.-à-d. de poésies contenant des récits partiels qui avaient de la suite entre eux et formaient un ensemble, et dont la réunion s’appelait une Rhapsodie. Ainsi la supplication de Chrysès et son renvoi, la dispute d’Achille et d’Agamemnon, le voyage à Chryse, les plaintes d’Achille à Thétis, la prière de Thétis à Jupiter, et l’Assemblée des Dieux, forment une rhapsodie, qui est la lrt de V Iliade. Les trois premières parties de cette rhapsodie, qui, chantées séparément , forment un tout, pouvaient aussi à la rigueur former une rhapsodie. C’étaient principalement dans les grandes fêtes des cités grecques et dans les concours de musique que les rhapsodes, chanteurs vagabonds, se faisaient entendre. Souvent, lorsqu’ils étaient réunis dans ces solennités, ils chantaient les rhapsodies ou fragments de rhapsodies qu’ils savaient le mieux, sans s’inquiéter de ce que disait le chanteur précédent ou celui qui devait suivre. Solon fit un règlement qui contraignit les rhapsodes à se concerter pour chanter les rhapsodies selon l'ordre naturel des faits. Cet édit facilita le travail des copistes que Pisistrate chargea de recueillir les poésies homériques. Du temps de Platon, ceux de ces chanteurs qui disaient l 'Iliade s’habillaient en rouge, et ceux qui disaient l'Odyssée, en bleu de mer, ce poème étant maritime. — Le nom de rhapsodie s’appliquait également à ta récitation chantée de toute espèce de vers comme ceux d’Hésiode, d’Empédocle, d’Archiloque, de Mimnerme, de Phocylide, etc. L'usage de plus en plus répandu de l’écriture à partir du vi* siècle avant J.-C., et la création des bibliothèques au m* s.èule, firent perdre peu à peu aux rhapsodes leur importance, et, dés le IVe siècle, ils étaient tombés dans un tel discrédit, qu’on ne les regardait plus que comme des jongleurs ou de mauvais acteurs ambulants, dont la niaiserie ou la stupidité devenaient proverbiales. P — T.
RHAPSODOMANC1E. V. Rapsodoiiancie.
RHAUSIUM , nom latin de Raguse.
RHAZÈS ou RAZI (Mohammed Ehn-Secharjah-Aboubekr Arrasi , dit ), célèbre médecin arabe, né vers 850 à Ray ou Razi, dans l’Irak, m. vers 923, étudia la musique, la philosophie et la médecine, devint médecin de l'hôpital ) de Bagdad , et y fit des leçons très-suivies. C’est surtout
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comme praticien qu’il s’est distingué ; on l’a surnommé VObservaleur. Il fit de grands voyages, et profita beaucoup des écrits de Paul d'Egiue et de Galien. Rhazès est le premier auteur qui distingue les deux branches du nerf nasal ; il décrit le muscle crico-thy roïdien ; il a observé les fièvres avec beaucoup de soin, entre autres les fièvres pernicieuses. Il employait la saignée répétée, et s’est élevé contre l'abus des purgatifs. Ses écrits ont servi de base à l’enseignement dans les écoles européennes jusqu’au xvne siècle; les principaux sont : Hanoi, seu Continens , Brescia , I486, 2 vol in-fol. , et Venise, 151)9, 2 vol. in-fol.; .4<i Almanzorem libri decem , Venise, 1510, in-fol.; L)e pestilentiel, publié en latin par G. Valla, Plaisance, 1498, in-4»; par J, Channing, avec le texte arabe, Londres, 1766, in-fol.; en français par Paulet, dans son Histoire de la petite-vérole. D — G.
RHKjlIe de I. V. Ré.
RIIÉA. V. Ruée.
khea sylvia , fille de Numitor, fut contrainte par son oncle Amulius , qui avait tué à la chasse le frère de Rhéa , de se faire vestale. Etant devenue enceinte, elle mit au monde deux jumeaux, qui furent Romains et Rémus, et déclara que Mars était leur père. Amulius la fit condamner à mort, selon la rigueur des lois du culte de Vesta.
RHÈDA , voiture à 4 roues, chez les ane. Romains, qui l’avaient imitée des Gaulois. C’était, tantôt uu chariot pour les travaux rustiques ou le transport des fardeaux ; tantôt un chur de voyage garni de coussins , et attelé de 2 chevaux ou de 2 mules. 11 faisait partie des objets mobiliers d’une grande maison. Sous le Bas-Empire, la Rhéda fut une des voitures de la course publique ; ou l'attelait de 8 mules en été et de 10 en hiver. C. D — v.
RUÉE, /(/ira, déesse qu’on identifia avec Cybéle. Fille d’Uranus et de la Terre, et femme de Saturne, elle fut mère de Jupiter, Neptune, Pluton, Vesta, et Cérès. A la naissance île chaque enfant, elle donnait à son époux un bétyle ou pierre enveloppée de langes, qu’il dévorait; car, sachant qu’un de ses fils devait le détrôner, il voulait les tuer tous. Saturne ayant été chassé par Jupiter, Rhée le suivit en Italie , et l’aida à y faire fleurir l’agriculture et les bonnes mœurs. Les Athéniens avaient élevé un temple à Rhée, en commun avec Saturne, dans le Périhole de l’Olympium , et un temple spécial , dit Mélroon , où était sa statue par Phidias, lthéc avait un Métroon daus le bois sacré d’Altis eu Elide.
RHEEDE (Henri-Adrien Draàkenstein van), gouverneur hollandais au Malabar dans le xvne siècle, fit dessiner et peindre à ses frais les plantes de la contrée qu’il administrait, et en forma un immense recueil qui parut sous le titre d'Hortus mulabaricus, Amsterdam, 1678-1703, 12 vol. in-fol. , et 794 planches.
RHEGIUM, anc. ville de l’Italie méridionale, sur le détroit de Messine, tirait son nom de la révolution physique qu’avait éprouvée ce pays , uni jadis à la Sicile , et séparé violemment par un tremblement de terre. Elle fut fondée, vers 744 av. J.-C., par des Cbalcidiens d’Eubée et des Doriens de Messène, sous la conduite d'Antimnestos , et, jusqu’en 461 , où les Rhéginiens chassèrent les enfants d’Anaxilas , les chefs de la république furent toujours de race messénienne. Devenue florissante par son commerce, et considérée comme le rempart de l’Italie contre la Sicile, elle excita la convoitise de Denys l’Ancien, qui demanda en mariage aux Rhéginiens la fille d’un de leurs citoyens; on lui offrit par dérision la fille du bourreau. Le tyran prit Rhégium après un long siège, et la ruina de fond en condde, 387. Denys le Jeune la rétablit sous le nom de Phœbia, et elle lui servit de refuge lorsque Dion l’eut chassé de Syracuse. Elle lui fut enlevée et rendue à la Liberté par les généraux syracusains. Leptine et Callipe, 351. Dans la guerre de Pyrrhus, une garnison de 4,000 Campaniens, envoyée par les Romains, égorgea par trahison tous les habitants qui tenaient pour le sénat, prit leur place, e! se donna à Pyrrhus. Mais la ville fut reprise, 271, par les Romains, et rentra dans l'obéissance. En 91, un tremblement de terre renversa la plupart des maisons. Auguste la repeupla après la défaite de Sextus Pompée, 36, en y établissant une partie des marins de. sa Hotte. Elle prit alors le nom de Rhénium Julium , auj. Reytjio.
rhégium lkpilh, v. de l’auc. Gaule Cisalpine; auj. Reyqw. C. P.
RI 1 El MS. V. Reims.
RHE1NA- WOI.BECK , seigneurie médiatisée d’Allemagne, anc. bailliage de l’évêché de Munster; comprise en partie dans la prov. prussienne de Westphalie, et en partie dans l’arrondissement hanovrien d'Usuabriiek ; 10,000 lmb.