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RIO
raine de Nancy, et intendant de la province de Toul. Ces fonctions ne l’empêchèrent pas de publier des éditions, avec notes savantes, de Phèdre, Martial, Juvénal, Tertnllien, Minutius Félix, S1 Cyprien , etc., de continuer
I Histoire de De Thou de 1607 à 1610, et de donner, entre autres ouvrages : VilaSancli Itomani, Rouen, 1609 et 1652, in-8°; Rei accipilrariœ scriptores, Paris, 1612, in-4°; Rei agrariœ scriptores, ibid. , 1613-14, in-4»; Observatio de populis fvndis, 1651, in-4°; Vita Pétri Puleuni, 1652, etc.
Kl ( 1 1 ou KlCil lI, Mons Rigidus , montagne de Suisse (Sehwytzl, entre les lacs de Goldau, de Zug, de Lowerz, et des Quatre-Cantons; 1,850 mèt. de hauteur. Elle est isolée. La perspective y est étendue et pittoresque.
KlGNAC, ch.-l. de cant. (Aveyron), arr. et à 30 lui. N.-O. de Rhodez; 707 hab. Fabr. de lainages.
KIGNY (Henri Gauthier, comte de), né à Toul en 17H3, d’une bonne famille de bourgeoisie, m. en 1835, entra dans la marine en 1798, fut enseigne de vaisseau en 1803; appelé en 1806 à la grande armée avec les marins de la garde impériale, il fit la campagne de Prusse et de Pologne, assista aux batailles d'Iéna et de Pultusk, au siège de Stralsund, suivit en Espagne le maréchal Berthier en qualité daide-de-camp, 1808, fut blessé à Somo- Sierra, et prit une part glorieuse à la bataille de Wagram, 1809. Lieutenant de vaisseau en 1809, capitaine de frégate en 1811, capitaine de vaisseau en 1816, il prit, en 1822, le commandement de l’escadre du Levant, fut élevé au grade de contre amiral en 1825, gagna, par sa brillante conduite à Navarin, où il dirigeait les navires français, celui de vice-amiral, 1827, et reçut, avec la digniié de comte, la préfecture maritime de Toulon, 1829.
II refusa d’entrer dans le ministère Polignac, devint membre du conseil d’amirauté après la révolution de 1830, ministre de la marine de 1831 à 1834, puis ministre des affaires étrangères, et ambassadeur à Naples. B.
RIGOLEY I)E JUV1GNY (Jean- Antoine), littérateur, né à Dijon, m. en 1788, fut avocat, puis conseiller au parlement de Metz, et affecta de se mettre au nombre des adversaires de Voltaire, qui ne fit jamais attention à lui. Il a laissé : Mémoire historique sur la vie et les ouvrages de La Monnaye, en tête des OEuvres choisies de cet auteur, édit, de 1769; une nouvelle édition des Bibliothèques françaises de Lacro x du Maine et Duverdier, 1772, 6 vol. in-4®; une édition des OEuvres de Piron, 1776, 8 vol. in-8®, recueil fait sans goût , et où il a mis des ouvrages que Piron lui-même aurait laissés dans l’oubli ; de la Décadence des lettres et des mœurs depuis les Grecs et les Romains jusqu'à nos jours, Paris, 1787, in-4® et in-8®. Tout ce qu’a fait Kigoleyest très-médiocre.
RIGORl), en latin Rigordus, Rigollus ou Rigotus, moine de St-Denis, né dans la Gothie (partie du Languedoc), m. vers 1207, a écrit en latin une Histoire de Philippe II, auquel il donna le premier le surnom d'Auguste, histoire bien écrite, très-détaillée, et qui lui valut la bienveillance de ce prince; el e commence en 1179, a été continuée par Guillaume le Breton, et publiée par Pitbou dans ses Hisloriœ Erancorum scriptores, Francf., 1596, in-fol.; par André Duchesne, dans le t. v des Scriptores Erancorum coœtanei; par Dom Brial, dans le t. xvil du Recueil des historiens de France. On en trouve une traduction française dans le t. ix des Mémoires sur l’histoire de France publiés par
M. Guizot. B.
R1L, v. du Darfour, à 110 kil. S.-E. de Cobbé ; passage des caravanes. Elle a été autrefois la capitale de la province.
R1LLE ou RISLE , riv. de France, prend sa source à l’étang de Sl-Wandrille (Orne), coule au N -E., puis au
N. et au N.-O., passe à L-aigle, Rugles , Beaumont-le- Roger, Brionne, Pont-Audemer, reçoit la Charentonne, et se jette dans la Seine, rive g., au-dessous de Quilleboeuf. Cours de 140 kil., navigable sur 30.
Kl.dlNJ, anc. Ariminum, v. murée du royaume d’Italie, province et à 45 kil. E.-S.-E. de Forli, près de l'embouchure do la Marecchia dans l’Adriatique; 16,850 liai). Archevêché. Trib. de commerce. Palais Malatesta , avec bibliothèque. On y remarque : les restes d’un pont antique ; un arc de triomphe d’Auguste, parfaitement conservé ; l’église de S'-François, élevée au xve siècle par S. -P. Malatesta, sur les dessins d’Alberti , et qui renferme les tombeaux des Malatesti; la forteresse, qui domine la ville; beau théâtre moderne. Fabr. de soieries, liqueurs, acide sulfurique et nitrique. Exploit, de soufre. Comm. d’excellent poisson. Aux environs, belle villa Dette grazie. — César prit cette ville, après avoir passé le Rubicon , en 49 av. J. -G. Elle appartint aux Lombards, auxquels Pépin le Bref l’enleva; il la donna au pape. Au xe siècle,
l’empereur Otb.on III en fit don aux Malatesti, qui s'y maintinrent jusqu’au xvie siècle. Ce fut l’époque brillante de la ville; en 1528: elle revint au p pe. Un tremblement de terre combla son port en 1671 ; au Piémont depuis 1859.
ri mi ni (Françoise de). V. Françoise
R1MMK, v. des Prineipantés-Unies (Valachie), sur la riv. de son nom , à 135 kil. N.-E. de Bukharest. Ch.-l. de district; Evêché. Les Turcs y furent défaits en 1789 par les Autrichiens et les Russes. Aux environs, riches mines de sel gemme d’ükna-Mare.
RIMOGNE, vge (Ardennes), arr. et à 12 kil. S. de Roeroy; 1,900 hab. Ardoisières importantes.
RINALDI (Odoric), savant historien ecclésiastique, né à Trévise en 1595, m. en 1671, entra chez les Oratoriens de Turin en 1618, et devint supérieur-général de son ordre. Continuant les Annales ecclésiastiques de Baronius, depuis l’an 1198 jusqu’à 1565, il donna les vol. xm à xxii, mais sans égaler son prédécesseur, bien que cette continuation soit très-bien écrite. 11 publia un Abrégé de cet ouvrage, Rome, 1669, in-fol., et 1670, 3 vol. in-4®.
RINCON I Antonio del), peintre de portraits et d’histoire, né à Guadalaxara (Nouvelle-Castille) en 1416, m. en 1500. Nommé peintre des rois Ferdinand le Catholique et d'Isabelle, il exécuta leurs portraits pour l’église San-Juan de los Reyes, à Tolède. En 1483 , il fit les peintures du chœur de la cathédrale de cette ville, avec Pierre Berruguete. Les 17 panneaux qui ornent le maitre-autel , dans l’église de Robledo de Chavela , passent pour sou œuvre capitale. Sa manière a encore la raideur du xve siècle, quoiqu'on y remarque de grands efforts pour atteindre à la liberté, à la couleur harmonieuse du style moderne. Ses tableaux se distinguent par un dessin pur, du caractère, et de belles draperies. A. M.
RINGKJŒBING, v. de Danemark (Jutland), ch.-l. d’arnt ou bailliage, à 87 kil. N. de Ribe, 80 S.- O. de Viborg, sur une lagune de son nom; 1,000 hab. Tabac, lainages, savon. Export, de produits agricoles.
R1NGSTED, v. de Danemark (Seeland), à 66 kil. O.-S.-O. de Copenhague; 900 hab. C'était, dès le xnie siècle, le lieu de sépulture des rois de Danemark. On voit encore dans son église quelques tombeaux.
R1NGWOOD, Regnum, brg et paroisse d’Angleterre (Hauts), à 63 kil. S.-O. de Winchester, sur l’Avon; 4,000 hab. Fabr. d’étoffes de laine et de bas.
RINMANN (Suénon), minéralogiste suédois, né à Upsal en 1720, m. en 1792, fut directeur des mines d’argent d’Hellefors, puis professeur au collège des mines. Il a laissé, dans sa langue maternelle : Instruction dons l’art de perfectionner l'acier el le fer, Stockholm , 1772; Essai de l’histoire du fer, ibid., 1781, 2 vol. in-8® ; Dictionnaire des mines. ibid.. 1788. 2 vol. in-4®.
RINN, RENN ou RUNN (Marais de), vaste étendue de sable durci et aplati , imprégné de sel, entre la prov. anglaise de Sindhy et le Katch, et qui est tantôt un désert aride, tantôt un lac bourbeux. Elle est divisée par l’iè de Tchokar en deux parties: celle de l’E., communiquant avec le lac de Katch ; celle de l'O., traversée par les bras orientaux de l’Iudus. Superf., 16,000 kil. carrés. Le mirage y est fréquent.
R1NTELN, v. des Etats prussiens (prov. de Hesse), sur la rive g. du Weser, à 105 kil. N. -N.-O. de Cassel; 4,000 hab. Ch.-l. de cercle ; cour d’appel ; gymnase (jadis université, supprimée en 1809 1 ; bibliothèque. Belle église; anc. château. Comm. de toiles et de grains. Prise par les Suédois en 1633; démantelée en 1807.
RINUCCIN1 (Ottavio), poète florentin, m. en 1621, fut amené en France par Marie de Médieis, et nommé gentilhomme de la chambre d’Henri IV\ Il écrivit de charmantes odes anacréontiques. On le regarde comme l’un des créateurs du drame musical ; ses pièces de Daphné, Eurydice, Ariane à Naros, furent mises en musique par Péri, Corsi , et Caccini; dans Eurydice, représentée à Paris en 1600, la déclamation fut notée, à la manière des anciens ; on l’appela récitation , et c’est depuis ce temps que le mot récitatif est resté à la déclamation notée. Les OEuvres de Rinueeini ont été imprimées à Florence, 1622, in-8® ; on n’y trouve pas V Ariane. B.
RIO, c.-à-d. rivière en espagnol, entre dans la composition d'un grand nombre de noms de villes et de rivières, surtout eu Amérique, où les Espagnols eurent jadis d’immenses possessions.
Rio, /ficus, brg du roy. d’Italie, sur la côte E. de File d'Elbe, à 10 kil. E. de Porto- Fcrrajo ; 4,994 hab. Riches mines de fer, sources ferrugineuses.
RlU-BA.MBA, v. île la république de l’Equateur, ch.-l. de la prov. de Chimborazo, à 190 kil. S. de Quito; 20,000 hab.
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Laines fromages. — Bâtie près de l’emplacement d’une autre ville de même nom , détruite en 1797 par un tremblement de terre, où 40,000 liait, périrent.
RIO-BRAVO ou îîio-PEi, norte , riv. des États Unis, naiulaus la Bierra-Mojada (Territ. du Colorado), coule au è.-r.., sépare le 'l’exas des dép. mexicains de Cliihuahna, Cohahuila, et Tamaulipas, se jette dans le golfe du Mexique. Cours de 2,200 kil. environ.
RIO-COLORADO. V. Colokado.
RIO-DAS-MORTES, comarca du Brésil (Minas-Geraes), au S., tire son nom d’un affluent du Rio-Gtaude ; 210,000 hab. Ch.-l Snn-Joao-del- Rey ; v. principales : San-Jozé, Prineeza da-Beira.
RIU-DAS-PALMAS , RIO-SELBODA ou CHERBRO , riv. de la Guinée supérieure, sur la côte de Sierra-Leone, arrose une ville de Cherbro, se partage en 3 bras (Boum, Deong, Bagrou), et se jette dans l'Atlantique, vis-à-vis l’ile <le Cherbro.
RJO-DAS-VELHAS, comarca du Brésil (Minas-Geraes), tire son nom d’un affluent du Parnahyba ; ch.-l. Sabara.
RIO-DE-LA-HACHA, ou N uestra-Senora-de-los- Remedios , v. de la Nouvelle Grenade (Magdalena), capitale de la prov. de son nom, à 150 kil. N.-E. de Santa-Marta, à l'embouchure du Rio-de-la-Hacha dansla mer des Antilles ; 5,000 hab. Export, de bois de teinture et de cuirs. Elle avait jadis une riche pêcherie de perles, auj. abandonnée. L’amiral anglais Fr. Drake prit cette ville sur les Espagnols et la brûla, en 1596 ; elle fut encore incendiée en 1820. — La province de Rio-de-la-Hacha, l’une des cinq qui composent l’Etat de la Magdalena, a 15,000 hab.
R10-DE-LA-PI.ATA. F. Pi.ata.
RIO-DEL-NORTE. F. Rio-Bravo.
RIO-DEL-ORU. F. Aguauico.
RIO DE-MACHADO. F. Jeuparana.
R10-GRANDE, ou Rivière des Nulous, riv. de la Nigritie occidentale (Sénégambie) , sort du plateau du Fouta- Djalo, baigne le Kabou, le pays des Landemans, et se jette dans l’Atlantique au S. de Géba, vis-à-vis des îles Bissagos. Cours de 690 kil.
rio-grande ou hondo , riv. du Mexique (Yucatan), naît sur les frontières du Guatémala, coule au N.-E., et se jette dans la baie de Hanovre; cours de 400 kil.
rio-grande, riv. de Bolivie. F. güapey.
eio-grande, affluent du Rio-Verméjo. F. jujuy.
rio-grande, v. du Brésil, dans la province de Rio- Grande-do-Sul; 6,000 hab. Beau port. Commerce de blé, peaux et su;f.
rio-grande-do-norte, prov. du Brésil, au N.-E., entre celles de Ceara à l’O., de Parahyba au S., l’Atlantique à l’E. et au N.; 41,000 kil. eairés, environ ; 400 kil. sur 200; 190,000 hab. Ch.-l., Natal. Sol assez fertile.
bio-grande-do-sol (Riv. et prov. de). K. PEDRO (SAN-).
R1U-HACHA. F. Rio-de-la-Hacha.
RlUJA, v. de la confédération de la Plata, capitale d’un Etat de son nom, à 1,200 kil. N. -O. de Buénos-Ayres, sur 1’ \ngualusta, près des Andes; 8,u00 hab. Fondée en 1596. — L’Etat de Rioja a 40,000 hab., environ. 11 a une importante mine d'argent à Famatina.
rioja, contrée d’Espagne (Vieille-Castille), entre l’Ebre et la Sierra de Moncayo, forme la plus grande partie de la province de Logrono, et le N.- E. de celle de Soria. Elle prend son nom du Rio-Oja qui l’arrose.
rioja (Francisco de), poète espagnol, né à Séville vers 1600, :u. à Madrid en 1659, remplit la charge d’inquisiteur au tribunal du Saint-Office. Il a composé des Sdvas d'une exquise pureté. Néanmoins il fut dédaigné de ses contemporains.
RlO-lANEIRO ou SAN -SEBA’sTIAO, capitale du Brésil et de la prov.de so i nom, par 22*54' lat. S , et 45° 36' long. O., sur le bord occidental de la baie de R o-Janeiro; plage basse, environnée de granit. Fort naturel militaire et de commerce, l’un des plus vastes, des plus beaux du monde, dont l’entrée, large de 1,350 mètres, environ, est défendue par des forts (Santa-Cruz, Villegagnon , llha-das- Cobras, San-Joao, etc.) et îles batteries. Siège du go ivernemeut, résidence de l’em ereur; évêché catholique, université, collèges, séminaire; faculté de médecine, de chirurgie et de pharmacie; écoles de droit, des beauxarts; académie militaire et de marine; institut géographique et historique; bibliothèque nationale, junte du commerce et des fabriques; caisse d’amortissement, Banque générale du Brésil, Banque rurale; galerie de tableaux; cabinet de minéralogie et de zoologie; très-beau jardin botanique; douane. Hôpital maritime de Ste-Isa belle, créé en 1653. Corps diplomatique de toutes les nations de l’Europe. Rio-Jaueiro est partagé en 2 villes, la vieille et
la neuve, par une place immense , dite Campo-de-Snnta Anna, décorée d’une belle fontaine. La ville neuve, fondée, à l’O. de la vieille, en 1803, contient les plus beaux édifices : le palais impérial, bâti le long du rivage avec une belle place en avant; le palais épiscopal au N., les églises ne Nossa-Senhora-da-Candellaria , de San-Francisco-de- Paula, et la cathédrale de San-Sebastiaô, sur les hauteurs du S. Il y a encore la monnaie, la bourse, les arsenaux de terre et de mer, le couvent des Bénédictins, l’ancien couvent des Jésuites, le théâtre de San-Pedro, l’aqueduc de Carioca, magnifique construction à double rang d’arcades superposées. Les rues sont étroites, rectilignes, pavées eu granit, et bordées de trottoirs; les maisons, bâties en briques et en pierre de taille, ont deux étages pour la plupart; les faubourgs neufs sont remplis de jardins et de jolies maisons: 296,136 hab., dont 2/3 noirs ou mulâtres. Fabriques de cotonnades, savon, produits chimiques, distilleries, magnanerie; fonderie de fer, constru tion de machines. Exportation de café, sucre, tabac, bois de construction, d’ébénisterie, de teinture, cuirs, suifs, diamants bruts, etc.; importation de soieries, cotonnades, laine, draps, quincaillerie, articles de luxe, peaux ouvrées, papier, librairie, farines, goudron, thé, morue, etc. Le commerce se fait avec l’Europe, les Indes orientales, la Chine, l’Afrique et les îles du Grand-Océan. Rio est le port d’importation et l’entrepôt de la partie S. du Brésil. 11 y a 4 chemins de fer. Recettes de la douane : 48 millions de fr. environ. Climat généralement sain; chaleur trèsforte, tempérée le jour par un vent de mer qui s’élève régulièrement vers 11 heures du matin, et dure jusqu’au soir, et la nuit par une brise de terre. — Les Portugais fondèrent Rio Janeiro en 1556; la ville tomba au pouvoir des Hollandais vers 1640; ils la gardèrent peu de temps, et la rendirent à la maison de Bragauce lors de sou avènement au trône; Duguay-Trouin la prit en 1711. En 1763, elle devint capitale du Brésil; sa position la fit préférer à San-Salvador. La famille royale de Portugal s’y réfugia de 1803 à 1821 (F. Jean VI). En 1822, l’indépendance du Brésil ayant été proclamée, Rio- Janeiro devint la capitale du nouvel Emp re. C. D — y.
rio-janeiko | Province de), division administrative de l’Empire du Brésil, entre celles de Minas-Geraes au N., d’Espirito-Santo au N.-E., de San-Paulo au S.-O., et l’océan Atlantique à l’E. et au S. Superf., 47,214 kil. car. environ; i ,200,000 hab. Sol montagneux. La Parahyba la traverse dans presque toute sa longueur. Lac de Rodriaode-Freitas. Climat sain; sol très-fertile; agriculture négligée. Récolte de café, sucre, tabac, coton, etc. Eleve de bétail. Carrières de granit et de pierre calcaire. C. I) — Y.
RIOLAN (Jean), médecin, né à Amiens en 1539, ra. en 1605, enseigna la philosophie à Paris, étudia la médecine en 1574, et devint docteur de la Faculté et doyen en 1586. Parmi ses ouvrages, "on remarque : Commentant in ses jiosteriores physiologiœ Fernelii libros , Paris, 1577 , in-8«; Ad libros Fernelii , etc. , commentarii, Paris, 1598, in-12; Tracta tus de febribus, 1640. D — G.
Rioi.AN (Jean|, fils du précédent, né à Paris en 1577, m. en 1657, docteur de la Faculté en 1604, devint professeur royal d’anatomie et de botanique en 1613, et fit établir le jardin de botanique (Jardin du roi) en 1627. Médecin de Marie de Médicis, il l’accompagna dans l’exil. Riolan était habile anatomiste, et la science lui doit plusieurs découvertes ; c’est lui qui a, le premier, bien décrit l’insertion de trois muscles et d’un ligament à l’apophyse styloide du temporal ( bouquet de Riolan). Grand admirateur des anciens, il fut l’adversaire constant de la doctrine de la circulation du sang, et s'opposa à ce qu’on l’enseignât dans les écoles. Parmi ses ouvrages, ou remarque : Osteoloijia, 1614, in-8° ; Anlhropotjraphia, 1618, in -8“ ; Encheiridium anatomicum et putliuloyicum , Paris , 1648, in-8», et Leyde, 1649, in-8°, avec les planches de Vesling; Opuscula analomica , dirigés contre les découvertes de Harvey et de Bartholin, Londres, 1619, in-4°, Paris, 1652, in-12, 1653, in-8°, etc. D-r-G.
RIOLS, brg (Hérault), arr. et à 5 kil. N.-E. de Saint- Pons, sur le Jaur; 1,273 hab. Fabr. de draps; filatures de coton.
RIOM, Ricomagus, Ricomum, s.-préf. (Puy-de-Dôme), à 15 kil N. de Clermont-Ferrand, sur la rive g de l'Ambène t 206 hab. S ége d’un bailli royal depuis Philippe- Auguste, capitale du duché <1 Auvergne depuis 1360, Riom fut la rivale de Clermont, la ville de l’évêque. Elle a conservé la Cour impériale ; tribunaux de lre instance et de commerce; college, bibliothèque. Patrie des premiers Arnaud, d’Anne Dubourg, de G.-M. Chabrol, de Sirmond, de Mulouet. Elle dispute Grégoire de 'l’ours à Clermont.