RIE
à Clément VI, qui le retint dans les prisons d’Avignon, et il n’échappa au supplice que par la mort du pontife et le crédit de Pétrarque. Bientôt il consentit à retourner dans les Etats romains , avec le titre de sénateur et sous la direction du cardinal Albornoz, pour y rétablir l’autorité d’innocent VI, 1354. Après avoir fait décapiter le brigand Montréal , qui infestait le pays, il abusa encore du pouvoir, satisfit ses ressentiments, multiplia les impôts, et fut tué dans une émeute par un serviteur de la famille des Colonna. La Vie de Rienzi a été écrite en français par le P. Ducerceau, Paris, 1733, in-12 , et par Dujardin, dit Boispréaux, ibid., 1743, in-12. Il existe une tragédie de Rienzi par G. Drouineau, jouée à l’Odéon de Paris en 1326. V. Zeller, Eludes sur l'Italie, Paris, 1856, 1 vol. in-18. B.
RIES i Ferdinand) , pianiste et compositeur de musique, né à Bonn en 1784, m. à Francfort en 1838, élève de Beethoven et d’Albrechtsberger, a écrit de nombreuses symphonies, et un magnifique oratorio de l'Adoration des Rois.
RIESENBURG, en polonais Prabutha , v. des Etats prussiens (Prusse) , à 20 kil. E. de Marienwerder; 3,500 hab. Son château, bâti par les chevaliers Teutoniques, fut, jusqu’en 1587, la résidence des évêques de Poméranie.
RlESi N-GEB1RGE , c. à-d. montagne des Géants, anc. Mons Asciburyius , chaîne de montagnes de l’Allemagne orientale, entre la Bohême et la Silésie. Elle continue au N.- O. les monts Sudètes , et se joint vers l'O. aux monts de la Lusace ; 80 kil. de développement. Elle sépare les bassins de l'Elbe et l’Oder; les deux Neisse, affluents de l’Oder, l’Iser et la Metau , affluents de l’Elbe , en descendant. Sommets principaux : le Schneekoppe (1,650 mèt. d’altitude); 1 e Sturmhaube (1,513 mèt.); le Tafelfichle (1,126 mèt. ).
R1ETI, anc. Rente, v. du roy. d'Italie (Pérouse), ch.-l. d’arrond , sur le Velino, à 65 kil. N.-E. de Rome ; 3,187 hab. Evêché. Tanneries; soieries, draps. Succès des Français sur les Napolitains en 1798. — L’arrondissement de Rieti, limitrophe de l’Etat Romain au S. -O. dont le sépare le Tibre, occupe le S. de la province, entre l’arrondissement de Terni au N., et la province d’Aqui a au S.-E. et à l’E. ; 77,900 hab. C. P.
RIEUMES, ch.-l. de canton (Hte-Garonne), arr. et à 19 kil. O. -S. -O. de Muret, et près de la forêt de sou nom;
l, 207 hab
RIEUPEYPOUX, ch.-l. de cant. (Aveyron), arr. et à 25 kil. E.-S.-E. de Villefranche; 607 hab.
RIEUX, Rivensis, Rivi, ch.-l. de cant. (Hle-Garonne), arr. et à 28 kil. S. de Muret, sur l’Arize; 1,891 hab. Autrefois évêché, érigé par Jean XXII en 1318. Cathédrale gothique, avec un clocher remarquable par son élévation et sa légèreté.
rieux (Jean de), maréchal de France, né vers 1342,
m. en 1417, servit d'abord sous le Prince Noir, puis passa au service de Charles VI, et défit les Anglais qui ravageaient la Bretagne en 1404.
rieux (Pierre de), seigneur de Rochefort, fils du précédent, né en 1389, m. en 1439, succéda à son père comme maréchal de France en 1417, fut destitué de cette dignité par la faction bourguignonne, se jeta dans le parti du dauphin (Charles VII), défendit Sl-Denis contre les Anglais en 1435, leur reprit Dieppe, leur fit lever le siège d'Harfieur en 1437, mais tomba au pouvoir du commandant de Compiègne, Guillaume Flavy, dévoué aux Anglais, qui le laissa mourir de misère en prison. B.
rieux (Jean de), petit-neveu du précédent, né en 1437, m. en 1518, prit part à la ligue du Bien public contre Louis XI, devint maréchal de Bretagne et lieutenant-général des armées du duché , eut la tutelle d’Anne de Bretagne, suivit Charles VIII dans l’expédition de Naples, fut nommé, par Louis XII, commandant du Roussillon, et chargé par ce prince de défendre la Bretagne contre une descente des Anglais. Il laissa la réputation d’un habile général et d’un bon politique. B.
rieux, fougueux Ligueur, se rendit fameux par ses brigandages, ne put être forcé dans le château de Pierrefonds, ni par le duc d’Epernon, 1591, ni par le maréchal de Biron, secourut Noyon assiégé par Henri IV, faillit surprendre ce prince dans la forêt de Compiègne, tomba enfin au pouvoir des royalistes, et fut jugé et pendu à Compiègne, 1593.
R1EW. V. lliouv
RIEZ, Reii , Albet^e Rejorum, Apollinarium , ch.-l. de cant. |B.-Alpes|, arr. et à 48 kil. S.-O. de Digne; 2,195 hab. Ancien évêché, -érigé au ve siècle. Il s’y tint deux conciles, en 439 et 1285. Ruines antiques. Conun. de vins, amandes, truffes, huiles. Tauneries, chapellerie, poterie
de terre. On célébrait encore à Riez, au commencement du xixe siècle, une fête dite le Guet de St-Maxime, qui rappelait les ravages des Sarrasins.
R1FF (Le), partie du Maroc, entre l’Atlas et la Méditerranée, le Garet à l’E., et l’Hasbat à l’O.
RI FORMAIT. V. Franciscains.
RIGA, en esthonien Riolin, en lithuanien Righo, v. forte de la Russie d’Europe, ch.-l. du gouvernement de son nom ou de Livonie (jadis du duché de Livonie), port (le second de l’Empire pour le commerce de la Baltique ) sur la rive dr. de la Dwina occidentale, à 15 kil. de son embouchure dans le golfe de Livonie, à 675 kil. S.-O. de Sl-Pétersbourg ; par 56° 57’ 10” lat. N. et 21° 45’ 31” long. E. ; 77,463 hab. , dont la moitié sont luthériens et d’origine allemande. Siège du gouvernement général de Livonie, Esthonie et Courtaude ; consistoire luthérien ; cour d’appel. Consulat français. Bibliothèque. Société de l'histoire et des antiquités des provinces Baltiques. On y remarque la cathédrale, l’église de S'-Pierre, le palais du gouverneur, le musée, l’hôtel-de-ville, l’ancien château des grands-maitres de l’ordre Teutonique , la bourse , l’arsenal , les hôpitaux Sl-Georges et de la marine, l'hôtel de la compagnie des Têtes-Noires, où sont les portraits des souverains russes et suédois , la colonne de la Victoire , élevée en 1817 , un magnifique pont de bateaux, long de 870 mètres, etc. Exportation considérable de chanvre, lin, graines de lin et de chénevis, céréales, bois de construction, suif, tabacs, peaux, etc. Foire aux laines. Fabr. de savon, draps, toiles, soieries, verres, fonderies de fer, tanneries, etc. — Riga fut fondée en 1,200 par une colonie allemande, qui entra dans la ligue hanséatique. En 1522, elle adopta la Réformation ; appartint ensuite à la Pologne, 1561 ; à la Suède, 1621; Pierre 1er la conquit sur les Suédois en 1710, et la paix de Nystadt, 1721, l’assura définitivement à la Russie.
riga (Gouvernement de) ou de Livonie, division administrative de la Russie d’Europe, entre l’Esthonie au N., le golfe de Riga à l’O., la Courlande au S., les gouv. de Vitebsk et de Pskov et le lac Peïpous à l’É. ; 45,673 kil. carr ; 883,681 hab. Ch.-l., Riga; v. principale, Dorpat. Sol généralement plat, assez fertile en céréales, lin, chanvre, légumes, et bien arrosé. Belles forêts. Distilleries, raffineries de sucre, fabr. de tabac, lainages, coton, toiles. L'ile d’Œsel en dépend.
riga (Golfe de) ou de livonie, formé par la mer Baltique sur les côtes de l’Esthonie, de la Livonie et de la Courlande; 180 kil. sur 110. L’ile d’Œsel le ferme au N.
RIGAUD (Hyacinthe), peintre de portraits, né à Perpi- ■ gnan en 1659, m. en 1743, fils et petit-fils de peintres, cultiva de bonne heure la peinture; en 1681, il vint à Paris pour se perfectionner, et, l’année suivante, remporta le grand prix. Il devait aller à Rome ; mais déjà son talent était si remarquable, que Le Brun le retint à Paris. Rigaud se voua au genre du portrait, et particulièrement du portrait d’homme. Il a une manière ample et noble, un dessia correct, une couleur harmonieuse et vraie, et joint à ces mérites celui d’une parfaite ressemblance dans la physionomie, et dans l’habitude du corps. On l’a justement surnommé le Van Dyck français. Apprécié comme il le méritait, les plus illustres personnages de son temps, même à l’étranger, voulurent être peints par lui. En France, il fut le portraitiste de la cour, et peignit successivement Monseigneur i fils de Louis XlV ) devant Philippsbourg , Philippe V , Louis XlV, et Louis XV, Rigaud fut nommé recteur, puis directeur de l'Académie. Il a peint plus de 200 portraits répandus dans les principales contrées de l’Europe; le musée du Louvre possède ceux de Lebrun, de Mignard et de Bossuet. Les plus habiles graveurs, et entre autres Edetinek, les Drevet, et Audran, ont gravé son UEuvre.
rigaud (André), homme de couleur, général du Sud de Sl-Domingue, né aux Caves en 1761, m. en 1811, élevé en France, embrassa avec ardeur les principes de la Révolution, et contribua à faire obtenir à sa classe l’égalité des droits politiques. Le premier il adopta la mesure de liberté générale proclamée par les commissaires de la France, et donna la liberté à plusieurs centaines de noirs esclaves dans le Sud. La politique du Directoire lui ayant opposé Toussaint-Louverture, la guerre civile éclata entre eux ; il fut vaincu, passa en France, et revint à Sl-Domingue avec le général Leclerc, qui le déporta ensuite. Détenu au fort de- Joux avec Toussaint, puis mis en liberté sous surveillance, il s’évada, revint en Haïti, fut accueilli par Pélion, se fit chef d’une faction opposée à ce dernier, et sépara le Sud de l’ile de l’autorité du président. lï mourut peu après. B. A.
RIGAULT (Nicolas), en latin Rigaltius, philologue, né à Paris en 1577, m. en 1654, fut conseiller au parlement de Metz, puis procureur-général près la cha nbre souve-