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Ce fut alors que, dans le but se créer des ressources, il se mit à écrire pour les libraires. On a de lui : Lettres sur les moines , t. il et m , ouvrage commencé par M. Delaroche, dirigé contre les catholiques, et aujourd’hui à peu près oublié; Voyageen Allemagne , 1783 , 2 vol. in-8° , récit assez intéressant de ses voyages, écrit dans un genre philosophique ; Histoire de l'Allemagne, Zurich, 1787 , continuée par Milbiller, 1788-89 , 2 vol. in-8'».
RISCLE, ch.-l. de cant. (Gers), arr. et à 50 kil. O. -N. - O. deMirande; 1,177 hab.
R1SDALE. V. Rixdale.
RISEE. V. Rille.
RITHVMNA, nom anc. de Retimo.
RITS (Congrégation des). V. Congrégation.
RITTER (Jean-Guillaume), physicien, né en 1776 à Samitz ( Silésie ) , m. en 1810, étudia la médecine, soupçonna, en 1798, qu’une action galvanique accompagnait toujours les phénomènes vitaux, publia de nombreuses expériences dans les Annales de physique de Gilbert, le Journal de chimie de Gehlen, et le Magasin pour l'histoire naturelle de Yoigt , et fut nommé, en 1804, membre de l’Académie de Munich. Il eut des idées neuves , des pensées profondes, mais se laissa trop souvent entraîner par son imagination, et crut à la baguette divinatoire et au magnétisme animal. Il a laissé : Preuve que l’action de la vie est toujours accompagnée de galvanisme, Weimar, 1798, in-8°; Contribution à la connaissance plus particulière du galvanisme, Iéna, 1801, 2 vol. in-8°; Mémoires physico-chimiques, Leipzig, 1806, 3 vol. in 8° ; Fragments tirés de la succession d'un jeune physicien , espèce d’autobiographie, Heidelberg, 1810, 2 vol. in-8°. Ces ouvrages, empreints souvent d’un véritable génie, sont écrits presque sans méthode.
R1TTERSHUŸS (Conrad!, né à Brunswick en 1560, m. en 1613, professeur de droit à Altdorf , a donné une bonne édition dOppien , avec trad. latine, Leyde, 1597. — Son fils, Nicolas, né en 1597, m. en 1670, est auteur, entre autres ouvrages, des Genealogiœ imperalorum , ducum, orbis totius..., ab anno Cliristi 1400, ad annum 1664 Tubiugue, 1664-84, 4 vol. in-fol.
RIVA, vge du royaume d’Itnlie (prov. de Sondrio), sur lu rive N. du lac de Chiavenua, à 28 kil. O. -N. -U. de Sondrio. Granit; entreprôt du commerce du lac de Côme pour l’Italie et la Suisse.
riva, en allemand Reif, v. des Etats autrichiens (Tyrol), à 13 ki I. Ü.-S.-O. de Roveredo, à l’extrémité N. du lac de Garda ; 5,000 hab. Commerce avec l’Italie. Fruits, huile, soie. L’égl.se ail’ Inviolala est riche eu objets d'art. Vieux château Rocca.
KivA-Di-ciiiEKi, v. du royaume d’Italie, prov. et à 16 kil. S.-E. de Turin; 3,092 hab.
RIVAIL (Aymar Du), en latin Rivallius, né vers 1490 à S'-Marcellin ( Dauphiné), m. avant 1560, fut conseiller au parlement de Grenoble, et appliqua, l’un des premiers, à la composition historique les procédés de l’antiquité. On a de lui : Civilis historia juris, sive in xil Tabularum leges comment ariorum libri v; Historia juris pontificii, Mayence, 1527, 1529, in-8°; De Allobrogibus libri ix , description et histoire du Dauphiné jusqu’à l’année 1535, éditée par A. de Terrebasse, 1845, in-8°.
RIVA RD (Dominique-François), mathématicien , né en 1697 à Neutchâteau (Lorraine) , m. en 1778, professeur de philosophie pendant 40 ans au collège de Beauvais, à Paris, contribua à faire introduire l’enseignement des mathématiques dans l’Université. On lui doit : Eléments de mathématiques, 1740, in-4u, ouvrage souvent réimprimé ; Traité de tu sphère, 1711, in-8°, dont Lalande donna une édition en 1798; Nouveau traité de ynomonique, 17 12; Trigonométrie rectiligne et sphérique, 1743; Traité d'arithmétique, 1747 ; Eléments de géométrie, 1750; Institutiones philosophicœ, 1778-80, 4 vol. in-12, etc.
RIVAROL (Antoine, comte de), l’un des pins brillants représentants de l’esprit français au xvme siècle, né à Bagnols (Languedoc) en 1754, m. en 1801, se prétendait issu d’une illustre famille italienne, tandis que d’autres le font fils d'un aubergiste. Son éducation fut assez légère, mais les dons de la nature lui en tinrent lieu. A 20 ans, il vint à Versailles et à Paris, fut bien accueilli par les gens de lettres les plus influents, et bientôt introduit dans la société titrée, où il parut à peu près comme un parasite de haute volée, recherché, et auquel on faisait les avances. Un esprit caustique, prodigue de bons mots, un art séduisant de causer et de raconter, firent son succès. Homme de plaisir plus encore qu’homme de lettres, il écrivit peu, et presque toujours des ouvrages légers, courts, et éphémères. Son titre le plus sérieux est un Discours sur l'universalité de la langue française, couronné, en
1784, par l’Académie de Berlin, qui avr’t mis ce sujet au concours. C’est une sorte de panégyrique plein d’esprit et de finesse, dans lequel il prouve que la langue française a conquis l’empire par les livres, par l’humeur et l’heureuse position du peuple qui la parle, et qu’elle le conserve par son propre génie, qui est l’ordre, la clarté, la simplicité, et la facilité de sa prononciation. Le style est rapide, brillant, correct, et rempli d’images qui développent la pensée en la colorant. La même année, Rivarol donna ['Enfer de Dante, traduction libre, où l’on trouve dans les principaux morceaux une reproduction assez fidèle de la sombre énergie de l’original. Parmi les ouvrages légers de Rivarol, on cite le Cliou et le Navet, satire assez médiocre contre Delille , à propos de son poëme des Jardins , où il n’a rien dit du potager, et le Petit almanach de nos grands hommes, 1788 , 1 vol. in- 16, avec cette épigraphe : Diis ignotis, u Aux dieux inconnus ». C’est, à commencer par le titre, qui est une contre-vérité, un persiflage perpétuel; on y trouve, par ordre alphabétique, la nomenclature de tous les mauvais écrivains vivants, et chaque nom est accompagné d’un éloge ironique, tourné souvent avec esprit et gaieté. On ne s’était jamais moqué de tant de gens à la fois, et ce petit volume eut un succès prodigieux. On ne le lit plus : néanmoins, il a eu son influence, et souvent, depuis, il a servi de type à l’esprit français, léger et railleur. A la Révolution, Rivarol attaqua les démagogues dans le Journal politique national, et dans les Actes des Apôtres ( V. Peltier ). Sa verve caustique trouva les révolutionnaires peu endurants, et il fut obligé de fuir. Réfugié en Angleterre, puis en Allemagne, il habita successivement Hambourg et Berlin. Il mourut dans cette dernière ville, avant d’avoir pu obtenir l’autorisation de rentrer en France. Les OEuvres de Rivarol ont été recueillies en 1808, Paris, 5 vol. in-8°. On y trouve, sous le titre de Mémoires , un récit critique des travaux de l’Assemblée constituante; cette partie a été publiée aussi dans les Mémoires relatifs à l'histoire de France, 1 vol. in-8°. On a donné l’Esprit de Rivarol, 1802 et 1808, 2 vol. in-12. Un Dictionnaire de la langue française, édité en 1828 sous son nom , n’est point de lui.
R1VAROLU, v. du royaume d’Italie, à 20 kil. N. de Turin; sur l’Orca; 6,298 hab. — v. du royaume ü’italie, prov. et à 3 kil. N. -O. de Gênes; 6,943 hab.
RIVE- DE-GIER , ch.-l. de cant. (Loire), arr. et à 24 kil. N.-E. de Sl-Ltienne, sur le Gier, à la tête ou gare du canal de Givors qui rejoint le Rhône, et sur le chemin de fer de S'-Etienne à Lyon; 13,752 liai). Beau bassin du Couzon. Grande exploitation de houille, forges, fonderies de fer et de cuivre, verreries, manuf. de glaces, fabr. d’acier, de machines à vapeur; fllatures de laines, moulinage de soie, etc. C’était autrefois une place forte.
RI VELLO , v. du royaume ù’Italie V. Revello.
RIVLNSIS, nom latin de Rieux.
RIVES, ch.-l. de cant. (Isère), arr, et à 30 kil. N. -N.-E. de Sl-Marcellin, près de la Fure ; 1,367 hab. Fabr. d’aciers estimés et de toiles dites de Voiron ; papeteries; crêpes et foulards. Auprès, beau viaduc du Pas-le-Rœnf.
RlVESALTES, ch.-l. de cant. (Pyrénées-Orientales), arr. et à 10 kil. N. de Perpignan ; 4,668 hab. Excellent vin muscat. Comm. de laines et de farines, distilleries d’eaux-de-vie.
RIVET DE LA GRANGE (Dom Antoine), né à Confolens en 1683 , m. en 1749, savant bénédictin, qui s’est illustré pour avoir commencé la grande Histoire littéraire de la France. Il prit l’habit de bénédictin en 1704, et montra un goût prononcé pour les grands travaux littéraires : il voulait faire la Bibliothèque des auteurs du Poitou, qui a été exécutée par Dreux du Radier : étant, en 1716, au monastère de Sl-Cyprien de Poitiers, il en traça le plan; mais ses supérieurs l’appelèrent à Paris en 1717, pour y travailler à une histoire des hommes illustras de l’ordre de S1 Benoit; il avait commencé d’en rassembler les matériaux, lorsque les discussions théologiques du temps, auxquelles il prit part, le firent reléguer au monastère de S1- Vincent du Mans, où il passa le reste de sa vie. Dans cette retraite, il arrêta le plan général de ['Histoire littéraire de la France , et en composa les 9 premiers volumes, Paris, 1733-1750, in-4"; ouvrage qui fut continué par Dom Clémencet et Dom Clément, et qui l’est maintenant par une commission de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres. On distingue , dans les volumes de Dom Rivet, d’excellents discours généraux sur la littérature de chaque siècle. Dom Rivet appela de la bulle Unigenitus , revit, acheva et fit imprimer le Nécrologe de Port- Royal, Amsterdam, 1723, in-4°. C — s.
RIVI , nom latin de Rieux.