RIZ
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RIVIÈRE (Lazare), médecin, né en 1589 à Montpel- I lier, ni. en 1655, reçu docteur en 1610, devint professeur I de médecine en 1629. Appelé à l’université de Bologne, il j préféra sa patrie, où il acquit une grande réputation comme praticien. Haller faisait grand cas des ouvrages de Rivière; ils ont longtemps servi de texte à renseignement dans les écoles, principalement ses Instiluliones medicæ, Leipzig, 1655, in-12. Un autre ouvrage. Praxis médira, Paris, 1640, in-8", contient beaucoup d’indications thérapeutiques; on y trouve la formule de la potion antiémétique nommée encore potion de Biviére. Ses Œuvres complètes ont été publiées sous le titre d'; Biverii Opéra omnia, Lyon, 1663, in fol., 1738, in-fol. D — G.
rivière (Charles-François de riffardeau, marquis de), né en 1765 à La Ferté-sur-Cher, d’une anc. et noble famille du Berry, m. en 1828, était sous-lieutenant dans les gardes-françaises quand la Révolution éclata, fut attaché au comte d'Artois pendant l’émigration, se laissa prendre durant une mission en Vendée, réussit à s’évader des prisons de Nantes, entra dans le complot de Cadoudal en 1804, et fut condamné à mort, dut à l’intervention de Joséphine et de Murat la commutation de sa peine en une détention au fort de Joux. Nommé maréehal-de-camp à la lre Restauration, fugitif en Espagne pendant les Cent- Jours, il reçut, après Waterloo, la pairie et le commandement de la 8e division militaire, détermina par de fausses promesses le maréchal Brune à se démettre , fut chargé de poursuivre Murat en Corse, alla en ambassade à Constantinople en 1816, se fit rappeler, en 1820, pour avoir signé un tarif de douanes préjudiciable au commerce français, fut nommé capitaine des gardes de Monsieur, puis, à l'avénement de Charles X, capitaine des gardes du corps, et, plus tard, gouverneur du duc de Bordeaux.