ROGER-DUCOS. F. DUCOS
roger (François) , poëte comique , né à Langres en 1776, d’un receveur-général des dîmes du diocèse, m. en 1842 , étudia d’abord pour être avocat , puis quitta le droit pour la carrière dramatique. En 1798, il donna au Théâtre-Français l’Epreuve délicate , en un acte et en vers , et, en 1799, la Dupe de soi-même , en 3 actes et en vers, comédies qui eurent un succès d’estime. Caroline, en un acte et en vers , fut fort applaudie ; l’Avocat, en 3 actes et en vers , 1806 , réussit encore plus ; c’est le chef-d’œuv> e de Fauteur, l’ouvrage qui, surtout, lui valut son admission à l’Académie Française en 1816. Én 1809 , il donna , avec Creuzé de Lesser, la Revanche, jolie comédie d’intrigue, en 3 actes et en prose. L’Opéra-Comique lui dut le Valet de deux maîtres , le Billet de loterie, le Magicien sans magie, etc. Roger fut membre du Corps législatif en 1807 , conseiller de l’Université en 1809; sous la Restauration , secrétaire-
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général des postes, et deux fois député. La Société des Bonnes-Lettres le compta parmi ses fondateurs. En 1835 , il fit imprimer ses OEuvres diverses , 2 vol. in-8°. Ses pièces de théâtre y sont précédées de charmantes préfaces, où de piquants souvenirs sont très-spirituellement racontés. Roger, par l 'Avocat et la Revanche, occupe un rang distingué parmi les poètes comiques du second ordre ; mais son style en vers manque d’élégance, de verve, et de force. J. T.
ROGERS ( Samuel |, poète anglais, né à Londres en 1763, m. en 1855, était fils d’un banquier de la Cité. Sa fortune lui permit de voyager et de cultiver les lettres à loisir. Il excella dans le genre didactique. On a de lui : les Plaisirs de la mémoire, 1792, trad. en vers français par M. Albert Montémont ; Epilre à Mme Siddons , 1795 ; Epilre à un ami, 1798; Columbus , 1818; Jacqueline ; la Vie humaine , 1820 ; l’Italie, 1822 , son chef-d’œuvre. Ses vers ont de l’élégance, de l’harmonie, de la correction, mais une verve contenue et une inspiration bornée. Rogers fut un Mécène pour la littérature et les arts ; par une singulière contradiction , il joignit la bonté de cœur, la générosité , à des habitudes de sarcasme qui n’épargnaient personne.
ROGGEWEEN (Jacob), navigateur hollandais, né en 1669 dans la Zélande, partit du Texel en 1721 pour un voyage autour du monde, toucha aux îles Malouines, traversa le détroit de Lemaire, longea les côtes du Chili, touciia aux îles Mocha et Juan-Fernandez, découvrit l’ile de Pâques , parvint, dans la mer Mauvaise , atteignit les côtes de la Nouvelle-Bretagne , et arriva enfin à Batavia , où il fut chargé de fers par les officiers de la Compagnie des Indes-Orientales, qui l’accusait d'avoir navigué dans des mers faisant partie de son domaine. Conduit en Hollande, 1723, il se justifia, en prouvant que son voyage n’avait été qu'une expédition de découvertes. On ignore la date de sa mort. B.
ROGGEWEEN (Archipel), nom donné à la réunion des îles Penrhyn, Peregrino, Rearson, Humphrey , etc., dans le Grand-Océan équinoxial, au N. -O. de l’archipel de la Société, au N.-E. de celui des Navigateurs. — Découvert par Roggeween en 1722.
ROGLIANO, ch.-l. de cant. (.Corse) , à l’extrémité du cap Corse, arr. et à 50 kil. N. de Bastia; 1,869 hab. On y remarque la tour de Sénèque.
rogliano, Rublanum, v. du royaume d’Italie, dans la province et à 15 kil. S.-E. de Cosenza ; 5,243 hab. Commerce de porcs, jambons, etc. Patrie du jurisconsulte Gravina.
ROGNIAT (Joseph, vicomte), né en 1777 à Vienne (Dauphiné ) , m. en 1840 , étudia à l’Ecole du génie militaire de Metz, fut nommé capitaine en 1795 , fit la campagne de 1800 sous les ordres de Moreau , et se distingua à la bataille de Neubourg. Il fit encore les campagnes de 1805, 1806 et 1807, prit part au siège de Dantzick comme chef .de bataillon , alla en Espagne avec le grade de colo nel , contribua à la prise de Saragosse , de Tortose , de Tarragone et de Valence , fut nommé général de division en 1811 , fortifia Dresde en 1813, et commanda le génie à Metz en 1814. La Restauration le nomma membre du comité de la guerre en 1815, inspecteur-général du génie, membre du conseil de perfectionnement de l’Ecole polytechnique en 1820. Après la Révolution de 1830, il devint pair de France. Il a laissé ; Relation des sièges de Saragosse et de Tortose, 1814, in-8°; Considérations sur l’art de la guerre, 1816 , in-4° ; Situation de la France en 1817, in-8»; Des gouvernements , 1819, in-8°, ouvrage dont le 1er volume seul a paru. Rogniat fut un habile général, bon tacticien, et l’un des meilleurs écrivains militaires de son temps. B.
ROGOSNO. V. Rogasen.
ROGUET (le comte François) , né à Toulouse en 1770, m. en 1846, entra au service comme simple soldat en 1789, passa rapidement par tous les grades inférieurs, fut nommé , par Moreau , chef de la 33e demi-brigade pour avoir rétabli les communications de Gênes avec l’armée française en 1799, devint général de brigade en 1803, se distingua sous les ordres du maréchal Ney à Elehingen et â Ulm , puis à Iéna et à Eylau , tomba au pouvoir des Russes dans un combat d’arrière-garde livré sur la Passarge , reçut, après la paix de Tilsitt, le commandement de l’infanterie de la garnison de Paris, alla protéger l’ile de Kadsand contre les Anglais , partit en 1808 pour l’Espagne , où il prit part aux sièges de Bilbao et de Santander, combattit à Essling et à Wagrarn, retourna en Espagne en 1810, et, par ses succès en Galice, mérita le grade de général de division, 1811. Il fut ensuite appelé à l’armée de Russie , et sa division forma la garnison de Moscou. Pendant la retraite , il contribua à la victoire de Krasnoï. Fy 1813, on le retrouve à Dresde, Wacliau,
Ilanau , Leipzig ; il couvre les Pays-Bas contre les Prussiens et les Anglais en 1814 , et se signale à Hochstræten et à Courtrai. En 1815 , nommé colonel en second des grenadiers à pied de la garde impériale, il fut avec eux à Fleurus , à Waterloo, devant Paris, et à l’armée de la Loire. Il réprima l’insurrection de Lyon en 1831 , et entra à la Chambre des Pairs en 1834. — Son fils, qui a servi en Algérie , est aujourd’hui général de division , sénateur, et 1er aide-de-camp de Napoléon III. B.
ROHAB, v. lévitique de Palestine, dans la tribu d’Aser, donnait son nom à un canton de la Syrie.
ROHAN , ch.-l. de cant. (Morbihan) , arr. et à 32 kil. N. -O. de Ploërmel, sur l’Oust; 556 hab. Château ruiné. Jadis titre de vicomté, qui fut érigée en duché pairie par Henri IV en 1603.