ROI DES RIBAUDS. F. RIBAUDS
roi des rois, titre que prenaient les anc. rois de Perse.
roi des romains , titre donné , dans l’ane. empire d’Allemagne : 1° à l’empereur nouvellement élu , tant qu’il n’avait pas été couronné par le pape ; 2° au prince que les électeurs, du vivant même d’un empereur, avaient désigné pour lui succéder.
roi des sacrifices, Rex sac.rificulus, prêtre qui, chez les anc. Romains, fut créé, après l’expulsion des rois, pour faire les sacrifices dont la royauté avait toujours été chargée. Il devait, en outre, annoncer au peuple les fériés du mois. Toute magistrature, toute fonction civile ou militaire, lui demeuraient interdites. Le roi des sacrifices était élu à vie par les collèges des augures et des pontifes, et choisi parmi les patriciens. Il habitait une maison publique dite Regia, c.-à-d. royale. C. D — Y.
roi très-chrétien. F. Chrétien.
ROIBON. F. Roybon.
PAH-GEORGE (Ile du). F. Géorgie méridionale.
roi-george ( Iles du), deux îles de la Polynésie, par 14» 35’ lat. S., et 146° 42’ long. E. — Découvertes par Cook en 1765.
roi-george (Terre du). F. george.
roi-george ni (Archipel du), sur la côte O. de l'Amérique du N., par 56° 10’-58° 18’ lat. N., et 134° 23’- 136® 15’ long. O.; 200 kil. sur 80. — Exploré par Vancouver.
roi-george ni (Baie du), sur la côte S. de l’Australie, par 36° 6’ lat. S. et 115® 41’ long. E.
ROI-GUILLAUME (Mer du), nom donné par le capitaine Ross à la partie de l’océan Arctique comprise entre le groupe de Boothia-Félix et la Terre du roi Guillaume en Amérique.
ROIS (Livres des), au nombre de quatre, dans l’Ancien Testament, forment deux parties distinctes, et contiennent l’histoire des Juifs depuis la naissance de Samuel jusqu’à la 45e année de la captivité de Babylone. Les deux premiers livres, attribués sans fondement à Samuel, sont d'un auteur inconnu et d’une époque incertaine; les deux derniers paraissent avoir été écrits par Esdras.
rois (Fête des) ou du roi boit , festin donné la veille de l’Epiphanie (F. ce mot). Les premiers fidèles célébraient ce jour-là par un jeûne ; au xie siècle on l’adoucit , au xne on le supprima, au xive on fit un festin : une coutume de l’église de Besançon , et sans doute de beaucoup d’autres encore, était que les chanoines élisaient, à l’avance, l’un d’entre eux pour officier le jour de l’Epiphanie. Us l’appelaient roi, parce qu’il devait tenir la place du roi des rois, et , au moment de l’Evangile, assis sur un trône dressé dans le chœur, une palme à la main , en guise de sceptre, recevoir les adorations de 3 chanoines figurant les rois mages. Après l’office, il offrait une collation à ses confrères, qui, pendant cette réjouissance, le traitaient comme roi de la compagnie. Les séculiers, imitant les ecclésiastiques, firent aussi un roi dans le repas de famille donné la veille de l’Epiphanie, et le sort décidait de son choix. Alors on servait des gâteaux dans les festins ; on en fit un exprès, dans lequel on mettait une fève, et le convive qui la trouvait dans sa part était proclamé roi, quel que fût son âge. La distribution se faisait ainsi : le plus jeune enfant de la compagnie passait sous la table ; le chef de famille, prenant les parts les unes après les autres, lui disait de désigner au hasard les convives auxquels il fallait les donner. Dans cette distribution, une part surnuméraire, dite part de la Vierge, était réservée pour les pauvres. Le roi de la fève se choisissait des officiers, et, par distinction , lorsqu’il buvait, on criait : le roi boit / vive le roi 1 Tous les convives devaient crier, sous peine de punition , consistant à avoir la figure barbouillée de noir. Dès son origine, la fête du Roi boit se célébra à la cour. On faisait, au souper du roi , une reine de la fève, et , le jour de l’Epiphanie, le roi la menait à la messe à son côté gauche , tandis que la vraie reine marchait à son côté droit. Cela avait lieu sous Charles IX, Henri III, Henri IV, Louis XHI , Louis XIV. Ce dernier prince célébrait le festin de la veille de l’Epiphanie avec une recherche amusante et spirituelle : on servait plusieurs tables ; une pour le roi , les princes et les seigneurs les plus favorisés; les autres pour les dames; la royauté se tirait à chaque table, de sorte qu’il y avait des rois, et des reines souveraines : la loi salique n’était plus reconnue. Chaque souverain se choisissait des ministres dans son royaume, dont les frontières ne s’étendaient pas au delà
de sa table. Le roi et le» reines s’envoyaient des ambassadeurs pour se féliciter mutuellement sur leur avènement , se proposer des alliances et des traités. Ces ambassades étaient l’occasion de discours pleins d’une adroite flatterie pour celui qui , ce soir-là, n’était pas roi par la grâce de la fève ; d’allusions piquantes, fines ou plaisantes aux majestés de la royauté de festin. A l’une de ces fêtes, en 1684, Louis XIV fit , auprès de son grand-écuyer, roi par le sort du gâteau , les fonctions d’orateur d’une amhassa* drice. La Révolution , en renversant le trône et l’autel , abolit la fête des Rois. Quand Napoléon Ier eut rétabli la monarchie et le culte, la fête reparut dans les familles. La distribution du gâteau se faisait ainsi : on le plaçait tout divisé sous une serviette ; le plus jeune de la société venait tirer les parts, et les portait à chaque convive, par rang d’âge. Le roi désigné se choisissait une reine, en offrant sa fève à une dame ou demoiselle de la société, et dès que l’un ou l’autre buvait, les convives faisaient retentir l’antique acclamation le roi ou la reine boitl Là se bornaient tous les privilèges de cette royauté de table. Après un demi-siècle de restauration, la coutume du gâteau des rois commence à déchoir, du moins à Paris ; on ne fêta plus cette petite solennité purement en famille ; la plupart du temps le gâteau est remplacé par de petites galettes, que chacun prend soi-même dans un plat porté à lq ronde par un domestique. On a honte de sa royauté, on ne choisit plus de reine, les convives dédaignent de crier le roi boit; enfin la touchante coutume de la part de la Vierge ou des pauvres est tombée en désuétude. F. Bullet, Du Destin du roi boit, broch. in-8®, Besançon, 1652. C. D — y.