‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 444 sur 864 · DYNASTIE DE HOUSTEIN-GOTTORP · texte numérisé non relu

DYNASTIE DE HOUSTEIN-GOTTORP

Pierre III de Holstcin- Gottorp, neveu d’Elisabeth 1762

Catherine II, d’Anhalt- Zerbst, sa veuve.. . 1762

Paul Ier, leur fils 1796

Alexandre 111 (vulgai-

rement 1er) 1801

Nicolas Ier 1825

Alexandre II. 1855

Russie ( grande-) , région qui occupe le N. et le milieu de la Russie d’Europe ; on la nommait jadis Moscovie, de sa capitale Moscou.

Russie ( petite-), nom donné à la région S.-O. de la Russie d’Europe.

Russie (nouvelle-), région méridionale de la Russie d’Europe, comprenant les gouv. de Kkerson, d’Iékatérinoslav, de Tauride, la Bessarabie, les territoires des Cosaques du Don et de la mer Noire.

Russie bai.tique, nom donné à la portion de la Russie d’Europe qui comprend les gouvernements voisins de la mer Baltique.

RUSSIE bi.anciie, nom vague employé parles géographes après 1772, pour désigner là partie de la Lithuanie détachée alors de la Pologne en faveur de la Russie, et qui a formé les gouvernements actuels de Smolensk, de Mohilev, et de Vitehsk.

Russie noire, partie occidentale de la Lithuanie, qui a formé les gouv. actuels de Minsk, de Grodno, etc.

Russie rouge, contrée qu’occupaient les trois palatinats polonais de Lemberg , de Chelm, et de Bêlez; auj. partagée entre l’Autriche (Galicie) et la Russie (Pologne).

RUSSWYL, brg de Suisse (Lucerne), à 9 kil. S. de Sursee ; 4.200 hab., catholiques.

RUSTAN ( Le ) , petit pays de l’anc. France (Bigorre), où était S*-Sever ( H. -Pyrénées).

RUSTAUDS (Guerre des). V. au Supplément.

RUSTIQUE (Saint), martyr au me siècle, compagnon de S* Denis. Fête, le 9 octobre.

RI SUCURRU, v. de la Mauritanie Césarienne, à l’O. d’Jol ou Césarée; auj. Dellys.

RUTE, v. d’Espagne, prov. et à 48 kil. S. de Cordoue, sur un affluent du Aenil; popul. de la commune : 7,060 habitants.

RUTEBEUF, célèbre trouvère, qui florissait dans la 2e moitié du xme siècle. Ses poésies contiennent des complaintes, des dits sur les croisades, des satires, des contes, des légendes religieuses. Elles parurent de 1255 à 1270. M. A. Jubiual a publié les OEuores complètes de Rutebeuf, Paris, 1839, 2 vol. iu-8°.

RUTÊNES, Ruteni, peuple de la Gaule Transalpine, au S des Arvernes et à l’E. des Cadurces, occupaient, dans la Celtique, avec le pays qui prit d’eux au moyen âge le nom de Rouergue, et qui forme auj. le département de l’Aveyron, la partie N. du Tarn jusqu’à l’Agout au S. S’étant alliés avec les Arvernes et les Allobroges co tre les Romains, ils furent vaincus par Fabius Maximus Allobrogieus, en 121 av. J.-C , et punis par la confiscation de la partie de leur territoire enfermée auj. dans le département du Tarn; les habitants, avec leur ville Albirja (Albi), furent réunis à la Province romaine sons le nom de Ruteni provinciales. Les antres, qui avaient pour capitale Se.,odwrlum , appelée plus tard Ruteni (auj. Rodez), furent soumis par César, compris avec les précédents dans l’Aquitaine, lors de la division faite par Auguste, et plus tard dans la partie de cette province appelée Aquitaine P% où ils formèrent deux cités : Civitas Rutenorum (Rodez), Cirilas Albiensium (Albi). C. P.

RUTGERS (Jean), poète latin et philologue, né à Dordrecht en 1589, de parents nobles, m. en 1625, tut élève de Vossius , termina ses études en France, suivit à Stockholm, en 1614, l’ambassadeur de Suède, accompagna eu Livonie le chancelier Oxenstierna, reçut de Gustave- Adolphe le titre de conseiller d’Etat, et représenta la Suède auprès des Etats-Généraux de Hollande. Au milieu de ses fonctions politiques, il cultiva toujours les lettres. Outre des Notes sur plusieurs classiques latins, il a laissé ; Variarum lectionum libri sex , Leyde , 1618, in-4°, recueil estimé de remarques et d’observations sur divers auteurs grecs et latins; Poemuta, 1653, in 12, à la suite îles Poésies de N. Heinsius, son neveu; Lectiones Venusinœ, remarques sur Horace, nommées ainsi de Venusia, patrie du poète, et publiées dans l’édition d’Horace de Burmann. Utrecht, 1699, in-8°; G/ossarium grœcum, publié par F. Strum , Wittemberg, 1729, in-8®.

RUTH, femme moabite, accompagna, après la mort de son époux, Mahalon, sa belle-mère Noémi , de Moab à Bethléem ; se trouvant dans l’indigence , elle alla glaner sur les terres de Booz, parent de Noémi, qui, touché de sa piété, l’accueillit avec bienveillance et finit par l’épouser. Elle lui donna un fils, Obed . père d’isaï . de qui devait naître le roi David. Le livre de Rufh, le 4e de l’Ane. Testament, et postérieur au règne de D avid, raconte cette histoire, arrivée au temps de Jephté. C’est une idylle d’une fraîcheur charmante. L’auteur en est inconnu. L — ir.

RU l'HEXlEXS, peuple de race slave, fixé en Servie.

RUTHERGLEN, brg d’Ecosse (Lanark|,à 4 kil. S.-S.-E. de Glasgow; 8,100 hab. Foires importantes pour les chevaux. Fer et houille aux environs.

RUTHVEN (William), comte de Gowrie, m. en 1582, fils aîné du lord Ruthven qui figura parmi les meurtriers de Rizzio , avait été lui-même engagé dans ce complot , et fut aussi au nombre des seigneurs qui, ligués contre Bothwell et Marie Stuart, contraignirent cette reine de signer, au châ^teau de Lochleven, une abdication en faveurde Jacques VI, et de désigner le comte de Murray pour régent du royaume. Quand le supplice de Morton, successeur de Murray, eut fait tomber le pouvoir aux mains du comte d’Arran, il se mit à la tête des seigneurs mécontents, dans le but de s’emparer de la personne du jeune roi, l’attira et le retint quelque temps prisonnier dans son château de Ruthven, 1582. Jacques parvint à s’échapper, réunit des troupes, battit les rebelles, et Ruthven fut mis à mort. — Les fils de ce seigneur, John et Alexandre, essayèrent de le venger, en attirant le roi au château de Gowrie, en 1600; ils n'eurent pas le temps de consommer leur trahison , et furent aussitôt massacrés par ordre de Jacques VI.

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